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Chers (es) Camarades,
Cette année 2017 est marquée par une accélération sans
précédent de toute une série de mesures qui touchent l’ensemble de la
société française et qui vise à détruire les acquis sociaux, tous les liens
collectifs, pour soumettre la Nation aux objectifs de développement du
capital.
Tous les obstacles à ce
développement pour le profit doivent être levés, les multinationales dictent comme jamais leurs exigences et
cette politique continue d’aggraver la situation sociale, les conséquences
sont dramatiques pour le
peuple : explosion du chômage, de la précarité, de la pauvreté.
Nous disions au Comité National
de janvier 2017 : « tout est fait, construit, organisé, pensé par tous les
acteurs de la vie politique pour empêcher, dévoyer, mettre un voile sur les
possibilités énormes que possède la France pour changer de politique ». Nous étions à quelques mois des élections présidentielles et législatives,
précédées par les fameuses « primaires » de droite et du PS, par la mise en
avant de Macron présenté comme un
homme « nouveau » donnant une « autre image de la politique » avec une «
pratique » nouvelle, bref tout était nouveau avec Macron !
Le Front National en réserve
du capital tardait à dévoiler son programme et pour cause il favorisait (et
cela n’a pas changé) entièrement les entreprises en se prétendant être le
parti du « peuple et des travailleurs ».
Mélenchon lui aussi (et encore
aujourd’hui) se veut le représentant du peuple mécontent, mais dans son
programme, rien sur les causes des conséquences sociales de la politique
appliquée par le capital, jamais désigné comme le responsable à abattre.
Même attitude au Parti Communiste Français.
Tous ces grenouillages,
magouilles politiques n’avaient qu’un seul but, trouver la relève à la
politique appliquée par le gouvernement Hollande rejetée par une forte
majorité de la population comme tous les sondages de l’époque le
démontraient.
Nous disions également au
Comité National de janvier dernier : « pour imposer une autre politique en
France, pour utiliser toutes les potentialités qui permettent le
développement économique et social qui satisfait les besoins du peuple, il
est indispensable d’arracher aux multinationales capitalistes les richesses
créées par les travailleurs, il faut prendre le pouvoir économique,
financier et politique ». Nous voyons bien à la fin de cette année toute la
pertinence de cette analyse.
L’élection a eu lieu dans des
conditions que l’on connaît où la bourgeoisie a mis tout son poids dans la
bataille utilisant le Front National comme épouvantail et toute sa
propagande pour imposer au final son candidat et ainsi appliquer la
politique que l’on connaît aujourd’hui.
Mais il est bon de rappeler
quelques chiffres parce qu’ils sont éloquents et caractérisent le rejet de
la politique subie, l’abstention au cours de cette élection a battu le
record de 1969. Les jeunes, les chômeurs, les quartiers populaires se sont
massivement abstenus. 4 millions d’électeurs ont voté blanc ou nul et au
total ce sont 16 millions d’électeurs et d’électrices (37 % de l’électorat)
qui ont rejeté les candidats malgré la campagne menée contre le vote Front
National déjà utilisé en 2002.
Voilà comment en France
aujourd’hui comme hier la « démocratie » capitaliste agit pour éliminer
tout candidat anticapitaliste et
enferme les électeurs dans un système qui les dessaisit de tout
pouvoir de décision.
Nous disions également à
l’époque : « Macron élu, la politique du capital va s’accélérer, cette
nouvelle alternance va conduire à une aggravation très rapide des
conditions de vie du peuple. »
Rappelons ce qui était annoncé
par Macron qui avec le MEDEF ont établi un programme qui ne pouvait laisser
de doute :
• 60 milliards d’économies sur le budget de l’État dont 25
milliards sur la sphère sociale, 15 milliards sur l’assurance-maladie, 10
milliards sur l’assurance-chômage, suppression de 120 000 postes de
fonctionnaires.
• Casse du code du travail, priorité à l’accord d’entreprise,
fusion des institutions.
• Casse du système de retraite.
• Casse du système de santé.
• Poursuite des privatisations.
* Réforme de l’Education
• Renforcement du capital européen. Etc.…
Depuis, cette politique est
appliquée scrupuleusement, le code du travail est démantelé au gré de
chaque ordonnance, le budget de l’État comprend toutes les mesures d’ « économies »
annoncées : santé, hôpitaux, collectivités territoriales, logement, éducation
Nationale, allocations diverses, privatisations en cours… rien ne doit
échapper au capital tous les secteurs doivent produire du profit, une
rentabilité maximum.
Au niveau européen l’équipe Macron
avec l’Allemagne notamment
renforcent l’Europe
capitaliste en mettant en place les structures économiques, militaires nécessaires au service exclusif des
capitalistes.
113 multinationales dirigent
l’Europe, l’objectif est de pousser l’intégration des Nations, accélérer
l’exploitation des peuples pour développer encore plus les profits. La
Nation doit disparaître pour devenir une « entreprise » rentable
débarrassée de toute contrainte à la formation du profit.
Le constat est le même au
niveau mondial, les impérialismes s’affrontent pour maîtriser les richesses
de la planète quelles qu’en soient les conséquences : 65 millions de
réfugiés (équivalent de la population française) fuient leurs pays ravagés
par les conflits et les guerres multiples. 54 millions de personnes ont été
victimes de faim ou de maladie sur la seule année 2016, c’est l’équivalent
des victimes de la seconde guerre mondiale en six ans.
Notre initiative du 18
novembre dernier sur l’anniversaire de la révolution russe a été très utile
dans la compréhension des affrontements inter impérialistes d’aujourd’hui.
La disparition de l’Union soviétique a précipité la domination de la
planète par le capital. Nous pouvons en mesurer partout les conséquences
actuelles. Les partis révolutionnaires ont disparu ou sont très affaiblis
ce qui a accéléré l’exploitation des travailleurs, nous le voyons bien en
France, les conséquences sont identiques dans le monde.
Nous avons pris la
responsabilité de développer un grand parti révolutionnaire en France avec
une perspective politique claire fondée sur la base d’un constat : le
capitalisme ne peut pas résoudre les problèmes de l’humanité parce qu’il
n’a qu’un seul but : la recherche du profit maximum au détriment des
besoins économiques et sociaux des populations. C’et la lutte des classes,
le capital et le travail ne peuvent en aucun cas s’accommoder.
Notre ligne de conduite est
donc de développer, renforcer notre parti pour abattre le capital et
construire une société socialiste. Nous sommes lucides quant à la
difficulté de la tâche car elle est unique.
Les partis politiques en
France sont tous d’accord pour développer ou gérer capitalisme. Les
alliances ou mésalliances entre les uns et les autres, les magouilles
constantes, qu’elles soient qualifiées de «droite » ou de « gauche »
n’ont qu’un seul but : détourner le débat sur les causes profondes de la
situation économique et sociale que ce soit en France en Europe ou dans le
monde.
• La droite et le Front National cherchent ensemble des
points de convergence politiciens pour développer encore davantage le
capitalisme en France.
• Le Parti Socialiste tente de reconstruire avec beaucoup de
difficultés un parti exsangue.
• Le Parti Communiste Français veut rassembler toutes « les
forces de gauche » pour proposer une « alternative à gauche » mais laquelle
et dans quel but, si ce n’est aménager le capital ?
• Mélenchon veut rallier les mécontents, mais malgré sa
promotion médiatique, les difficultés s’accumulent à chaque fois qu’il
dévoile ses intentions.
Toutes ces opérations
politiciennes préparent déjà une nouvelle équipe pour poursuivre la
politique actuelle.
Dans toutes ces impasses
politiques, on voit apparaître une nouvelle stratégie consistant à dénigrer
les partis politiques et les syndicats.
De Macron en passant par Hamon
et Mélenchon, tous veulent
transformer les anciens partis en «mouvement », réunissant ceux qui
sont d’accord avec le chef et en incluant des syndicalistes. Ce qui
évidemment ne mène à rien et surtout pas à remettre en cause le capitalisme,
il s’agit pour eux de proposer du neuf dans la forme pour que rien ne
change.
La palme revient à Mélenchon
quand il rend les syndicats, responsables de la politique à Macron. Il
appelle d’ailleurs à un « front syndical » pour diviser et
affaiblir encore plus le mouvement social. Ce « front syndical » est
clairement dirigé contre la CGT.
Quant aux centrales
syndicales, malgré les attaques sans précédent contre les droits et acquis
sociaux, elles restent divisées sur les moyens à mettre en œuvre face aux mesures
gouvernementales.
• La CFDT s’affirme de jour en jour et de plus en plus comme
étant la voix du Medef et du gouvernement, approuvant la plupart des
mesures mises en place.
• FO voudrait jouer le rôle dévolu à la CFDT mais est très contestée
par ses adhérents.
• La CGT est la seule à appeler à l’action mais il faut maintenant lancer des
initiatives interprofessionnelles avec l’ensemble des travailleurs, des
travailleuses.
Les luttes nombreuses qui touchent nombre
d’entreprises de secteurs et d’activité différents sont dans la plupart des
cas menées par les syndicats CGT d’entreprises. Le niveau des luttes ne faiblit
pas, elles touchent en particulier l’emploi, les salaires, les conditions
de travail et devraient prendre plus de force dans leur coordination. Elles
ne peuvent que s’amplifier car les patrons veulent aller encore plus loin
et encore plus vite.
La nouvelle attaque contre le
SMIC en est la démonstration, le capital n’a pas de limite. S’attaquer
frontalement au salaire minimum ne date pas d’aujourd’hui, c’est le rêve du
patronat depuis que le SMIC a été arraché par les luttes. Rappelons
d’ailleurs la proposition de Hamon sur le revenu universel, lors de la
campagne présidentielle.
Que dire de la sécurité
sociale, de la retraite, les congés, des droits syndicaux qui sont tous de
grands acquis sociaux arrachés également par les luttes, en voie de
démantèlement aujourd’hui ?
Quelle opposition à cette
politique ?
Voyons bien que le capital a
aujourd’hui les mains libres, sinon comment expliquer la violence de ces
attaques ?
Tous les partis politiques
sont complaisants certes de manière différente à cette politique, et les
syndicats sont engagés dans un « dialogue social » entre « partenaires
sociaux », tous nient l’opposition irréductible entre le capital et le
travail.
Le développement de notre
parti prend donc une importance particulière. Nous avons des propositions
pour développer le pays, répondre aux besoins sociaux. Nous avons des
propositions sur l’Europe, sur les relations internationales au moment où
les tensions continuent de s’aggraver. Ce ne sont pas les divers voyages de
Macron en Afrique, en Algérie, au Qatar (12 milliards de dollars de
contrats notamment d’armement) qui vont apaiser les tensions, bien au
contraire. Ces diverses « visites » sont faites pour affirmer la domination
des multinationales françaises présentes dans ces pays et en implanter de
nouvelles pour faire face notamment aux impérialismes américains et chinois dans une
concurrence sans fin. Tout cela se fait au détriment des intérêts des
peuples qui souffrent et s’appauvrissent.
Oui nous avons des
propositions sur tous les sujets touchant au développement humain et nous
sommes le seul parti en France à les développer. Avoir des propositions
c’est bien, les faire partager est plus difficile, cela demande un
engagement constant nous pour débattre de notre perspective politique
révolutionnaire :
• Sur l’industrie, des moyens considérables existent pour la
développer à une condition, il faut en chasser les actionnaires et en
confier la direction aux travailleurs. Socialiser les moyens de production
est essentiel pour développer une industrie qui répondre aux besoins de la
population.
• Idem pour les moyens d’échange, les banques réalisent des
profits faramineux utilisés pour la spéculation. Les banques doivent être
gérées et maîtrisées par le peuple pour le peuple.
• Il faut développer des services publics de santé,
d’éducation, de recherche industrielle et scientifique, de transport, de
logement. Des moyens existent pour cela, le problème c’est qu’ils sont aux
mains des capitalistes, il faut les leur arracher.
• Nos relations internationales doivent respecter le droit
des peuples à disposer d’eux-mêmes excluant toute domination, privilégiant
les coopérations mutuellement avantageuses. Au moment où l’impérialisme
américain veut dominer le monde en menaçant comme jamais tous les pays qui
s’opposent à sa volonté hégémonique en ignorant le droit international,
considérant ses intérêts comme supérieurs que ce soit au Proche ou au Moyen
Orient, en Asie, en Amérique Latine, nous appelons à développer la lutte
pour la paix, la lutte contre toutes guerres impérialistes, la lutte pour
l’indépendance et la souveraineté des nations, la lutte pour le désarmement
dans le monde, la lutte pour la dissolution de l’OTAN et de tous les pactes
militaires, la lutte contre les accords transnationaux capitalistes. Dans
la situation créée par le président des Etats Unis, nous appelons à rompre toutes
relation politique, diplomatiques et économiques avec Israël.
Nous condamnons la
complaisance affichée par les états européens et en particulier la France
qui par la voix de son président « regrette » la décision des
Etats Unis de transférer son ambassade à Jérusalem mais se garde bien de la
condamner. Le pouvoir israélien est donc encouragé à poursuivre le pillage
des terres palestiniennes contrairement à toutes les résolutions de l’ONU
et au droit international. Cette situation dure depuis 60 ans en toute
impunité, sans qu’aucune mesure ne soit prise pour faire respecter les
droits. Nous renouvelons notre entière solidarité au peuple palestinien qui
subit tous les jours et ceci des décennies les coups, les humiliations,
l’enfermement, l’emprisonnement politique des dirigeants de mouvements de
libération, les assassinats parce qu’ils défendent légitimement leur terre.
Oui nous avons des
propositions, nous prenons des positions politiques sur la situation
nationale et internationale à faire partager.
Nous avons également des
outils pour diffuser nos idées comme notre site, notre journal, notre
hebdo, mais nous avons aussi surtout notre force militante à mettre en
œuvre avec nos adhérents nos amis, nos sympathisants.
C’est une question
fondamentale. Nous aborderons cet après - midi après une courte
introduction, les questions liées à
notre développement et au renforcement du parti. Cela nous permettra
d’avoir un débat lié aux questions économiques et sociales d’hier,
d’aujourd’hui et de demain et l’activité que nous devons déployer.
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