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N°96 Semaine du 02 au 08 mars 2009

Fusion des caisses d’épargne

et des banques populaires, c’est fait

Ce nouveau groupe va être la deuxième banque française. Avec quelle mission ? C’est bien là, la question essentielle.

Poursuivre, développer la collecte sur le livret A destinée à la construction du logement social ? Aider les PME en leur accordant les crédits nécessaires à leur développement et à l’emploi ? Ou alors devenir une banque comme une autre, uniquement à la recherche du profit capitaliste maximum?

 

La réponse coule de source. C’est la seule recherche du profit qui sera l’objectif de ce groupe bancaire. La crise crée des opportunités c'est-à-dire que les plus gros vont manger les plus petits, d’où la création de groupes capables de rivaliser dans la concurrence internationale avec les plus grandes banques étrangères.

 

Déjà en 1999, sous l’impulsion du Ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn, la caisse d’épargne était passée de statut d’entreprise à but non-lucratif à celui de société anonyme. Elle s’est éloignée progressivement de sa vocation historique de financière des politiques de logement social. Elle est devenue un établissement financier comme les autres.

 

Si l’idée de la fusion entre ces deux banques était envisagée depuis quelque temps, leur situation à permis au pouvoir d’en accélérer la décision en entrant dans le capital du nouveau groupe à hauteur de 20% du capital pour 5 milliards d’euros. (Cinq en plus de tous ceux que les  banques ont déjà reçus).

 

Ces deux banques et leur filiale Natixis, pour la première fois de leur histoire, présentent des comptes dans le rouge. Plus de 300 millions pour les Banques Populaires, près de 2 milliards pour la Caisse d’Epargne, 2,5 milliards pour leur filiale. La cause de ces pertes : la spéculation immobilière à laquelle Natixis s’est livrée sur le marché américain et que les maisons-mères.

 

Les Caisses d’Epargne avaient annoncé la suppression de 4.500 emplois, Natixis 1.300. Les personnels et les syndicats du nouveau groupe posent très justement la question du devenir du personnel. Ils ont raison, l’expérience montre que le personnel  fait toujours les frais de ce genre d’opération.

 

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