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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°9
Semaine du 09 au 15 avril 2007 Tous les jours Les médias nous servent, les
malheurs du monde tendant ainsi de démontrer que la France tout compte fait
est un havre de paix sur cette planète hostile, même si des difficultés
subsistent. La campagne électorale vole au ras
des pâquerettes, en prenant bien soin de ne pas aborder les questions de fond
qui pourtant reflètent les difficultés rencontrées au quotidien par une
majorité d’électeurs. Les problèmes liés à
l’emploi ? Le Medef propose d’assouplir les règles concernant les
licenciements pour que les patrons puissent embaucher. Il fallait y penser et
surtout avoir le cynisme de le dire. Les candidats avancent tous des
solutions, le seul malheur pour nous, c’est qu’ils ne veulent rien changer et
se contentent de nous expliquer qu’il suffit de redistribuer différemment ce
qui existe aujourd’hui mais hors de question de toucher aux allègements de
charges octroyés au patronat, pas plus qu’à la diminution des impôts sur les
sociétés et autre ISF. Tous font le même choix, le capital
seul choix possible. En dehors de lui aucune solution. Ils nous disent
« les profits d’aujourd’hui, sont les emplois de demain mais dans
la réalité, un patron comme Forgead de EADS, qui a supprimé 10 000
emplois a été gratifié d’une prime de 8,5 millions d’euros lors de sa
démission. ( près de 55 millions de francs). Vive l’association
« capital-travail » ! NATIXIS organisme financier bien connu,
en arrive même à faire de la publicité pour ce mode de rémunération, avec ce
mot d’ordre : « Motiver les salariés sans augmenter les
charges ». Autrement dit comment augmenter toujours plus les profits y
compris en détruisant la protection sociale. L’appétit du capital est sans
limite. Ils appellent cela
« l’ingénierie sociale », véritable machine à broyer les salaires,
donc les retraites et toute la protection sociale privée de recettes qui lui
reviennent de droit. Il faut stopper cette spirale
infernale. Les profits explosent, démonstration que les moyens existent pour
satisfaire bon nombre de revendications, à commencer par celle urgente des
salaires. Pensez vous que l’élection
présidentielle peut changer cette démarche ? Le croire serait aller
au-devant d’une grande désillusion. Nous le disons clairement :
Aucun candidat ne mérite notre confiance. http://www.sitecommunistes.org |