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N°97 Semaine du 09 au 15 mars 2009

Dialogue social à la mode Valeo

Vendredi 6 mars, plus de 800 salariés de l’équipementier automobile Valeo venant de la France entière (Amiens, Abbeville, La Suze, Caen/Mondeville, Dijon, l’Isle d’Abeau, Châtellerault, Nevers, Issoire, Limoges, Reims, Angers, et aussi de Belgique) sont venus rue Bayen près des Champs Elysées, au siége « social « du groupe pour protester contre les 1600 licenciements (10 % de l’effectif du groupe en France).

 

Les délégations unitaires (CGT, CFDT, FO, CFTC, Sud) venues demander des comptes à leur direction ont été accueillies par les CRS qui ont fait du siége « social » un camp retranché (camions et grilles anti-émeutes) pour tout dialogue.

 

Face au mépris affiché par la direction, les salariés ont tenté de forcer le barrage et la réponse s’est faite à coups de matraques et de gaz lacrymogène. Les salariés ont répondu par des jets d’œufs, de tomates pourries, de canettes et de confettis).

 

Les Valeo en colère ne veulent pas subir les restructurations au niveau européen sous prétexte de crise économique, alors que l’état français est devenu actionnaire à hauteur de 10 % (19 millions d’euros) du capital par le biais du FSI (Fonds stratégiques d’Investissements) créé par le gouvernement, destinés  à dit Sarkozy soutenir les entreprises.

 

Cette action du vendredi 6 mars pèsera lourd, les salariés ont promis de revenir et nul doute que le 19 mars, les Valeo seront dans la lutte et dans la rue.

 

Sur Amiens, le 19 mars sera puissant sur la zone industrielle, sachant que le site Valeo Embrayages se situe de l’autre côté de la route où les Goodyear mènent depuis 2 ans une lutte exemplaire, anti-capitaliste contre les 402 licenciements et la pérennité de leur entreprise contre une direction rétrograde, aux façons de procéder dignes d’un autre siècle.

 

Les salariés ne veulent pas de cette Europe capitaliste qui renfloue avec les deniers publics des entreprises ayant déjà touchés des primes à l’emploi  et qui maintenant sous couvert de crise économique qu’ils ont eux-mêmes engendrée veulent licencier à outrance.

 

En partant de la rue Bayen, les Valeo ont promis « nous reviendrons, nous sommes tous des Guadeloupéens et l’été sera chaud ».

 

De notre correspond Valéo

 

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