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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°92
Semaine du 02 au 08 février 2009 LES
WEEK-END DE LA GAUCHE La raison d’exister de la
social-démocratie est d’être une composante du capitalisme. Il suffit aux
réformistes de ne pas être confondus avec la droite. Mais justement les temps
sont durs à gauche où une partie des dirigeants socialistes est allés
rejoindre Sarkozy tandis que l’autre partie se chamaille pour être chef. Face
à cette situation, une dernière partie qui a des « principes » a
décidé de sortir du PS pour devenir le « parti de gauche » (PG). Ça
a permis au sénateur Mélenchon, ancien gauchiste d’être chef ! D’emblée
le dirigeant de ce parti créé le week-end dernier a rassuré. D’abord il s’allie
avec le PCF aux européennes, ensuite il veut étendre cette alliance au NPA
qui lui, sera créé ce week-end, et enfin il ne « fera jamais perdre la
gauche » (aux élections précise-t-il), puisqu’il pratiquera
toujours « la discipline républicaine ». C’est beau, ça rassure…
mais on le savait déjà. En fait une belle formule pour le classique piège
électoral. En regardant de près depuis quelque
temps dans le magasin des illusions le rayon de « la gauche » ne
cesse de se garnir. D’abord fin 2008 un congrès et 3 ou 4 tendances au PCF et
Robert Hue qui s’en va pour créer un « nouvel espace ». A peu prés
en même temps une « fédération anti-libérale » voit le jour avec
des écologistes et Clémentine Autain. Ensuite la « gauche
moderne » de Bockel ex PS
qui justifie ainsi son ralliement à Sarkozy. Nous en arrivons donc au PG
évoqué plus haut et pour finir la création du NPA qui ne sera plus dimanche
soir ni une ligue, ni communiste, ni révolutionnaire, mais cela aussi on le
savait depuis longtemps. Ainsi le révolutionnaire Besancenot dès avant les
premiers tours électoraux appelait à voter à gauche comme tous les autres.
Depuis il estime que le temps des révolutions est dépassé. Un bref tour d’horizon à
travers un petit monde qui se partage les rôles et a un objectif commun, ne
pas remettre en cause le système actuel : le capitalisme. Les mots les
phrases les sigles n’étant que des paravents qui entretiennent l’ambiguïté et
font obstacle à la nécessité profonde d‘un changement de société. Mais cela,
seul « Communistes » le propose et le veut.
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