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Cher( e)s
camarades,
Le résultat des élections municipales est
une traduction chiffrée qui reflète assez bien l'évolution
politique en France depuis l'élection de Hollande.
Dès le 1er tour les tendances
fortes se sont dégagées. Abstention massive, avancée du FN et remontée de
la droite. Sur 44,8 millions d'inscrits 17,5 millions se sont
abstenus (auxquels on peut ajouter plus de 3 millions de non
inscrits). Abstention qui atteint jusqu'à 60 % dans les
quartiers populaires : Roubaix, Clichy sous bois,
Mulhouse, Stains, abstention renforcée chez les jeunes. Le FN
passe les 10 % dans 229 villes de plus de 10 000
habitants.
La clarté de notre appel à ne voter au 2ème
tour ni pour les uns ni pour les autres était sans équivoque,
surtout avec l'idée qu'ils utiliseraient ce vote pour servir le
capital. Pour les élus triomphants, leurs scores en pourcentage
sont à relativiser. Certains " réélus "
gagnent en pourcentage mais perdent en nombre de voix.
Le deuxième tour a confirmé sans surprise
voire amplifié ces tendances, entre autres avec 38 %
d'abstentions. Une remarque, c'est surtout l'abstention et non
le vote FN qui domine dans les quartiers populaires.
En changeant de gouvernement Hollande a
confirmé qu'il ne changerait rien dans son choix politique. Il
va poursuivre et accélérer dans le seul intérêt du capital. Le
maintien de cette mesure « phare » qu'est
le pacte de responsabilité en est la meilleure illustration. Le
reste avec la composition du gouvernement de Valls n'est que
magouille politicienne à des années lumière de ceux qui
souffrent.
Ainsi les déclarations des sbires du
capital au pouvoir qui dès dimanche soir réaffirmaient le
besoin de poursuivre la politique engagée. Le capital tient
bien les choses, sa stratégie des 3 fers au feu répond à ses
besoins en faisant jouer à tour de rôle ses suppôts politiques.
En 2 ans après avoir promu le PS qui remplit bien sa mission,
il fait ressurgir la droite pour assurer l'avenir et tient en
réserve une extrême droite renforcée.
Dans ces stratégies chacun remplit bien son
rôle mais l'abstention traduit une réalité. La majorité des
électeurs n'est pas dupe, elle est désemparée. Notons que
l'argument « battre Sarkozy » il y a 2 ans ou
aujourd'hui « faire barrage à la droite » commence à
s'user. Le moindre mal (traduisez le maintien du capital au
pouvoir) fait trop de dégâts ! Ce moindre mal est
d'ailleurs l'argument essentiel du PCF qui dans sa majorité
s'est accroché à cette bouée de sauvetage qu'est le PS, pour
sauver quelques mairies et des postes d'adjoints. Mélenchon,
autre chantre à sa façon du " moins pire ”, lui,
explique son ralliement au PS pour des raisons
« techniques ». Sa technique est celle du ratissage à
la gauche de la gauche. Si son rôle se réduit à être un outil,
il entraîne malgré tout des électeurs sincères. Il faut être
attentif à cette partie de l'électorat qui cherche une issue
autre que les impasses vers lesquelles les entraînent les
Mélenchon, Besancenot etc...
Les centristes et surtout Bayrou ont repris
leur place, bien sûr à droite.
Dans ce foutoir apparent une évidence pour
celui qui souffre, c'est l'incompréhension, le désarroi, le
dégoût et la disponibilité pour le pire.
Après les européennes en mai la situation
va encore s'accélérer et s'aggraver. D'ores et déjà on voit les
possibilités que se garde le capital, le changement de
gouvernement n'étant qu'un enfumage de plus. On prend les mêmes
et on continue. Pire lorsqu'on entend Valls 1er
ministre compter sur les entreprises pour répondre au chômage,
évoquer le panier de la ménagère et les prix en guise de
réponse aux salaires et au pouvoir d'achat. Enfumage quand les
médias passent plusieurs jours à exposer les carrières, les
états d'âmes des nouveaux ex ministres et leurs inimitiés.
Maintenant,
De quel montage politique le capital
dispose-t-il ?
- maintenir le PS et ses alliés jusqu'à
usure complète
- ou un gouvernement d'union nationale à
l'allemande, PS, centre et une partie de la droite
- ou la droite alliée au FN
Enfin l'exemple de la Grèce où l'ensemble
des partis du PS à l'extrême droite gouverne ensemble est
éclairant…
Tout est possible, l'essentiel pour le
capital étant de faire appliquer sa politique pour poursuivre,
répétons-le plus vite et plus loin. C'est vital et
indispensable pour lui.
Un rapide bilan d'ailleurs montre la
vitesse et l'ampleur des aggravations et reculs que subit notre
peuple depuis 2 ans après ceux mis en place par Sarkozy. Sur le
fond et la forme rien n'a changé, tout s'est aggravé. Avec
l'ANI, la réforme des retraites, le CICE, le Pacte de
responsabilité… Tous ces outils du capital mis en place par la
gauche et ses alliés objectifs, ont amplifié le recul
industriel, le taux de chômage et le nombre de chômeurs, la
stagnation donc le recul des salaires et du pouvoir d'achat et
la pression fiscale jusqu'aux plus démunis.
Traduction sociale : depuis des
décennies notre pays n'avait pas connu autant de pauvres, de
chômeurs, de gens subissant la précarité de l'emploi et des
ressources.
Scepticisme, méfiance sont avec la colère
les attitudes que nous rencontrons souvent dans notre entourage
professionnel, familial etc...et qui entraîne l'abstention
massive comme une forme de sanction.
L'alternance des partis politiques
fonctionne et l'absence, le vide sidéral d'une perspective
politique s'inscrit dans cette stratégie. La social- démocratie
a renforcé ce vide accréditant l'idée qu'on ne peut pas faire
autrement, que la crise est inéluctable et bien sûr en toile de
fond, faire admettre que le capital est indépassable,
incontournable et le socialisme une utopie qui a échoué. L'anti
communisme restant l'arme ressortie au
moment voulu, est soigneusement entretenu.
Le
communisme est présenté par les médias comme le mal
absolu, avec tous les clichés mensongers répétés qui deviennent
des vérités historiques !
Tout cela n'est pas anodin. Et si notre
brochure remet les pendules à l'heure, la campagne à laquelle
se prêtent tous les partis contre « les extrêmes »
n'a en fait qu'une cible, le socialisme. Preuve que la lutte
des classes n'est pas terminée et que le capital la craint. Car
rien n'est figé. Un mouvement d'ampleur, organisé, déterminé
peut bouleverser la situation, l'histoire nous le rappelle. Nos
appels à la lutte dans chacune de nos interventions
s'inscrivent dans cette dynamique.
Le mutisme des médias sur les luttes dans
notre pays et au-delà bien sûr, est aussi une preuve de cette
crainte. Si nous avons quelques infos sur les mouvements de
dimensions nationales, dans les régions nombreuses sont ceux
dont on ne parle pas. Nous avons tous des exemples. Mais il
faut chercher. Pour la presse de Lagardère, Dassault,
Rothschild ou Tapie, il est contre productif et dangereux de
parler des luttes.
Les médias font silence sur ordre mais il
faut ajouter pour être complet que l'attitude des
confédérations syndicales participe à l'absence d'information.
Ne parlons pas de la CFDT, elle livre les salariés aux appétits
des patrons : Mory Ducros, La Redoute sont des exemples.
Ajoutons l'ANI et le
pacte de responsabilité, une autre forme de collaboration.
L'UNEDIC est dans cette même trajectoire de la CFDT ! La
CFTC emboîte le pas, la CGC, sauf pour défendre des intérêts
catégoriels n'est pas loin, quant à FO toujours opportuniste,
après un coup de gueule, elle rentre dans le rang.
Evidemment, la CGT, c'est plus compliqué.
Aujourd'hui de plus en plus de militants et d'organisations de
base s'interrogent sur la stratégie de la confédération.
Confrontés aux réalités sociales et économiques dans les
entreprises, ça grogne et sans en rajouter dans les UL, les UD,
les syndicats et même des fédérations le mécontentement se fait
de plus en plus entendre. Le 6 février, le 18 mars ne sont pas
le fruit du hasard. Même si c'est insuffisant, même si la
confédération a voulu canaliser le mécontentement il nous faut
apprécier ces mouvements qui sont le résultat de la pression de
la base. D'ailleurs le 18 mars dans son ensemble a vu une
tonalité différente, plus revendicative. Depuis le 50ème
congrès il y a un an, Lepaon, secrétaire général fait beaucoup
parler de lui, et pour cause ! Sa rencontre avec le CRIF,
la NVO menacée, et surtout quand Lepaon dans son interview au Nouvel Economiste remet en
cause les fondements mêmes de la CGT en niant la lutte des
classes et en mettant sur un pied d'égalité exploiteurs et
exploités qui partageraient des intérêts communs dans
l'entreprise. Ajoutons sa réaction à la non signature de la
délégation mandatée sur la formation professionnelle, sans
parler des hésitations autour du pacte de responsabilité. Le
tout est un ensemble qui met Lepaon au centre de la grogne et
des réactions internes. Mais ramener les orientations
confédérales au seul secrétaire général ne suffit pas. C'est
depuis des années, des congrès et d'autres secrétaires généraux
que la CGT s'enfonce dans le réformisme et c'est contre cette
orientation que nous devons peser et nous battre.
Sur les luttes encore, hier s'est déroulé
le rassemblement " traditionnel " à
Bruxelles de la CES. Une fois encore cette organisation a agi
en prenant soin de ne pas créer les conditions d'une riposte
organisée nécessaire et attendue dans tous les pays européens.
Il paraît que la raison d'exister de cette confédération est la
défense des travailleurs européens en unifiant leurs luttes et
que la CGT l'a rejointe pour ça ! On voit l'efficacité de
cette stratégie.
Enfin le 12 avril, un samedi, 200
personnalités appellent à un rassemblement sous le mot d'ordre
« Maintenant ça suffit ».La masse de ceux qui, vont participer est sensible à la
situation. Ils ont envie de se battre et veulent que cela
aboutisse. Le problème est que ce n'est pas forcément la
volonté des organisateurs de cette manif et qu'ils n'offrent ni
lendemain ni perspective de changement. Au contraire, même pour
certains. Et on est loin des entreprises où se déroule
essentiellement la lutte des classes. Pour clore sur les
syndicats dans un article un éditorialiste pose la
question « mais où sont passés les
syndicats ? » Bonne question ! Et la réponse
dans cet article n'est pas fausse quand il dit que les
syndicats ont participé à la défaite de Sarkozy et
qu' « il est certain que les syndicats ressentent une
certaine gêne ». Cette gêne est d'autant plus grande pour
la CGT devant la politique de Hollande et ses effets
dévastateurs.
Pour en revenir au chômage et à l'UNEDIC la
CGT n'a pas signé, c'est la moindre des choses mais plutôt que
de discuter du niveau des augmentations de cotisations il
aurait fallu comme nous l'avons dit exiger du patronat qu'il
paye pour le chômage et les chômeurs qu'il envoie à l'UNEDIC.
En février le patronat a licencié 1120 personnes par jour, soit
31500 chômeurs de plus en un mois. En 2013 ce chiffre était
monté jusqu'à 1350 personnes par jour. Avec le gouvernement
socialiste en place, ses alliés et les organisations syndicales
à sa solde, le MEDEF a obtenu satisfaction il ne versera pas un
sou de plus à l’UNEDIC. Les salariés, les retraités, eux
paieront ! Mais comme le dit sans rire Hollande dans sa
déclaration solennelle après le 2ème tour « ce sont les
entreprises qui créent les emplois ».
La pauvreté n'a jamais été aussi
importante, 8 millions de personnes dans notre pays sont
touchées dans tous les aspects de leur quotidien. Toutes les
organisations caritatives l'ont souligné cet hiver. Les restos
du cœur ont dépassé le million de personnes qui font appel à
eux. La cause essentielle de cette extension de la pauvreté est
un chômage massif. Malgré les bavardages sur les promesses non
tenues de Hollande ou les tripotages évidents des chiffres de Sapin,
alors ministre du travail, le chômage ne cesse de progresser,
on l'a vu. En 2013, 124 sites industriels ont ouvert, 263 ont
disparu. Cela représente sur cette seule année un déficit de
139 entreprises et 145000 emplois qui ont disparu dans
l'industrie manufacturière.
Pourquoi le capital se priverait ? Il
voulait la casse du code du travail, il a l'ANI. Il voulait une
énième réforme des retraites, pas de problème. La
compétitivité, idem avec le « pacte de responsabilité ».
Et après le CICE il obtient les 35 milliards d'allègement aux
entreprises. Et maintenant Gattaz réclame une réforme de la
fiscalité pour les entreprises avec moins d'impôts locaux, la
suppression des impôts sur les bénéfices, sur le chiffre d'affaires
etc...Et tout ça avant ce qui couve comme les 50 milliards
d'économies dans les dépenses publiques sur 3 ans, une mesure
exigée par Bruxelles pour ramener notre déficit à 3 % .
Bruxelles qui vient encore de nous menacer avec nos 4,3% . La
France est sous le contrôle du capital.
La logique de ce système, c’est que la
pauvreté des uns fait la richesse de quelques autres. Comme
écrivent Les Echos : « à peine 48 milliards de
profits pour les entreprises du CAC40 » Une misère !
Autre citation des journaux économiques: ce même « CAC40 a
versé 43 milliards aux
actionnaires l'an dernier ». « 5 groupes totalisent
près de la moitié des versements aux actionnaires. »
« Les rachats d'actions ont bondi en 2013 ».
« Regain d'appétit pour les fonds de dividendes ».
« Les banques européennes ont nettoyé leur bilan et
repartent de l'avant ». Au passage les banques françaises
ont licencié 6500 salariés en 2013. Pour la France cela se
traduit pour quelques personnes par la possession de milliards
de dollars. Dans le classement des fortunes à la 11ème place
mondiale et à la 1ère en
France on trouve L. Bettancourt, 34,5 milliards de dollars. La
liste continue après Arnault, Pinault, Dassault, on arrive à la
10ème fortune française, 273ème mondiale, J. Servier autrement
célèbre, 7,6 milliards de dollars. Heureusement que Hollande
s'est attaqué à son ennemi, la finance !
Dans ce monde du capitalisme triomphant 85
personnes possèdent autant de richesses que la moitié de la
population mondiale la moins riche, soit 3,5 milliards d'habitants.
1 % de ces quelques nantis possède 46 % des richesses
mondiales, soit 110 trillions de dollars (milliers de milliards
de dollars). Ce même 1 % de personnes a accaparé 95 %
des richesses produites depuis 2009, et bien sûr 90 % des
plus pauvres se sont encore appauvris.
Enfin 1645 milliardaires (chiffre en
hausse) possèdent 6400 milliards de dollars. Tout est dit ou
presque car la misère conséquente est là. Un milliard d'êtres
humains souffrent de la faim et autant du manque d'eau, des
besoins vitaux qui assurent notre survie.
Mais l'autre conséquence, c'est que pour détenir ces
richesses et les accroître, la concurrence est rude entre eux
et aujourd'hui la paix du monde est menacée. La guerre,
l'histoire le prouve surtout en cette année de commémoration de
la boucherie de 14-18, a toujours été " la
solution " du capital pour résoudre ses
contradictions et ses crises. Ainsi pour la 1ère fois depuis
2009 les budgets d'armement mondiaux pour la guerre repartent à
la hausse (voir article sur le site). Les 10 pays en tête vont
dépenser en 2014 1845 milliards de dollars contre 1500 en 2010.
4400 ogives sont opérationnelles (au passage Israël en
possède 80).
Ces dépenses d'armement ont généré en 2012,
240 milliards de dollars de revenu pour seulement 7 grands
groupes américains. Les USA
possèdent 900 bases dans le monde. Mais si les USA ont
un budget d'armement de 582 milliards de dollars, la Chine est
en constante progression et arrive seconde avec 139 milliards
de dollars. La France, elle, dépense 53 milliards de dollars
pour, entre autre, soutenir l'implantation des multinationales
qui exploitent les ressources des pays indépendants. Comme le
souligne un édito des Echos « Irak, Mali, Centrafrique, le
jeu dangereux des interventions ». Il remarque que
« les interventions de l'après guerre froide se sont
toutes soldées par le renversement des régimes visés mais loin
d'être remplacés par des états de droit ». Et la liste des
agressions après la Libye, l'Afghanistan, la Syrie... .
s'allonge. Quant à l'Ukraine, nous nous exprimons sur le sujet
et notre analyse avec le cours des événements s'est révélée
juste. A partir de revendications sociales justifiées,
"les occidentaux " ont détourné ce
mécontentement avec notamment l'appui de groupes fascistes très actifs et en s'attaquant
bien sûr au parti communiste ukrainien. Aujourd'hui le FMI, les
USA, l'UE proposent de venir en aide à leur façon à l'Ukraine
en lui prêtant environ 26 milliards de dollars... à condition
que ce pays mette en place des mesures d'austérité drastiques !
On a vu ce que cela veut dire en Grèce, en Espagne, en Irlande,
et d'autres pays européens.
Quelques mots sur la situation préoccupante
au Vénézuela. Là aussi les USA font monter la pression contre
le gouvernement légitime de ce pays qui dérange les intérêts du
capital. On peut craindre un coup de force comme les USA en ont l'habitude dans ce
continent Sud-Américain qu'ils considèrent comme leur chasse
gardée. Le souvenir du Chili et de bien d'autres pays est là
pour nous rendre vigilants.
Dans 7 semaines va se dérouler la prochaine
échéance politique, les élections européennes. Nous avons fait
le choix d'avoir des candidats dans les 7 régions de la
métropole. Ce choix répond à la nécessité politique d'être
présent dans cette bataille. Ne revenons pas sur ce qu'est
l'Europe : la brochure à cet égard est claire. Par contre
nous devons réaffirmer la nécessité d'être présents pour
plusieurs raisons. D'abord cela nous permet de nous exprimer
plus largement sur notre conception de l'Europe. Ensuite c'est
être présent dans le débat et dans cette bataille, c'est aussi
affirmer la représentativité de notre parti sur l'ensemble du
territoire. Enfin c'est
exprimer clairement que nous sommes les seuls à être
contre cette Europe, cette construction politique, économique
indispensable au capital. On aura aussi à combattre cette
duperie d'une Europe « sociale », c'est une utopie
incompatible avec les objectifs du capital qui enferme les
peuples dans un carcan. Face à cela il nous faut définir les orientations
de notre campagne et les besoins pour la mener. Cette campagne
sera le moment de nous exprimer sur l'accord transatlantique
que sont entrain de peaufiner discrètement les américains avec
l'UE et qui sortira opportunément après les européennes.
J'en arrive maintenant à la dernière partie
qui intéresse plus particulièrement le comité national :
le développement de notre parti. Nous voyons bien que seul le
développement d'un parti révolutionnaire peut changer la
situation. Nous sommes les seuls à vouloir ce changement. C'est
important de bien prendre en compte cette volonté et de la
faire partager. Le développement de notre parti est une des
responsabilités de notre CN et un objectif fortement réaffirmé
au 6ème congrès : franchir une nouvelle étape dans la construction
du parti. Le prochain congrès devrait se tenir en fin d'année.
On peut donc faire le point et cibler nos efforts. Où en
sommes-nous ? Et quelles perspectives ? D'abord la
propa : le collectif propa et l'équipe de rédaction du journal
et du site est constituée, ils fonctionnent. Nos expressions
toutes les semaines sur le site, la sortie régulière du
journal, et les tracts proposés aux départements pour les
diffusions de masse attestent de son activité. Ce sont des
outils pour amplifier notre présence dans les entreprises, les
quartiers, les points de rencontre.
A ce point du bilan de la bataille
idéologique on doit bien sûr évoquer la sortie de notre
brochure. Un premier bilan que vous compléterez : elle
rencontre un grand intérêt. Elle nous permet de nouer ou
renouer des contacts. Elle est arrivée à point nommé dans la
situation et répond aux attentes des adhérents. Son utilisation
doit s'inscrire dans le temps bien sûr, mais c'est en ce moment
que des initiatives publiques peuvent être prises. L'essentiel
de ce qui remonte, c'est la mise en cohérence de tout ce que
l'on dit et écrit. Dans cette brochure on affirme et on prouve.
Particulièrement documentée la brochure démontre la justesse de nos
analyses et elle facilite la compréhension de la situation en
nous proposant une perspective politique, celle d'un changement
de société. Une rupture complète avec la pensée dominante et
unique que tous les autres développent et qui n'ont que le capital
aménagé ou pas, comme horizon.
Pour mettre en œuvre notre politique nous
devons mener une bataille financière qui implique chaque membre
du CN et nos organisations en partant de nos besoins en propa,
déplacements, et autres dépenses. Si cette question est bien
prise au niveau nécessaire
nous devons beaucoup avancer. Ici, comme pour
l'organisation, nous devons élaborer un plan de travail. Les
réunions régulières de nos organisations et de nos adhérents
sont essentielles pour atteindre nos objectifs.
La
pression du capital est énorme. Débattre avec nos adhérents,
faire de la politique pour mieux riposter est primordial dans
cette période. Car ce lien politique détermine nos possibilités
de développement, le niveau de conscience et la justesse de
notre ligne. Avec nos adhérents et en multipliant nos
initiatives nous nous offrons des opportunités
d 'expression, de présence sur le terrain. Surtout, nous
le savons, car nous le subissons, on ne peut compter que sur
nous mêmes, tous les autres, médias, partis, sont nos
adversaires.
Selon la formule, cette situation politique
et sociale nous offre des possibilités. On l'a constaté, la
multiplication des initiatives
nous ouvre des portes. Là où se sont tenues des
assemblées elles ont été un succès. Avec les élections
européennes et nos candidats, d'autres opportunités vont
s'offrir à nous. Il est donc nécessaire de renforcer les
collectifs orga et finances. Le SN et le BN abordent
régulièrement ce renforcement des collectifs. Nous
avançons ! Beaucoup d'entre vous ont déjà été sollicités.
Nous allons poursuivre sans nous priver de la possibilité
d'aller au-delà du CN car des camarades sont prêts à
s'investir. Beaucoup ont une expérience militante.
Construire un parti révolutionnaire est une
ambition nécessaire pour notre pays et notre peuple.
L'organisation est essentielle dans cette construction. Les
obstacles dressés par nos adversaires sont énormes mais nous
appuyons notre politique sur l'attente et les besoins de la
population.
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