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Comité National 08-06-2005 – rapport
introductif
En votant NON au
référendum, 15 millions et demi d’électeurs ont condamné la politique du
gouvernement. Ils ont saisi l’occasion qui leur était donnée pour dire qu’ils
ne tolèrent plus une politique qui permet aux groupes capitalistes d’accumuler
des profits records pendant que la situation du peuple se détériore.
La très grande
majorité du NON au référendum c’est le NON des couches populaires le plus
durement touchées par la politique actuelle : 79% des ouvriers - 67%
des employés – 71% des chômeurs et 66% (2 sur 3) des personnes dont les
revenus net du foyer sont inférieurs à 2000 Euros.
La France du NON
et la France du chômage se recoupent : Les jeunes sont les plus exposés au
chômage actuellement ; les 18 – 29 ans ont voté NON à 62%
Les résultats des
départements, des villes et des localités confirment tout à fait le vote NON de
l’électorat populaire et le vote OUI de l’électorat bourgeois.
Dans le Nord. Lille Centre, le vieux Lille quartier Bo –Bo (bourgeois –
bohêmes) le OUI recueille de 65 à 69%. Par contre dans les quartiers populaires
et l’agglomération lilloise, le NON est majoritaire : 68% à Lille Sud, 68%
à Watreloo. Dans les villes ouvrières sinistrées du Nord et du Pas-de-Calais
victimes de la désindustrialisation, où le chômage est massif, le vote NON est
très élevé : Denain 76%, Waziers 83%, Hénin
– Baumont 76% - Calais 74% ; à Boulogne-sur-Mer où J. Lang ardent propagandiste du OUI est député 65%.
A Marseille qui a voté NON à 61%, les résultats du Non sont à calquer
sur ceux du chômage, des bas salaires, de la précarité, de la mal vie :
dans le 3ème arrt avec près de 40% de demandeurs d’emploi le NON
atteint 74,5%, dans les quartiers Nord comme dans le 15ème arrt qui
compte aussi 40% de chômeurs le vote NON atteint 78% pendant que Lyon qui est
une ville de plus en plus bourgeoise a voté OUI à 61,35%. Ce qui n’est pas le
cas dans sa banlieue.
En Ile de France,
dans les Yvelines : St Germain en Laye a voté OUI à plus de 71% mais Trappes a voté NON à 67%. Dans les Hauts de Seine : Neuilly la ville
de Sarkozy a voté OUI à plus de 82%, St Cloud à 77% mais Gennevilliers ville ouvrière où les difficultés de vie sont énormes pour
une grande partie de la population a voté NON à 68%. Dans le Val
de Marne, Vincennes ville bourgeoise a voté OUI à 68% mais Orly a voté NON à 69%. En Seine St
Denis qui cumule les difficultés de vie,
le vote NON a dominé. La Courneuve a voté Non à 69,5%, Drancy 73%. Dans le Val d’Oise à Sarcelles ville à majorité ouvrière, dont Strauss – Kahn ardent
promoteur du OUI est le député – maire, les électeurs ont voté NON à près de
63%.
Paris a battu le record du OUI avec 66,5%. On a voté OUI dans les beaux
quartiers, à 80% dans le 16ème et le 7ème et de 71 à 79%
dans les quartiers riches et « BOBO » du centre qui ont été rénovés
et sont très chers. La grande majorité des couches populaires a été repoussée
de plus en plus loin dans les banlieues. Il reste quelques îlots où vivent encore
des couches populaires dans le 18ème, 19ème, 20ème
où le NON arrive au dessus de 40%. Delanoë, maire socialiste de Paris et ardent
partisan du OUI est bien placé pour la prochaine élection municipale.
La majorité
d’entre eux ont dit NON à cette Europe capitaliste dont les objectifs
leur sont connus : accroître les profits capitalistes en surexploitant les
peuples.
Qui a voté NON ?
L’économiste
Bernard Brunhes, homme de droite patenté, dans une interview au
« Figaro », répond à la question : « Comment expliquez-vous
la fracture entre le vote des ouvriers et celui des cadres
dirigeants ? ». « Ce qui s’est passé relève d’un phénomène de
lutte de classes ». Ça ne doit pas lui faire plaisir mais c’est la
vérité !
Les électeurs des
quartiers, des villes populaires les plus atteints par les difficultés de vie
sont allés voter bien plus que lors des précédentes élections. L’abstention
est nettement moins élevée : 12.000.000
d’abstentions au référendum, contre 14.000.000 au premier tour des
élections législatives de 2002, 23.700.000 aux Européennes de2004, 14.000.000
aux élections régionales et cantonales de 2004 auxquelles il faut ajouter
1.000.000 de bulletins blancs et nuls. Des gens qui n’étaient pas allés voter
depuis 20 ou 30 ans se sont déplacés pour voter NON.
Un référendum a
ceci de particulier qu’il n’appelle pas à voter pour élire tel ou tel parti
politique. Ce vote a donc été l’occasion pour l’électeur de donner directement
son avis sur une grande question politique sans devoir passer obligatoirement
par l’intermédiaire d’un parti politique. C’est ce qui explique qu’une partie
(une partie seulement car il y a eu 30% d’abstentions) des abstentionnistes
habituels est allée voter.
Ce
référendum a été l’occasion de dire directement sa colère, son exaspération, de
condamner cette politique. Il ne signifie donc pas que le recul de l’abstention
et ce vote des quartiers populaires se retrouvera lors des prochaines échéances
électorales. Bien évidemment un tel comportement qu’a permis le référendum,
n’est hélas pas définitif. D’où l’importance capitale de nos
explications sur les raisons de la situation, les responsables, le comportement
des forces politiques, comment et avec qui changer les choses.
Ceux qui ont voté
NON ont dit directement à ceux qui gouvernent : ça suffit ! Ils ont
dit : ça suffit ! aux propagandistes de l’Europe capitaliste. Ils
n’ont pas suivi du tout les « conseils » prodigués à la fois par le
gouvernement, la droite, le PS et les autres qui leur demandaient de se
prononcer en ne tenant pas compte de la situation sociale en France car ce
n’était paraît-il pas le moment. Ils auraient dû s’en tenir uniquement à la
question posée, celle de l’Europe, comme si ce qui se passe en France n’avait
rien à voir avec Bruxelles !
Tous, politiciens
de gauche comme de droite auraient bien aimé enfermer la discussion sur ce
qu’ils appellent « l’avenir de l’Europe ». Une discussion entre
proeuropéens de droite et proeuropéens de gauche mais tous proeuropéens bien
entendu. Ça ne s’est pas passé comme ils l’avaient souhaité.
Cette période
vient de montrer encore plus fort que des millions d’électeurs sont en phase
avec les idées que nous avons défendues tout au long de cette campagne. Un NON
anticapitaliste. A noter qu’à part nous, personne n’a prononcé le mot « capitaliste »,
à croire que le capitalisme a disparu !
Je rappelle
quelques mots de ce que nous avons dit dans le journal. Je cite :
« Notre opposition à ceux qui nous gouvernent est absolue et définitive.
NON à ce qu’ils font aujourd’hui. NON à ce qu’ils nous préparent pour demain.
Nous n’admettons pas que l’Union Européenne aggrave encore plus durement la
situation des Français. Nous disons NON à toute Constitution Européenne. Il ne
peut y avoir de bonne Constitution dans une Europe totalement dominée par les
grands groupes capitalistes industriels et financiers internationaux. NON à
l’Europe capitaliste ».
Partout où
nous nous sommes exprimés avec notre propagande, où nous avons fait
signer la pétition, dans les entreprises, dans les quartiers populaires, dans
les réunions, non seulement nous avons été bien accueillis mais à chaque fois
nous avons constaté que de nombreux travailleurs, des jeunes, sont en phase
avec notre discours clairement anticapitaliste.
Cela confirme pleinement ce que nous
savions déjà : il y a de la place pour nous, pour développer nos idées.
Nous avons de grandes possibilités pour étendre notre influence, nous
développer. Pour cela nous devons élargir de plus en plus notre travail,
prendre des initiatives prioritairement dans les entreprises, les quartiers
populaires, vers les jeunes (j’y reviendrai).
15 millions de NON
qui ont condamné la politique actuelle, Cela crée des conditions meilleures
pour que notre opinion, nos explications, nos propositions soient
écoutées plus largement chez les salariés, dans les couches populaires,
dans la jeunesse.
Le moment n’est-il
pas venu, au niveau d’une ville, d’un département, d’une région, au niveau
national aussi, d’engager les initiatives dont nous pouvons attendre une large
adhésion, à condition bien évidemment de les préparer soigneusement en y
engageant toutes nos forces ?
Mais nous savons
aussi que ce que nous avons vérifié dans cette campagne se confirme. Il y a une
attente considérable, une volonté réelle de lutte mais en même temps les gens
ne voient pas comment s’en sortir car, tant la gauche que la droite ne leur
offrent pas de perspective de changement.
Je le redis :
il y a de la place pour nous et plus ça va aller plus il y en aura car la dure
réalité viendra conforter notre politique. D’ici 2007, en deux ans, nous
pouvons avancer beaucoup, nous renforcer, développer nos capacités
d’intervention.
Comment se présente la situation
après le référendum ?
Trois jours après la France, le
peuple Hollandais a dit NON à 61,8%. Il a dit
NON d’abord à la politique antisociale du gouvernement. NON au chômage, aux
délocalisations, au démantèlement de leur système de protection sociale, aux
fermetures d’écoles… Il a dit NON à cette Europe qui se fait contre les
peuples.
En Hollande comme
en France, ce sont les quartiers populaires, les salariés, les plus exploités
qui ont voté NON.
En France, il y a à peine 10 jours que le NON l’a emporté et déjà
les manœuvres politiciennes se multiplient. A gauche, c’est à qui jouera le rôle principal, DSK, Jospin, Hollande, Fabius
etc… Des seconds plans aux ambitions plus limitées, comme M.G. Buffet, Bové,
Besancennot… manoeuvrent aussi.
A quoi rêve tout
ce monde ? Certainement pas à engager une grande action nationale qui
s’appuierait sur les 15 millions d’électeurs du NON et obligerait le patronat
et son gouvernement à reculer. Cela, les dirigeants politiques de gauche ne le
font pas. Au lieu de cela ils ont l’œil rivé sur 2007. Fabriquer une majorité qui assure l’alternance au gouvernement
actuel, voilà leur objectif N° 1.
Le PS a tenu son Conseil National samedi dernier. On fait beaucoup de bruit
sur leurs « problèmes » internes. Ils ne sont pas déterminants.
Fabius a renouvelé sa profession de foi à Antenne2 : « je veux
poursuivre la politique réformiste, je suis complètement européen, grâce à moi
le PS pourra ramener les couches populaires dans l’alternance » a-t-il
déclaré. Pour le moment, il vient d’être évincé du groupe de tête. A suivre…Le
PS va tenir un congrès « de clarification » dit-il le 18
novembre. « Un congrès qui permettra aux socialistes qu’ils aient voté OUI
ou NON de rassembler » déclare Collomb le maire PS de Lyon qui
ajoute : « les villes centres ont voté OUI, les périphéries NON.
Alors, il ne faut pas se crisper mais recoudre tout ça ». Parions en
effet qu’ils se réconcilieront, après tout ce n’était pas si grave !
Le PCF qui poursuit dans sa ligne de collaboration de classe, se situe lui
aussi dans la préparation de l’alternance pour 2007. Dès le 30 mai, M.G. Buffet
appelait les organisations de gauche qui ont choisi le OUI et le NON à se
rassembler pour construire l’alternance ! Pour faire quoi ? Silence
radio.
Tous y vont de leur couplet sur
l’Union pour 2007 mais pas un seul ne dit sur quel programme et tous
s’affirment «européens convaincus ».
On voit là se
dessiner au travers de ces « comités pour le NON » qui se sont créés
à l’initiative de dirigeants du PC, du PS, des Verts, de la LCR, de
syndicalistes de Solidaire, de la CGT, d’ATTAC, J. Bové, etc…etc… qu’ils
veulent perpétrer, cette opération qui vise à intégrer les composantes de
la société qui ont exprimé leur rejet de la politique actuelle le 29 mai, dans
leur projet d’alternance et au-delà, à « supplanter » l’action dans
l’entreprise, le rôle du syndicat. On peut lire dans « l’humanité »
sous la plume d’un des 200 signataires qui ont lancé ces comités
(qui est un dirigeant de la CGT) : « il faut provoquer rapidement un
rassemblement des mouvements sociaux, syndicaux, associatifs et politiques
d’Europe pour construire des orientations, définir des objectifs, faire
converger et coordonner nos initiatives et nous donner des outils… ».
Nous devons aider
les gens à voir ce qui se passe et à prendre conscience des manœuvres des
forces politiques qui se développent de toutes parts.
L’Heure n’est pas à attendre 2007.
Les multinationales ne perdent pas de temps, elles disent elles-mêmes que c’est
dès maintenant qu’elles vont avec leur gouvernement accélérer la mise en œuvre
de leurs objectifs. Où en serons-nous si nous les laissons faire ?
Chirac a subi un coup sévère dont il
ne faut surtout pas exagérer la portée : le capitalisme est toujours au
pouvoir et il poursuit son objectif : Mettre la France à l’heure européenne.
Le sommet des 25
chefs d’Etats et de gouvernements se réunira les 16 et 17 juin à Bruxelles pour
discuter du développement de la politique européenne. Le luxembourgeois
Jean-Claude Junker, actuel Président de la Commission et les ministres des
finances devaient tenter dès lundi soir, de circonscrire le débat sur l’avenir de
l’Union monétaire. Le président de la Commission a, pour sa part, lancé un
« appel au rassemblement » : « il est vital que nous
utilisions le moment actuel pour forger un nouveau consensus », a-t-il dit
samedi 4 juin depuis Messine en Italie. D’après lui, « il faut se dire
qu’il y a une vie au-delà du débat constitutionnel ».
Le
développement de l’Europe, comme d’ailleurs de tous les grands ensembles
capitalistes qui s’organisent dans le monde, est à notre époque pour les grands
groupes capitalistes, une question vitale. Pour eux le référendum ce n’est pas
le cataclysme que prédisaient les promoteurs du OUI.
« Le
Figaro » de samedi dernier titrait : « Le pied de nez des
Bourses au référendum » et déclarait – je cite : « alors que
politiques et observateurs se disputent, les Bourses, elles, gardent le cap.
Mieux, cette semaine, au lendemain du NON français au référendum, l’indice CAC
40 a fait un magistral pied de nez aux tenants du OUI en touchant au plus haut
depuis trois ans ». Et il poursuivait en disant que la seule chose qui
peut jouer sur la Bourse est la dynamique de profit à l’échelle mondiale.
Ce que le gouvernement redoute c’est
le mouvement social, ce sont les luttes, c’est leur développement, voilà ce
qu’il craint. Le jeu de chaises ministérielles,
les luttes d’influence internes sont de bien petites choses à côté de cela.
De Villepin dans
sa déclaration politique faite le lendemain de sa nomination a annoncé la
couleur : « il faut en finir avec nos immobilismes, avec nos
frilosités », et « il n’y a pas de place pour les largesses, pour les
dépenses budgétaires ou fiscales supplémentaires ».
Les grands
dossiers sont prêts depuis longtemps, ils étaient simplement mis au frais
jusqu’au référendum :
*continuer à faire
baisser les salaires, casser le SMIC
*démanteler le
code du travail, instaurer la liberté de licencier, la flexibilité
*réduire les
indemnités de chômage, renforcer le contrôle et les sanctions à l’égard des
chômeurs
*développer le
travail précaire, les petits boulots non qualifiés, mal payés, avec le plan
Borloo
*réduire encore
les cotisations sociales patronales sur les bas salaires
De Villepin dit
qu’il va s’inspirer de tous les modèles qui fonctionnent ailleurs pour réduire
le chômage : de l’Angleterre avec la liberté totale pour les patrons, la
précarité, les petits boulots qui font des millions de pauvres, du Danemark où
la liberté de licencier est totale, le travail à temps partiel développé (déjà
25 % des salariés)… ?
*Nouvelles
attaques contre la sécurité Sociale, réduction des dépenses maladies.
*poursuite des
privatisations, de la décentralisation, de la réforme de l’éducation.
*réduction du
nombre de fonctionnaires. Casser le statut de la Fonction Publique
*réduire le droit
de grève en instaurant un service minimum
Ce programme est exactement celui du
MEDEF. Seillière l’a rappelé dès le
lendemain du référendum dans un article intitulé : « Et
maintenant ? » il écrit : « Seule la mise en œuvre
immédiate et accélérée d’un programme de réformes peut rétablir notre
situation. Je demande à ceux qui nous gouvernent d’engager sans délai la
modernisation exigée par les entreprises ». C’est fait !
Laissons la droite
avec son opposition Sarkozy – Chirac – Villepin, opposition réelle ou fabriquée
mais sans grande importance.
Venons – en au Front National
Les sondages
disent que 19,5% de ceux qui ont voté NON sont des électeurs du FN. Cela
confirme que le FN continue à tromper une fois de plus une partie de l’opinion
populaire et conforte son influence.
On le sait,
l’influence de l’extrême – droite est portée par la situation économique et
sociale créée par la politique de la droite et des réformistes de la gauche.
Un chercheur du
Centre d’études de la vie politique en France (CEVIPOF), Henry Rey, explique
que le PS a perdu l’électorat populaire avec ses années au gouvernement, que le
vote ouvrier a fait défaut au PCF qui s’est effondré et que le FN a su
conquérir et capter un électorat populaire, notamment dans les régions les plus
touchées, face à la désaffection de la gauche. Le Pen qui vise aussi 2007 peut
progresser dans cette situation. Il est dangereux. Il faut continuer à le
dénoncer (vous trouverez un article dans le journal qui paraît
aujourd’hui). L’extrême droite est une création du capital, un joker qu’il peut
utiliser selon les besoins de sa politique. Il faut montrer que son programme
est entièrement antisocial, contre le peuple. Ce n’est pas pour rien qu’il a
dit dans la campagne du référendum : « la France ne peut pas se
permettre une politique généreuse, il faut faire des réformes courageuses et
douloureuses ». Douloureuses pour qui ?
Il faut en parler
dans les entreprises, les quartiers populaires, montrer que la seule façon de
faire reculer le chômage, la misère c’est en luttant contre les serviteurs du
capital, Le Pen compris.
Et les syndicats ?
Alors que 78% des
adhérents et proches de la CGT, 70% de la FSU,64% de FO et même 46% de la CFDT
dont les dirigeants ont soutenu le OUI, ont voté NON au référendum, alors que
le gouvernement a déjà réaffirmé la continuation de sa politique, aucune
centrale syndicale n’a appelé jusqu’à présent les salariés, à s’appuyer sur la
force de ces millions de NON pour développer la lutte, faire reculer le
patronat et le gouvernement et obtenir des revendications.
A la CFDT on sait
le rôle qu’a joué Chérèque pour faire voter OUI.
Voilà qu’il
demande que son syndicat établisse un « pacte social » avec le
gouvernement. FO se borne à demander une fois de plus l’ouverture de
discussions avec le gouvernement et le patronat.
Que se passe-t-il
à la CGT. Dans une déclaration de son Bureau Confédéral, elle demande
l’ouverture de négociations avant que le budget 2006 soit arrêté. B. Thibault a
déclaré qu’il se baserait sur la déclaration politique du nouveau gouvernement
pour se prononcer sur son contenu. Comme s’il y avait quelque chose de bon à en
attendre !
Et pourtant, au
moment même où les syndicats temporisent, des travailleurs agissent : Il y
a eu la grève à la SNCF la semaine dernière, des actions en Bretagne contre la
casse du service de l’équipement. Une journée de débrayages et de
manifestations, dont une à Paris, a lieu demain 9 juin pour la défense de
l’emploi industriel, les salaires, à l’appel de 8 fédérations CGT (Chimie,
métallurgie, énergie, PTT, agro-alimentaire, travailleurs de l’Etat, textile et
habillement, la construction).
Ce n’est plus
l’heure d’attendre mais d’agir. Les travailleurs ont besoin d’un syndicat qui
anime le développement des luttes, sur lequel ils puissent compter. 15 millions
de NON c’est une force, un point d’appui très important pour faire pression
pour développer les luttes au niveau nécessaire.
Développer l’action est la question
principale dans la période qui s’ouvre.
J’en viens à COMMUNISTES
Partout où nous
nous sommes exprimés, où nous avons pris des initiatives, nous avons rencontré
l’opinion de dizaines de milliers de salariés des entreprises, des habitants
des quartiers populaires, des jeunes, qui sont en phase avec nous.
Un gros travail de
propagande a été fait avec le matériel, les affiches. Nous avons largement
contribué à l’affirmation majoritaire du NON anticapitaliste. Nous avons fait
des réunions, débattu, pris des contacts. Nous avons fait des adhésions. 17
dans la campagne, de salariés, de jeunes, de femmes, qui s’engagent dans la vie
militante, veulent construire ce parti. Des adhésions 1 à 1. C’est normal.
Aujourd’hui, après tout ce qui s’est passé ces vingt dernières années, la
gauche au pouvoir qui gère les intérêts du capital, le PCF devenu réformiste,
la perte de repères révolutionnaires en France et dans le monde… Chaque
adhésion à COMMUNISTES » représente quelque chose de très important. Chaque
évènement politique confirme la validité de la décision de créer COMMUNISTES,
de sa nécessité et qu’il y a de la place pour notre parti en France.
Des sympathisants
ont travaillé avec nous, ils ont diffusé notre matériel, collé les affiches,
fait signer la pétition. Certains sont venus dans nos réunions, des signataires
de la pétition ont souhaité recevoir le journal pour mieux faire connaissance
avec nous, garder le contact. Quand on mène une activité publique, on a des
résultats.
Imaginons l’impact
qu’aurait eu notre campagne si nous avions pu avoir accès aux grands médias
comme la TV, la radio, la presse ! On ne les a pas. Raison de plus pour
aller frapper régulièrement à leur porte dans les départements pour qu’on parle
de nous, pour obtenir la publication de nos communiqués etc... Par exemple, à
Nice on a obtenu la publication du communiqué après le référendum
et à Châteauroux on avait obtenu l’annonce de notre réunion. Nous devons
élargir de beaucoup notre pression, ne rien négliger pour obtenir qu’on parle
de nous.
Actuellement tout
confirme que pour nous faire connaître, nous implanter, nous renforcer, il faut
développer notre activité publique.
Dans le premier
semestre de l’année prochaine, nous tiendrons notre troisième congrès. Comment
donner à sa préparation un retentissement maximum et ce, dès janvier
2006 ?
En 2007 auront
lieu les présidentielles et les élections législatives. Deux moments de
bataille politique très importante. Comment être mieux présents, comment mieux
apparaître que nous ne l’avons fait jusqu’à présent ? Pour les
législatives de 2007, nous disposerons d’un atout très important pour mener
notre bataille politique : ce sont les candidats que nous présenterons
dans le maximum de circonscriptions.
L’expérience des
élections cantonales où nous avions présenté des candidats pour la première
fois, nous a montré que là où nous avons pu le faire, cela nous a permis de
porter notre bataille politique beaucoup plus haut, de nous adresser avec notre
politique à 250.000 électeurs pour seulement 22 cantons. Cela nous a permis de
donner une efficacité bien plus grande à notre bataille en proposant aux
électeurs d’exprimer leur accord avec nous en votant pour notre candidat. Nos
résultats ont été partout appréciables, ils ont confirmé qu’il y avait déjà
beaucoup de place pour faire avancer nos idées.
Pour les
législatives de 2007 nous voulons évidemment avoir des candidats dans beaucoup
plus de circonscriptions. Nous devrions nous fixer l’objectif d’en présenter
dans au moins 75 circonscriptions (ce qui fait 150 candidats et suppléants).
Nous pourrions de cette sorte nous adresser au moins à 2.000.000 d’électeurs.
C’est possible.
Dès septembre le
Comité National devrait examiner cette question avec chaque département :
combien de candidats possibles, quels moyens financiers se procurer etc… Les
législatives ont lieu dans deux ans. Préparons les dès la rentrée de septembre.
Jusqu’aux
vacances, nous allons faire connaître notre opinion sur la situation après le
référendum par les distributions de matériel et par des réunions partout où
c’est possible. Nous avons à notre disposition le journal et tous les articles
qui sont publiés chaque semaine sur le site. Prenons ou reprenons des contacts
avec des syndicalistes, des militants associatifs, des sympathisants qui ont
participé à la campagne, pour leur proposer d’adhérer, pour créer de nouvelles
cellules.
Il est nécessaire
de continuer à améliorer le paiement des cotisations et la bataille financière
en général. Nous en avons besoin pour développer toute notre propagande, pour
avoir de très nombreux candidats en 2007. Nous sommes loin d’exploiter toutes
les possibilités en ce domaine.
Des stages d’éducation,
des écoles, ont été organisés dans l’année écoulée. Il faudra les élargir à
tous les adhérents, en particulier aux nouveaux. La formation idéologique est
indispensable pour les adhérents de COMMUNISTES. A la rentrée nous examinerons
ensemble, lors des premières réunions du CN, les deux cours qui restent à
mettre au point : le syndicalisme et le Parti.
Le
secrétariat vous propose que début 2006 on réalise une plaquette regroupant les
cinq cours, qui pourrait être utilisée systématiquement dès les prochaines
écoles et dans la préparation du congrès.
Pour
obtenir ce texte en fichier « .doc » (format Word) cliquer
ICI
Recommander ce rapport à un ami
http://www.sitecommunistes.org