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Comité National du 06-10-2012 – rapport introductif
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Cher( e)s camarades, C’est le dernier comité
national avant notre congrès qui aura lieu, rappelons-le, les 7 et 8
Décembre. Ce
6ème congrès marque 10 ans de notre existence en tant que parti
révolutionnaire organisé et structuré. Si nombre de militants
politiques et syndicaux avaient depuis longtemps fait le constat qu’il
n’existait plus de parti révolutionnaire en France, construire « Communistes »
a fait l’objet de nombreux débats. La France était dirigée par un
gouvernement de « gauche plurielle » dont la compromission avec le
capital était totale. Dans les départements, les
entreprises, les quartiers, des militants se sont regroupés pour débattre de
la situation politique de l’époque et les moyens d’en sortir. La nécessité de
s’organiser rapidement fait son chemin. Cela s’est traduit par la création du
journal « Communistes » au début de l’année 2000 qui traitait bien
sûr des questions d’actualité sur des bases révolutionnaires mais qui
immédiatement a posé la question de l’urgente nécessité de créer un parti
révolutionnaire, indispensable à la classe ouvrière et au peuple. L’existence du journal,
distribué dans les entreprises, les départements a fait connaitre nos
positions de classe. Notre premier congrès fondateur
a eu lieu en Mars 2002, il y a donc dix ans. Au fil des années de
construction, dont chaque jour confirme combien nous avons eu raison de créer
« communistes », nous avons fait beaucoup de chemin. « Communistes » est
aujourd’hui reconnu en tant que parti révolutionnaire. Il compte maintenant dans la
vie politique nationale même si les obstacles sont nombreux. Notre propagande s’est
améliorée, sa diffusion s’est multipliée, les visites de notre site
progressent et malgré la bataille idéologique intense, nous sommes organisés
dans de nombreux départements, nous sommes présents à chaque élection
politique et nous avons gagné l’unité du parti sur des bases claires. Tout cela n’a pas été facile et
ça ne l’est toujours pas. Nous n’avons jamais caché que
le chemin serait long et difficile mais que ce soit en France ou ailleurs,
les révolutionnaires n’ont jamais eu un chemin bordé de roses. La question de notre existence
n’est plus à poser, elle est indispensable pour la classe ouvrière, pour
l’aider dans ses luttes, chasser le capital et construire une société
socialiste au service du peuple. Mais
pour cela, nous avons encore beaucoup à faire, notre 6ème congrès
sera l’occasion de débattre sur les questions politiques bien sûr mais aussi
de notre organisation, de notre développement et de notre financement, j’y reviendrai plus loin. Notre présence dans la vie
politique nationale est réelle, il faut la rendre incontournable. C’est dans ce sens qu’il nous
faut travailler car le capital tape fort, de plus en
plus fort, que ce soit en France, en Europe ou dans le monde. Pour se développer, il doit
rechercher de nouvelles sources de profits, c’est la condition de sa survie. La France n’échappe évidemment
pas à cette condition. Les campagnes électorales sont
passées, Sarkozy a été chassé comme le souhaitait l’ensemble des partis dits
« de gauche » et les principales centrales syndicales. Hollande
est arrivé, le capital est resté et les dégâts pour le peuple sont
considérables. Sitôt en place et après avoir
donné des gages aux marchés financiers, les nouveaux gérants du capital appliquent scrupuleusement les décisions
des multinationales. La baisse du « coût du travail »
n’est plus un tabou, elle va se poursuivre. Alors que les entreprises
bénéficient déjà de 172 Milliards
d’euros d’exonérations fiscales et sociales, le gouvernement en prévoit 30 à
50 milliards de plus. Le transfert des cotisations
sociales sur la CSG n’est plus un tabou non plus, reste à en déterminer le
pourcentage avec les « partenaires sociaux » dans le cadre des
négociations sur le financement de la protection sociale qui vont s’engager
prochainement. Déjà les retraités imposables
vont devoir payer 0,15% sur leur pension en 2013 puis 0,30% (le double) en
2014. « C’est un budget de
combat » a déclaré Jérôme Cahuzac, le ministre du budget qui prévoit
également 650 millions d’économie sur les hôpitaux grâce au
« développement de la chirurgie ambulatoire », c’est-à-dire sans
hospitalisation. Entre autres décisions :
la maitrise des dépenses de santé et l’augmentation des taxes sur les bières
et le tabac. Au-delà de la protection sociale et son
financement, des négociations dans le cadre du « dialogue social »
sont engagées depuis le 4 Octobre sur la réforme du marché du travail dont on
connait déjà les objectifs : donner plus de souplesse aux entreprises,
supprimer les contraintes contenues dans le code du travail, étendre les
mesures de chômage partiel. Autrement dit, ce sont les
revendications du MEDEF qui sont au centre des négociations. La CFDT a déjà déclaré que le « coût du
travail est un vrai problème pour la compétitivité des
entreprises » et qu’elle est prête à discuter d’une augmentation de la
CSG (on le savait depuis longtemps). Quant à la CGT, elle déclare que le
« coût du travail n’est pas le seul problème », elle
reconnait donc que s’en est un ! L’absence d’un syndicalisme de
classe est un vrai problème pour la classe ouvrière, on mesure l’importance
de la diffusion de notre journal et de nos tracts dans les entreprises et en
direction des syndicalistes. Nous l’avons dit de nombreuses
fois, le capital frappe plus fort et plus vite. Le chômage ne cesse
d’augmenter, il atteint 6 millions de salariés privés d’emploi auxquels il
faut ajouter 850 000 salariés non comptabilisés parce que, selon l’INSEE,
ils ne rentrent pas dans les critères de calcul du Bureau International du
Travail. Et ils ne vont pas s’arrêter
là ! Philippe Varin, PDG de PSA et Carlos Goshne, PDG de Renault
annoncent de nouvelles fermetures d’entreprises dans l’automobile (après les
8000 chez PSA). L’ UIMM (le patronat de la
métallurgie) a déjà prévu la suppression de 170 000 postes dans les dix
ans à venir, la fermeture d’Arcelor est confirmée, les suppressions d’emplois
chez Sanofi également, trente mille emplois ont déjà disparus dans la
construction, trente- cinq mille supplémentaires sont prévus cette année. Je
ne reviens pas sur ce que l’on connait déjà : Doux, Pétroplus, Unilever,
les banques, le commerce, les assurances. La fonction publique n’est pas
épargnée, au contraire. Les rapports commandés par l’ancien puis par le
nouveau gouvernement sur les dépenses publiques se succèdent et visent au
même but. Les plans d’économies sont décidés : hôpitaux, éducation,
fonction publique territoriale, tout y passe… Le non remplacement de
fonctionnaires partant en retraite se poursuit, les conditions de travail
deviennent insupportables pour les personnels, les services aux usagers sont
de moins en moins assurés. Les syndicats jouent leur rôle de
« partenaires ». J.C. Mailly de FO. demande un débat public sur les
missions de l’état, F. Chérèque déclare « il faut tout mettre à
plat » ! (quelle pertinence !!). La CGT ne s’exprime guère sur
le sujet. La privatisation des
entreprises publiques ou ce qu’il en reste touche à sa fin : G. Pépy,
actuel président de la SNCF vient d’annoncer la prochaine transformation de
la SNCF en société anonyme pour « rendre l’entreprise plus compétitive »
dans « un climat social harmonisé » a-t-il ajouté. Ne doutons pas
que les syndicats seront associés aux décisions. J.M. Ayrault y va aussi de
son couplet. Dans une émission sur France-Télévision, il déclare « les
bons compromis font les grandes réformes ». Il sait de quoi il parle,
les compromis aboutissent toujours à
des reculs sociaux. A. Montebourg n’est pas en
reste, à la question d’un journaliste qui l’interrogeait sur la possibilité
de nationaliser Arcelor, il répond : « la question n’est pas à l’ordre
du jour, l’Etat n’a pas vocation à fabriquer de l’acier ». Laurence
Parisot, présidente du MEDEF n’aurait pas dit mieux. L’entente entre le capital et
le gouvernement est donc parfaite, l’un prend les décisions, l’autre les
applique. Cette parfaite collusion se
vérifie également dans l’application du nouveau traité européen qui ne vise
qu’à organiser et développer le capitalisme européen, ce qui réjouit les
organisations patronales européennes qui dans une déclaration commune publiée
le 5 Septembre apportent leur « soutien total au traité et à la
discipline budgétaire des états ». Tout est dit, les
multinationales veulent maitriser les budgets des Etats de la zone en cassant
les services publics, le droit du travail, en baissant le « coût du
travail », en attaquant les retraites et les pensions, le droit à la
santé, l’éducation... Cela pour accumuler encore plus de profits. Tous
sont d’accord pour cette nouvelle étape de domination du capital. Les nuances exprimées par les Verts
ou le Front de gauche ne sont qu’un leurre pour maitriser le mécontentement
du peuple. Au cours de la manifestation du 30 Septembre dernier organisée
contre la signature du traité européen, en réponse à la question d’un
journaliste lui demandant s’il voterait le budget de l’état, J.L. Mélenchon
répond : « nous attendrons d’en connaitre le contenu » !!
Le front de gauche, le parti
communiste français trompent le peuple en réclamant une Europe sociale.
L’Europe est aujourd’hui dirigée par des gouvernements au service des
multinationales, c’est l’Europe du capital. L’Europe ne peut être sociale que
si elle est débarrassée du capital. Il ne peut pas y avoir de réponse sociale
dans ce système économique, il n’y a pas de compromis possible. Il faut
continuer à l’affirmer haut et fort, il faut surtout le démontrer. L’Europe
a été construite par les capitalistes, pour leurs intérêts contre ceux des
peuples. Les plans d’austérité
s’accumulent dans tous les pays d’Europe et ils sont tous comparables, tous
sont dirigés contre les intérêts des peuples : casse des services
publics, privatisations, diminutions des salaires et des pensions, remise en
cause du droit du travail, fermetures d’entreprises. Tout cela entrainant
chômage de masse, précarité, pauvreté, c’est ce que nous sommes en train de
vivre en France. C’est pourquoi il faut faire
connaitre notre position et notre conception de l’Europe. Je vous renvoie au document que
nous avons publié sur notre site en Septembre,
c’est un document de référence. J’en tire quelques lignes essentielles : -Nous disons non à l’Europe
capitaliste, elle ne peut être sociale, -Nous voulons que soient
respectées les nations et leur souveraineté. -Nous sommes pour la
coopération pacifique, le développement d’une politique de paix et de
désarmement dans le monde. -Nous sommes pour la
disparition de l’OTAN et des pactes militaires, bras armés du capital. -Cette Europe ne peut être
obtenue que par les luttes, il n’y a pas d’autre moyen. En parlant des luttes, nous
pouvons constater qu’elles prennent de l’ampleur, des grèves générales sont
décidées en Espagne, au Portugal. Des mouvements de grève ont lieu en Italie,
en Belgique, en Irlande, en Angleterre, en Allemagne. On se demande ce que
fait la confédération européenne des syndicats… Poussée par les luttes, elle
se prononce contre le traité européen et revendique, comme la CGT, une Europe
sociale mais ne dit rien sur les luttes des peuples et bien sûr, se garde
bien de les coordonner. En France, les centrales
syndicales sont sur la même ligne, rien sur les luttes et sur leur
coordination. La CGT a d’ailleurs refusé d’appeler à la grève le 9 Octobre
prochain, elle laisse les fédérations et les syndicats décider des
initiatives à prendre. Par contre, elle est pleinement engagée dans les
négociations avec le patronat, nous l’avons déjà évoqué. Si
le capitalisme européen tente de
renforcer son emprise sur les peuples, il en est de même du
capitalisme mondial. Les multinationales, les états
à leur service s’affrontent pour la conquête des marchés. Cette lutte acharnée pour
s’accaparer les richesses de la planète aggrave les tensions. L’Europe et les Etats Unis
totalisent à parts égales 50% du produit intérieur brut mondial qui s’élève à
environ 40 000 milliards d’euros. Ces richesses produites par
l’exploitation du travail, sont absorbées par les multinationales et font
l’objet de convoitises multiples. L’exemple de la Chine est révélateur :
95% des fusions ou acquisitions à l’étranger effectuées par des groupes
chinois, hors matières premières, concernent des sociétés européennes. Les
acquisitions chinoises aux USA concernent essentiellement l’industrie, elles
ont augmenté de 25% en un an. Autre exemple, la multinationale Mittal qui
veut dominer la production mondiale d’acier. Cette course aux profits, cette
concurrence effrénée entre pays ou groupes de pays capitalistes concerne
toutes les richesses de la planète : matières premières, ressources
naturelles, gaz, pétrole, minerais. Pour parvenir à ses fins, le capitalisme
n’a jamais hésité à employer les moyens les plus violents. Cette
guerre économique avive les tensions et peut déboucher sur la guerre
militaire. Hier l’Irak, la Lybie, aujourd’hui la Syrie, les menaces sur l’Iran
illustrent bien la volonté du capitalisme américain et européen à dominer
tout le moyen orient. Peu importe le massacre des
peuples de la région. L’Afrique dont les richesses sont immenses est soumise
aux mêmes tensions. Les budgets militaires des grandes puissances ne cessent
d’augmenter. La Chine, les USA, le Japon renforcent leur armement et
multiplient les manœuvres militaires. Israël menace de bombarder l’Iran,
l’OTAN relance le bouclier antimissile en Turquie avec la bénédiction de F.
Hollande qui s’est fait le chantre d’interventions militaires en Syrie et au
Mali au cours de l’assemblée générale de l’ONU... Pas plus qu’en France, en
Europe ou dans le monde, il n’y a de solution capitaliste pour les peuples. Le
capitalisme s’est mondialisé, la lutte des classes aussi. Partout dans le monde, les
luttes se développent, en Chine des grèves très durement réprimées ont abouti
à des augmentations de salaire allant de 15 à 45%. En Afrique du sud, les
mineurs ont déjà obtenu 20% d’augmentation de salaire malgré la répression
sanglante qui a fait 36 morts. Les mineurs ont décidé de poursuivre leur
mouvement. Au Canada, en Israël, les luttes n’ont jamais connu un tel niveau. La révolte des peuples d’Egypte
et de Tunisie n’est pas terminée malgré les tentatives de récupération des
pouvoirs capitalistes. En Europe, les luttes s’enracinent, j’en ai parlé. Nous soutenons toutes ces
luttes, nous les encourageons et nous utiliserons nos moyens pour qu’elles se
développent. Dans
2 mois, les 7 et 8 décembre se tiendra notre 6ème congrès à Paris. Oui, nous avons eu raison de
créer « Communistes », parce que notre parti a sa place dans ce
combat pour construire par les luttes une société socialiste répondant aux
besoins fondamentaux du peuple, débarrassée de la domination du capital. Le
Comité National doit discuter de nos objectifs et des décisions que nous
devons prendre pour franchir une nouvelle étape de notre développement. En un
mot, comment porter notre parti au niveau exigé par la lutte dans notre pays. Les possibilités sont grandes
aujourd’hui de nous développer à tout points de vue, qu’il s’agisse de notre
intervention auprès des travailleurs et du peuple, qu’il s’agisse du
renforcement de notre parti en nouveaux adhérents, qu’il s’agisse d’élever
nos moyens financiers à la hauteur de nos
besoins actuels. Ces questions doivent figurer au centre des travaux
de notre congrès. Nous sommes le seul parti
révolutionnaire en France, nous l’avons dit et répété mais cela nous confère
une très grande responsabilité. Comment intervenir plus fortement, plus largement dans les
luttes, dans le débat politique ? Dans la bataille idéologique intense
qui se déroule aujourd’hui, comment faire
mieux connaitre notre politique, nos propositions ? Nous
devons recruter de nouveaux adhérents dans les entreprises, parmi les jeunes, dans les
quartiers populaires. Dans notre activité, notre soutien aux luttes dans les
entreprises, dans la campagne électorale, nous avons noué des contacts, des
liens. Nombreux sont ceux parmi ceux-là qui approuvent notre action, notre
politique. Appelons-les à nous rejoindre pour construire ensemble un parti
révolutionnaire qui pèsera dans la vie nationale. Nous avons développé notre
propagande, amélioré notre expression, son contenu et sa diffusion. Faire mieux
connaitre notre site internet, la diffusion de notre hebdomadaire qui est un
outil précieux, doit être notre objectif. La diffusion de notre journal et
des tracts dans les entreprises est un moyen de contacts irremplaçables avec
les salariés. Nous devons l’étendre beaucoup plus et c’est possible. Porter
nos finances à la hauteur de nos besoins est vital. Nous avons besoin de centaines
de milliers d’euros pour le matériel de propagande, pour prendre des
initiatives politiques, pour présenter des candidats aux élections. Nous
avons tous vu les difficultés de notre action politique lors des
dernières élections, nous aurions présenté beaucoup plus de candidats, le
manque d’argent nous a limités. Nous
ne pouvons en rester là, il nous faut collecter les sommes considérables dont
nous avons un besoin absolu pour avancer. Nous n’avons pas de
« sponsor » ni de « mécène ». Outre le paiement de nos cotisations, multiplions les initiatives (fêtes, repas, ventes…) lançons la souscription auprès de nos
sympathisants, nos amis. Que chacune et chacun donne son
avis et fasse aussi part des expériences. Nous allons dans tous les
départements tenir les assemblées pour préparer le
congrès.
Notre CN va adopter un court document. Les analyses, les idées qui y sont
abordées aideront à la discussion, au débat,
à la prise des décisions. Réunir
les adhérents est indispensable pour débattre, faire de la politique, prendre
des initiatives, décider de quelle organisation nous avons besoin dans les
entreprises, les quartiers. Nous veillerons à la participation de tous les adhérents à nos
assemblées préparant le congrès. Reprenons contact si nécessaire avec
certains camarades pour les inviter. Invitons des
sympathisants. Dans nos discussions avec notre entourage à l’usine, dans les
quartiers, les bureaux, il y a toujours un moment politique. Inviter à venir
débattre de notre congrès est un moyen de prolonger ce moment politique, de
mieux faire connaitre notre parti de renforcer nos liens. La liste des participants au
congrès sera établie, veillons à faire participer largement les camarades des
entreprises, les femmes, les jeunes. La direction de l’organisation
sera constituée, nous veillerons à donner des responsabilités à de nouveaux
adhérents. La préparation passe par un
plan de travail dans chaque département. Le CN apportera toute l’aide
nécessaire à cette préparation et au débat. Chers camarades, notre parti a
dix ans d’existence, nous avons fait beaucoup de progrès dans tous les
domaines, il reste vous le savez beaucoup à faire, le congrès va nous aider à
y parvenir. Discutons dans tout le parti
avec nos adhérents. . Lire, enregistrer
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