|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
|
Hebdo |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°96 Semaine
du 02 au 08 mars 2009 MADAME
PARISOT PARLE VRAI Les réformistes de tous
poils, du PS à la CFDT, discourent sur l’idée du partage des richesses en
trois tiers. Un pour les actionnaires, un pour l’entreprise, un pour les
salariés. Cette idée fait pourtant
bondir d’indignation Madame Parisot et le Medef. Elle vient de déclarer dans
un entretien au journal « les Echos » : La question de la
répartition de la valeur ajoutée et du profit distribuable appartient à
l’entreprise. Seuls les actionnaires peuvent décider du partage des profits.
C’est le principe essentiel du droit de propriété. Il n’est pas question d’en
discuter. Cette déclaration a au
moins le mérite de mettre les points sur les i. On est loin des propos
lénifiants sur les beautés du dialogue social, sur la nécessité pour les
salariés de s’investir pour une bonne marche de l’entreprise, sur la
communauté d’intérêt entre patrons et salariés. Madame Parisot rappelle
comme il se doit que seul le propriétaire des moyens de production est le
maître. Du même coup elle rappelle une vérité première, à savoir que la
société est divisée en classes qui n’ont aucun intérêt commun et que leurs
rapports sont basés sur un rapport des forces qui s’établit à un moment
donné. Cela s’appelle la lutte
de classe. Lutte de classe qui se déroule tous les jours dans les entreprises
pour les salaires, l’emploi, les conditions de travail et dans de grands
mouvements qui ont marqué l’histoire avec d’importantes avancées sociales
comme en 1936, 1945, 1968. Cette déclaration de
Madame Parisot marque ce qu’on savait déjà, la volonté du patronat de ne rien
concéder. Elle marque surtout une inquiétude devant la résistance des
salariés qui refusent de faire les frais de la crise, des luttes qui se
développent, de la journée du 19 mars qui se prépare partout. Au-delà des luttes
quotidiennes indispensables, elle pose la question de l’existence du
capitalisme. A cette question, nous répondons par la nécessité de l’abattre
et de construire une société nouvelle, le socialisme.
http://www.sitecommunistes.org |