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Comité National 04-04-2009 – rapport introductif
Depuis
notre dernier comité national deux faits ont marqué l’actualité et dénotent
un changement notable du climat social: les luttes aux Antilles et la puissante
journée du 19 mars. Dans le même temps, nous constatons une détérioration
rapide et profonde de la situation. Rien qu’en février,
le nombre officiel des chômeurs s’est accru en France de 90.000 unités. La
crise fait des ravages, et tout indique qu’elle va durer
et
toucher tous les pays. Il s’agit comme nous l’avons déjà
analysé d’une crise profonde et durable du système capitaliste mondial lui-même.
Les
luttes dans les DOM
Après des semaines
de luttes unies et résolues dans les différents territoires des Antilles et à
la Réunion, contre la vie chère et les profiteurs, évitant les pièges et les
provocations, le mouvement a été en mesure de faire reculer le pouvoir et le
patronat. Même, si ces deux derniers font tout pour essayer de limiter la portée
des accords signés, il n’en reste pas moins vrai que la lutte unie sur des
objectifs clairs a permis d’obtenir des reculs importants y compris sur les
salaires, 200 euros c’est 20% du SMIC.
Du coup, les forces du capital et les réformistes s’emploient à isoler l’exemple
des Antilles comme résultant d’une situation originale et sans portée politique
et sociale en France.
Les luttes en France, le 19 mars : une
puissante journée d’action
La journée du 19
mars avec trois millions de manifestants et des grèves nombreuses y compris
dans le privé a été marquée par une participation supérieure à celle du 29
janvier, dont nous avions noté, lors du CN de février que : « la
journée du 29 janvier marque incontestablement un tournant ». Les
observateurs ont pu noter que près de 80% des français soutenaient le
mouvement. Dans
notre appréciation, il n’y a pas qu’un aspect quantitatif, il faut prendre en
compte aussi l’élévation du niveau de l’affrontement de classe, que traduisaient
les mots d’ordre sur les salaires et l’emploi. Personne d’ailleurs ne prend à
la légère ce qui est en train de se passer dans le pays. Le pouvoir qui entend
continuer à adapter la société française aux exigences de la concurrence
capitaliste exacerbée par la crise, se heurte à une résistance plus large et plus
profonde comme en témoigne la durée
des luttes dans l’enseignement supérieur et la recherche, la santé et de
nombreuses entreprises du privé. Le patronat mesure que la montée des mécontentements
se nourrit des plans et des charrettes de licenciement y compris dans les
entreprises qui font des profits comme Total, Continental et bien d’autres et
que ce mécontentement et même
cette colère mettent en question son pouvoir souverain dans l’entreprise. L.
Parisot, présidente du MEDEF, ne s’y est pas trompée qui, à la veille du 19
mars, a attaqué violemment l’action de ceux qui entendaient y participer
accusant même la CGT d’être responsable des fermetures d’entreprises. Rien d’étonnant
à tout cela, dans un contexte où la crise aiguise les enjeux de la bataille de
classe. Les organisations réformistes elles aussi font
beaucoup d’efforts pour, autant que faire se peut, limiter la portée de la colère
et des luttes populaires. Chérèque de la CFDT, lors d’un débat à LCI, a même
affirmé que le 19 mars avait pour vertu de dégonfler le mécontentement sur un
mode sans danger. Ce que craignent par dessus tout les forces du capital et les
réformistes c’est une situation conflictuelle portée par des revendications précises
sur les salaires et l’emploi, situation qu’ils n’arriveraient plus à maîtriser.
Les centrales syndicales sont allées au 19 mars du fait de la pression de la
base. C’est par l’action en bas, qu’il faut créer les conditions d’un vaste
mouvement social.
La
réaction de Sarkozy au 19 mars, c’est l’affirmation de ne pas vouloir reculer d’un
pouce et de continuer sa politique :
le 24 mars à St Quentin, il déclarait : « Jusqu’à présent nous
n’avons pas commis d’erreur… Si la situation se dégrade nous ferons davantage…Je
n’arrêterai pas les réformes…Il faut profiter de la crise pour accélérer les
changements structurels ». Les « changements structurels » ce
sont le blocage des salaires, l’adaptation de l’emploi aux stricts besoins du
capitalisme en crise, c’est la réforme hospitalière, celle de l’enseignement, des
Universités et de la recherche, la réforme des institutions, la réforme du
territoire préparée par le comité Balladur…. Toutes ces réformes ont un seul
objectif, celui d’adapter la société française aux exigences de la concurrence
capitaliste mondiale. Dans le même temps, Sarkozy, qui essaie de rassurer
et annonce par exemple la création
de 100.000 emplois aidés pour les jeunes,
s’emploie à mettre les syndicats en situation de co-responsabilité dans
la gestion de la crise avec leur participation au comité de suivi de « la
relance ». Il reçoit les organisations syndicales à la veille du G20 pour
indiquer que la France parle d’une même voix. Les confédérations qui ont attendu le 30 mars pour donner leur
position sur la suite de l’action.
« exigent du Président de la République qu’il agisse » –au
G20- « pour de nouvelles régulations financières et sociales
internationales». Mais peut-on espérer du capitalisme « de
nouvelles régulations financières et sociales internationales » dans l’intérêt
des peuples, alors que, sa raison
d’être est basée sur le profit, qu’il vit de l’exploitation des salariés ?
Demander à Sarkozy et aux représentants du capitalisme international d’être
« raisonnables » c’est demander au loup de se limer les dents. Lui
demander de défendre les revendications des salariés français à la réunion du
G20 c’est indigne d’une organisation syndicale. Notons aussi que
les centrales syndicales réunies le 30 mars ont décidé qu’il n’y aurait pas d’action
nationale avant le défilé du 1er mai. Plus que jamais, pouvoir et patronat
cherchent les voies d’une collaboration de classe active et les nouvelles règles
de la représentativité syndicale visent à favoriser ce processus.
90.000 chômeurs de plus en février,
100.000 de plus en janvier, soit en deux mois les 2/3 des prévisions
officielles pour six mois. Six entreprises sur dix sont directement touchées
par la crise (sondage réalisé par le quotidien financier « Les Echos »).
Le même sondage relève que le pouvoir d’achat de 70% de la population se détériore.
Quel est le pourcentage pour les ouvriers, les employés, les pensionnés, les
sans emploi ? L’enquête n’ose même pas le dire. Pour continuer et accélérer, Sarkozy prétend s’appuyer sur la
« majorité silencieuse », sur « la France qui ne proteste pas ».
Il est donc clair
que seule la lutte unie résolue, sur des revendications claires en particulier
sur les salaires est en mesure de les faire reculer. Nous devons dire
clairement que cela suffit, il ne faut pas tourner autour du pot, les salariés crient leur colère, c’est tout de suite
qu’il faut lutter. Nous devons être politiquement porteurs de cette exigence.
La
crise, un terrain pour les restructurations économiques et politiques
Lors de nos précédents
Comités nationaux, nous avons mis l’accent sur la nature et l’origine de la
crise. Nous avons montré comment elle résulte fondamentalement de la nature même
du développement capitaliste à étendre sa sphère d’influence et de rechercher
la réalisation du profit maximum. Nous avons noté que si la mondialisation n’est
pas un processus nouveau, il s’est accéléré dans un monde entièrement dominé
par des rapports de production capitalistes. Comme nous l’avions noté, les
entreprises continuent de faire des profits énormes.
Nous
avons publié récemment sur le site des données précises sur les profits des
grandes entreprises et sur les licenciements. Il apparaît clairement que l’objectif
de réduire la masse salariale fait de l’emploi la principale variable d’ajustement. Les intérimaires, les CDD,
les emplois précaires sont touchés en premier, mais pas seulement, et des
bassins d’emplois sont totalement sinistrés. Tout est fait pour ne pas parler
et évidemment ne pas toucher à la rémunération du capital. Le débat sur les
stock-options et autres bonus donne un aperçu de ce que les bonus du
capitalisme détournent à leur profit. Mais surtout ne
perdons jamais de vue que ces « accusations » visent en fait à
masquer ce qui est essentiel et de loin : les profits capitalistes en général.
Il y a de l’argent, beaucoup d’argent il est donc possible de satisfaire
tout de suite les revendications salariales et sociales.
Dans
le même temps où ces données sont escamotées dans le débat public, l’accent est
mis sur la nécessité du « dialogue social » sur la collaboration de
classe. Ainsi Chérèque, repris par Fillon, demande-t-il que la question des
licenciements soit traitée en amont pour fluidifier le système et que les
syndicats participent au suivi des mesures dites « anti-crise ». Leur
crainte à tous, c’est une explosion sociale due aux mécontentements accumulés
et à des situations sociales devenues intenables. Entre
1990 et 2007, pendant que la création de richesses réelles, approximativement
mesurée par le PIB mondial, n’augmentait que de 78%, le montant total des
actions et des obligations en circulation sur toutes les places financières du
monde a presque sextuplé.
En
Ile de France, le chômage des jeunes vivant dans des zones urbaines sensibles (ZUS) enregistre une ascension
vertigineuse de 57,2% en un an. L’impossibilité d’accéder au marché de l’emploi
a doublé en douze mois selon les mêmes sources gouvernementales pour les jeunes
à BAC + 3.
En
France, le nombre des demandeurs d’emplois s’est accru de 32%. En 2006 en
France métropolitaine le nombre de pauvres vivant avec moins de 880 euros pas
mois recensé par l’INSEE était de 7,9 millions. Aujourd’hui il est de 8,5 millions, soit 15% de la
population.
C’est que le
gouvernement appelle « moraliser le capitalisme »
Son objectif est
clair : sortir le système capitaliste de la crise. C’est devenu un
leitmotiv : il faut « refonder, moraliser » le capitalisme. Si l’on
passe sur les effets de tribune qui consistent à organiser, par exemple, une
fausse querelle entre le MEDEF et le gouvernement autour des bonus des PDG, il
reste une chose essentielle : La crise conduit les forces capitalistes
à repenser les formes de l’exploitation. En premier lieu, il s’agit de revenir
sur les acquis sociaux avec entre autres le « dumping social » qui
permet, dans des espaces ouverts à la concurrence comme l’Europe, de mettre en
compétition les salariés et les territoires. Au plan mondial, la lutte est
acharnée pour le maintien de la domination US dans un contexte d’émergence de
puissances qui veulent leur part de domination régionale ou mondiale. Si, jusqu’à présent, l’utilisation du
dollar comme monnaie de réserve mondiale a permis aux USA de financer ses
propres déficits, la crise qui touche en profondeur l’Amérique avec une perte
de contrôle de son endettement met le système des échanges mondiaux devant le
choix crucial d’un nouveau mode de régulation monétaire. Mais si la lutte
est rude pour dégager une voie tenant compte de l’état de la compétition
capitaliste, une chose est acquise, c’est que les instances internationales
doivent contribuer aux pressions pour faire baisser le prix de la force de
travail. Dans la dernière période, la Banque Centrale Européenne comme le FMI
conditionnent leurs prêts à une réduction drastique des dépenses publiques des États
comme des salaires dans les fonctions publiques.
Leur seul impératif est de maintenir le
taux de profit. Les mesures en faveur des banques, des industriels, bref l’aide
au capitalisme tombe à coup de centaines de milliards. En France, cela renforce
la colère et le rejet des mesures gouvernementales. On l’a bien constaté
dans les mobilisations et l’aspiration à poursuivre la lutte.
La
réunion G20 à Londres, ne vise qu’à coordonner les actions pour mieux exploiter
les peuples. Mais comme on le voit, cette réunion a aussi
traduit les oppositions qui existent entre les gouvernements des pays qui le
composent.
L’OTAN :
Une machine de guerre dangereuse pour l’humanité
Pourquoi
ce remue-ménage à propos de la réintégration totale de la France, d’ailleurs déjà
largement amorcée, dans le commandement intégré de l’OTAN? Les cris d’orfraie
du PS et du MODEM laissent sourire quand on se rappelle le rôle qu’ils ont
toujours joué quand ils étaient au gouvernement dans le soutien à l’alliance
atlantique et pour la création de l’Europe militaire. Ils savent d’ailleurs,
comme d’habitude, que c’est une agitation sans conséquence. Les objectifs que
se fixent l’Europe, ses États, et les forces du capital qui la dirigent sont
uniquement la « protection » des intérêts capitalistes. Une stratégie militaire européenne se dessine autour
de ces enjeux avec la création de la force d’action rapide prête à intervenir
partout.
Prenant en compte que 21 des 27 États
membre de l’Union Européenne sont membres de l’alliance atlantique, il apparaît
clairement aux forces dirigeantes que le processus d’intégration militaire en
Europe passe par l’OTAN. Il s’agit
de l’intégration des forces en Europe dans la stratégie impérialiste dominée
par les USA qui veulent plus
impliquer, y compris au plan des financements, les États européens. En
étant plus présent dans le commandement, Sarkozy pense en tirer quelques
avantages pour participer à la domination mondiale du capitalisme dans un
contexte de concurrence exacerbée pour la conquête de nouveaux marchés. C’est
un calcul dangereux pour la paix mondiale car la relance et le développement
des alliances militaires qui se traduit par une coûteuse relance de la course
aux armements pèsent sur la stabilité d’un monde en proie aux appétits des
monopoles capitalistes.
Nous exigeons une politique de paix et de désarmement.
Elle passe en France par le retrait de l’alliance atlantique et sa dissolution.
Le
monde bouge
Toutes ces
politiques heurtent de plein fouet, les intérêts de la majorité des peuples du
monde. La destruction des services publics, le chômage, les bas salaires
appauvrissent les populations et plus particulièrement dans les pays les plus
pauvres. Partout dans le monde, des millions de salariés, de paysans luttent
tout simplement pour leur survie. Des peuples engagent le combat contre la
surexploitation et cherchent des voies de leur indépendance. Ce mouvement,
particulièrement sensible en Amérique latine n’en est qu’à ses débuts. Nous
soutenons tous ceux qui luttent pour leur droit à l’existence, pour leur liberté
et pour les choix politiques anticapitalistes et anti-impérialistes qu’ils se
sont donnés.
En
France, plus le mécontentement s’étend, plus l’action se développe, plus la
question de comment s’en sortir se pose. On voit se développer les manœuvres de
toutes parts pour assurer une éventuelle relève du pouvoir en place. En 2012
lors de la prochaine élection présidentielle, voire avant si cela s’avérait nécessaire.
A droite, Villepin
premier Ministre de Chirac se positionne comme un éventuel recours parmi d’autres.
F. Bayrou donne plus fortement de la voix.
A
gauche les tentatives de récupération
du mouvement social se multiplient et on assiste à des recompositions
politiques qui visent à capter l’électorat. Le PS se réorganise après son échec à
la présidentielle. Mélenchon a créé son parti de gauche et vient de s’entendre
avec le PCF et quelques autres comme Attac. Besancenot a créé le NPA . Tous sous une forme ou sous une
autre ont l’œil rivé sur 2012. L’alternance
de la gauche et de la droite au gouvernement se met en place, alternance qui ne
vise qu’à maintenir le système capitaliste dans notre pays.
Nous
vérifions une fois de plus que notre parti est le seul à donner une analyse de
classe de la situation actuelle, le seul à vouloir la disparition du
capitalisme.
Le
7 juin, dans deux mois, se tiendront les élections européennes
Notons
d’abord que nous serons les seuls à participer à cette campagne sous le nom de
COMMUNISTES. Nous serons les seuls à
dire NON à cette Europe capitaliste.
Pour le PS qui a voté oui à tous les
traités, l’idée qui est avancée, c’est qu’il serait possible avec une autre
majorité à Bruxelles de faire une Europe sociale plus favorable aux
travailleurs. Les autres forces, qu’il s’agisse du Front de gauche, des Verts
ou du NPA partagent cette position. Pour eux aussi l’Europe sociale est
possible. Leur position est résumée dans un texte commun qu’ils viennent de
publier à l’occasion du G20 on y lit : « Le monde a besoin d’un nouveau système démocratique
… et d’ une nouvelle conception de la richesse». Pour le PCF « le
Parlement Européen est la seule institution européenne authentiquement démocratique
puisque élue au suffrage universel ». On le voit avec de telles
orientations, le capital peut dormir tranquille !
Dans le dispositif des forces politiques,
il ne faut pas oublier le Front National. Si celui-ci est pour le moment mis en
sommeil, n’oublions pas qu’il peut être réactivé pour aspirer les mécontentements.
Nous
serons les seuls à montrer les raisons de la situation, à mettre en débat la
question des débouchés immédiats des luttes et des perspectives. C’est ce que
nous ferons dans la préparation des élections européennes où nous avons décidé
de présenter partout des candidats.
Où en sommes nous
de la préparation de ces élections? Quels sont nos outils pour mener le débat
politique dans cette période? Nos listes sont bouclées. Nous allons aujourd’hui les ratifier avec leurs têtes de listes. Il nous faut maintenant faire
connaître leur composition et
l’orientation que nous donnons à cette bataille politique. Redisons que ce
seront les seules listes qui porteront le sigle et l’idée communistes.
Ce
seront les seules listes qui clairement combattront l’Europe capitaliste dont
nous estimons qu’elle ne peut être transformée en Europe sociale comme le prétendent
tous les autres. L’Europe est une construction du capital au service du
capital, une véritable machine de guerre contre les travailleurs. En
combattant le capital pour l’abattre et construire une société socialiste, nous
voulons que soient respectées les Nations et leurs acquis sociaux et démocratiques. Nous sommes pour une coopération de Nations
souveraines. C’est la lutte de classe partout qui fera avancer les choses et
non des compromis avec le capital. Il s’agit donc d’une formidable bataille
politique. Mener une campagne active, avec tous nos candidats, pour faire connaître
nos positions.
Cette bataille sera
d’autant plus efficace que nous réussirons à rassembler les moyens financiers
de la mener. Nous avons besoin de centaines
de milliers d’euros. Il faut organiser partout la collecte qui nous permettra de recueillir
les sommes nécessaires.
Le
fait que nous soyons en mesure dès aujourd’hui de présenter dans tout le pays
les listes de candidats de COMMUNISTES montre les progrès que notre a pu accomplir depuis sa création.
J’invite tous les
camarades du CN à avoir un large échange
de vues sur la façon dont nous allons mener la campagne.
Communistes
Réformer,
« moraliser » le capitalisme ou lutter pour l’abattre, sont des
questions qui ne sont pas taboues : Il faut lutter contre le capitalisme
tous les jours pour le faire reculer et l’abattre. Tout le monde ne peut pas
nous entendre sur ce terrain tout de suite mais il y a des salariés, des militants confrontés à la dureté
des luttes qui peuvent eux nous entendre dès maintenant. Mais, comme le dit un
proverbe : « même la mère ne peut entendre le fils muet ». Cela veut dire
que nous devons nous exprimer encore plus au cœur des luttes dans les
entreprises et les quartiers populaires, aider au développement de ces luttes,
engager le débat politique, montrer qu’il n’y a pas de raccourci, que
le développement d’un parti révolutionnaire est une grande
question d’actualité. Nous disposons déjà de moyens importants, à
nous de les utiliser encore plus largement Le journal, les tracts, le site, « communistes-hebdo »
sont autant de moyens à valoriser. Nous le savons aussi, rien ne remplace les
contacts, les débats, c’est pourquoi nous devons êtres attentifs à réunir les
camarades et tous ceux qui sont proches de nous et qui n’ont souvent qu’avec
nous l’occasion de discuter de politique.
Le
Comité National a ratifié les têtes des listes COMMUNISTES pour les élections européennes :
*Nord-Ouest : Louis-Daniel GOURMELEN
*Ouest : Chantal
GIRARDIN
*Est : Tonio
SANCHEZ
*Sud-Ouest : Yves GRAS
*Sud
Est : Christophe RICERCHI
*Loire-Massif
Central : Aline DOLIDIER
*Ile
de France : Rolande PERLICAN
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