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N°93
Semaine du 09 au 15 février 2009 Après le
29 janvier Dès après le 29 janvier,
nous avons eu droit à un « texte commun » de la gauche signé par
douze partis – dont le PS, le PCF, le PG, le NPA et LO etc… « Cela fait
très longtemps que nous n’avions pas réussi à nous retrouver tous
ensemble » s’est félicitée M.G. Buffet. Ensemble pour faire quoi ?
que cachent ces propos ronflants, relayés, comme par hasard, par tous les
grands médias ? Une opération de grande
envergure est engagée pour « récupérer » le mouvement social qui se
développe dans le pays et l’utiliser comme une force d’appoint au service des
visées électorales des réformistes de tout crin. Le PS s’applique à surmonter
ses difficultés internes. Mme Aubry espère que son parti restera la
principale formation de gauche mais la concurrence est vive. Au congrès de création
du NPA, Besancenot vient de déclarer : « il est temps de tourner la
page du vieux mouvement ouvrier pour écrire une nouvelle page vierge ».
Pour y mettre quoi ? Il ne le dit pas. A son tour Mélenchon y va aussi de son parti
de gauche, à gauche du PS bien évidemment. La rivalité entre ce nouveau
parti et celui de Besancenot va
aller en se développant. Tous deux chassent sur les mêmes terres et chacun
aspire à devenir le parti dirigeant d’une nouvelle mouture de l’union de la
gauche (une de plus). Empoignades, coups bas,
manœuvres etc… en perspective. Mais qu’en est-il des intérêts des salariés
dans tout ça ? Toutes ces manœuvres ne
visent pas à abattre le capitalisme mais au contraire à s’organiser dans le
système lui-même. Où en sommes nous
dans le mouvement syndical ? Les huit centrales
syndicales qui ont appelé en France à la journée du 29 janvier se réunissent
ce soir 9 février dans un
contexte nouveau marqué par la puissance de la journée du 29. Les dirigeants
syndicaux doivent prendre en compte de ce qui vient de se passer, ce qui
rend leurs manœuvres dilatoires
plus compliquées mais pour autant ils n’y renoncent pas, Chérèque en tête
comme d’habitude. C’est Chérèque qui s’est
empressé de déclarer juste avant la réunion des centrales syndicales :
« on ne va pas faire des manifestations tous les 15 jours ! ».
La CFDT estime une fois de plus qu’ « un nouvel espace de dialogue
vient de s’ouvrir et qu’il ne faut pas le bouder ». Mais aujourd’hui
cette attitude risque d’être plus difficile que d’habitude à gérer en
interne. La journée du 29 pèse lourd. La seule réponse
valable c’est l’appel au développement de l’action sans attendre. Seule
l’action plus forte et plus ample fera reculer Sarkozy.
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