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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°9
Semaine du 09 au 15 avril 2007 Les candidats (es) à la
présidentielle avaient pensé un peu vite qu’ils pourraient vendre
tranquillement leur camelote, qu’elle soit de droite ou de gauche, à des
salariés amorphes... Ce n’est pas le cas. Les
travailleurs connaissent des conditions de vie de plus en plus difficiles.
Ils sont aujourd’hui des
millions à savoir qu’au lendemain de cette élection, quel (le) que soit
le (la) Président (e) élu (e), leurs difficultés vont s’accroître. Le plus important pour demain, ce
n’est pas d’abord la présidentielle, ce sont les grèves, débrayages et
actions de toutes sortes qui sont en train de se développer. Salaires, conditions de travail, tout ce
qui touche à la vie des salariés et de leurs familles est au centre de ce qui
bouge dans le pays. *Grève de l’afficheur officiel de
la présidentielle. Les
salariés réclament 200 euros par mois. Ils ont gagné. Ils touchaient 980 euros par mois et
étaient obligés de travailler le samedi en plus pour atteindre les 1100
euros. *Dans 3 arrondissements de Paris
et dans 150 communes avoisinantes, les ordures ménagères n’étaient plus ramassées.
80% des éboueurs de la SITA (filiale du groupe Suez) faisaient grève pour une
augmentation des salaires de 4%. La direction bloquait sur 2%. Un rippeur ( à
l’arrière des camions) gagne 1260 euros brut. Un salarié après 28 ans
d’ancienneté atteint 1300 euros nets. Après 4 jours de grève, les
travailleurs ont arraché 3,25% d’augmentation. *95% de grévistes à la poste
centrale du Louvre à Paris où
25% des effectifs des postiers ont déjà disparu au guichet. « C’est
quand même un paradoxe de voir le président de la poste prétendre que son
principal souci est l’attente des usagers dans les bureaux et dans le même
temps supprimer les guichets » a dit J.P. Rouillac, responsable CGT. La
lutte continue. La Poste
affiche un résultat net de 789 millions d’euros en 2006 contre 557 en 2005 et
374 en 2004. Elle peut payer. *Grève de 24 h.des contrôleurs
aériens qui protestent contre
les modalités de regroupement des trois centres de contrôle de la région de
2011 à 2018 durant la période d’aménagement du centre unique à Athis-Mons. *Journée nationale d’action et de
grève de 24h dans les hôpitaux publics. Un décret gouvernemental de mars veut moduler
les salaires des praticiens en fonction de l’activité, ce qui revient à
mettre en cause le statut de praticien hospitalier. *Le 4 avril, journée nationale
d’action de la métallurgie où plus de la moitié de la profession gagne moins
de 1500 euros bruts. On a comptabilisé 280 arrêts de travail ce jour-là
pour réclamer l’ouverture d’une négociation nationale. *Reprise du travail chez PSA
–Aulnay. Depuis 25 ans (1982)
l’usine n’avait pas connu un conflit aussi dur. Après 29 jours de grève, « on a glané 5 jours de grève payés,
aucune sanction, 50% de prime de transport et le salaire des intérimaires
payé le 1er du mois au lieu du 15… Mais on a construit un truc unique, 6
semaines de grève dans une boîte privée pour des salariés, c’est du jamais vu
depuis très longtemps » déclare J. Mercier de la CGT. « La force de
notre grève n’est pas de ce qu’elle est capable d’arracher à la direction
à court terme. C’est l’écho qu’elle rencontre auprès de salariés de plus en
plus nombreux. Le fait que les ouvriers aient appris à se battre ensemble, à
faire grève, à parer les coups de la direction, à s’autofinancer, cela vaut
de l’or…Cela va changer du tout au tout l’ambiance de l’usine »
soulignait le journal des grévistes. Ici il y aura un avant et un après
2007 ! « Cette grève a planté un arbre qui donnera des fruits ici
chez Peugeot ou bien dans n’importe quelle autre entreprise » a déclaré
un travailleur originaire du Maroc qui travaille à la chaîne depuis 18 ans. Les salaires, le pouvoir d’achat,
l’emploi, l’insécurité sociale, sont bien la première préoccupation des
Français. Comme nous sommes loin des platitudes
et autres bassesses dignes parfois du caniveau que nous servent les Sarkozy,
Royal, Bayrou, Le Pen etc… Laissons la conclusion à un
délégué CGT de PSA – Aulnay : « Les gros candidats préfèrent
polémiquer entre eux, parler drapeau, immigration, sécurité, plutôt que se
pencher sur les salariés qui galèrent ». « Travailleur sauvons-nous
nous-même »
(l’Internationale). http://www.sitecommunistes.org |