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15-10-2004
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A Châteauroux : le maire veut expulser les syndicats de
leurs locaux |
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Le
maire de Châteauroux, élu divers droite, aujourd’hui UMP, est parti en croisade,
depuis un an, contre le syndicalisme, en
remettant en cause les conditions de mise à disposition des locaux dont
jouit chaque organisation syndicale. Il prétend, soit céder pour
l’Euro symbolique la maison des syndicats aux unions départementales
qui devraient constituer une copropriété, soit assujettir chacune des
organisations syndicales à des loyers (globalement plus de 50000 € /
an) et dans tous les cas réduire les surfaces dont
elles disposent et particulièrement celles de la CGT qui perdrait 58 % de ses
locaux. En réponse
au rejet unanime des prétentions de la ville de Châteauroux, par les
syndicats et à la résistance qu’ils conduisent depuis un an, la municipalité
vient de saisir le Tribunal de Grande Instance de
Châteauroux demandant l’expulsion de l’UD CGT. La
municipalité de Châteauroux mène une démarche, qui, à
partir de l’organisation d’un racket envers les syndicats et d’un
dépeçage de leurs locaux, conduit à étrangler les
organisations syndicales, à
remettre en cause leur fonctionnement, et
par voie de conséquence leur existence ; en
un mot à liquider le syndicalisme et particulièrement celui porté par la
CGT. La
ville de Châteauroux remet ainsi en cause la reconnaissance, par
la collectivité publique, du syndicalisme ; la mise à disposition de
locaux aux syndicats ne relevant en rien d’un privilège mais
découlant de cette reconnaissance, du rôle du syndicalisme dans la société.
Nous sommes devant une remise en cause d’une liberté fondamentale et
Châteauroux est érigé par sa municipalité en laboratoire cherchant à faire
taire le syndicalisme. Faire
taire le syndicalisme, n’est ce pas aussi ce qui est recherché,
sous d’autres formes, quand par diverses évolutions, gouvernements et
patronat tentent de faire de l’ensemble du syndicalisme français un
partenaire qui oublierait les réalités de classe et un outil d’accompagnement
de leurs politiques comme s’y emploie le syndicalisme réformiste. Dans le contexte d’aujourd’hui,
où les conceptions de classe reculent pendant que le fatalisme, l’absence de
perspectives, les idéologies sociales démocrates transcendent toutes
les couches de la société, y compris la CGT, le syndicalisme, et particulièrement
le syndicalisme CGT, est au cœur d’une vaste offensive. Qu’elle soit
menée par des méthodes brutales, telles celles mise en œuvre par la
municipalité de Châteauroux, ou par des dispositions plus insidieuses, telle
les réformes entrées dans les faits ou à venir en matière de droit syndical,
elle ne cherche qu’à faire taire le syndicalisme, à en faire un
auxiliaire du capital et à contraindre le syndicalisme CGT à renoncer à
ses concepts de classe.
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