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N°91 Semaine du 26 janvier au 01 février 2009

 

Guadeloupe paralysée…

Martinique : grève générale

 Depuis le 20 janvier, les salariés de la Guadeloupe se réunissent en assemblées générales, un mouvement de grève généralisée sur la base d’un programme de revendications. La Guadeloupe est paralysée. Le peuple a investi la rue pour exprimer son ras le bol et ses aspirations immédiates à vivre mieux et dans la dignité. La mobilisation populaire se développe, s’amplifie et s’élargit à tous les domaines de la vie économique, sociale, culturelle associative etc. Le Samedi 24 janvier, plus de 25 000 Guadeloupéens ont manifesté à Pointe à Pitre leur mécontentement,  le lendemain, le 25 janvier ils étaient  plus de 40 000 manifestants….

La Martinique  emboite  le pas et prépare la grande journée d’action du jeudi 5 février. Mardi 3 février se tiendra un meeting à la maison des syndicats pour préparer cette grande journée d’action du 5. L’appel à la grève générale en Guadeloupe a été lancé par douze organisations syndicales, devant la situation extrêmement critique de la situation. Augmentation de la pauvreté : 70.000 Martiniquais vivent en dessous du seuil de pauvreté.

En Guadeloupe comme en Martinique, le pouvoir d’achat ne cesse de diminuer : augmentation régulière et excessive des prix pendant que salaires, retraites et minimas sociaux sont bloqués, multiplication des licenciements et précarisation massive des emplois, code du travail démantelé, statut des fonctionnaires remis en cause, droit syndical bafoué, harcèlement professionnel érigé en système de management, protection sociale en voie de privatisation (sécurité sociale, droits des chômeurs…). Service public attaqué : santé, éducation, emploi…

 

Les salariés  exigent : l’augmentation des salaires, des retraites et des minimas sociaux pour tous et indexés sur la variation des prix, le contrôle des prix, la réouverture des négociations de branche : boulangerie, commerce, hôtellerie, métallurgie, la transformation des emplois précaires en emplois stables, durables et statutaires, le droit de vivre et de  travailler au pays, la reconnaissance pleine et entière du fait syndical.

 

Bravo camarades antillais. COMMUNISTES est à vos côtés, solidaire de votre lutte.

 

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