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Comité National 02-12-2006 – rapport
introductif
Je voudrais commencer cette introduction par un
rapide survol de la mondialisation
capitaliste avec les conséquences qui en découlent.
Si cette mondialisation n’est pas récente, la
disparition de l’URSS et des pays socialistes de l’Est Européen, nous le
savons, a changé la donne.
La concurrence dans la course aux marchés, aux
sources de matières premières à bon marché s’exacerbe d’autant plus que de
nouveaux pays, comme la Chine etc… se développent à vive allure. Le rapport des
forces évolue.
Le capitalisme mondial doit
s’adapter. Le capitalisme français pour se placer dans la concurrence doit
soumettre toute la société française à ses objectifs.
Des bouleversements gigantesques se produisent qui
mettent en mouvement des masses humaines, des capitaux énormes…, qui font
naître des besoins nouveaux, des inquiétudes nouvelles. Des sources de conflits
inter-capitalistes apparaissent.
Un 150ème pays vient de rejoindre l’OMC
(Organisation Mondiale du Commerce) : le Viet Nam. La Russie achève les
négociations en vue de son adhésion.
Quelques exemples de la
concurrence mondiale : l’Indien Mittal met la main sur Arcelor
au terme d’une bataille boursière dans laquelle des milliards d’euros ont été
engloutis. Le sidérurgiste Corus vient d’accepter son rachat par Tata, groupe
industriel indien, pour 7,6 milliards d’euros, tandis que Renault décide de
construire une usine dans ce pays
après s’être implanté en Iran.
Une bataille de chiens se déroule entre la BNP et
Citygroups (banque US) pour racheter Guandong-Bank (chinoise). 2,79 milliards
de dollars sont en jeu, au profit semble-t-il des américains. Dans le même
temps, la banque chinoise nationalisée I.C.B.C. met une partie de son capital
en bourse pour 19 milliards de dollars (c’est la plus importante introduction
en bourse de tous les temps), 50 milliards de dollars étaient disponibles pour
cette opération. Deux entreprises russes opérant dans l’aluminium, ont fusionné
avec un groupe suisse pour former la première entreprise mondiale dans ce
secteur. Une banque russe est entrée dans le capital d’E.A.D.S., tandis que
Gasprom profitant de l’ouverture des marchés par la France, entend fournir
directement du gaz aux particuliers. Un sidérurgiste russe rachète une
entreprise américaine…
Les quatre plus grandes compagnies pétrolières US
ont réalisé pour les neuf premiers mois de 2006, 80 milliards de dollars de
profits, soit déjà 9 milliards de plus qu’en 2005.
La Chine annonce pour cette année un excédent commercial
de 150 milliards de dollars. Elle se sert de ces profits pour conquérir de
nouveaux marchés, de nouvelles sources de matières premières – pétrole, métaux
rares - pour ses entreprises capitalistes, particulièrement en Afrique où ses
échanges sont passés de 3
milliards de dollars en 1995 à 40 milliards en 2005. Elle inonde l’Afrique de
ses produits y compris au détriment des productions locales. Elle y dispute
l’influence des entreprises françaises et anglaises avec succès. Un sommet des
pays africains avec la Chine vient de se tenir à Pékin. 48 pays africains sur
54 y ont participé.
Chirac est allé en visite officielle en Chine
accompagné des patrons des plus grands groupes français pour lui aussi placer
ses capitalistes sur le marché chinois. Quelques contrats ont été passés :
PSA va ouvrir une usine à Wuhan,
150 airbus ont été placés, Total a
fait affaire, Alstom a signé un contrat pour les chemins de fer chinois…
L’inde et la Chine viennent d’amorcer un
rapprochement économique tandis que des pays comme le Brésil, l’Australie,
aspirent eux aussi à jouer dans la cour des grands, avec leur industrie en
plein développement et leur production agricole qui porte sur d’immenses
domaines. Ils entrent de plus en plus en concurrence avec des pays comme la France,
les USA, qui subventionnent très largement leur agriculture.
La réalité de la mondialisation
capitaliste peut se résumer dans deux chiffres :
*7 millions de millionnaires se partagent 28% de la
richesse mondiale.
*854 millions
de personnes sont sous-alimentées souffrent de la faim (rapport officiel
de la FAO- l’organisation de l’ONU pour l’alimentation).
17% de l’humanité, 1,1 milliard de personnes sont
privées d’eau potable, 2,6 milliards n’ont pas d’assainissement. 1,8 million
d’enfants meurent d’infections transmises par l’eau.
La tuberculose, par définition la maladie de la
misère, reprend sa progression mondiale. 450.000 cas de tuberculose dite
résistante apparaissent chaque année. Il faudrait 90 millions de dollars pour
faire disparaître ce fléau. L’OMS est incapable de financer ce programme faute
de fonds.
La mondialisation conduit à la
multiplication des conflits. Des
régions de l’Afrique sont en feu comme au Darfour où il y a déjà plus de
200.000 morts.
Au Moyen Orient où les USA avec la complicité des autres grands
pays capitalistes ont engagé un combat pour dominer et contrôler la région, la
guerre est présente partout : en Irak, en Afghanistan, à la frontière du
Liban, en Palestine où Israël continue à imposer la colonisation. Je vous renvoie
aux textes parus sur notre site notamment celui du 30 octobre qui traite
largement de cette question.
Cela entraîne une politique de
surarmement nécessaire au capital pour
défendre ses intérêts par la force et en même temps source de profits pour les industriels.
Rappelons pour mémoire que le budget militaire des USA se monte à 447,6
milliards de dollars pour 2006, l’intervention militaire en Irak et en
Afghanistan a déjà coûté 507 milliards de dollars. La France n’est pas en
reste, le budget militaire est le deuxième du budget national avec 33 milliards
d’euros. L’Europe investit 180 milliards d’euros dans les dépenses militaires.
Les USA justifient leur politique agressive au nom
de la lutte contre le terrorisme. Ils désignent des « états voyous »,
exigent contre eux des sanctions internationales et menacent d’intervention
militaire. Après avoir eux-mêmes
utilisé toutes les armes de destruction massive dont ils disposent, nucléaires
au Japon, bactériologiques en Corée, chimiques au Vietnam, ils refusent le
désarmement nucléaire, ils poursuivent le perfectionnement et le développement
de leur arsenal. Ils sont suivis
par l’ensemble des puissances nucléaires dont la France. Au début de
l’année J. Chirac a déclaré ne pas exclure l’utilisation de l’arme nucléaire au
cas où la France considèrerait que ses intérêts vitaux seraient menacés.
Plus que jamais est à l’ordre du
jour la lutte pour la mise hors la loi des armes nucléaires, la lutte pour le
désarmement contrôlé.
L’Europe est devenue la première puissance économique de la
planète. Les sociétés capitalistes jouent sur les différences de salaires, de
cotisations sociales, sur la fiscalité d’un pays à l’autre pour mettre encore
davantage les salariés en concurrence et réaliser des profits. Elles s’appuient
sur les directives européennes pour attaquer tous les acquis sociaux (les
retraites la Sécurité sociale, privatiser l’enseignement…) et tirer l’ensemble vers le bas. La
directive Bolkenstein revient, les gouvernements européens refusent de réduire
la durée maximum du travail qui est jusqu’à 78 h. par semaine actuellement dans
certains pays. Les services publics nationalisés sont en voie de disparition,
tout est privatisé.
La concurrence est féroce, il faut toujours aller
plus loin dans la baisse du « coût du travail ». Les problèmes
rencontrés par Airbus pour la fabrication de l’A 380 ont pour origine la
volonté de rentabiliser au plus vite la production pour augmenter les profits
des actionnaires.
Volkswagen vient d’annoncer la suppression de 4.000
emplois dans son usine de Bruxelles, ce qui entraînera la disparition de 10.000
emplois chez les sous-traitants qui travaillaient pour cette usine.
Tous les aspects de la vie économique, de la
production sont touchés, le textile, la sous traitance automobile,
l’aéronautique, les services….
Les délocalisations se multiplient. Les 500 plus
grands groupes européens devraient délocaliser 1,3 million d’emplois en 10 ans
vers l’Inde, la Chine, le Maroc les Philippines, le Pakistan, l’Europe de
l’Est. Axa annonce la délocalisation de 1500 emplois au Maroc. Chaque jour en
France de nouvelles délocalisations sont annoncées : Aubade, Aréna, DIM…
Well au Vigan dans le Gard a annoncé 300 licenciements sur 438 emplois et la
fin de la production d’ici 2008. La production est délocalisée en Asie et en
Italie. Le taux de Chômage au Vigan atteindrait 28%. Des centaines d’emplois
disparaissent ainsi dans les départements sinistrés.
Une étude réalisée par la société de conseil
Hacket, chiffre à 96 millions d’euros par an et par entreprise les gains liés à
ces délocalisations (soit 48 milliards d’euros pour les 500 entreprises) et
ajoute que ces profits sont trop énormes pour être ignorés ! Les
conséquences de ces délocalisations
sont aussi, dans les pays qui les « accueillent » la création et le développement rapide
d’une classe ouvrière, férocement exploitée, qui n’a jamais été aussi nombreuse dans le monde depuis que
le capitalisme existe.
Alors que plus que jamais les travailleurs du monde
, entier face à cette mondialisation
capitaliste, ont besoin de lutter contre l’exploitation, je veux dire un mot de
la naissance de
cette nouvelle organisation syndicale mondiale, la C.I.S. Ce n’est pas un hasard si elle est
créée aujourd’hui. Elle s’inscrit dans la perspective de faire accepter
l’exploitation, le système capitaliste,
par l’ensemble de la classe ouvrière et des salariés en l’engageant de
la voie du réformisme. La CIS ne dit pas un mot sur la fermeture de l’usine
Volkswagen en Belgique, les délocalisations annoncées en Europe. Pas étonnant
puisque son secrétaire Guy Ryder a peine élu a déclaré : « les
délocalisations, on ne peut pas les arrêter, mais on peut les rendre
acceptables ».
La CIS veut participer à « la
gouvernance de la mondialisation » aux côtés du capital, comme le
précisent ses statuts. Un Suédois a vendu la mèche, il a déclaré :
« seul l’avènement d’une gauche débarrassée tant de ses oripeaux
révolutionnaires que des scories du 20ème siècle peut permettre de
sauver le modèle de société que nous offrons au monde » (capitaliste
naturellement !).
La messe est dite. Vive le
capital ! Mais dans ce domaine rien n’est sûr. C’est compter sans les
luttes, l’exigence des peuples.
A ce propos, plusieurs élections ont eu lieu ou se
déroulent en ce moment en Amérique Latine, Brésil,
Nicaragua, Argentine, Bolivie, Chili, Vénézuela, Equateur. Au Brésil, Lula a
été réélu et au Vénézuela où les élections ont lieu dimanche, on annonce malgré
une campagne énorme du candidat social-démocrate soutenu par les Américains
contre H.Chavez, celui-ci est annoncé largement réélu. Et, bien entendu, ajoutons Cuba
socialiste que les Américains malgré toutes leurs forces n’ont pas réussi à
liquider. Avec des différences d’un pays à l’autre, en sachant que les forces
capitalistes à l’intérieur et les USA ne renoncent nullement à reconquérir des
positions perdues, il faut bien mesurer l’importance de ce qui est en train de
bouger. Ce qui se passe sur ce continent exprime à la fois une volonté
d’indépendance des pays qui
veulent se libérer de la tutelle impérialiste et une exigence de plus en plus
forte des peuples de vivre autrement. C’est porteur d’avenir pour la lutte
anticapitaliste dans le monde.
Aux USA la défaite de Bush aux élections pour le congrès,
même si l’on sait que cela ne changera pas l’orientation politique de fond
(démocrates et Républicains c’est là aussi l’alternance sans risque pour le
capital), exprime avant tout le mécontentement d’une partie importante du
peuple américain de la situation sociale qui lui est faite : le pouvoir
d’achat des salariés a diminué de
20%, tandis que les profits des sociétés du pétrole et de l’armement par
exemple explosent.
En Palestine, le peuple continue à lutter pour sa
survie, pour son indépendance et le droit à un état Palestinien. Nous le
redisons, COMMUNISTES est solidaire du peuple palestinien. Israël doit cesser
son agression, se retirer des territoires Palestiniens, il faut appliquer la
résolution 242 de l’ONU. La France peut agir efficacement pour contraindre
Israël. Si elle rompait ses relations diplomatiques avec Israël cela
contribuerait sans aucun doute à accélérer la solution.
En France
Le gouvernement a un seul
objectif : adapter toute la
société française à l’Europe et à la mondialisation capitaliste. Il a une seule
tâche : faire baisser par tous les moyens le coût de la force de
travail. Tous les moyens du
patronat, de l’Etat, des collectivités locales sont mobilisés pour mettre en
position favorable les entreprises capitalistes implantées en France face à
leurs concurrents européens et mondiaux.
C’est ce que nous avions discuté lors d’un CN, il y
a un an. Quelles ont été les évolutions depuis ?
Pour faire passer cette
politique une intense bataille idéologique est développée, pour évacuer la responsabilité du capital dans la
situation faite au peuple. Les campagnes de culpabilisation font
rage : les Français ne
travaillent pas assez, ils partent à la retraite trop tôt –les régimes spéciaux
acquis par les travailleurs du secteur public coûtent des sommes
phénoménales payées par les contribuables, au nom de l’égalité, il faut les
supprimer. Les Français consomment trop de médicaments etc… des thèmes nouveaux
apparaissent :
*L’échec scolaire, la violence des jeunes, seraient
de la faute des parents.
*Le déficit de la Sécurité Sociale serait aggravé
par la fraude.
*Le changement climatique, les problèmes
d’environnement seraient de la responsabilité de chacun d’entre nous (les
industries qui polluent, les Etats qui refusent de signer l’accord de Kyoto ne sont pas responsables),
d’une consommation individuelle sans limite, de notre égoïsme. Des taxes dites
écologiques frappent les consommateurs, mais elles apportent des profits
supplémentaires aux entreprises industrielles qui continuent de polluer sans
vergogne.
Cette culpabilisation de la société permet de
dégager la responsabilité du capital et des gouvernements à leur service alors
que notre peuple subit de plus en plus la violence de l’attaque contre les
salaires, les retraites, le système de santé, notre système scolaire, à laquelle
il faut ajouter les hausses du coût de la vie…
Tous les jours, la même question revient :
« je me chauffe ou je mange, je mange ou je me soigne et je ne paie pas
mon loyer »etc…
Le gouvernement se félicite du recul du chômage.
C’est faux Il y a plus de 6 millions de chômeurs en France. Ce ne sont pas les
annonces quotidiennes de centaines d’emplois délocalisés dont j’ai parlé plus
haut, de réductions d’emplois qui vont le faire reculer. La précarité se développe, les CDD,
l’intérim représentent les ¾ des créations d’emplois.
La pauvreté s’étend. Une enquête de l’INSEE qui
vient de paraître dit que si l’on ajoute aux 6,9 millions de français qui
vivent avec moins de 800 euros par mois, toutes les personnes qui cumulent des
conditions de vie difficiles et de faibles ressources conduisant à des
privations, c’est 22%, près du quart de la population française, qui est
touchée par la pauvreté. Le gouvernement présente comme un exploit l’ouverture
de 4700 places nouvelles en foyer pour les SDF (ce qui les porterait à
100.000). Quelle honte pour un pays riche comme la France qui se dit civilisé, incapable de donner à chacun
un toit !
Lors du dernier CN, le rapport introductif avait
fait état des profits
des entreprises,
des fortunes fabuleuses dans notre pays, je n’y reviens pas, vous connaissez.
Un seul chiffre : La BNP annonce un profit de 1,675 milliards d’euros pour
le troisième trimestre 2006, en progression de 25% par rapport à 2005.
Le « Parisien Libéré »
du 17 novembre titre : « les
salariés aussi veulent leur part des super-profits ». Il ajoute «
cette année encore les profits des entreprises du CAC 40 vont exploser. Les
actionnaires et les Etats étrangers sont les principaux bénéficiaires de
l’excellente santé des entreprises françaises. Pas les salariés ». Il cite
9 entreprises qui voient leurs profits augmenter de 20 à 94%. De l’argent à ne
plus savoir qu’en faire.
Selon l’AMF (Autorité des Marchés Financiers), de 2000 à 2003
plus de 56 milliards d’euros ont été consacrés au rachat par les entreprises de
leurs propres actions pour en faire monter le cours. Tendance qui se poursuit.
En 2006 TOTAL y consacre 14 milliards, Danone de 600 à 800 millions etc… etc…
Cela au détriment de l’investissement productif, de la formation. C’est la
spéculation contre la production.
Résultat de cette politique, l’industrie automobile
prévoit une chute des investissements de 13% pour 2006, le déficit du commerce
extérieur se montera à 30 milliards d’euros cette année.
Pourtant les moyens financiers
existent pour porter le SMIC à 1500 euros nets immédiatement,
augmenter les salaires, les retraites, développer la Sécurité Sociale, pour
développer l’école pour tous, l’Université et la recherche.
A part COMMUNISTES qui dit que pour cela il faut
s’attaquer au capital, à ses profits, ses privilèges et appelle à la lutte
anticapitaliste ? Personne. Aucun des candidats à la Présidentielle, aussi
bien à Gauche qu’à droite et à l’extrême droite.
Les cadeaux vont continuer. Un projet est en
préparation où ce n’est plus l’Etat qui déciderait ce qui est considéré comme
catastrophe naturelle et fixerait le taux des indemnités, mais les compagnies
d’assurances moyennant, bien entendu, l’augmentation de leurs primes.
Dans le budget national 2007, ce qui restait de
cotisations sociales pour les entreprises sur le SMIC sera supprimé pour les
PME et le seuil du chiffre d’affaires auquel les entreprises sont soumises pour
le paiement forfaitaire annuel a été porté de 300.000 à 400.000 euros, soit 320
millions d’euros de nouveaux cadeaux qui s’ajoutent aux 26 milliards déjà
accordés.
Les privatisations 2006 ont rapporté 17 milliards
d’euros et les privatisations prévues pour 2007 doivent rapporter de 5 à 10
milliards.
Ils veulent aller plus loin. Un sénateur UMP et un député socialiste viennent
de présenter un rapport en commun sur la LOFT (loi organique relative aux lois
de finance). Leur proposition phare
est : fusionner le budget de l’Etat et celui de la Sécurité
Sociale, ce qui aboutirait en clair
à dispenser les entreprises de toute cotisation et à faire payer les
contribuables.
Un cercle d’économistes composé
d’économistes dit libéraux et d’économistes de gauche, socialistes… a été créé au mois d’Août. Leur but est
d’analyser la société française, la mondialisation, d’en tirer des
enseignements et de faire des propositions aux candidats à l’élection
présidentielle. Ils sont facilement tombés d’accord pour dire :
1-Concernant la mondialisation : « aucun
pays européen ne peut changer quoi que ce soit à l’ouverture des échanges ». Vouloir développer la protection de
l’emploi est donc déclaré
« irresponsable ».
2-La concurrence fiscale en Europe et la dette de
la France interdisent toute facilité budgétaire. « les riches paieront,
les entreprises paieront sont des mensonges ».
3-« On voit difficilement l’Europe ignorer les
règles anglo-saxonnes du capitalisme ».
4-« Tout programme qui ne mentionnera pas les
moyens d’accroître la durée du travail sur la vie ne pourra pas être pris au
sérieux ».
5-La politique de la banque européenne ne doit pas
être modifiée, d’où trois propositions :
*choisir entre le temps libre et le revenu mais pas
les deux en même temps.
*gauche et droite doivent dire le degré
d’inégalités qu’elles souhaitent et demandent aux contribuables de payer.
*Que la sécurisation du parcours professionnel
fasse l’unanimité, de la CGT à l’UMP, leur paraît suspecte (ils ont
raison !), les uns et les autres « doivent expliquer comment répartir
la charge entre l’individu et la collectivité ». Ils concluent :
« il faut trancher ».
C’est ainsi qu’ils participent ainsi à la campagne
idéologique pour l’alternance sans risque pour le capital aux prochaines
élections.
De son côté, le MEDEF poursuit
sa campagne. Il annonce pour janvier la sortie d’un livre où il donnera son opinion
sur les programmes des candidats à l’élection présidentielle et fera part de
ses propositions.
Sans attendre, sur les questions de santé, J.P.
Buisson président de la commission de la protection sociale du MEDEF
intervient : « il faudra de nouveaux efforts pour tous y compris les
patients », tous, bien entendu, signifie les contribuables. Une délégation
du MEDEF s’est rendue à l’école de la magistrature pour expliquer aux futurs
magistrats qu’il ne fallait pas être trop sévères envers les entreprises qui ne
respectent pas la loi car elles y sont souvent contraintes par la concurrence
et pour sauver l’emploi. Qui en
douterait ??
Enfin, à l’initiative de TH. Breton, un groupe
présidé par C. Perdriel chef d’entreprise de presse a été mis en place. Il est
chargé d’expliquer aux Français
l’économie et ses évolutions. Pas moins ! Il comprend 15 membres, dont C.
Bébéar ex PDG d’AXA, N. Notat bien connue, M. E. Leclerc etc… Sans
commentaire !
Le CERC (Conseil de l’emploi, des revenus et de la
cohésion sociale) présidé par J. Delors, avec N. Notat vient de remettre un rapport pour préparer la conférence sur l’emploi et les
revenus qui se tiendra en ce mois de décembre. Il dit que l’instabilité de l’emploi est la principale
source d’inégalités. La solution serait donc « la sécurisation des
parcours professionnels » tiens tiens ! quelle belle idée ! Par
contre, l’augmentation des salaires, le SMIC à 1500 euros même bruts (pas nets !) par mois ne leur
semble pas une action pertinente pour réduire les inégalités. Les syndicats,
dont la CGT, applaudissent.
Les médias, bien entendu, ont relayé largement son
contenu et ses conclusions.
A côté de ces campagnes pour justifier le blocage
des salaires, patronat et gouvernement développent les efforts pour intégrer les salariés et les organisations syndicales à leur politique. Essentiellement dans deux directions : *
développement de la participation et l’intéressement. Ils viennent de faire
l’objet d’une loi qui permet leur extension à de nouvelles entreprises, d’en faire
un mode de rémunération au détriment des salaires.
*Développement du dialogue social sur le terrain
choisi par le patronat.
Devant le Conseil Economique et Social du 10
octobre dernier, J. Chirac a bien défini ce qu’implique l’acceptation par les
organisations syndicales du dialogue social. Deux citations :
°Il faut sortir de la logique des conflits encore
trop présents dans notre pays. Il faut fonder une culture de la négociation, du
compromis, de la responsabilité.
°Les syndicats doivent se libérer d’une ancienne
tradition protestataire qui débouche trop souvent sur l’affrontement.
L’ensemble des dirigeants syndicaux et patronaux
s'est félicité de ce discours. B. Thibault a déclaré : « Je ne peux
qu’approuver le discours du président ». Ils passent d’ailleurs aux
travaux pratiques :
-signature par la CGT d’un second accord avec le
MEDEF sur la diversité dans l’entreprise, après celui sur la formation
professionnelle. La présidente du MEDEF L. Parisot s’en félicite.
Pourtant, lors de la grève du 8 novembre à la SNCF,
la fédération des cheminots expliquait dans un tract, que c’est le refus de la
direction du dialogue social qui les a contraints à la grève.
Il y a des luttes, dans
les entreprises, les branches, à la Poste, la Banque de France, les proviseurs
et principaux de collèges et lycées, chez Citroën Aulnay, Aubade, Well, Alstom,
Bull, chez Thommé-Génot, chez Thomson etc…
Pour tenter de porter des coups
à ceux qui luttent, la répression contre les syndicalistes se développe.
Quatre syndicalistes CGT de l’équipement qui
avaient avec d’autres manifestants,
occupé le siège du MEDEF à la Rochelle, ont été condamnés en
correctionnelle. Ils passeront en appel à Poitiers le 8 décembre. Sans attendre
la fin du procès, l’un d’entre eux a été convoqué à la gendarmerie pour être
fiché au grand banditisme selon la loi Perben. Syndicalisme = grand banditisme.
Il ne faut pas laisser faire. Nous sommes solidaires de leur lutte pour
l’acquittement de ces syndicalistes. Au nom du CN, nous vous proposons
d’adresser une lettre de protestation au Président de la Cour d’appel de
Poitiers.
La volonté de lutte est bien
réelle, mais les confédérations
syndicales n’appellent pas au développement des luttes, elles n’organisent pas
leur convergence comme cela est de leur responsabilité.
Dire cela n’est pas une attitude antisyndicale.
C’est regarder la réalité telle qu’elle est. Seule la prise en main par les
salariés de la défense de leurs revendications et l’expression de leur exigence
de plus en plus forte que les directions syndicales aient une attitude conforme
à l’intérêt des salariés peut faire bouger les choses.
Venons-en à la campagne
électorale
L’élection présidentielle aura lieu les 22 avril et le 6 mai,
les élections législatives en juin
Comment exprimer avec force, le
plus largement possible notre exigence d’une autre politique ?
En ce début de campagne, les candidats investis,
déclarés ou potentiels relayés par les médias se présentent comme voulant
apporter des solutions neuves.
Mais quels qu’ils soient, leur programme
c’est : que faut-il changer pour que rien ne change ? D’ailleurs tous nous enferment
dans un seul choix de société : le capitalisme.
L’UMP gouverne. Ce qui caractérise ce parti, c’est son choix confirmé :
tout pour le capitalisme. C’est ce qu’il appelle la liberté totale pour les
entreprises d’abord et liberté
individuelle présentée comme la
seule manière de se faire sa place dans la société. En découle la liquidation
de ce qui reste d’acquis sociaux collectifs. Avec en plus des formules
démagogiques comme
« travailler plus pour gagner plus » en exonérant les heures
supplémentaires de cotisations sociales, en ouvrant tous les commerces le
dimanche, ou en abaissant l’âge
autorisé pour créer une entreprise à 16 ans, une perspective radieuse
pour les jeunes des quartiers défavorisés. La situation de chacun étant
évidemment de sa seule responsabilité ce qui blanchit le capitalisme de
l’exploitation et renforce
l’individualisme.
A l’UDF, François Bayrou va à gauche ou à droite selon les
nécessités. Il appelle à un gouvernement d’union rassemblant centristes,
gaullistes sociaux et sociaux-démocrates modernistes… peut-on lire dans le
journal « Libération ».
Quant à Le Pen il ne fait
pas plus dans le détail que l’UMP. En vieux routier de la politique, il fait
beaucoup de bruit pour se présenter en homme neuf qui n’a jamais été essayé,
qui n’a jamais dirigé le gouvernement. (le FN a eu des députés en 1986 et il a
des députés européens, ils ont toujours voté avec la droite). Il dit offrir
l’occasion de tout balayer. Tout balayer, mais le FN fait partie intégrante des
partis au service du capital, comme le prouve son programme. Je vous renvoie
aux éléments que nous donnons dans le journal et sur notre site. Je veux
simplement faire quelques rappels :
*Il a soutenu jusqu’au bout le CPE et félicité De
Villepin qui le maintenait.
*Il préconise l’augmentation sans limite de la
durée du travail, le recul de l’âge du droit à la retraite jusqu’à 67 ans et
plus. Pas un mot sur l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat.
« Ceux qui veulent gagner plus n’ont qu’à travailler plus » dit-il.
Il veut éliminer les représentants des salariés de la gestion de la Sécurité
Sociale qui serait confiée à l’Etat.
Il veut la restriction du droit de grève,
l’instauration et la généralisation du service minimum.
*Mais pour le patronat : il veut la suppression de ce qu’il nomme les
contraintes administratives et fiscales qui pèsent sur lui, l’allègement de
l’impôt sur les sociétés, la baisse du montant des plus values de cession des
entreprises.
*Pour les grandes fortunes, il propose la
diminution de l’impôt sur les revenus, réduit à 15 et 20% pour les riches en
attendant sa suppression totale comme il l’a promise. Exonération de la
résidence principale du calcul de l’impôt sur la fortune (Le Pen vit à St Cloud
dans une résidence somptueuse qui vaut une fortune).
*L’Europe : fini la sortie de l’Union
Européenne. Il en est arrivé à « Une autre Europe », sans précision
évidemment.
*Budget militaire : moyens accrus et service
militaire obligatoire de six mois
(pour fournir de la main d’œuvre au patronat peut-être).
A Gauche :
Le parti socialiste a désigné sa candidate S. Royal. Elle veut battre
le candidat de droite. Pour quoi faire, sur quel programme ? C’est la
vraie question, mais c’est justement celle-là que le PS avec sa candidate se
garde bien d’aborder. Aucune proposition pour changer la société française en
profondeur et pour cause puisqu’ils ne veulent pas la changer. Ils n’envisagent
nullement de frapper ceux qui détiennent le pouvoir économique, les grands
groupes industriels qui règnent sur notre pays. Ils sont, faut-il le rappeler,
pour le développement de l’Europe
capitaliste et, bien entendu, pour s’insérer dans la mondialisation
capitaliste.
Le capital peut être tranquille, avec S. Royal ou
avec la droite, il sera assuré d’une équipe au pouvoir qui continuera à servir
ses intérêts pendant cinq ans.
Le PCF : Difficile pour lui de s’affirmer prééminant à la
gauche du PS. Les places sont chères. Son programme ? Facile à résumer, on
sait déjà depuis longtemps qu’il se désistera sans condition au deuxième tour
pour le PS, moyennant la possibilité lors des législatives qui suivront et des
municipales de 2008 que le même PS leur permette de sauver quelques députés et
maires.
Besancenot lui aussi
se désistera. « la LCR n’a jamais pratiqué la politique du pire et
notre adversaire dans cette campagne c’est la droite » a–t–il déclaré.
A.Laguiller elle aussi se désistera. Lors d’une réunion à
Metz, elle a déclaré : « il s’agit de chasser la droite du
pouvoir, ce qui dans les circonstances actuelles ne pourra se faire qu’en
ramenant la gauche aux affaires même si l’on sait qu’on n’a rien à en
attendre ».
J’en viens à COMMUNISTES
Emparons nous de l’élection
présidentielle qui aura les 22avril et 6 mai ainsi que des élections
législatives qui suivront pour en faire une étape importante du renforcement de
notre parti. L’occasion va nous être
donnée d’intervenir et de nous faire connaître comme il ne nous a pas encore
été possible de le faire. A partir de janvier prochain et jusqu’en juin, de
plus en plus fortement, les questions politiques seront sur le devant de la
scène. Quelles questions ?
On connaît le rôle des médias qui censurent les
vraies, les seules qui permettraient à la masse des citoyens de réfléchir à
celles qui déterminent leur avenir.
Ceci rappelé, il reste que des dizaines de millions
d’électeurs vont avoir l’occasion d’exprimer leur mécontentement. De quelle
façon?
Notons d’abord que les non-inscrits, abstentions, blancs et nuls seront
massifs.
L’aspiration au changement sera une nouvelle fois
captée, par le PS, la gauche du PS, même Bayrou et l’UMP. Elle sera également
récupérée par Le Pen.
Les uns comme les autres c’est l’alternance qui
cherche à donner l’illusion du changement, opération archi classique, je
le redis, sans frais pour le
capital.
Comment sortir de cet
enfermement, de ce piège gauche – droite
où on prend les mêmes et on recommence ?
Nous ne sommes pas des rêveurs. Nous savons que
cela demandera beaucoup de temps, nous en connaissons les raisons que nous
avons longuement étudiées. Mais nous savons que les six prochains mois vont
nous fournir l’occasion d’être mieux connus, mieux entendus, plus largement
approuvés.
Nous ne convaincrons pas tout le monde, mais nous
constatons que partout où nous nous exprimons où nous allons à la rencontre, où
nous organisons un débat, très nombreux sont ceux qui se retrouvent dans notre
opinion, qui approuvent l’action de notre parti. Il y a de la place pour nous. Nous pouvons franchir
un très grand pas au cours de ces élections.
Aux élections cantonales de 2004 nous avions
présenté pour la première fois vingt candidats. 15 d’entre eux ont eu de 1,3 à
5,2 % des votes exprimés, ce qui est intéressant pour une première. Cela a permis de nous faire connaître à
nombre de gens qui ignoraient notre existence, d’asseoir notre activité, de
nous renforcer.
Cette fois nous présenterons 70 candidats. Mesurons bien que cela
fait plus de 5 millions d’électeurs qui recevront notre circulaire et le
bulletin de vote. C’est
une propagande que nous n’avons encore jamais pu réaliser à cette échelle. Cela nous ouvre un vaste champ pour nous faire
connaître, pour développer notre travail de masse, pour le développement de
notre parti. D’ailleurs nous allons, ainsi qu’il en a été décidé au CN,
présenter des candidats dans des secteurs où nous ne sommes pas encore connus.
Comme nous le savons, nous
allons être à contre courant de tous les autres partis et candidats.
Nous affirmons que les moyens existent pour :
*Augmenter
les salaires, porter le
SMIC à 1500 euros nets mensuels dès aujourd’hui.
*Augmenter les retraites, maintenir le départ à 60
ans avec 37 anuités ½
*Combler le déficit de la Sécurité Sociale
développer une grande politique de santé pour tous.
* créer des centaines de milliers d’emplois, faire
reculer le chômage. Investir dans le développement industriel, empêcher les délocalisations
et les fermetures d’entreprises.
*Doter le pays d’un grand service public d’enseignement et de formation à
la hauteur des besoins d’aujourd’hui.
*développer la recherche
*Arrêter les privatisations, renationaliser les
services publics qui ont été privatisés, développer un grand service public
national…
L’augmentation du niveau de vie
du peuple, c’est la base de la croissance et du développement économique.
Un gouvernement qui veut développer une telle
politique, dois-je le répéter,
frapper ceux qui détiennent le pouvoir économique, s’attaquer aux profits
fabuleux, aux privilèges exorbitants des propriétaires, de ces grands groupes
industriels et financiers qui règnent sur le pays et amassent des milliards sur
le dos du peuple. Il doit se placer sur une ligne anticapitaliste. Il doit le
décider et appeler les salariés,
le peuple à soutenir son action.
C’est ça la modernité, c’est ça la rupture.
Bien évidemment aucun des candidats à l’élection
présidentielle n’a cela dans son programme. La droite, on connaît. Les
dirigeants de la gauche politique parlent d’abondance de politique sociale,
mais ils refusent de s’attaquer aux détenteurs de capitaux, OUI et NON mêlés
ils veulent continuer la construction de l’Europe capitaliste. Les gauchistes manient
la phrase révolutionnaire, mais appellent à soutenir la gauche.
Il faut saisir ces
élections pour dire ça suffit,
nous voulons que ça change. Comment le faire ?
Pour la présidentielle, nous
aurons un bulletin de vote intitulé « COMMUNISTES »que toutes celles
et ceux qui approuvent nos propositions pourront utiliser.
Ce sera le seul vote utile, il pèsera pour le
développement des luttes, il faudra bien compter avec.
Pour les élections législatives, choisissons avec
soin les 70 circonscriptions où nous présenterons nos candidats. Bien entendu
nous mènerons la campagne partout et là où nous n’aurons pas de candidat nous
aurons un bulletin de vote intitulé « COMMUNISTES ».
Nous allons mener une grande
campagne partout, dans les
entreprises, les localités, les cités, organiser des rencontres, des
discussions, diffuser des millions de tracts avec nos propositions, notre
opinion, distribuer massivement le bulletin de vote. Nous diffuserons encore
plus largement notre journal. Bien entendu nous allons largement utiliser notre
site en y mettant des articles, des informations.
Chacun mesure combien il est
indispensable pour mener cette grande campagne politique d’avoir beaucoup
d’argent. C’est à notre portée, à
condition que nous nous adressions partout à tout le monde. Il y a la
souscription et toutes les initiatives financières dont un certain nombre
s’organisent mais qu’il faut élargir. De ce point de vue, on peut faire
beaucoup si nous ne sommes pas timorés. A la suite de l’appel que nous avons
lancé dans le journal, des lecteurs nous ont envoyé des chèques, des chèques
importants pour des travailleurs, des retraités qui n’ont pas de grands moyens,
10, 30, 100, 150 euros…
Alors adressons nous largement partout dans les
entreprises, aux collègues, aux voisins. Là où nous aurons des candidats nous
pouvons obtenir un large soutien de ceux qui approuvent notre action, nous en
avons eu l’exemple aux cantonales.
Cette année, notre activité a
permis un élargissement de notre parti,
des adhésions ont été faites, la tenue de notre troisième congrès en juin
dernier a permis un renforcement de nos directions, notre capacité d’activité
mieux tournée vers l’extérieure s’est améliorée.
Des stages d’éducations
de nos adhérents avec les nouvelles brochures sont en cours avec une bonne
participation. Organisons partout de tels stages, le moment est propice.
Utilisons toute cette capacité nouvelle pour déployer partout une
campagne électorale massive, faire approuver nos propositions, renforcer notre
parti.
Nous passerons un moment cet après-midi pour faire
le point sur nos candidats et voir les questions qui peuvent se poser.
Vous avez les cartes 2007 de
notre parti. Les départements vont les
recevoir. Remettre les nouvelles cartes, c’est l’occasion d’organiser des
rencontres amicales, des discussions, de proposer l’adhésion à nos
sympathisants. C’est très important d’organiser le maximum d’initiatives, de
voir tout le monde, d’utiliser toute la période qui vient pour déployer toute
notre activité et lancer une grande campagne politique en vue des élections.
Dès après le CN réunissons les adhérents pour
discuter politique, faire le point, décider de notre activité.
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