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Hebdo |
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N°98 Semaine
du 16 au 22 mars 2009 La
Santé en cause Le projet de loi de
réforme des hôpitaux, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale,
appelé pompeusement « Hôpital, patient, santé et territoire », est
en fait la mise en place par le gouvernement, d’un processus de grande
ampleur, de démantèlement du système de santé actuel, la casse de l’hôpital
public et la fin du statut de la fonction publique hospitalière pour le
personnel. Les ARS (agences
régionales de santé) sont mises en place : *pour accélérer les
restructurations : absorption de petits établissements, fermetures de
services, suppressions de dizaines d’hôpitaux dans les départements. *pour organiser la
réduction drastique des dépenses des hôpitaux, sommés d’équilibrer leur
budget avant 2012. Par exemple l’Assistance publique hôpitaux de Paris doit économiser pas moins de
57,8 millions d’euros dont 46,3 millions rien que sur la masse salariale.
Elle doit supprimer 700
emplois ! alors que le personnel n’arrive pas à faire face à la masse de
travail, on connaît les conditions de travail des infirmières, des
aides-soignantes. L’hôpital de Caen sommé de revenir à l’équilibre devrait
supprimer 280 emplois. Etc… *pour organiser
« la coopération public – privé » qui est en réalité l’introduction
du secteur privé à l’hôpital, l’utilisation par les cliniques privées des
dispositifs, des techniques de pointe de l’hôpital pour des opérations lucratives. L’introduction du personnel privé et l’utilisation
du personnel public par le privé à l’hôpital aboutirait à la casse du statut
des personnels. Parallèlement c’est
l’accélération de la réduction des dépenses de l’assurance maladie livrée de
plus en plus au privé. Les déremboursements de
médicaments se multiplient, les forfaits et les franchises ne cessent
d’augmenter. La création de la CMU qui à l’origine prenait en charge les
soins des plus démunis est aujourd’hui totalement financée par les
complémentaires de santé, autrement dit par les mutuelles. Celles-ci augmentent
leurs tarifs. Ce sont les assurés qui paient. Ajoutons que 7 % de la
population française ne possède pas de complémentaire santé. Les gens se
soignent de moins en moins. Ainsi, 38% de foyers dont les revenus mensuels
sont inférieurs à 1200 euros ont renoncé à l’achat de prothèses dentaires,
40% ont retardé ou renoncé à l’achat de lunettes. Les fermetures
d’hôpitaux, les suppressions d’emplois vont de pair avec les annonces de
fusion et de suppressions de caisses primaires de Sécurité Sociale. Sans compter l’offensive
des assurances privées qui
voient là le moyen se substituer de plus en plus à la sécurité sociale et de
faire des profits fabuleux sur le dos des assurés. Le CNR, conseil national
de la résistance, en créant la Sécurité Sociale en 1945 se fixait comme
objectif une couverture sociale pour tous, le droit à la santé pour tous. Ils sont en train de
tout casser pour mettre la santé, les hôpitaux au service du capital.C’est
contre ça que les hospitaliers avec l’ensemble des salariés sont dans
l’action ce l9 mars.
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