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Comité National 08-04-2006 – rapport introductif

 

Lors de notre comité national du 4 février, nous pointions déjà l’enjeu que représentait le CNE pour les entreprises de moins de vingt salariés, avec le projet de loi en discussion, qui devait créer le CPE pour les entreprises de plus de vingt salariés.

A cette époque, la réaction des jeunes et des salariés se préparait avec la manifestation annoncée pour le 7 février suivant.

Nous pouvons mesurer le chemin parcouru depuis, avec une mobilisation grandissante jusqu’au 4 avril, dont l’ampleur égalait celle du 28 mars.

Le rejet du CPE par les jeunes, comme l’avait déjà montré la révolte des banlieues, exprime leur refus profond de la situation de chômage et de précarité qu’on veut leur imposer comme mode de vie. Il exprime l’exigence de la jeunesse de connaître un autre avenir. Il rejoint objectivement le mécontentement des salariés et leurs aspirations. Il rencontre aussi l’obstacle majeur de l’absence de perspective de changement clairement anticapitaliste. Le CPE est une étape très importante de la stratégie globale du capital en France, derrière il y a la mise en œuvre d’un nouvel ordre social liquidant le droit du travail.

Les syndicats poussés par l’importance nationale du mouvement des jeunes ont été obligés d’y participer avec toutes les réserves que l’on connaît.

Sans prétendre à une analyse exhaustive, il convient de bien mesurer les enjeux et le contexte, afin de créer le débat sur de bonnes bases, pour ne pas rester enfermés dans un débat sans contenu dont le maître mot serait la lutte contre le chômage des jeunes.

Plutôt que de parler de chômage, nous utiliserons le terme de privé d’emploi qui nous semble correspondre mieux à la réalité du vécu quotidien de millions de personnes.

Dans le combat qui est le nôtre, la guerre idéologique menée par le capital et ses représentants au gouvernement et à l’Assemblée Nationale, pèse sur la compréhension des enjeux. Pourtant la résistance grandie et partout où nous sommes nous y contribuons.

Rappelez vous fin 2005, le « phénomène des banlieues » et des « casseurs des cités populaires » qui faisait les gros titres de la presse écrite et des médias en général.

Aujourd’hui, les médias jouent comme d’habitude leur rôle qui est de faire admettre la logique capitaliste et ses exigences

Il va de soit que chaque initiative du gouvernement ou du Medef a une appellation positive qui va dans le sens de l’amélioration de la situation des personnes concernées.

La loi qui crée le CPE s’intitule « loi pour l’égalité des chances » Le texte du ministère qui veut dénaturer le rôle de l’inspection du travail s’intitule « Plan de sauvegarde et de développement de l’inspection du travail ». Nous pourrions allonger la liste à l’instar de la discrimination positive, s’agissant de l’émigration.

Déjà au moment de la révolte des banlieues nous tirions une analyse différente de la pensée unique dominante, en pointant du doigt les véritables causes que sont  le chômage, la misère, la smicardisation des emplois, le développement de la précarité à tous les niveaux, notamment pour les moins qualifiés.

Une révolte qui exigeait des réponses précises. Aucune véritable réponse, si ce n’est cette loi prétendue « d’égalité des chances » qui préconise en fait, de multiplier les zones franches, zones de non-droits mais bénéfiques pour les employeurs avec de multiples aides et dérogations et la création du CPE pour les moins de 26 ans, après le CNE applicable à tous créé par ordonnance en août 2005.

Nous sommes dans la même logique, celle d’une société remodelée aux services du capital et de ses représentants dans les conseils d’administrations. La politique qui se met en place est un véritable puzzle, une attaque tout azimut, rien n’est laissé au hasard et malgré un semblant d’incohérence, il s’agit d’une partition bien réglée.

Quelles que soient les mesures annoncées, elles vont toutes dans le même sens et lorsque l’on assemble les différentes décisions, elles convergent avec une philosophie qui nous ramène toujours à la baisse du coût du travail.

Stagnation, baisse des salaires, des pensions ou des indemnités de toutes natures, précarisation des emplois et des salaires, diminution des cotisations patronales avec transfert à la charge des salariés, remise en cause des retraites et des pensions, CSG, RDS, baisse des remboursements de médicaments, création de forfaits pour certain actes médicaux ou chirurgicaux.

C’est dans cette logique que le CPE a été créé. Certes, les jeunes de moins de 26 ans en sont les premières victimes désignées dans les entreprises de plus de vingt salariés, mais déjà dans les entreprises de moins de vingt salariés, le CNE n’est pas réservé qu’aux jeunes, il s’applique à tous les salariés, dès lors qu’il s’agit d’une nouvelle embauche.

Sa vocation est-elle pour favoriser l’emploi  comme l’affirme le Premier ministre ? Bien sûr que non. Il existe déjà tout un arsenal de contrats aidés et de contrats CDD qui vont jusque dix-huit mois.

La différence essentielle du CPE  par rapport aux CDD, c’est la rupture sans motivation dans les deux années qui suivent l’embauche, plus de contrôle. Une variable d’ajustement supplémentaire pour les besoins des entreprises, après le cadeau consenti par Martine Aubry qui a créé le contrat intermittent, réservé jusque-là au personnel du spectacle, et favorisé la généralisation de la modulation sur l’année.

Jusqu’où ira cette précarisation ? Vers la satisfaction d’une vieille revendication du Medef, un CDI de cinq ans renouvelable ou des contrats pour la durée d’une mission. C’est bien de cela que parle Sarkozy. Une loi est d’ailleurs annoncée concernant la refonte du code du travail, jugé trop complexe et surtout trop rigide, le CPE en étant le prémice.

Seulement, cette course au taux de profit toujours plus élevé ne sévit pas qu’en France. C’est la raison d’être du capital, en France, en Europe et dans le monde. 

En Europe, des mesures similaires sont mises en place. En Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Angleterre etc… Cette dernière possède une certaine avance sur d’autre pays. Aujourd’hui un retraité perçoit en moyenne 500 euros de pension mensuelle,  le gouvernement Blair annonce un allongement de l’activité jusque 69 ans et les médias français nous montrent des  salariés qui y seraient  favorables pour améliorer leur pension, mais également pour ne plus s’ennuyer en retraite. Tout est bon pour justifier ces reculs sociaux, même le mensonge.

Heureusement, les salariés réagissent dans tous ces pays, parfois de façon vigoureuse comme dans le secteur public récemment en Allemagne, ou pour les retraites en Angleterre. D’ailleurs Monks secrétaire général de la CES, dont on connaît le rôle déterminant dans l’orientation réformiste de la CES,   a été contraint par l’ampleur du mouvement des jeunes et les luttes dans les autres pays européens de venir se montrer en tête de la manifestation le 4 avril.

Seulement, les sorties de conflits se règlent soit par des lois obtenues sur les gouvernements, soit par des négociations. Les gouvernements de cette Europe du capital ont tous la même politique avec les mêmes conséquences. Quant aux négociations, nous connaissons la stratégie du consensus des syndicats. Rien n’est obtenu sans contrepartie et ce qui est obtenu l’est bien souvent au prix fort.

En quoi sommes nous différents en France ? Question gouvernement, sans commentaire, nous les voyons à l’œuvre aujourd’hui comme hier. Pour les négociations ? Ce n’est pas rassurant.

Hier les retraites, la sécurité sociale, aujourd’hui ce texte sur le CPE. Certes, mercredi dernier, ils ont tous réaffirmé être pour le retrait pur et simple du CPE ! Mais demain ?

Déjà les tractations ont commencé entre le gouvernement et les syndicats, Chérèque en tête, pour en venir à ce qu’ils considèrent la « vraie négociation » sur ce qu’ils appellent déjà la « flexisécurité »

Sur l’aspect CPE, le gouvernement manœuvre en retrait. Sur les deux aspects qui sont pointés : la durée de la période d’essai de deux ans, car c’est bien de cela qu’il s’agit, et le motif de la rupture du contrat de travail.

Le gouvernement se dit prêt à diminuer la période de deux ans. Ce n’est pas de cela qu’il s’agit. C’est la nature même de ces deux ans qu’il faudrait modifier, en aucun cas elle ne peut être une période d’essai. Les conventions collectives et les différents statuts délimitent cette période d’essai à deux ou trois mois renouvelable une fois, selon la qualification et l’emploi.

Pour le gouvernement, ce n’est pas acceptable, car cela nous ramène au contrat CDD ou mieux au CDI. Ils ont pour le patronat des contraintes dont ils veulent se débarrasser. Le CDD ne peut être rompu par l’employeur que s il y a faute grave du salarié. Dans ce cas, comme pour le CDI, le licenciement doit être justifié et donc contestable devant les prud’hommes.

Mais ce qui est encore plus important pour les employeurs, c’est de se débarrasser des procédures de licenciements et surtout de la justification devant le CE ou les délégués du personnel des motifs des licenciements. Cela pouvant conduire y compris à la remise en cause   du  plan de sauvegarde de l’emploi, si celui-ci était justifié. 

Devant la multiplication des licenciements boursiers, les délocalisations, les concentrations ou les restructurations, dont la seule justification est d’accroître les profits, cela rendrait les choses plus simples pour les patrons et légaliserait leur démarche.

Alors, négociations sur quelles bases ? Du donnant-donnant comme partout en Europe ?

Au-delà du seul CPE, cette loi mériterait une négociation pour une refonte globale.  La loi en effet comporte 52 articles qui vont tous dans le même sens.

Mais la question essentielle reste bien pourquoi en sommes nous arrivés là.

Lors de la première manifestation, le 7 février, les organisations syndicales ont soutenu l’initiative, puis le rapport de force se créant, les actions qui ont suivi l’ont toujours été sous l’aspect de la solidarité contre le CPE sans plus d’explication.

A noter, que la CGT compte dans ses structures une organisation de la jeunesse appelée CCJ (Commission Confédérale de la Jeunesse). Son silence à été assourdissant, il n’a rien dit, pas plus hier qu’aujourd’hui. Pourtant, il n’y a pas si longtemps ses déclarations et ses opérations coup de poing ne passaient pas inaperçues. Là, rien, le bureau confédéral veille.

La mobilisation des salariés n’a pas été simple et toujours bien comprise. Lors de rencontres, nombre de militants disaient eux-mêmes qu’il fallait joindre les revendications à la demande de retrait du CPE.

Certains ont pris l’initiative et la mobilisation est devenue plus soutenue. Partout des revendications existent, parmi les salariés, bien entendu, à commencer par celles concernant le pouvoir d’achat, mais également pour les privés d’emploi, les retraités.

D’autant que ces derniers ont vu la négociation sur la revalorisation du point ARRCO qui devait s’appliquer au 1er avril, reporté à des négociations en juin.

Mais si l’initiative était venue des confédérations, avec les vrais arguments pour le débat, nul doute que nous n’en serions pas aujourd’hui à réclamer encore le retrait du CPE. Celui-ci aurait été remisé dans les tiroirs depuis longtemps.

Cela nous ramène à notre analyse sur le syndicalisme français aujourd’hui. Celui d’un syndicalisme européen en parfait accord avec l’orientation de la CES. Un syndicalisme d’accompagnement, de négociations sans un rapport de force mobilisé pour imposer nos revendications. C’est bien cela, qui fait craindre pour la suite.

Depuis le début de ce conflit, jamais les problèmes de fond n‘ont été posés.

Surtout pas par la prétendue opposition. Le recours au Conseil constitutionnel par des députés, socialistes… , l’a été lui aussi sur la base de la discrimination envers les jeunes et non sur les questions de fond. Qui s’en étonnerait de la part de partis sociaux-démocrates appelés à gérer pour le capital.

Cela nous renvoie aux enjeux de 2007. Le Parti Socialiste oublie les querelles OUI- NON, il se sert du mouvement étudiant pour assurer sa promotion. Avec lui se regroupent dans un « mouvement populaire » PCF, Verts, LCR… sans aucune proposition sérieuse pour résoudre les problèmes de l’emploi. L’alternance gauche droite se prépare activement.

Lors des manifestations en région parisienne et en province, nos distributions de tracts ont été souvent bien accueillies et ont même suscité de bonnes réactions, comme parfois des rejets. Sans nous  faire d’illusions, les dizaines de milliers de tracts distribués ont eu un impact. Pour cette jeunesse qui se bat, mais également pour toutes celles et ceux qui aujourd’hui s’interrogent sur l’avenir. Peut-on faire autrement ? Nous leur proposons un début de solution.

Il nous reste encore beaucoup à faire, nous en sommes tous convaincus. Poursuivre les contacts, multiplier les débats, expliquer sans relâche nos orientations et les propositions dont nous sommes porteurs est notre activité de chaque jour.

Pour y parvenir et être encore plus efficaces, nous devons franchir un pas supplémentaire et faire de l’adhésion une priorité absolue. Plus nous serons nombreux, plus nous serons fort pour parvenir à nos objectifs.

Chaque adhérent, pour peu qu’il soit formé et informé deviendra un militant en puissance.

Mais l’activité c’est également le financement de notre activité, de notre lutte. Pour nos différentes initiatives financières, pour la distribution de tracts, les collages et même pour nos cadres futurs, le nombre d’adhérents est également déterminant.

Cette question de l’adhésion n’a jamais été simple à prendre en compte que se soit dans un parti politique, une organisation syndicale ou une association. Il y a toujours d’autres tâches à faire, d’autres priorités, alors que celle-ci devrait être notre principale tâche.

Nous sommes à deux mois de notre congrès qui se tiendra les 9 et 10 juin à Paris, à un an d’échéances politiques (les élections) pour lesquelles nous nous sommes fixés des objectifs. Pour réussir l’un et l’autre et construire un parti révolutionnaire qui comptera dans ce pays, il nous faut impérativement renforcer COMMUNISTES.

 Des adhésions se réalisent, plusieurs ont été faites ces dernières semaines, un bon travail se fait, simplement nous devons faire plus encore. Nous devons en discuter à notre congrès : comment développer notre activité dans la situation actuelle, comment renforcer notre parti.

C’est nous qui nous imposons cela. Des réunions vont se tenir dans les départements pour préparer le congrès, il faut attacher beaucoup de soins à la désignation des délégués en particulier des entreprises, des quartiers populaires, des femmes, des jeunes.

Pour les élections législatives de 2007 le Comité National a décidé de présenter des candidats dans le maximum de circonscriptions. Présenter des candidats « COMMUNISTES » c’est vouloir modifier le rapport de force existant et cela demande d’être toujours plus nombreux.

Nous en sommes capables, l’activité développée par chacun ces dernières semaines le démontre.

Chers Camarades, nous sommes resté à l’essentiel de l’actualité dans cette introduction. Nous avons besoin d’en débattre et surtout de nous préparer pour la suite.

Toujours est-il, que cette action d’envergure laissera des traces dans les têtes. De la jeunesse, c’est incontestable, mais bien au-delà.

Avec cette brûlante actualité, les questions internationales n’ont pas été traitées, il y aurait pourtant beaucoup de choses à dire.

Je veux dire un mot de la situation en Palestine

Le peuple Palestinien a été appelé aux urnes et une majorité s’est dégagée en faveur du Hamas. C’est de la part du peuple un vote sans appel, en réponse à une situation pour le moins complexe et difficile qu’il supporte tous les jours.

Avec l’occupation israélienne, les exactions quotidiennes de l’armée, le soutien sans faille des USA à l’occupation des territoires palestiniens, l’incapacité volontaire des nations unies à mettre en œuvre ses propres décisions. La situation intérieure est déjà complexe, pourtant l’état d’Israël qui conteste la représentativité du Hamas, a pris la décision de ne plus reverser les droits de douane et taxe qu’il perçoit au nom de l’autorité palestinienne, soit environ 50 millions de dollars par mois, créant ainsi une situation catastrophique pour le peuple, voire la faillite de l’Autorité palestinienne.

Cela ne va pas dans le sens d’un apaisement de la situation dans cette région, le pire est à redouter, d’autant qu’après les élections qui ont eu lieu récemment en Israël avec 40% d’abstention dans une situation de difficultés des Israéliens qui se font sentir,   tous les ingrédients sont rassemblés pour une nouvelle explosion, avec les conséquences que l’on imagine.

Nous réaffirmons notre soutien total au peuple palestinien qui lutte pour son indépendance.

 

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Résumé de la discussion

 

L’action contre le CPE a occupé une place importante dans la discussion en insistant d’abord sur sa puissance exceptionnelle. De quelque façon qu’il se termine ce mouvement laissera des traces profondes en France. La situation des jeunes, étudiants, lycéens, salariés, jeunes des banlieues est telle qu’il est sûr que d’autres luttes se développeront contre les effets de la politique actuelle.

Plusieurs camarades ont relevé que la participation de « COMMUNISTES » à cet énorme mouvement a été remarquée. On commence à faire plus largement la différence entre nos idées et celles propagées par les uns et les autres. Nous sommes en phase avec ceux qui luttent contre le CPE et en mesure de répondre à leurs questions. Notre influence a grandi depuis le début du mouvement. On commence à nous connaître, à parler de nous. Nous avons fait de nouvelles adhésions. On nous interpelle, on nous réclame un tract, on manifeste sa surprise d’apprendre qu’un nouveau parti révolutionnaire existe. Nous avons été surpris d’apprendre que de nombreux manifestants connaissaient notre site et le visitaient. Dans l’action, sur le terrain, avec nos militants, notre parti se fait connaître et apprécier.

Et maintenant ?... Les intervenants à notre Comité National ont indiqué que les jeunes se posaient la question suivante : Comment aller plus loin et avec qui ? Question qui ne concerne pas seulement la jeunesse mais, avec elle, tous ceux et celles qui veulent changer de politique.

Les manœuvres de récupération de cet énorme mouvement des jeunes se développent et pas uniquement à droite. La gauche politique mais aussi les centrales syndicales ouvrières se disent résolument du côté des jeunes mais leur comportement réel est différent. Les syndicats pouvaient très bien appeler ensemble les salariés à l’action pour le retrait du CPE et pour s’opposer à toutes les mesures antisociales de la politique actuelle qui ne font qu’un avec le CPE. Nul doute qu’ils auraient été suivis par la grande majorité des salariés. Ils n’ont pas voulu le faire pourquoi ?  Parce qu’une fois de plus ils se préparent à « négocier » l’organisation de la précarité (qu’ils nomment élégamment « flexisécurité ») directement avec le gouvernement et le patronat, derrière le dos des jeunes et des salariés.

Les partis politiques de Gauche, PS en tête,   n’ont en tête qu’une victoire possible en 2007 pour revenir au pouvoir et faire la même politique que la droite, ce qu’ils ont déjà fait à plusieurs reprises au gouvernement.

Quoi faire alors ? Analysons le grand mouvement des jeunes contre le CPE et tirons-en les enseignements. Seule l’action massive, résolue de millions de salariés et de jeunes  fera reculer le patronat, la droite et leur gouvernement. Seule elle peut bloquer les manœuvres politiques de la gauche. Seule elle peut obliger les organisations syndicales à lutter sans compromis contre les forces capitalistes. La lutte contre le CPE est un pas important dans cette voie.

La preuve est faite maintenant que le renforcement de « COMMUNISTES », l’élargissement de son audience sont indispensables pour atteindre cet objectif.

Les membres du CN et avec eux tous les adhérents de notre parti attendent beaucoup du troisième congrès national qui accordera une place importante aux évènements actuels et aux perspectives d’avenir.

D’autres questions ont été abordées au CN, nous y reviendront    prochainement.

 

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