|
Chers (es) Camarades,
La
seule alternative du capitalisme est de faire payer sa crise aux peuples.
Il doit frapper encore plus fort,
plus vite, en poursuivant et aggravant la politique des gouvernements à sa
solde. L’alternance des partis sociaux démocrates et droite a permis au
capital d’imposer une politique répondant à ses seuls besoins et exigences.
Ainsi
Sarkozy et Hollande, l’un renforçant une politique d’austérité, de casse de
l’industrie, de l’emploi, des acquis sociaux, politique poursuivie par l’autre avec autant de
zèle au service de ses mentors. Les deux usés et rejetés par la population
il s’avérait urgent et nécessaire pour le capital de trouver une relève
“présentable” et quelque peu différente dans la forme.
Disposant
de tous les leviers de commande et des outils nécessaires comme les médias,
le capital a lancé Macron qui était à ce moment là ministre de l’économie dans le
gouvernement socialiste de Valls. Nous verrons plus loin d’où il vient et
où il a fait son apprentissage de valet du capital.
Ce
tour de passe passe était une nécessité impérative pour le capital tentant
de répondre à un mécontentement profond et grandissant tout en poursuivant
sa politique.
La
composition sociologique des élus et dirigeants d’En Marche est éclairante
et nul doute qu’ils s’appliqueront avec zèle à remplir la feuille de route
contenue dans le programme de Macron. Aucun ouvrier mais des professions
libérales, des créateurs d’entreprise et des politiques “reconvertis” du PS
et de la droite. C’est en fait un échantillon de la bourgeoisie qui
défendra avant tout ses intérêts et obéira aux ordres. Socialistes ou de
droite, ils sont dans le camp du capital car avec eux Macron a une tâche à
remplir. Il doit faire vite non seulement parce que la période des congés
est propice mais c’est surtout sur le fond qu’il doit agir rapidement pour
placer au mieux les multinationales françaises dans la concurrence mondiale
qui s’exacerbe. Une concurrence économique, politique et militaire qui
s’accélère. Il est en place pour ça et son parcours politico-financier, son
“carnet d’adresses” n’est pas un souci pour le capital, c’est une garantie.
Car avec Macron et Philippe ce sont les Fillon, Fabius, Attali et bien
d’autres hommes politiques, journalistes et dirigeants des grandes
entreprises qui se retrouvent pour élaborer et mettre en place les
instruments du pouvoir et les grandes décisions visant à préserver les intérêts du capital. Quelques
exemples précis :
-
Attali qui au début du septennat de Sarkozy élabora un programme de 325
mesures qui ont été discutées dans
une commission où Macron était rapporteur adjoint et les mesures ont
été mises en place pendant les deux quinquennats.
-
De Castries, président d’Axa a aussi été président de l’institut Montaigne.
Il est encore président du comité de direction du groupe Bilderberg depuis
2012. Il est de la même promotion de l’ENA que Hollande, De Villepin etc...
Ni
de droite ni de gauche, les deux, et au service du capital le mouvement En
Marche a été hébergé à sa création
au domicile particulier de l’actuel directeur de l’institut Montaigne,
Laurent Bigorgne, proche de l’ultra droite libérale.
Macron
c’est le produit de la finance avec son passage chez Rotschild, puis
secrétaire général adjoint de la présidence de Hollande, il a participé au
groupe Bilderberg en 2014, deux mois avant d’être nommé ministre de
l’économie. Le groupe Bilderberg auquel a aussi participé Edouard Philippe en 2016 en même temps
que Fabius. Philippe après un
passage au PS dans sa jeunesse a rejoint la droite en 2002.
Le
groupe Bilderberg, créé en 1954 par le Prince Berhard des Pays –Bas et
Rocfeller, comprend des économistes, des hommes politiques, des chefs
d’entreprises des hommes des médias, ou encore, issus de l’armée et des
services secrets essentiellement américains et Européens. Il est très
puissant, se mêle de l’économie, des
fluctuations boursières, des alternances politiques dans tous les pays. Ils
se réunissent et décident à
quelques- uns de la vie et de
l’avenir des 7 milliards d’êtres humains. Ils se définissent d’ailleurs comme les “maîtres du monde”. Ce qu’ils
sont réellement.
Le
niveau des enjeux est donc à la hauteur du programme que doit appliquer
Macron. Ses premières mesures contenues dans ce programme sont
significatives de la volonté du pouvoir. Volonté de passer, au besoin en
force, à coup de décrets et d’ordonnances avec en toile de fond le maintien
de l’état d’urgence pour mieux contrôler et réprimer le mouvement social.
Ce mouvement social, ils le craignent car c’est effectivement le seul
élément qui peut faire reculer le pouvoir. L’abstention massive et
majoritaire aux élections, l’ampleur et le nombre de luttes dans tous les
secteurs, même
2 en période électorale, témoigne donc du mécontentement voire de la colère
qui couve et qui peut s’exprimer à tout moment. Nous y reviendrons.
Ces
premières mesures nous les connaissons, notre dernier tract en cours de diffusion
les résume bien :
-
démolition du code du travail
-
suppression des cotisations sociales des entreprises et augmentation de la
CSG en particulier des retraités après le gel de leurs pensions depuis 5
ans
-
baisse des allocations chômage et prud’homales
–
suppression de 120 000 emplois dans les services publics justifiée par le
maintien des 3 % du déficit public
-
casse du statut de la fonction publique
-
sélection à tous les niveaux dans l’éducation nationale
-
réduction de 60 milliards d’euros des dépenses sociales et publiques dans le
budget 2018 (il est prévu d’économiser 4 milliards d’euros sur la santé en
2018)
-
restriction des libertés démocratiques sous couvert d’une énième loi anti
terroriste
-
renforcement de l’Europe capitaliste, notamment avec la mise en place d’une
défense européenne intégrée.
Ces
projets de mesures, les français les rejettent. Un sondage paru cette
semaine révèle que «La réforme du Code du travail engagée par le
gouvernement inquiète une majorité de Français (61%), lesquels s'opposent
par ailleurs à l'utilisation des ordonnances pour légiférer». Cette
opposition est un socle pour construire la lutte.
Au
sujet de l’Europe on a pu noter l’empressement de Macron à se précipiter
chez Merkel le lendemain de son élection. Une prise de contact qui
ressemble furieusement à une prise de consignes. Cela devient même une
évidence au lendemain du conseil de l’Europe de la semaine dernière où
Macron a réaffirmé son allégeance à l’Allemagne de Merkel en évoquant le
rôle dirigeant et dominant de
l’Allemagne et de la France dans l’Europe du capital.
Allégeance
politique, économique et militaire avec la création d’une armée européenne
à l’ordre du jour. Macron et Merkel en font une priorité. L’augmentation
des budgets militaires pour les porter à 2 % du PIB le confirme. L’Europe,
puissance économique se positionne face à la concurrence des impérialismes
qui s’exacerbent.
Macron
après avoir vu et revu Merkel va rencontrer à nouveau Trump après le G20 et
le G7 qui se sont déroulés il y a un mois. Trump va être reçu avec tous les
honneurs le 14 juillet pour assister au défilé militaire. Mais plus que le
symbole militaire c’est sur le fond que seront abordées les politiques et
les manœuvres du capital à mettre en œuvre dans les différentes parties du
monde. Syrie, Irak, Palestine, Israël, la Corée, l’Ukraine sont les points
les plus chauds où les USA et leurs alliés veulent conserver leur
hégémonie. C’est le cas aussi avec le Venezuela et plus largement en
Amérique du Sud où les USA veulent reprendre le contrôle de ce continent
qu’ils considèrent comme leur pré carré. La paix va continuer à être mise à
rude épreuve avec ces deux nouveaux protagonistes que sont Trump et Macron.
Les
ordres pris, Macron recadré par Trump et à Berlin sur divers sujets non
évoqués par la presse, doit prendre en compte les consignes du MEDEF
données par Gattaz qui lui exprime sa pensée dans les
Echos : « réinventer le capitalisme à la française »,
c’est le titre de son article. D’abord, pour lui, le « ni à gauche ni
à droite a un avantage indéniable, celui d’avoir fait voler en éclat les
dogmes et les postures ». Il continue : « notre
ambition commune doit être de réinventer le capitalisme à la
française, un capital qui soit libéral, humain, et environnemental ».
Plus loin il ajoute « Nous devons réaffirmer la dimension sociale de
l’entreprise dans sa conception humaine et dans la nécessité de se
préoccuper des hommes et des femmes, de leur épanouissement, plutôt que de
l’accumulation des droits sociaux ».
Ensuite,
sous-titre : « les organisations syndicales devront renoncer aux
subventions » et dans ce paragraphe, il évoque « le
nécessaire questionnement sur le financement des partenaires sociaux et du
paritarisme pour évoluer vers un syndicalisme patronal et syndical d’adhésion
et de services ».
Bref un plaidoyer pour le capitalisme
triomphant et la collaboration de classe.
3 Mais
Gattaz et ses comparses n’ont pas de souci à se faire avec Macron qui avait
pris les devants en déclarant au salon des nouvelles technologies le
15 juin « un entrepreneur qui s’enrichit fait réussir son
pays »... plus loin « pour cela il faut baisser les impôts sur
les sociétés, les charges salariales et patronales. Il faut non plus
protéger des emplois qui sont des emplois d’hier mais davantage protéger
des individus ».
A
propos de l’avenir des emplois, la ministre du travail Pénicaud, qui ne
veut pas communiquer sur les 22000 suppressions d’emplois au mois de mai,
met en avant dans ses projets les contrats de chantier. Des contrats de
travail qui sont liés à la durée d’un projet et de sa réalisation. Bref,
c’est la mort du CDI agonisant puisque aujourd’hui 80 % des contrats
de travail sont des CDD.
Chaque
jour amène son lot de précisions sur les mesures et leur mise en œuvre.
Lundi c’est la réunion du congrès, (députés et sénateurs réunis à
Versailles). Mardi ce sera le discours de politique générale à l’assemblée
nationale par Philippe. Cette hâte marquée par quelques couacs politiciens
montre aussi la crainte du mouvement social.
Les
mesures antisociales vont avoir de terribles conséquences pour le peuple et
particulièrement pour les plus fragiles. L’exemple de la Grèce est
éclairant sur le sujet. Il faut aussi avoir en mémoire la situation sociale
dans notre pays, 7 millions de chômeurs, plus de 8 millions de pauvres,
plusieurs millions de travailleurs précaires. Ajoutons la casse de notre
industrie, de notre appareil productif, la casse de notre système de santé,
d’éducation et la casse des services publics. Bref le démantèlement du
tissu social.
Cette
régression organisée, voulue, ce recul de société, nous ramène un siècle et
plus en arrière. Il engendre bien évidemment un mécontentement profond qui
s’est donc exprimé avec force dans l’abstention et dans les luttes.
Les
luttes d’abord, on les cite dans nos écrits du moins celles dont nous avons
connaissance car les médias sont discrets sur le sujet. Elles sont pourtant
très nombreuses, touchent tous les secteurs de l’économie et sont souvent
porteuses de succès. On peut remarquer que la période électorale n’a cette
fois pas été la traditionnelle
période de trêve sociale. Ces luttes ne demandent qu’à s’amplifier,
qu’à s’organiser pour peu que les dirigeants des confédérations en aient la
volonté politique. Mais là c’est une autre paire de manches surtout après
avoir rencontré le gouvernement :
-
Berger de la CFDT, après avoir porté la loi travail
trouve « qu’il y a un espace pour discuter avec le
gouvernement » mais attention, il menace « s’il y a des
désaccords profonds »... il ajoute, « nous le
dirons » !
-
Mailly reste indécis et prudent, fort de l’expérience de l’an passé et de
la poussée des adhérents et des militants FO dans les entreprises contre la
loi travail.
-
la CGT dénonce le plan de casse du code du travail et la politique de Macron.
Elle appelle à la mobilisation. Des rassemblements ont été organisés
partout en France ce mardi 27. Ces rassemblements initiés par la CGT et
auxquels se sont joints FO, Solidaires, FSU, UNEF, UNL sont marqués par un
succès en regard des conditions de mobilisation. C’est la voie à suivre.
L’appel à une journée de grève le 12 septembre marque cette volonté de
stopper le gouvernement dans son agression. C’est le rôle des organisations
syndicales de fédérer les luttes, de les organiser et de refuser toute régression
sociale plutôt que de discuter. Notons un élément nouveau avec la
constitution d’un “front social” comme il se nomme autour de cette mouvance
qui a créé “Nuit Debout”. C’est une nouvelle manipulation qui vise
essentiellement à écarter les organisations syndicales, surtout la CGT de
la maîtrise d’un mouvement que nous voulons puissant.
Sur
l’emploi toujours, Michelin annonce 1500 suppressions d’emplois en France
et 500 aux USA. Un des buts annoncés par la direction est entre autres , je
cite, « de récompenser les actionnaires pour leur fidélité ».
Enfin
sur le mouvement des GM et S et la détermination des salariés : malgré
les manœuvres du pouvoir pour les diviser, les épuiser, ils ne sont pas
dupes et continuent à refuser la quasi disparition de l’entreprise annoncée
avec la suppression de 157 emplois sur 277 aujourd’hui. Tout justifie le
maintien et le développement de cette entreprise. Et là, le gouvernement
actionnaire de Peugeot et de Renault peut stopper la liquidation de GM et
S. Mais au contraire Macron déclarant ne pas être le père Noël avoue de
fait sa soumission à ceux qui décident et à qui il obéit.
4 Après
ces rassemblements de mardi il est évident que la riposte n’est pas encore
à la hauteur. Et COMMUNISTES, parti politique, a son rôle à jouer dans les
appels et le soutien à cette mobilisation. C’est en débattant avec les
travailleurs, les privés d’emploi, les jeunes que nous jouerons ce rôle.
Répétons-le et faisons-le partager aux salariés, face à ce gouvernement qui
s’attaque au peuple et à ses acquis sociaux, seule la lutte organisée,
déterminée peut stopper cette machine infernale mise en place depuis des
décennies et qui lamine notre pays.
La
France a des ressources techniques, industrielles, financières,
culturelles, des ressources naturelles et une histoire sociale riche. Notre
parti révolutionnaire est Le parti qui croit en ses atouts et qui porte une
perspective politique claire en montrant le fond des choses et en désignant
le capitalisme comme seul responsable de la situation. Le titre de notre
brochure situe à lui seul notre démarche politique : abattre le
capitalisme, construire le socialisme.
Les
élections, les résultats.
C’est
bien sûr l’abstention record qui est la caractéristique de ce scrutin et
surtout les 57,4 % au deuxième tour des législatives. Les députés de
tous les partis sont élus avec moins
de 25 % des inscrits. C’est évidemment avant tout l’expression d’un
rejet des politiques menées depuis
plus de 40 ans, des promesses sans lendemain et l’absence d’un avenir. Ces
résultats font de Macron et des députés des élus minoritaires. Sans
s’embarquer dans un débat sur leur légitimité, puisqu’ils sont élus, il
faut dénoncer l’ensemble de ce processus électoral qui est
antidémocratique.
Le
résultat est là, Macron président détient un pouvoir quasi absolu avec
24 % des exprimés soit 15 % des électeurs inscrits. Avec lui les
députés de la majorité sont élus avec 13,4 millions de voix sur 48 millions
d’inscrits. Deux ouvriers sur trois, deux jeunes sur trois de moins de 35
ans n’ont pas voté, l’abstention dans les quartiers populaires est montée
jusqu’à 75 %. Adressons-nous à ces abstentionnistes, allons à leur
rencontre et on pense surtout aux jeunes à qui nous pouvons présenter autre
chose que le vide d’avenir devant lequel ils se trouvent. La majorité des
électeurs n’attendait rien de ces élections, et surtout une majorité est
dans l’attente d’une perspective nouvelle. Cette perspective, nos candidats
l’ont portée dans la présidentielle et dans les législatives. Le bilan démontre
que nous avons eu raison de présenter des candidats. Nous avions l’objectif
de nous faire connaître en portant cette perspective politique qui rejette
le système capitaliste et aussi bien sûr de renforcer notre parti avec
notre présence sur le terrain. Certes nous n’avions pas des candidats en
nombre suffisant faute de moyens. Les scores de nos candidats ont aussi
souffert de l’abstention mais l’implication de nos camarades dans la
campagne, nos rencontres avec la population ont été positives. Dans les
discussions nos arguments, notre analyse de la situation suscitent de
l’intérêt. Nous sommes le seul parti à répondre sur le fond aux questions.
L’espace politique qui s’ouvre est immense, nécessitant et justifiant la
présence d’un parti révolutionnaire dans cet espace, d’autant plus que la
recomposition politique en cours rebat les cartes dans tous les partis et
les discrédite un peu plus :
-
le PS de division en division a quasiment disparu en laissant voir sa vraie
nature de parti social démocrate au service du seul capital ;
-
la droite tout autant divisée dans une guerre de chefs et de stratégie se
repositionne face ou avec le mouvement de Macron. D’ailleurs 68 % des
électeurs de droite sont d’accord avec Macron.
-
le FN a surtout joué son rôle de repoussoir aux deuxièmes tours des
élections, mais il reste une solution pour le capital en cas de besoin.
-
Mélenchon promu par les médias à la présidentielle reste avec ce parti
fourre-tout qui crée les illusions d’un parti de contestation voire de
changement.
-
quant au PCF, divisé par ses stratégies électorales, notamment autour de
Mélenchon, il ne doit sa survie provisoire qu’aux circonstances. Sur le
fond sa conversion en parti social démocrate acceptant un “capitalisme plus
humain” le conduit à une disparition quasi programmée par ses dirigeants.
-
En Marche, qui a perdu des voix entre la présidentielle et les
législatives, apparaît de plus en plus pour ce qu’il est, lui aussi un
parti fourre-tout qui va poursuivre la même politique que ses
prédécesseurs.
5 Une
situation politique qui apparaît comme compliquée pour la population. La
question essentielle de l’existence même du capitalisme, de ses effets
dévastateurs contre l’intérêt du peuple n’étant jamais posée par les autres
partis. Notre rôle pour montrer la réalité de ce qu’est le capital est donc
primordial.
Les
jours, les semaines qui viennent vont être déterminants. Nous l’avons dit,
Macron et son parlement godillot va précipiter les décisions. Elles vont
frapper durement et rapidement la grande majorité de la population. C’est
son contrat de travail qui l’exige. Le seul obstacle qu’il craint avec ses
employeurs sont des luttes puissantes, organisées déterminées. Et après ces
élections tout montre qu’il y a une réceptivité à écouter un autre discours.
Jamais les inégalités dans l’histoire contemporaine de notre pays n’ont été
aussi grandes. En France 21 milliardaires possèdent autant que
40 % de la population la plus pauvre. Et dans le monde, 8 hommes ont,
eux, autant avec leurs 460 milliards de dollars que 3,6 milliards d’hommes
de femmes et d’enfants les plus pauvres de la planète. Les 100 plus grosses
sociétés capitalistes dans le monde valent 17500 milliards de dollars (+
12 % en un an), autant que le PIB des USA. Elles ont distribué 720 milliards
de dollars aux actionnaires.
Notre
présence auprès de ceux qui luttent et qui souffrent est importante. Nous
avons des explications à donner, un autre éclairage, une perspective
totalement différente à apporter. Certes nos moyens sont limités mais nous
avons des forces, les campagnes électorales l’ont prouvé. Notre parti a une
assise dans de nombreux départements. Ces militants, ces adhérents ces
sympathisants sont notre richesse. Dès maintenant et dans les jours qui
viennent organisons des réunions très larges pour faire le point sur la
situation politique et sociale et sur la suite à donner. Notre présence aux élections avait un but, nous
renforcer. C’est vraiment le moment de prendre la question du renforcement
à bras le corps. Nos rencontres pendant cette campagne, les discussions que
nous avons doivent trouver un prolongement. Parti révolutionnaire, ce que
nous sommes, ce que nous voulons n’a pas d’égal politique dans notre pays.
Faisons-le savoir.
Avec
le renforcement, la question financière est à l’ordre du jour d’autant plus
que nous avons présenté des candidats à la présidentielle et aux
législatives. Cela a un coût élevé. Le système du financement des partis
politiques n’est monté que pour servir les partis du capital représentant
ses intérêts. Nous n’avons, nous, que nos adhérents, nos sympathisants pour
faire vivre notre parti. Là encore tout dépend de nous, élargissons nos
interventions, c’est la possibilité de nous donner les moyens financiers de
notre politique à travers la souscription. En sollicitant notre entourage
en organisant des initiatives financières et en posant le problème de fond,
celui de notre nécessaire présence politique. Nous savons que la période
est dure, nous connaissons les difficultés de nombreux camarades et de la
population. C’est donc en élargissant et en multipliant notre activité
financière au-delà de nos rangs que nous avancerons.
Le
renforcement, les finances, la formation de nos adhérents sont les bases de
l’activité de notre parti. La période qui s’ouvre ne connaîtra pas de trêve
estivale sur les plans économique social et politique. Au contraire.
Alors mettons cette activité à
profit pour affirmer notre présence et faire grandir notre parti.
Cet
après midi Michel Gruselle nous présentera des propositions pour le contenu
et l’organisation de la journée du 18 novembre où nous commémorerons le
centenaire de la révolution d’octobre 1917.
° ° °
.
Lire, enregistrer et/ou imprimer ce rapport au format PDF : 10
pages)
Recommander
ce rapport à un (e) ami (e)
Haut de page
|