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N°90
Semaine du 19 au 25 janvier 2009 LES RETRAITES
COMPLEMENTAIRES DANS LE COLLIMATEUR Le 27 janvier s’ouvrent les négociations
sur les retraites complémentaires. Elles sont gravement menacées par le patronat et
le gouvernement qui veulent à tout prix encore faire baisser le coût du
travail pour augmenter les profits dans le cadre de la concurrence
mondiale. Pour obtenir ce résultat, ils agissent non
seulement sur le salaire direct, mais aussi sur le salaire socialisé qui
assure un revenu pendant les périodes de non-activité (maladie, retraite…). Ce salaire socialisé est remis en cause en
permanence. Ce sont les attaques contre les prestations servies par la
Sécurité Sociale, la diminution de celles-ci, le système de retraite par
répartition. Avec son cynisme habituel L. Parisot vient de
déclarer: les entreprises ne peuvent accepter un centime de charges
supplémentaires. (1)
Message reçu par le pouvoir. Aux 45 milliards de cadeaux au patronat prévu
pour le budget 2009, il vient d’ajouter 1,8 milliard de plus en
supprimant l’augmentation prévue au 1er janvier des cotisations
sociales. Ce qui va encore creuser un peu plus le déficit de celle-ci.
Ajoutons l’autre cadeau au patronat, l’âge de la retraite porté dans la
pratique à 70 ans. Deux points retiennent tout
particulièrement l’attention : 1) Le patronat s’est toujours refusé à
reconnaître la retraite à 60 ans et sa prise en charge par les retraites
complémentaires. Plutôt que de les lui imposer en 1983 le gouvernement
socialiste de l’époque avait créé une structure financée par des fonds
publics pour couvrir la période de 60 à 65 ans non prise en compte par les
employeurs. Avant même l’ouverture des négociations, le MEDEF a annoncé qu’il demande la suppression de cette
structure, ce qui dans les faits repousse à 65 ans le versement de la
retraite. Ou la perte de 22% du montant de celle-ci dans le cas ou un salarié
voudrait partir avant 65 ans. D’où la suppression dans les faits la
retraite à 60 ans. 2) Les retraites complémentaires sont des
retraites par points. Sans entrer dans des détails trop techniques,
rappelons que la valeur du point payé par le salarié actif est indexée
sur l’augmentation des salaires pendant que la valeur du point payé au
retraité est indexée sur l’inflation. Ce qui entraîne automatiquement
une perte de revenu pour le retraité. Si l’on ajoute que l’augmentation de la
retraite est basée sur l’inflation - ce qui a été accepté par tous les
syndicats- sauf la CGT - on mesure la perte brutale du pouvoir
d’achat des retraites complémentaires. Cette perte gonfle les réserves des caisses
estimées à 55 milliards en 2008 et qui sont placées en Bourse, ce sont les
financiers capitalistes qui utilisent ces réserves au détriment des
retraités. Au fait, dans cette période où la transparence est à la mode, pas
la moindre information n’a filtré sur les pertes liées au krach boursier. Actifs et retraités intervenez avec force dans
cette négociation. Pour imposer au patronat l’arrêt de ses
prétentions à vouloir écraser toujours davantage le pouvoir d’achat des
retraités d’aujourd’hui et de demain, Le 29 janvier sera une première action qui
comptera pour l’avenir des retraites. (1) Rappelons que les profits des
entreprises du CAC 40 se sont élevés pour 2008 à 96 milliards.
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