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Comité National 06-02-2010 – rapport introductif

 

 

E n ce début d’année 2010, le constat est sans appel. La situation du peuple se détériore dans tous les domaines.

La France dans l’affrontement féroce que se livrent les grandes puissances capitalistes mondiales continue de s’affaiblir. Sa place dans le développement inégal du capitalisme mondial diminue sensiblement.

 

Elle se désindustrialise rapidement et son retard technologique se creuse de plus en plus. Les investissements industriels ont reculé de 21%, 500.000 emplois industriels ont disparu entre 2000 et 2008, 180.000 en 2009 et l’INSEE en annonce 63.000 de moins pour le 1er semestre 2010. Il y a 30 ans, il y avait 23 raffineries en France, il en reste 11 aujourd’hui et d’autres fermetures sont annoncées. « Les Echos » titrent : « la désindustrialisation s’accélère ».

 

Nous vérifions que, tout particulièrement dans notre pays, le capitalisme bloque le développement économique, le progrès humain.

Je rappelle que : les salaires sont gelés  pour 2010 (comme en 2009). Le gouvernement a octroyé 6 euros mensuels aux Smicards. Ajoutons à cela les pertes de primes, le chômage partiel.

 

Le pouvoir d’achat a reculé considérablement, d’autant qu’il y a les augmentations subies, les prix de la consommation, les transports, les impôts locaux, les loyers, les déremboursements de médicaments, le forfait hospitalier…

 

L’INSEE annonce une nouvelle progression du chômage de 300.000 en 2010. Le gouvernement annonce des milliers d’emplois supprimés dans les hôpitaux, 34.000 dans la fonction publique.

 

Tout cela n’est pas suffisant 

En France, les puissances capitalistes et le gouvernement Sarkozy à leur solde, veulent passer à une nouvelle étape de la baisse du coût du travail. Baisser le coût du travail, c’est le moyen déterminant de se maintenir dans le monde capitaliste.

D’où les « réformes » tous azimuts que va mettre en œuvre Sarkozy pour adapter tous les secteurs de la société à un seul credo : assurer le profit maximum en réduisant beaucoup plus, salaires, allocations, pensions, bref le niveau de vie.

Le déficit de la France atteint 1.457,4 milliards d’euros – 75% du PIB. Tous les pays capitalistes sont endettés, c’est le résultat de la politique au service du capital.

 

Outre tout cela, baisser le coût du travail c’est  « réduire de façon drastique les dépenses publiques sociales » a annoncé Sarkozy : les retraites, la Sécurité Sociale, les dépenses des collectivités locales.

C’est le peuple qui doit payer, on ne doit pas pénaliser les entreprises.

 

Les retraites : des dizaines de milliards sont en jeu. Dès 2010, ils iront le plus loin possible.

Ayons bien en tête ce qu’ils veulent faire sans nous perdre dans les détails mis en avant pour brouiller  notre lutte. Leur objectif c’est :

1-augmentation du nombre d’année de cotisations.

2-élévation de l’âge de départ.

3-baisse des pensions

 

Evidemment la France est en retard, l’âge de départ en Allemagne est de 67 ans, elle va passer à 67 ans en Espagne etc…

4-leur objectif final c’est d’en finir avec le système de solidarité inter générations – la répartition – pour individualiser la retraite et imposer la capitalisation.

 

Ajoutons qu’ils veulent en finir avec le système de retraite de la fonction publique basé sur les 6 derniers mois de salaire.

On sait que le pouvoir n’a pas prévu d’abattre tout le système d’un seul coup, tout simplement parce qu’il ne peut pas ! Côté tactique, le gouvernement compte avancer étape après étape. Comment ? En s’appuyant en permanence sur les « partenaires sociaux » tels le MEDEF et les syndicats. Les premières réactions des directions syndicales montrent que celles-ci sont déjà prêtes à dialoguer. Chérèque est à l’avant-garde, il a déclaré à France-inter « qu’il faut avoir le courage politique d’affronter la réforme du système ».

Côté partis politiques, M. Aubry, secrétaire du PS, a donné le ton, tous les autres vont suivre. Une fois de plus nous avons la preuve qu’il ne faut surtout pas croire qu’avec eux les choses changeront ! Elles ne changeront que par la lutte des salariés et du peuple. C’est ce que nous leur disons.

 

Le système de santé. Les employeurs, les très gros surtout, paient de moins en moins  la part de cotisation qui leur est impartie par la loi. Ceci grâce aux gouvernements qui se sont succédés, de droite comme de gauche.

 

La Sécurité Sociale est asphyxiée par les exonérations de cotisations patronales : 45 milliards d’euros en 2009. Les assurés paient de plus en plus – diminution des remboursements – forfait hospitalier – augmentation des mutuelles…

Dans le droit fil des gouvernements précédents, ceux de droite, ceux de la gauche unie et de la gauche plurielle, le gouvernement Sarkozy poursuit trois buts :

 

-diminution drastique des remboursements (franchises etc…)

-augmentation des cotisations sous toutes les formes (mutuelles etc…)

-l’objectif final étant d’aller vers un système d’assurance privée.

 

Parallèlement une vaste restructuration des hôpitaux est en cours dans tous les départements, avec des fermetures, des milliers de suppressions d’emplois. Il faut rentabiliser. Rien qu’à L’A.P. de la Région parisienne, ils veulent complètement démanteler le réseau hospitalier. D’ici 2014, le plan prévoit 12 groupes au lieu de 37 actuellement et 4.000 suppressions d’emploi.

Comme pour les retraites, le gouvernement compte sur l’aide des « partenaires sociaux » et des partis politiques pour avancer au coup par coup.

 

EDF-GDF, dont la nationalisation en 1945 a permis de faire une industrie de pointe avec en particulier le nucléaire qui produit en France l’essentiel de la consommation nationale, est livrée au privé. GDF a été privatisé.

Dès après les régionales, ce sera l’ouverture totale d’EDF. Une loi (dire Nome) va offrir aux entreprises privées, Poweo, Direct-énergie, GDF-Suez… ¼ de la production nucléaire d’EDF, à bas prix. F. Fillon a promis à la commission européenne, la fin des tarifs réglementés pour 2015. Déjà EDF veut une hausse des tarifs pour les consommateurs de 24% d’ici 2015.

 

La SNCF : l’ouverture à la concurrence internationale est en route, les lignes internationales, bientôt les TGV, après, ce seront toutes les lignes. Le transport marchandises est réduit au nom de la rentabilité, des lignes TGV sont menacées de suppression. Tout ce qui est rentable est privatisé.

 

La Poste sera société anonyme le 1er mars, en route pour la privatisation. Déjà le service postal est démantelé, le service aux usagers et les conditions de travail des postiers se dégradent à une allure vertigineuse.

 

Des Etats généraux de l’industrie ouverts le 15 octobre se sont terminés la semaine dernière.

Tout le monde était là. Le gouvernement, le MEDEF, tous les syndicats, les partis politiques de droite, le PS, le PCF, les Verts etc…

 

Ce Comité, présidé par J.F. Dehecq, président de Sanofi-Aventis (qui supprime 4500 emplois) a rendu son rapport :

«La dégradation de l’industrie provient d’un coût du travail trop élevé ». Il se félicite de la suppression de la taxe professionnelle qui frappe les employeurs et il appelle à prendre en compte la compétitivité de l’industrie. Tout est dit.

 

Le secrétaire général de la CGT, B. Thibault se plaint « les Etats Généraux de l’Industrie sont loin de tenir leurs promesses…Il est même légitime de s’interroger sur le but poursuivi ». Quelle naïveté !

C’était pourtant connu. Sarkozy confirme à chaque occasion la mise en œuvre de sa politique.

La Fédération des Industries Chimiques CGT, elle, avait clairement dénoncé l’objectif de ces Etats Généraux. Elle avait même demandé à la CGT de les quitter, car elle estimait que les syndicats et les partis politiques en y participant donnaient une caution officielle à la poursuite de la politique de Sarkozy. 

 

La casse du système Universitaire, de la recherche et leur mise sous – tutelle directe du capital est en route. Le but est d’avoir une dizaine de « campus d’élite » directement en prise avec les besoins du capital. (On a pu déjà avoir un petit aperçu. Sanofis-Aventis supprime un secteur de recherche et va licencier les ingénieurs, puisque disent-ils, le public va développer la recherche pour nous, inutile de doubler).

La réforme de l’enseignement se met en place pour l’adapter aux besoins des entreprises.

 

La réforme territoriale dont une partie est déjà en discussion au Parlement, sera déployée en grand dès après les régionales.

Le but là aussi étant d’aller vers de grandes mégapoles de 450.000 à 1 million d’habitants autour des grandes villes, Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes, Rouen… sous le contrôle des multinationales et des banques et d’aboutir au regroupement des départements, à des grandes régions, certaines frontalières regroupées avec des régions d’autres pays européens, comme l’Euro Méditerranée avec déjà deux régions françaises et deux espagnoles.

Les structures se mettent en place pour l’adaptation aux besoins actuels du capital européen.

 

La politique du capital dans le monde entier est fondamentalement la même : où que l’on soit, il faut avant tout baisser la valeur de la force de travail pour vaincre l’adversaire.

Le dernier Comité National a fait largement le point. Je me limiterai à évoquer deux ou trois questions.

 

-Le capital fait payer sa crise aux peuples. Elle n’est pas terminée car c’est le mode même d’existence du capitalisme, seule varie son intensité.

Déjà « Les Echos » annoncent ces jours-ci que  « Le FMI s’inquiète des risques  de reconstitution des bulles financières spéculatives ». L’éditorialiste écrit « les Bulles appartiennent comme les crises à la structure même de la réalité où nous sommes… Il est parfaitement illusoire d’espérer un monde sans Bulles ».

 

Aux USA, c’est le conseiller économique d’OBAMA lui-même, un certain Laurence SUMEN qui annonce : « 1 homme américain sur 5, de 20 à 54 ans, est sans travail. Il n’existe pas de précédent, le chômage devient structurel et touche de plus en plus les classes moyennes ». On observe la même chose dans l’ensemble du monde capitaliste qu’on appelle les « pays développés ». Leur croissance est en berne et leurs prix de production (entendez le coût du travail) trop élevé par rapport aux pays à faible coût de main-d’œuvre que sont les pays en voie de développement. D’où un affrontement de plus en plus dangereux entre tous ces pays capitalistes, certains actuellement dominants, d’autres encore dominés. Cette situation est extrêmement mouvante et grosse de dangers énormes.

Je me limiterai à un exemple, ce qui se passe actuellement entre les USA et la Chine. Les Américains viennent de vendre à TAÏWAN 4,6 milliards d’euros d’armements tels que fusées et navires de guerre. La Chine a répliqué  en suspendant les relations militaires avec les USA et en menaçant de sanctions les firmes américaines qui commercent avec elle. Il faut savoir que 18% des exportations chinoises se font aux USA pendant que les banques chinoises possèdent 53,5 milliards d’euros de bons du trésor américains. On voit à quel point cette situation est dangereuse ! Le quotidien financier « Les Echos » du 4 janvier en résumait l’enjeu ainsi : « le déclin relatif de l’occident par rapport à la Chine et la montée irréversible de la puissance chinoise en Asie pose le problème de l’attractivité sinon l’universalisme du modèle démocratique occidental ».

 

Il est évident que nous ne nous rangerons jamais derrière « l’attractivité de ce modèle démocratique occidental », de même que nous ne nous rangerons jamais derrière un pays capitaliste quel qu’il soit, qu’il s’agisse de la Chine ou d’un autre.

Il faut mesurer les milliers de milliards engloutis en dépenses de guerre, il faut mesurer le danger que fait courir à l’humanité cette escalade dans la préparation permanente de nouveaux conflits, toujours plus graves.

 

Il faut souligner avec force qu’en France, tous les partis politiques qui se prétendent être pour le progrès, pour le changement, ont tous pour modèle la « démocratie occidentale » comme une chose allant de soi !

 

Pour ce qui nous concerne nous devons développer bien plus notre réflexion et notre action pour la défense de la paix. Nous sommes les seuls qui puissions le faire.

 

Derrière le rapport de forces, y compris et même surtout militaires, il y a l’accaparement des ressources minières et d’autres, la mainmise sur les marchés, sur le travail des hommes etc…

Quelques mots à propos de l’Afrique :  l’Angola avec l’enclave de Cabinda riche en pétrole connaît un conflit, le Soudan devenu le troisième producteur de pétrole de l’Afrique Subsaharienne ; conséquence : il est menacé par une nouvelle guerre. Le Nigéria connaît des violences. La Guinée deuxième producteur de bauxite exploitée essentiellement par une compagnie russe, connaît des troubles.

Ces exemples sont à la fois éloquents et limitatifs.

 

On annonce aujourd’hui qu’à Haïti, à peine 2 milliards d’euros d’aide ont été versés. C’est dérisoire ! Une goutte d’eau et aujourd’hui ils sont tous à l’affût pour réaliser des profits fabuleux liés à la reconstruction. Les Américains se sont installés dans la place. Avec Haïti, ils contrôlent plus étroitement encore que par le passé une base stratégique de première importance.

 

Un mot pour dire Bravo à Cuba, petit pays victime du blocus américain, qui non seulement depuis des années forme gratuitement des centaines de médecins haïtiens, mais qui depuis le séisme soigne des milliers d’haïtiens

 

Cinquième grande puissance économique mondiale, la France est dans une zone particulièrement aigue de la bataille que se livrent les grands groupes capitalistes à l’échelle du globe. Nous avons étudié à plusieurs reprises les différents aspects de cet affrontement impitoyable qui tourne finalement autour de la grande question : comment produire moins cher pour vendre plus ? Autrement dit : comment diminuer toujours plus la valeur et le prix de la force de travail ? C’est cela mode d’existence du capitalisme !

 

Ces jours-ci Sarkozy est allé à Davos au forum des banques et des multinationales. Dans son discours d’ouverture, il a affirmé : « Je veux moraliser le capitalisme ». La presse rapporte qu’il n’a impressionné personne et parait-il irrité les banquiers. Finalement, tout le monde est d’accord pour vouloir « moraliser » le capitalisme ! Il ne manquait que lui. C’est fait!

 

Nous sommes les seuls qui menons une lutte anticapitaliste véritable jusqu’à abattre ce système. Nous sommes aussi les seuls qui répondons à cette exigence qui grandit qu’il faut que ça change, que c’en est assez, que la situation est insupportable.

 

Dans un récent sondage du Comité d’études de Sciences Politiques sur l’état de l’opinion, 40% (dans la situation actuelle de désorientation de l’opinion c’est beaucoup) réclament que le système soit réformé en profondeur.

Nous savons que la révolution socialiste n’est pas pour le proche avenir dans notre pays. Mais nous savons aussi que le peuple uni peut imposer des conquêtes au pouvoir capitaliste et à tous ses serviteurs. Cela s’est produit tout au long de notre histoire et cela se produira encore.

 

En France, une étude de l’observatoire politico-économique des structures du capitalisme, montre que les dirigeants du CAC 40 sont interchangeables selon les besoins avec ceux des grands corps d’Etat : Mines – Télécom – inspection des Finances – Ponts et Chaussées –cabinets Ministériels. L’étude en a dénombré 98 qui peuvent soit présider soit siéger dans les conseils d’administration de plusieurs sociétés capitalistes à dominante nationale ou internationale.

 

On notera au passage que D. Strauss-Kahn qui préside aux destinées du FMI est en même temps… dirigeant du PS et candidat à la Présidence de la République française. Bel exemple non ?

 

Dans notre pays toujours, le mécontentement, l’exaspération grandissent. Témoin ce sondage du centre de recherche politique de Sciences-Po où 75% des sondés disent que les entreprises ne cherchent qu’à faire du profit. La direction du Travail, organisme officiel, a constaté que « les luttes pour les emplois et pour les salaires deviennent un sujet de conflit social majeur ».

 

Ce mécontentement va s’accroître, car la mise en œuvre du « plan Sarkozy pour le capital » aura comme conséquence d’aggraver considérablement la situation du peuple.

 

C’est pour cela que l’exigence de lutte grandit. Elle doit grandir encore, bousculer ceux qui s’y opposent, où qu’ils se trouvent. C’est urgent.

 

Où en sont les luttes économiques et sociales ?

Le 21 janvier a eu lieu la journée nationale de grève de la Fonction publique et des enseignants à l’appel de la CGT, la FSU et de solidaire. La CFDT était contre la grève. 131 rassemblements ont rassemblé un peu plus de 100.000 manifestants.

 

Le 30 janvier, les enseignants ont fait une manifestation nationale à Paris qui a rassemblé 10.000 participants.

Ce mercredi 3 février à la SNCF,  journée de grève à l’appel de la CGT, la CFDT et Sud Rail contre les restructurations, les suppressions d’emplois avec 36% de grévistes.

Des luttes ont lieu dans de très nombreuses entreprises dans tout le pays.

 

Que font les confédérations syndicales ?

Les dirigeants de la CFDT, Chérèque en tête, veulent aller le plus loin possible dans la voie de la compromission avec le gouvernement. Ils ont ouvert grand la porte pour « négocier » avec lui une sévère réforme des retraites « il faut être lucide dit Chérèque, le système créé en 1945 est inadapté. Un rafistolage n’est plus possible, il faut une réforme d’ampleur ». Il conseille simplement au gouvernement de ne pas aller trop vite. La CFDT tient son congrès en juin, ses dirigeants sont cependant inquiets du climat social. Freiner les luttes dans un climat plus revendicatif va compliquer leur tâche.

 

La CGT  vient de tenir le premier CCN après son congrès.

B. Thibault a annoncé qu’une réunion de l’intersyndicale (les 8 confédérations) se tiendrait la semaine prochaine. La CGT dit-il proposera une mobilisation interprofessionnelle pour le début mars. Quelle mobilisation ?

 

Les projets du gouvernement sont connus.

Il est urgent d’appeler à lutter tous ensemble sur l’emploi, les salaires, pour défendre les retraites, contre les restructurations, la liquidation du secteur public.

 

Si les autres syndicats freinent (la CFTC a déjà dit non) que va faire la CGT ? Pour nous, elle doit répondre à l’exigence de la situation, à la volonté de lutte des travailleurs et les appeler seule à l’action si les autres syndicats la refusent.

 

Aujourd’hui, le mouvement revendicatif prend de l’ampleur, mais il a besoin de grandir bien plus. Sarkozy et les siens n’attendent pas, ils avancent vite et loin.

Pour que les salariés les stoppent, la responsabilité particulière de la CGT est très grande. Elle doit appeler à l’action.

 

Les partis politiques

A cinq semaines des élections régionales qui auront lieu les 14 et 21 mars, on ne peut pas dire qu’elles suscitent un grand intérêt chez les travailleurs. Tout laisse prévoir que le nombre d’abstentions sera élevé, ceci malgré tous les flots de propagande que les médias vont déverser. Un sondage TNS-Sofres observe que le désintérêt des électeurs pour ces régionales est en moyenne de 55%, il atteint 76% chez les 18 – 34 ans et 61% chez les 35 – 49 ans.

 

Le comportement de tous les partis politiques habituels permet de mesurer une fois de plus à quel niveau lamentable ils se situent. Les manœuvres, les alliances qui se font et se défont, la chasse aux places, tout cela occupe de plus en plus le devant de la scène, au nom du changement, bien entendu.

 

60% des candidats de droite seront de nouveaux candidats. Il fallait faire la place à De Villiers et aux chasseurs, au nouveau centre mais aussi satisfaire ceux et celles qui se morfondaient d’impatience à l’UMP. D’autant que l’affaire Villepin complique les choses !

De son côté, le FN espère récupérer une partie de son électorat.

 

Bayrou et son Modem naviguent d’un côté à l’autre avec des alliances à la carte.

 

Le PS contrôle avec ses alliés 21 sur 22 régions. Il entend les conserver. Comment ? On peut déjà affirmer qu’il n’abordera jamais les vraies questions, tels les salaires, les retraites, les garanties sociales…Il sera muet sur le rôle que doivent jouer des travailleurs et des peuples dans la société pour que les choses changent. Comme sur toutes les questions leur politique est la même que celle du pouvoir en place, leurs différents portent uniquement sur des questions annexes.

Derrière ces régionales se profile la présidentielle de 2012 avec le mot d’ordre : « changer pour que rien ne change ».

 

Cohn-Bendit et les Verts espèrent profiter de leur lancée des européennes. Concernant les régionales, les marchandages vont bon train et ce n’est pas terminé. Pas question pour lui de changer de société, il entend se limiter à « une transformation écologique des régions ». Mais qu’on se rassure, Cohn-Bendit ne sera pas candidat an 2012, il est prêt à soutenir la candidature socialiste, moyennant…

 

Le Front de Gauche, Mélenchon, le PCF et consort s’activent. Ils voudraient au moins conserver les 180 élus du PCF et faire mieux si possible. Cela s’avère difficile. Chez eux non plus, on ne remarque rien dans leurs déclarations qui puisse effrayer le bourgeois.

 

Le NPA selon les régions se présentera seul ou avec le Front de gauche ou les Verts. Besancenot a déjà annoncé qu’au deuxième tour, il s’alliera avec le PS et les autres dans un « front démocratique », pour barrer la route à la droite bien sûr !

 

Une certitude : PS – Front de Gauche – Verts – NPA se retrouveront tous ensemble au 2ème tour des régionales en attendant la présidentielle de 2012.

Pour le reste c’est un magma incessant. Le PCF dans 5 régions est déjà avec le PS au 1er tour, dans les autres avec le Front de Gauche et le NPA dans 6 ou 7 régions.Dans le Nord-Pas-de-Calais, A. Boquet a une liste dite « grand angle » où on trouve de tout : PCF, Verts, NPA, parti de gauche, socialistes de cœur, la coordination communiste, syndicalistes, chef d’orchestre… Un maire PCF de la Région Parisienne est candidat chez les Verts…

 

Battre la droite. Pour faire quoi ? On en revient toujours à la même question.

Pour notre part nous ne présentons pas de listes pourquoi ? Parce que nous ne disposons pas des sommes colossales nécessaires – 2 millions d’euros pour le matériel officiel, et le système électoral avec des listes départementales – à 2 tours – exigeant au 1er tour de faire 10% pour avoir droit à se maintenir et 5% pour s’allier avec d’autres liste, ne nous le permet pas.

Pas de listes, certes, mais une grande campagne d’explications. Nous serons présents avec du matériel de propagande dans les entreprises, les quartiers. Nous organiserons dans le pays des réunions ouvertes, notre site popularisera quotidiennement notre opinion et nos propositions pour changer la société.

 

Nous savons tous ici que ces élections ne changeront rien fondamentalement. La même société capitaliste sera en place avec ses forces politiques interchangeables quand le besoin s’en fait sentir.

 

Il ne s’agit pas de changer de gouvernement mais de changer de politique.

Il ne s’agit pas de battre la droite mais de battre le capitalisme.

C’est pour cela que « COMMUNISTES » existe.

 

Ce n’est pas avec tous ces partis dits « de gauche » qui n’offrent que de changer de tête et qui font la même politique.

Nous disons : Méfiez – vous de leurs propos lénifiants, de leurs phrases ronflantes.

Le vote « COMMUNISTES » sera le seul révolutionnaire. Les électeurs pourront se procurer un bulletin de vote « COMMUNISTES » sur notre site et dans notre journal. Il sera à la disposition de tous celles et ceux qui veulent exprimer leur exigence que ça change vraiment.

 

J’en viens maintenant à notre 5ème congrès national

Le Bureau National vous propose de le tenir

Vendredi 26 novembre à partir de 18h. et samedi 27 novembre toute la journée.

Son objectif sera de passer à un nouveau stade de notre activité dans tous les domaines.

 

Aujourd’hui nous le pouvons. Nous avons construit un parti politique marxiste-léniniste solide, ce qui n’allait pas de soi quand nous l’avons créé en 2002.

 

Nous pouvons maintenant franchir une nouvelle étape tournée avant tout vers les salariés dans les entreprises, vers les jeunes partout où ils se trouvent, vers les habitants des quartiers populaires.

 

L’édification d’un tel parti révolutionnaire a nécessité l’engagement total de nos camarades à tous les niveaux. Qu’on se souvienne des controverses théoriques, parfois vives, que nous avons dû soutenir à plusieurs reprises à notre CN et ailleurs. Aujourd’hui que cela appartient au passé, nous pouvons enfin nous tourner encore plus résolument vers ce pour quoi nous existons : les travailleurs et le peuple. Nous le pouvons d’autant mieux que nous avons déjà un acquis très important. Vous connaissez les initiatives que prennent nos camarades dans des  départements, initiatives et résultats, ou plutôt résultats parce qu’initiatives et initiatives parce que vie politique régulière des organisations.

 

Je le redis, c’est probablement sur cette question des initiatives au plus près des gens que nous devons, que nous pouvons nous orienter en priorité.

 

C’est cette question qui doit figurer au centre des travaux de notre congrès.

Les problèmes actuels de développement que nous connaissons, qui sont de bons problèmes, comment allons-nous les résoudre ?

Je me limiterai à 3 exemples.

 

1-je l’ai dit notre participation avec des candidats aux élections – les régionales -en 2011 il y aura les cantonales et nous aurons le maximum de candidats - dépend avant tout de l’état de nos finances. Et vous le savez, les besoins de « Communistes » vont bien au-delà des élections, fort heureusement.

Des millions nous manquent. Pour avancer sur cette question, il faut parvenir à y intéresser des dizaines de milliers de personnes. C’est en bas au plus près des salariés et du peuple que nous y parviendrons. Il faut donc que cette question soit prise à bras le corps par toutes les organisations du parti.

 

2-prenons l’exemple de notre presse. Nous avons beaucoup avancé, mais ce qui reste à faire est considérable. Nous y arriverons en nous appuyant, pour les dépasser, sur les résultats en matière de diffusion du journal qu’ont les départements. Allons mieux en bas porter la diffusion dans les entreprises, les localités.

 

3-Il nous faut renforcer notre parti en adhérents. Une fois de plus nous constatons que c’est justement là où dans une cellule, une fédération, les camarades posent cette question de l’adhésion, en bas, a leurs collègues de travail, a leurs amis, a leurs voisins, à leurs camarades de lycée ou de fac, c’est là que nous nous renforçons en adhérents.  Ce qui se fait à tel endroit peut se faire ailleurs.

 

Il y a bien sûr d’autres questions très importantes parmi lesquelles, les réunions régulières, la discussion politique,  l’éducation politique, la recherche et la formation des cadres.

 

Enfin, il y a notre site que nous devons encore beaucoup améliorer, notre hebdo dont nous devons encore élargir la diffusion.

Pour ces questions aussi c’est avec tous en bas que nous trouverons les réponses.

 

Notre congrès (si vous retenez cette date) se tiendra en novembre, c'est-à-dire dans 8 mois.

Nous vous proposons de commencer sa préparation dès maintenant.

C’est dès maintenant que nous allons nous appliquer à diriger encore plus notre activité dans tous les domaines au plus près des gens. C’est dès maintenant que nous allons échanger nos expériences et comparer nos résultats.

Nous arriverons ainsi à notre 5ème congrès avec un acquis sur lequel nous nous appuierons pour avancer encore plus vite dans la nouvelle étape que nous voulons aborder.

 

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