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Comité National 07-02-2004 – rapport
introductif
La politique réactionnaire du gouvernement s’est encore
accentuée avec une
accumulation inquiétante en peu de temps de mesures antisociales, d’attaques
tous azimuts contre le pouvoir d’achat, l’emploi, les acquis sociaux.
-Après la casse du système des retraites, c’est la
mise en route des fonds de pension. Le gouvernement envisage de recourir aux
ordonnances pour casser la Sécurité Sociale fin juin. Il prépare la réforme du
financement des hôpitaux, la loi sur l’emploi, qui programme la destruction du
code du travail, l’élimination des garanties qui protègent encore les salariés.
-Avec l’instauration d’un nouveau CDD, c’est la précarité
du travail généralisée, à rapprocher de la diminution des indemnités aux chômeurs
avec de nouvelles règles les contraignant d’accepter n’importe quel travail
pour n’importe quel salaire.
-Les privatisations continuent.
-Des suppressions massives d’emplois sont annoncées
quotidiennement.
-CHIRAC vient de supprimer la taxe professionnelle
avec pour commencer 18 mois d’exonération soit 3 milliards de cadeaux aux
patrons. A terme, 18 milliards d’Euros annuels. Qui paiera ? Les communes,
les collectivités, l’Etat, c’est à dire les salariés, les populations. 18
milliards c’est une fois et demie le déficit 2003 de la Sécurité Sociale !
-Le gouvernement donne l’exemple du blocage des
salaires dans la fonction publique.
-La restriction du droit de grève est programmée avec
le vote d’une loi qui instaurerait le service minimum dans le secteur public.
-La décentralisation qui est mise en place, prépare l’organisation
future de la France en Régions dépendant directement de BRUXELLES. Les élections
régionales qui visent au renforcement du pouvoir des régions et les élections
européennes organisées sur 7 grandes régions préfigurent cette organisation.
On vérifie tous les jours le rôle que jouent les groupes capitalistes
dans la concurrence européenne et Internationale, concurrence de plus en plus
rude.
Le gouvernement, le MEDEF, relayés par les médias, mènent un travail de
propagande idéologique considérable pour conditionner l’opinion, détourner l’attention des vraies
questions, faire admettre que leur système est le seul valable, leurs solutions
les seules possibles, qu’il faut donc que chacun y mette du sien.
Par exemple :
1-ce battage quotidien depuis plus de trois mois
autour du voile comme si c’était la question centrale pour l’avenir de la
France.
Ils passent sous silence évidemment le contexte de
classe : les questions sociales, l’emploi, l’éducation, l’avenir des
jeunes, la situation des immigrés.
Je souligne au passage qu’un de nos objectifs, c’est
d’aller dans ces banlieues.
2-lors de la grève à la SNCF, les médias ont
caricaturé l’action des cheminots, la présentant comme dirigée contre la
population, pendant que le gouvernement se prépare à voter la limitation du
droit de grève.
3-Ils reprennent toute une campagne sur les dizaines
de millions d’Euros de déficit de la Sécurité Sociale, la « surconsommation »
de médicaments.
Il faudrait une riposte de grande envergure pour les faire reculer. Elle
fait défaut.
Nous ne sommes pas au bout des conséquences du coup
rude reçu par les forces révolutionnaires il y a 15 ans avec la disparition de
l’URSS.
En France, la transformation du PCF en parti réformiste
pèse fortement sur la CGT. Quand le mouvement révolutionnaire recule, le rôle
et la place des révolutionnaires dans le syndicat reculent aussi.
Pendant que le gouvernement et le MEDEF cassent tous
azimuts, les Etats-majors politiques préparent les élections. Ils sont en ordre
de bataille pour tenter de capter le maximum de voix, le maximum d’élus lors
des élections régionales et cantonales.
Prenons les grandes questions comme les salaires, l’emploi,
les retraites, la Sécurité Sociale. Tous, de la Droite à la Gauche, disent que
des « sacrifices » sont nécessaires, qu’il n’y a pas d’autre
solution. Ils s’affrontent sur des questions secondaires qui n’ont aucune
incidence sérieuse sur l’orientation politique.
PC, PS, Verts préparent l’après Régionales. Avec un
texte anodin et racoleur contre la Droite, ils veulent faire renaître la Gauche
plurielle.
Résultat : un très grand nombre d’électeurs ( un
nombre grandissant !) ne voient plus la différence entre la Gauche et la
Droite. Cela aboutit à cette situation paradoxale qu’un homme comme LE PEN
apparaît comme capable de changer cette situation ! Raison de plus pour « COMMUNISTES »
d’élever encore notre lutte contre le FN. Nous sommes les seuls à dire ce qu’il
représente réellement.
A propos de LO et de la LCR il faut parler
clairement. D’autant plus clairement que certains électeurs (des jeunes
surtout) peuvent se laisser tromper par la phrase révolutionnaire. Derrière les
proclamations anti-capitalistes, révolutionnaires, il y a les faits :
Par exemple : ils ont voté à Strasbourg pour l’élargissement
de l’Europe capitaliste. A. Laguiller s’est déclarée pour l’unification de l’Europe.
LO et la LCR sont muets sur la régionalisation, son but, ses conséquences. (On
pourrait citer d’autres exemples). Et la LCR qui fait liste commune avec LO
pour avoir des élus, pense déjà à l’après élection. Ses dirigeants se réunissent
avec des dirigeants du PS et du PC pour préparer l’avenir. Quel avenir ?
Du côté des syndicats :
Ces derniers 15 jours, des mouvements revendicatifs
ont eu lieu ; à la SNCF, dans les hôpitaux, à EDF, à la Poste, dans la
Recherche, dans des entreprises.
Le mécontentement est profond et va bien au-delà de
ceux qui agissent mais, nous nous heurtons à la faiblesse voire à l’inexistence
de la riposte syndicale et politique.
C’est dû pour l’essentiel au fait que le PCF révolutionnaire
a disparu et que les dirigeants de la CGT entraînent cette organisation vers le
réformisme de façon accélérée.
C’est ainsi qu’a propos de la Sécurité Sociale un
dirigeant de la CGT a participé à ce « haut conseil » qui a rédigé un
rapport que le gouvernement veut utiliser pour casser la Sécurité Sociale. A l’unanimité
les participants l’ont approuvé. Comment un syndicat comme la CGT peut-elle
signer un texte qui ne dit pas un mot des raisons qui ont amené la situation de
la Sécurité Sociale et qui ne propose ni plus ni moins que la casse de cet
organisme ?
La CGT peut-elle accepter d’aller négocier avec le
gouvernement et le patronat quel sera le recul des acquis des salariés ?
Pourtant tous les syndicats entament de nouvelles
discussions avec le gouvernement et le patronat sur la « réforme de la Sécurité
Sociale et, sur le plan emploi de CHIRAC, alors que l’on sait très bien ce qu’ils
contiennent !
C’est parce qu’un syndicat de lutte de classe est un outil indispensable
aux salariés qu’il est attaqué de toutes parts, y compris de l’intérieur.
Nous devons être lucides. Aujourd’hui la CGT connaît de graves difficultés.
Tous les syndicats pratiquent depuis toujours la
collaboration de classe. Aujourd’hui leur dérive s’est encore très fortement
accentuée, il n’est que de voir la CFDT.
Dans la CGT les réformistes occupent aujourd’hui la
plupart des positions dominantes à la direction confédérale, dans la grande
majorité des fédérations, des Unions régionales et départementales. L’arrivée
de dirigeants et adhérents CFDT dans la CGT va accentuer cette domination.
Le fait que la direction de la CGT rejoigne le réformisme,
la politique de collaboration de classe des autres syndicats, handicape très
fortement le développement de l’action au niveau indispensable.
Notre Comité National a adopté l’an dernier un
document, donnant notre opinion sur le syndicalisme et notre conception du
syndicalisme de classe.
Dans ce document nous affirmons que partout dans la
CGT, des syndiqués, des responsables de tous niveaux ne sont pas disposés à
accepter cela. Ils veulent conserver et développer un syndicat de classe et de
masse. Ils ont le patriotisme de leur syndicat CGT, une CGT de lutte édifiée
par nos aînés, parfois au sacrifice, même de leur vie. Avec eux des centaines
de milliers de salariés qui luttent contre le capital ne veulent pas voir
disparaître le syndicat de classe.
C’est sur tous ceux là qu’il faut s’appuyer dans les
entreprises. Il faut les tenir informés de l’évolution de la situation, établir
avec eux leur programme revendicatif, développer l’activité syndicale et sur
cette base faire grandir l’exigence d’un syndicat de lutte de classe dont l’existence
dépend d’abord du poids que pèseront les syndiqués et les travailleurs.
C’est un combat très long qui est engagé. Menons le
sans faiblesse et sans fébrilité.
Le propre d’un révolutionnaire c’est de voir le
rapport des forces tel qu’il est, d’affronter la situation sans chercher à la
contourner, d’examiner comment la modifier dans l’intérêt des salariés et du
peuple.
Nous avançons, nous pouvons maintenant avancer plus vite. Comment ?
D’abord par un énorme travail de propagande. Il n’y a
pas d’autre solution que d’expliquer, encore expliquer d’un point de vue
marxiste ce qui se passe : le pourquoi de la situation, que des solutions
existent à condition de combattre le capital et tous ceux qui sont à son
service.
Donner une analyse marxiste c’est ne pas avoir un raisonnement, une
politique à courte vue.
C’est ne pas s’arrêter à la vision spontanée des évènements, celle qui est véhiculée
par les médias, l’ennemi de classe, le FN et tous les autres partis politiques,
les syndicats réformistes, etc…
Souvenez-vous le 21 avril 2002, de l’appel à voter
CHIRAC pour combattre LE PEN. CHIRAC sauveur de la République. On voit tous les
jours ce que valait le vote Chirac.
Il n’existe pas de raccourci pour rendre la lutte de classe moins dure.
Il n’y a que la lutte frontale contre le capital pour modifier la situation.
Vous le savez, dans ce combat l’union est
indispensable. L’union, le rassemblement, sur une base de classe
anti-capitaliste bien évidemment.
Nous devons mener la bataille idéologique et en même temps continuer à développer
notre parti.
« COMMUNISTES » se développe. Le combat est
difficile mais quand on se bat on fait bouger des choses. Là où on est actifs
notre politique rencontre l’opinion d’un certain nombre de gens. Il y a bien
des exemples, comme ces militants syndicaux de différentes régions qui ayant eu
connaissance des travaux de notre CN nous ont demandé de venir les rencontrer
dans leur département.
Samedi dernier, lors d’une réunion de la région
parisienne, un syndicaliste des PTT a dit : « je viens ici faire
mieux connaissance avec « Communistes » parce que je considère qu’il
n’y a pas d’ailleurs ».
Bien entendu nous devons nous fixer des priorités tenant compte de nos moyens :
d’abord les entreprises, les quartiers populaires.
-organiser des réunions, des rencontres pour discuter, échanger.
(Exemple : mercredi soir une réunion à CAEN a rassemblé 80 personnes dont
de nombreux sympathisants. Les camarades en parleront).
-la diffusion du matériel partout où l’on peut
-la diffusion du journal qui est un bon
instrument de propagande
-alimenter notre site et le faire connaître. Il nous
permet de nouveaux contacts dans la France entière.
-les contacts personnels avec tel syndicaliste, tel
travailleur, tel voisin qui sont très importants pour implanter notre
organisation. Là aussi nous avons des exemples qui en montrent tout l’intérêt.
-et bien entendu les réunions régulières des adhérents
de « Communistes » pour discuter politique et décider l’activité sont
indispensables.
Nous vous remettons aujourd’hui et nous allons faire
parvenir aux départements les 5 schémas pour organiser des écoles et des
stages.
Voilà résumée la situation à la veille de la campagne
des élections régionales et cantonales. Je n’ai pas développé la situation
internationale nous y reviendrons au prochain CN
J’en viens à la campagne des élections régionales et cantonales
J’ai déjà abordé le fond : combattre la
politique du gouvernement actuel et des partis de droite, la politique du FN.
Les partis de l’ex Gauche plurielle tentent de se
reconstituer pour préparer si possible l’alternance en 2007, pour quelle
politique ?
La continuité sans risque pour le capital.
Quant à LO et la LRC, je l’ai dit la phrase est révolutionnaire
mais ils n’offrent pas de perspective de changement, la LCR cherche à renouer
avec la gauche plurielle.
Nous ne cautionnerons donc aucun de ces partis pour des raisons faciles à
comprendre.
Aux élections régionales
nous ne pouvons pas présenter de listes, le mode de scrutin, les sommes phénoménales
à débourser nous en empêchent. Mais nous serons dans la campagne. Nous dirons
pourquoi nous n’avons pas de listes. Nous dénoncerons la loi électorale et nous
réclamerons la proportionnelle. Nous dirons qui nous sommes, ce que nous
voulons, quelle est notre politique et pourquoi nous ne cautionnons aucun
parti et ses candidats.
La dernière page du journal, à paraître le 22 février,
sera sous forme de tract à reproduire. Nous mettrons un bulletin de vote que
ceux qui le souhaitent pourront utiliser.
Pour les élections cantonales
Le dernier Comité National avait décidé de présenter
un candidat partout où c’est possible. Cela permet de faire connaître notre
politique et d’appeler à la soutenir. Ce sera une bonne occasion de nous faire
connaître.
A ce jour nous avons 24 candidats pour 14 départements.
Quelques autres sont en discussion.
C’est intéressant. On voit déjà l’intérêt politique
que suscite notre présence dans certains départements y compris dans des
articles de la presse.
Bien entendu, il faut là aussi beaucoup d’argent, car
le matériel officiel pour le moindre petit canton coûte deux à trois mille
euros. Et nous avons des candidats dans des cantons urbains qui comptent
beaucoup d’électeurs. Nous avons donc lancé une souscription qu’il nous faut
impulser. Le trésorier vous en parlera. Il faut solliciter partout les
sympathisants, les travailleurs dans les entreprises.
Venons-en au congrès que nous avons fixé aux 4 et 5 juin prochain
Le Bureau National vous fait les propositions
suivantes :
L’objectif du congrès :
-tirer les enseignements de la situation politique,
de nos prises de position politiques, de notre activité depuis la création du
parti. Approfondir notre orientation politique. Décider de nos objectifs de travail
pour développer notre Parti.
-adopter un texte qui résumera nos orientations et
nos objectifs.
-élire la Direction Nationale.
Pour préparer le congrès :
-Un texte du Comité National pour aider à la réflexion,
au débat dans nos organisations sera remis aux adhérents. Un texte qui donne
notre opinion sur la situation, qui fait le bilan de notre activité, de nos
prises de positions politiques, qui propose les grandes lignes de notre
orientation, nos objectifs pour le renforcement du parti.
Sa préparation dans les départements :
Les réunions dans les entreprises, les localités, les
réunions départementales, débattront, donneront leurs réflexions, leurs
remarques.
Les réunions départementales éliront leurs
directions, désigneront leurs délégués au congrès.
Le Bureau National vous propose que les départements
délèguent en premier lieu des camarades des entreprises, des ouvriers, qu’on
veille à la participation des jeunes, des femmes, qu’on délègue des
camarades des quartiers populaires.
Le calendrier jusqu’au 4 juin :
Les élections ont lieu les 21 et 28 mars.
Le CN devra se réunir pour mettre au point le texte
qui sera remis aux départements.
Nous devons donc nous réunir la première quinzaine d’avril.
Pâques tombant le 11 avril, nous vous proposons, exceptionnellement, de nous réunir
mercredi 7 avril, ce qui permettrait d’envoyer aux départements le
document mis au point, dès le 10 avril.
Courant mai, dans la deuxième quinzaine, nous réunirions
le CN pour faire le point de la préparation du congrès, pour discuter des
cadres et fixer le déroulement du congrès.
Voilà les questions que j’étais chargée de vous
rapporter.
Recommander ce rapport à un(e) ami(e)
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