|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
|
Hebdo |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°93
Semaine du 09 au 15 février 2009 54
milliards d’euros pour les
actionnaires du CAC 40 « Les Echos »
titre : 54,2milliards d’euros versés à leurs actionnaires en 2008 par
les entreprises du CAC 40, titre et annonce que
« malgré la crise, les sommes versées aux actionnaires en 2008
n’ont que légèrement reculé,
54,2 milliards d’euros en 2008 contre 57,2 milliards en 2007 ». « La crise est
là comment en profiter » titre « Le Figaro ». Les exemples cités ici
montrent qu’ils en profitent, largement. Patronat et gouvernement veulent
faire payer de plus en plus cher
la crise au peuple pour relancer le capitalisme. Ils veulent diminuer sans arrêt le « coût du
travail ». Rien pour les salaires, tout pour le profit. Le capitalisme
ne vit que de ça. TOTAL a décroché des profits
historiques, 13,9 milliards d’euros
soit une hausse de 14%, il a versé 4,9 milliards d’euros aux
actionnaires soit 10% de plus qu’en 2007. Mais précise le délégué CGT du groupe, M. Margerie PDG de Total
annonce déjà des réductions de coûts pour 2009 car dit-il
« l’année sera difficile » ce qui signifie de nouvelles
suppressions d’emplois. Déjà chez le groupe Hutchinson, filiale de Total 216 emplois sont menacés, et les
employés des stations service Total sont payé au SMIC. EDF. Le chiffre d’affaire du groupe qui s’établit en 2008 à
64,3 milliards d’euros a augmenté de 10%. Le bénéfice net est de 4,303
milliards d’euros. Il versera 2,4 milliards d’euros à ses actionnaires soit
54% du bénéfice réalisé. Rien pour les salaires, c’est la crise ! Dans le même temps pour augmenter encore ses profits EDF
demande une augmentation des tarifs pour les usagers et la direction projette
de supprimer 2600 emplois dénonce Marie-Claire Cailletaud porte parole de la
CGT Energie. Renault annonce qu’il poursuivra
sa politique de réduction des coûts en 2009. Il annonce la suppression de 9.000
emplois. Il a touché 3 milliards d’euros de prêt de l’Etat. Il annonce un bénéfice net de 599 millions
d’euros pour 2008 mais il a versé 1.049 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires contre 863 milliards en
2007 (publié dans Les Echos). L’intéressement des salariés pour 2008 sera
quasiment nul ce qui est un recul du pouvoir d’achat pour le personnel. La
prime de performance des cadres est supprimée. Rappelons que les usines Renault sont en
chômage partiel depuis plusieurs mois et que les salariés perdent 25% à 30%
de leur salaire chaque mois PSA Après 18.000 suppressions de postes en deux ans il
confirme la suppression de
11.000 emplois
supplémentaires pour 2009. Le
PDG Christian Streiff annonce à grand renfort de médias, 343 milliards
d’euros de perte en 2008. Ce qu’il ne dit pas c’est que le groupe a versé à
ses actionnaires 342 milliards d’euros de dividendes, contre 309 en 2007
(voir « Les Echos »), que, précise la CGT, la direction a tout
simplement tronqué ses comptes en provisionnant près de 900 millions d’euros
pour des dépenses de 2009 dont 500 millions serviront à financer les
licenciements chez Peugeot et l’équipementier Faurecia. Si l’on ajoute ces
sommes aux résultats 2008, le groupe est en fait bénéficiaire d’environ 600
millions d’euros. Toutes les usines,
excepté Aulnay font aussi des semaines de chômage technique et voient déjà
leur salaire amputé de 250 euros sur 1.500. Peugeot a aussi touché 3
milliards d’euros de prêt du gouvernement. Maintenant, ça suffit. La puissante journée
du 29 janvier a montré que les salariés en ont assez, qu’ils ne veulent pas
se laisser faire. Les revendications sont claires : augmentation des
salaires, du pouvoir d’achat, préservation de l’emploi. La lutte des travailleurs
de la Guadeloupe, de la Martinique qui s’étend en Guyane, à la Réunion, en
Nouvelle Calédonie montrent que les salariés savent que seule la lutte peut faire reculer patronat et
gouvernement. La lutte des Enseignants
et chercheurs à l’Université, celle des étudiants montrent qu’ils ne veulent
pas laisser saccager l’enseignement et la recherche sur l’autel des profits. La lutte des personnels hospitaliers et de
santé montre qu’ils ne veulent pas laisser casser l’hôpital, les moyens de la
santé et leur outil de travail. Les nombreuses luttes
dans des entreprises, pour les salaires, l’emploi montrent que de plus en
plus les salariés savent que seule la lutte peut faire bouger la situation. L’exigence de lutter
tous ensemble monte de plus en plus, car nous avons tous les mêmes
revendications et nous avons en
face de nous le patronat et le gouvernement. Un sondage du journal
« Le parisien » de ce début de semaine dit que 75% des français
comprennent que l’on puisse manifester et exprimer ses mécontentements. Sarkozy reçoit les
dirigeants des centrales syndicales le 18 février. Ils ont été reçu chacun
leur tour par le Ministre du travail. « Ils sont sceptiques sur le 18
février » dit la presse. On le serait à moins ! Rien sur les
salaires, le SMIC… Il n’y a rien à attendre d’une rencontre dans les salons
de Sarkozy. La seule chose dont
on peut attendre un résultat, c’est la lutte. C’est la lutte interprofessionnelle de plus en plus large, tous
ensemble, de plus en plus déterminée dès maintenant pour préparer le 19 mars comme une étape qui pèsera lourd
pour la satisfaction des
revendications. Il faut leur faire
payer la crise.
http://www.sitecommunistes.org |