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N°97 Semaine
du 09 au 15 mars 2009 Université
Recherche : le
conflit n’est pas terminé Le gouvernement et sa Ministre de l’enseignement
supérieur et de la recherche claironnaient depuis plusieurs jours que la
question des Universités agitées par une forte contestation depuis plusieurs
semaines était en voie de règlement. Mais patatrac, hier 11 mars, ce mensonge
a volé en éclats, des dizaines de milliers de personnels de l’Université et
de la recherche ont manifesté dans toute la France. Dans vingt et une villes,
la mobilisation a été supérieure à celle de la semaine dernière : 25.000
à Paris, 4.000 à Lyon, 5.000 à Rennes, 3.000 à Caen, 5.000 à Toulouse… C’est
plus de 60.000 personnes qui ont manifesté avec des slogans
comme : « République on tue ton école, ton Université et ta
recherche » ou encore : « Non à la start’s fac ». Ces manifestations
reflètent l’action qui s’est élargie avec plus de quarante Universités
bloquées. Dans le même temps, le 12 mars, plus de cinq cents délégués du CNRS mandatés par leurs
laboratoires se réunissaient pour exiger l’arrêt du démantèlement du CNRS. De
plus en plus c’est la politique du gouvernement qui est mise en cause au
travers du refus de la loi dite de : « responsabilité des
Universités », qui a pour objet la
mise en concurrence des établissements et à terme la privatisation des
segments jugés les plus rentables par les capitalistes. Pour
tenter de briser le mouvement, le gouvernement a trouvé quelques
organisations syndicales minoritaires (CFDT, UNSA, FO et Autonomes), pour
accepter de « négocier » et de valider dans le dos des personnels
une « réécriture » des décrets contestés. La FSU a refusé de
participer à cette mascarade tandis que la CGT n’était même pas invitée,
Cependant, la ficelle était un peu grosse et C. Guéant, Secrétaire général de
l’Élysée, se pressait d’affirmer : « Le statut négocié
sera peu différent de celui qui a été mis sur la table ». La manœuvre a
tourné court, les personnels,
par leur réaction, viennent de déjouer le piège. Il est vrai qu’au fur et à
mesure que le temps passe, le Gouvernement et ses supporters au sein de
l’Université craignent pour la viabilité même de la loi. C’est si vrai que
dans une interview au journal « l’Humanité » le Président de
l’Université de Saint-Denis note : « Il y a eu une motion très
claire votée à l’unanimité par la Conférence des Présidents d’Universités CPU
qui condamnait la précipitation irresponsable du gouvernement et demandait le
report d’un an de la réforme de la formation des maîtres (ordre sujet de
discorde NDLR). Or le bureau de la CPU, au lieu de publier ce texte, a
substitué un communiqué réécrivant les termes de cette motion de manière
beaucoup moins accusatrice ! C’est proprement scandaleux ». On le
voit le pouvoir et ses alliés ne reculent, et ne reculeront devant aucun
mensonge, aucune manœuvre pour tenter de briser le mouvement. La seule
réponse qui vaille, c’est l’action démocratiquement décidée sur la base des
revendications des personnels. Notre parti « Communistes » apporte
son soutien aux luttes en cours.
http://www.sitecommunistes.org |