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Comité National 05-06-2010 – rapport introductif

 

 

Le 27 mai des centaines de milliers de salariés ont fait grève et ont manifesté dans tout le pays. Des millions d’autres salariés soutiennent leur action.

 

Ils ont exprimé fort leur mécontentement, le refus des reculs sociaux que le pouvoir voudrait leur imposer.

 

Dans le même temps des luttes nombreuses ont lieu dans les entreprises pour les salaires, l’emploi. Cette journée du 27 mai a été puissante mais pas assez pour faire reculer le pouvoir.

 

Il faut aller beaucoup plus loin, il faut frapper beaucoup plus fort, développer un mouvement de lutte plus large, plus puissant, pour mettre en échec leurs plans.

 

Aujourd’hui plus que jamais, ce qui manque c’est un mot d’ordre d’action clair qui aide les salariés à agir efficacement.

Les dirigeants des centrales syndicales se sont senties tenus de proposer une nouvelle journée de mobilisation avant les vacances, le 24 juin (le projet de loi du gouvernement sur les retraites doit être rendu public le 18 juin). Après le 27 mai, ils ne pouvaient pas faire moins tant le mécontentement est grand.

 

Le communiqué des syndicats CGT – CFDT –FSU – CFTC – Solidaires – UNSA, parle « d’incertitude et d’inquiétude sur les véritables intentions du gouvernement ». Pourtant son objectif est clair et connu. Ils veulent faire travailler de plus en plus longtemps, casser le système des retraites. Le capital ne veut plus payer.

 

Les organisations annoncent qu’elles se réuniront le 14 juin après le congrès de la CFDT, pour fixer les modalités de la journée du 24 juin. Est-ce que c’est la CFDT qui va fixer une ligne d’action pour tous ?

 

Chérèque, le 31 mai, le soir même de la réunion des organisations, a redit à FR3 ce qu’il avait exposé déjà dans son interview au journal « Les Echos » à la veille du 27 mai : questionné sur le congrès de la CFDT (du 7 au 12 juin) il répond « que son syndicat va discuter des conditions dans lesquelles il peut accepter un allongement de la durée de cotisation et qu’il poursuivra ses réflexions sur la fusion à terme des différents régimes, ce qui porte en germe la question d’une réforme systémique ». C’est clair, non ?

 

Ces tergiversations, les diversions démagogiques comme celle de FO qui n’a pas participé au 27 mai mais appelle à une grève le 15 juin, sont des obstacles de taille au développement du mouvement revendicatif. Le gouvernement et le capital en profitent.

Il faut que l’exigence de l’action s’exprime de plus en plus fort. D’abord, pour préparer une grande journée de grève et de manifestations le 24 juin.

 

C’est seulement la lutte sans ambiguïté contre le capital, rejetant les fausses solutions d’où qu’elles viennent qui changera les choses.

Car, pour le capital, les mesures prises contre les travailleurs et le peuple ne sont qu’un début ! Aller plus loin c’est pour lui un besoin impérieux, lié à sa nature même. Il a besoin de faire baisser toujours plus le prix de la force de travail, directe ou indirecte, sous toutes les formes. Il veut pousser l’exploitation des peuples au maximum.

 

En France 680.000 emplois ont été détruits depuis 2008. Les destructions massives d’emplois continuent : 10.000 au premier trimestre 2010, le chômage repart à la hausse. La productivité est augmentée.

 

Il y a la réforme des retraites, du système de santé et de la Sécurité Sociale, de l’enseignement et de la recherche, la réduction massive des emplois publics, des crédits affectés à l’aide publique, le blocage des salaires, l’achèvement des privatisations. Tout est livré au capital avec comme conséquence la casse des statuts et dans cette course au profit et à la compétitivité capitaliste des augmentations de prix considérables : le gaz a été augmenté de 11,4% le 1er avril, il le sera de 4,5% le 1er juillet, EDF veut augmenter de 11,4% en 2010 et 3,5% les années suivantes, augmentation des transports etc…

 

Tous les gouvernements de tous les pays capitalistes du monde, droite ou sociaux-démocrates et leurs alliés ont le même programme : tout pour le capital. On peut le voir en Europe :

Papandréou socialiste, Merkel droite, Zapatero socialiste, Cameron droite qui vient de succéder à Brown socialiste, Socrates au Portugal socialiste, Sarkozy droite… Ils ont tous établi des plans d’austérité maximum pour répondre à l’exigence du capitalisme dans leur pays.

Ils ont d’ailleurs tous depuis 2008 début de la crise actuelle, injecté des centaines de milliards d’argent public pour venir au secours des banques, des multinationales, pour relancer le capital. Et ça continue de plus belle.

-En France : 428 milliards d’euros ont été prêtés à 1% pour renflouer les banques et les grandes entreprises.

-En Europe 1.200 milliards. Dans le monde 4.000 milliards de dollars.

-En Avril 2010 ce sont 750 milliards que les gouvernements européens ont alloués aux états trop endettés pour payer les banques, les marchés financiers qui spéculent sur les dettes des états. Les gouvernements s’endettent pour le capital et font payer les peuples.

Aujourd’hui la Banque Européenne (BCE) prête à 1% aux banques des pays européens. 27 banques des pays les plus endettés (Portugal, Grèce, Espagne) ont demandé un prêt. Les grandes banques comme la BNP font de solides profits, elles ne connaissent pas de problèmes.

 

Il y a de l’argent, beaucoup d’argent. Par exemple :

En France, on nous dit :

-Le montant de la dette publique est de 1.639 milliards d’euros – c’est 83,2% du PIB qui est de 1.970 milliards

-En 2010 le déficit est de 158 milliards – 9,5% du PIB

Il faut savoir que la dette publique de la France est détenue à 67% par les banques, assurances et fonds étrangers. Elle génère une charge d’intérêts de 37,9 milliards.

Mais pourtant il y a de l’argent, beaucoup d’argent.  Où va-t-il ? A qui profite-t-il ?

-En 2009 les entreprises ont bénéficié de 140 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales, taxe professionnelle et autres cadeaux fiscaux.

-Les produits financiers des entreprises et des sociétés financières échappent totalement aux cotisations sociales, car ne paient de cotisations que les revenus du travail. En 2009 la part des revenus du travail n’est que de 10,3% du revenu total des entreprises non financières et de 3,6% pour les sociétés financières. Le manque à gagner de cotisations sociales en 2009 est :

*pour les entreprises non financières de 70 milliards

*pour les entreprises financières de 46 milliards

Total : 116 milliards par an de cadeaux supplémentaires aux entreprises

Ajoutons les fonds publics injectés pour la relance capitaliste : 428 milliards en 2008 et la participation de la France au fond européen : 111 milliards.

-Les chiffres d’affaires des entreprises du CAC 40 ont progressé de 5,43% au premier trimestre 2010. « Nous avons enregistré un niveau historique » vient de déclarer le PDG d’Alstom. Les instituts économiques prévoient une hausse de 30% des profits cette année.

En 2009, les salariés français ont produit 922 milliards d’euros de richesses. 242 ont été distribués aux actionnaires, 212 seulement ont été investis dans la production.

Il y a de l’argent pour payer à la fois de bonnes retraites, un bon système de santé, pour l’enseignement, pour augmenter les salaires…

 

Répétons-le,  il ne faut pas entrer dans ce faux débat qu’on veut imposer : l’allongement de la vie, le déficit, les dettes de la France etc … nous contraindraient à des restrictions.

 

Il y a de l’argent. L’unique question est que c’est le capitalisme qui en dispose ! Et on sait ce qu’il en fait : accroître toujours plus son taux de profit, baisser encore et toujours le prix de la force de travail.

Des sommes colossales se promènent dans le monde.

Le PIB mondial officiel (donc sujet à caution) est de 55.000 milliards de dollars.

Le montant des actifs gérés en 2008 par les fonds de pensions, les sociétés d’assurances, les fonds de placement, les Hedges founds (fonds hyper spéculatifs dont le but est de faire de l’argent à court terme) est 75.000 milliards de dollars. C’est 150% du montant des richesses crées dans le monde. Il a plus que doublé en 10 ans. En France, le montant des actifs de tous ces fonds représente 257% du PIB, soit 5.000 milliards de dollars.

La spéculation repart de plus belle depuis 2008 profitant de la crise et des fonds publics. La revue financière « Capital » explique que les milliards prêtés aux banques par les états (au taux de 1%) leur ont permis de spéculer à tour de bras. La manne des spéculateurs représentait fin 2009, 10.864 milliards de dollars- contre 3.285 en 2.000- soit 20% du PIB mondial. Il y a 9.000 hedges Funds dans le monde et il s’en crée chaque semaine.

Aujourd’hui, 3 milliards de dollars circulent chaque jour dans le monde par-dessus les frontières sans le moindre prélèvement d’impôts. Seulement moins de 2% de cette somme servent directement au commerce mondial et aux investissements productifs. Plus de 98% servent à des opérations spéculatives principalement sur les monnaies, sur les titres de la dette, sur les matières premières.

Le capitalisme, c’est ça ! Son mode de fonctionnement, c’est ça et rien d’autre !

 

Parler de « limiter » ou « d’encadrer » les spéculateurs comme le font le PS, le Front de gauche, le PCF, le NPA et d’autres est une duperie.

Il n’y a pas de financiers vertueux. La spéculation c’est l’existence même du capitalisme. On peut citer pour mémoire une des premières spéculations connues qui s’est développée au début du 17ème siècle – en 1637- en Hollande ou les Hollandais découvrent… les tulipes ! Rares, elles se vendent très cher. Les prix montent. Une poignée d’investisseurs  repèrent un marché prometteur, d’autres les imitent, les prix montent (un seul bulbe valait le prix d’un immeuble à Amsterdam). Lorsqu’ils réalisent qu’ils sont allés trop loin, ils revendent tous ensemble leur part. Résultat les prix s’effondrent, ils sont ruinés. C’est la première bulle financière, mais qui n’est en rien comparable avec ce qui se passe aujourd’hui.

Pascal Salin, professeur d’économie, écrit dans le « Figaro Magazine » : « spéculer c’est imaginer l’économie. Certains se spécialisent dans la production industrielle, d’autres dans la prise  en charge de risques et espèrent bien recevoir un gain pour le service rendu aux premiers ».

 

La soi-disant « bonne gestion » du capitalisme n’existe pas. Il n’y a que la lutte qui puisse atténuer les effets de son exploitation.

En 2009 les dépenses militaires mondiales ont été de 1.531 milliards de dollars, en augmentation de 5,9 sur 2008. En 10 ans, elles ont augmenté de plus de 50%. La France est en 3ème position avec 63,9 milliards.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Chine et le Japon totalisent 63% des dépenses militaires mondiales. Israël figure dans le peloton de tête.

 

Outre le gâchis de ces milliards détournés du développement humain, les capitalistes unis pour exploiter les peuples se livrent une guerre sans merci pour la conquête des marchés, l’exploitation des ressources, pour la domination économique et politique dans le monde, une concurrence qui va jusqu’à la guerre, on le voit au Moyen-Orient, en Afrique et ailleurs. Les dangers de guerre sont permanents.

 

La conférence sur le traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) qui se tient tous les cinq ans s’est tenue le 28 mai. 189 pays signataires y participaient. Israël, l’Inde et le Pakistan ne sont pas signataires.

 

Israël qui,  fort de l’impunité, du soutien des USA, de l’Europe, a organisé lundi une véritable opération de guerre qui a fait au moins 9 morts et 45 blessés, contre le convoi humanitaire destiné à Gaza.

La conférence s’est terminée par un texte hybride qui ne fait en rien reculer l’armement nucléaire, ni les dangers de guerre.  Israël n’est pas mentionnée dans le texte car les USA qui se sont ralliés au texte parce qu’ils doivent tenir compte de l’évolution du rapport des forces, du poids de la Chine, du Brésil,  des pays arabes, s’y sont opposés et ont été suivis par une majorité d’autres pays.

 

Israël qui colonise la Palestine depuis plus de 40 ans, qui assassine le peuple palestinien (rappelons nous l’offensive de guerre sur Gaza, il y a un an) qui impose le blocus, a été admis la semaine dernière comme si de rien n’était à l’OCDE (organisme pour la coopération et le développement).

 

Après son opération de guerre contre les pacifistes lundi, l’indignation est montée de partout. Que font les Etats ?

 Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est contenté de demander une commission d’enquête. Une commission d’enquête pour faire quoi ? Israël organise une attaque militaire meurtrière contre la flottille pacifiste et on va chercher qui est responsable ?  Selon les diplomates, les Etats-Unis, traditionnels protecteurs d’Israël à l’ONU, ont bataillé ferme avec la Turquie, rédactrice du texte, pendant des discussions qui ont duré plus de douze heures, pour éviter une déclaration plus dure à l’égard d’Israël. Ils ont ainsi obtenu que l’appel ne demande pas une enquête « indépendante » jugeant qu’Israël était à même de la mener lui-même.

 

Ainsi, comme toujours complices d’Israël, ils l’incitent à continuer ses crimes, à tenir un peuple sous sa domination.

L’Etat d’Israël doit être condamné, il doit cesser ses exactions, l’oppression du peuple Palestinien. Il faut exiger la levée immédiate du blocus.

 

Et, ainsi que nous l’avons redis dans notre communiqué : pour contraindre Israël à évacuer les territoires palestiniens, pour que le peuple palestinien puisse construire un Etat libre et indépendant, il faut prendre les sanctions qui s’imposent, mettre l’Etat d’Israël au banc des nations.  Nous exigeons que la France rompe ses relations diplomatiques avec l’Etat d’Israël.

Le monde d’aujourd’hui ce sont les possibilités gigantesques de développement économique, scientifique, culturel, un développement formidable des moyens de communication.

Le capitalisme capte par tous les moyens ces outils de libération humaine pour développer l’exploitation des hommes, pour des destructions humaines par les guerres.

Un milliard d’êtres humains souffrent de la faim.

Les régressions sociales sont programmées dans tous les pays capitalistes du monde.

Le capitalisme détient les moyens de production et la maîtrise des moyens financiers. Le capitalisme n’a de cesse d’étendre son emprise partout et sur toute la vie.

 

La concurrence capitaliste est sans merci, d’autant plus vive que le développement inégal du capitalisme dans le monde redistribue les cartes de l’économie mondiale et du poids politique des pays.

 

Les pays d’Asie, d’Amérique Latine, d’Afrique ont représenté en 2009, 52% de la production mondiale, contre 48% pour les pays « avancés ».

La Chine avec 10% de croissance représente 8% du PIB mondial, derrière les USA et juste derrière le Japon 8,5%. D’ici 2020, le Brésil, la Russie et l’Inde auront dépassé la Grande-Bretagne et talonneront l’Allemagne.

Il est prévu que l’Afrique qui frôlera 7% de croissance en 20l0, passe de 1 milliard d’habitants à 2 milliards en 2050.

La Turquie dont le taux de croissance est proche de celui de la Chine, la Turquie alliée de toujours des USA est en train de s’en détacher pour se tourner vers les pays Arabes et l’Asie. Elle aspire à jouer un rôle important au Moyen-Orient. Ce qui vient de se passer avec Israël le confirme.

 

Les 15 premières multinationales de production ont leur siège aux USA, au Japon, en Chine, en France, en Allemagne, en Italie. Le capital de chacune va de 114 à 396 milliards de dollars.

 

La nature du capitalisme ne changera pas, on ne peut ni l’aménager, ni le réformer. Ou on le combat, ou on l’intègre et il vous mange.

L’affrontement capital – travail est au maximum dans le monde aujourd’hui.

 

La lutte de classe est un fait incontournable.

Il faut combattre le capitalisme sans relâche, jusqu’à l’abattre, lui enlever les moyens de production et les moyens politiques et construire une société socialiste au service du peuple.

Mais nous n’attendons pas l’arme au pied l’arrivée d’un quelconque grand soir.

Dès maintenant en le combattant sans ambiguïté on peut le faire reculer, arracher des conquêtes sociales, certaines très importantes comme ce fut le cas en 1936, en 1945, en 1968.

Toute l’histoire de notre pays prouve que, si seule la lutte peut changer des choses, la lutte ample, résolue, peut donner de grands résultats.

 

Dans d’autres pays,  les salariés, les peuples développent des actions contre les plans des gouvernements, en Grèce, en Espagne, au Portugal. Nous les suivons attentivement.

Tous les peuples sont confrontés au même ennemi, le capital. Tous ont les mêmes intérêts à défendre.

Pour tous, il n’y a qu’un chemin : la lutte.

 

C’est en développant la lutte sans relâche, chacun dans notre pays que nous les ferons reculer.

Nous sommes tous solidaires. La lutte de chacun est une aide pour les salariés des autres pays.

 

Que font les partis politiques en France

 

-La Droite gouverne.

 

-Le FN est en embuscade. Il surfe sur les difficultés sociales pour développer sa démagogie. On a même entendu Marine Le Pen dire qu’elle est pour la retraite à 60 ans ! alors que le FN prône la retraite à 75 ans dans son programme.

-Quant à ceux qui se présentent comme l’alternative à Sarkozy en 2012, le PS et ses alliés – PCF – Front de Gauche – Vert – NPA… Ils ont tous un point commun : ils se situent tous dans le capitalisme comme seul horizon. Aucun ne veut l’abattre et construire le socialisme. Ils veulent tous plus ou moins l’aménager, le moraliser. Ils en appellent tous à l’Europe – capitaliste – aux solutions européennes.

 

Le PS vient de tenir sa convention et de lancer sa campagne.

Il n’a pas de programme pour changer la politique actuelle, pas de programme révolutionnaire.

Par ex. les retraites : il discourt sur le maintien de l’âge légal à 60 ans, mais Chérèque se réjouit que le PS ait accepté la réforme de 2003 qui allonge la durée de cotisation et qu’il soit pour la retraite à la carte. Le PS précise d’ailleurs que la réforme ne peut pas être indolore pour les salariés mais qu’elle doit être équilibrée, que les efforts doivent être partagés.

Le PS est là comme toujours pour gérer les intérêts du capital et plus on approchera de 2012 plus cela s’affirmera.

M. Aubry dans un article commun avec Rassmussen, président du PS européen  affirme dans « Libération »: « la solution à la crise n’est pas de chercher des boucs émissaires mais de retrouver le volontarisme qui a fait l’Europe ».

Pour détourner l’attention du contenu de son programme, le PS lance un grand spectacle : des primaires entre ses futurs candidats, ouverts même aux non-adhérents PS « pour la somme de 1 euro de participation ! ». C’est de la politique spectacle, comme le sont les joutes verbales avec Sarkozy.

Candidats, M. Aubry, Strauss-Kahn, Hollande, Valls, S. Royal, Montebourg…l’un ou l’autre, le capital peut dormir tranquille, ils se ressemblent tous.

 

Le PCF cherche à exister dans le Front de gauche. Il veut tâcher de garder ses élus et est prêt comme toujours à s’allier au PS.

On peut lire dans « l’Humanité » à propos du programme du PS : « Ce projet est un retour aux fondamentaux de gauche… Le PS ne craint plus d’utiliser des termes marxistes. Preuve de l’influence de la gauche du Parti… » ! (il faut bien justifier l’alliance).

 

Le PCF en appelle à l’Europe. Il organise un forum sur l’Europe nouvelle. Il estime que la gauche européenne doit proposer une alternative pour une Europe nouvelle qui profite aux peuples, sociale et solidaire. Sans doute a-t-il en vue l’exemple probant de Papandréou, Zapatero et Socrates, les socialistes qui mettent en œuvre dans leur pays des plans draconiens d’austérité pour leur peuple, en pleine osmose avec l’Europe !

 

Mélenchon du parti de gauche qui brigue la place de candidat du Front de gauche en 2012, explique qu’il se désistera au 2ème tour pour le PS mais attention, il veut que ce ne soit pas Strauss-Kahn car ce serait dur. Martine Aubry c’est complètement différent, c’est bien.

 

Le NPA lui aussi par la voix de Besancenot et Grond estime qu’une Europe sociale, solidaire, écologique est nécessaire. Il veut battre la droite. Il est prêt à se désister pour le PS au 2ème tour mais si c’est Strauss-Kahn ce ne sera pas automatique.

Ce genre de manœuvres va se développer de plus en plus.

 

Un hebdomadaire rappelait récemment une réflexion de feu Philippe Seguin : « la droite et la gauche sont deux détaillants qui ont le même grossiste l’Europe ». On pourrait dire aussi « deux détaillants d’un même grossiste, le capital ».

Il faut combattre toutes les fausses solutions, refuser d’aller dans les voies de garages sur lesquelles ils voudraient entraîner les salariés.

 

Ils sont tous dans un consensus capitaliste. Il faut le combattre. C’est à ce prix que les choses changeront.

 

Dans cette période, la lutte de classe va se développer.

Nous savons que pour qu’elle s’élargisse contre le capitalisme et le fasse reculer, il faut qu’elle soit consciente et ne se laisse pas détourner.

La bataille idéologique est énorme, les moyens mis en œuvre par ceux qui veulent  réduire la lutte de classe ou la détourner de son objectif ne manquent pas. Ils se sont déjà beaucoup amplifiés et vont aller en s’amplifiant encore.

Il est plus que jamais indispensable pour donner force au mouvement de lutte, de développer la conscience révolutionnaire.

Nous sommes le seul parti révolutionnaire aujourd’hui en France. Nous sommes les seuls qui ayons une analyse basée sur la théorie révolutionnaire marxiste qui nous apporte la connaissance du capitalisme et nous permet de jouer le rôle d’Avant-garde indispensable dans la lutte.

 

Lénine dans un ouvrage sur Marx et Engels explique que :

« Pour briser la résistance des classes capitalistes, il n’y a qu’un moyen : trouver dans la société même qui nous entoure, puis éduquer et organiser pour la lutte, les forces qui peuvent et doivent de par leur situation sociale, devenir la force capable de balayer le vieux monde et de créer le nouveau ».

C’est le but et le rôle de notre parti.

 

Nous avons décidé avec la préparation et le déroulement de notre 5ème congrès de nous fixer l’objectif de franchir une nouvelle étape dans notre activité et notre organisation.

Tout ne dépend pas de nous, mais nous pouvons modifier beaucoup de choses si nous déployons encore plus notre activité partout.

Nous le constatons, de plus en plus de salariés, des jeunes s’interrogent, ils cherchent où aller, comment faire, avec qui.

La donnée nouvelle aujourd’hui, c’est qu’il y a une très grande place pour déployer notre politique.

Dans les entreprises, les facultés, les quartiers, nombreux sont ceux qui suivent notre activité avec intérêt. Notre site est lu et rencontre un écho important.

 

Beaucoup de chose se font, il y a des résultats. Chacun est conscient que si nous développons encore nos initiatives, nous aurons des résultats car cela répond à une attente.

 

Aujourd’hui faisons le point : Où en sommes nous dans notre activité ? Quels résultats, quels obstacles, comment avancer plus vite ?

Nous avons mis en route les décisions du Comité National pour aider au déploiement de notre activité.

Le collectif propagande, pour travailler à en améliorer le contenu et la diffusion – avec le site, le journal, les tracts – a tenu une réunion téléphonée. Les choses commencent à se mettre en place, l’hebdo du site s’améliore. Il faut évidemment aller plus loin. Les camarades diront où ils en sont.

 

Le collectif pour les finances a aussi tenu sa première réunion téléphonée. Vous avez eu un compte-rendu. Il a commencé à évaluer les besoins, pour l’activité, la campagne des cantonales de 2011 où nous voulons présenter le maximum de candidats. Des discussions sont en route avec les départements pour réfléchir ensemble comment développer une réelle bataille financière.

 

Un collectif démarre pour aider au recrutement, aux initiatives pour élargir notre implantation. Il faut redire combien chaque adhérent à COMMUNISTES où qu’il soit, est important, combien il est précieux pour notre parti. C’est par lui que progressent les idées révolutionnaires. Des adhésions se font, il faut s’en occuper pour en faire de plus nombreuses.

 

Notre activité se développe, elle peut se développer bien plus. La situation nous impose d’accélérer ce mouvement.

Pour déployer toute cette activité, la formation des militants, les stages doivent se poursuivre.

De même la réunion régulière des adhérents pour débattre de la situation politique, décider de nos initiatives, est indispensable.

 

C’est en déployant toute cette activité que nous préparerons notre congrès des 26 et 27 novembre prochain.

Nous devons déjà veiller à la participation la plus large possible des camarades des entreprises, des quartiers populaires, des jeunes, des femmes à notre congrès qui sera le lieu d’un très grand échange politique et d’expériences et prendra les décisions pour porter notre parti en avant.

Où en sommes-nous, comment avancer plus vite, nous déployer partout.

 

Discutons de tout cela aujourd’hui.

 

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