
Comité
National 10-04-2010 – rapport introductif
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N otre Comité National a décidé
de tenir notre 5ème congrès national les 26 et 27 novembre à
Paris, c'est-à-dire dans un peu moins de six mois si on ne compte pas les
mois de juillet et août consacrés aux vacances. Ce 5ème congrès aura comme
objectif principal de passer à un nouveau stade de notre activité. Il devrait se traduire
par la prise d’initiatives nouvelles dans des domaines essentiels comme le
renforcement de notre parti, l’élargissement de notre audience et le
développement d’une politique financière à la hauteur de nos besoins qui
s’accroîtront énormément en fonction même de l’élargissement prévu de notre activité... Retenons
déjà que l’année prochaine auront lieu les élections cantonales et qu’en 2012
ce seront l’élection présidentielle et les élections législatives. Ceci pour
ne citer que l’aspect électoral de notre activité. Car il est évident que
la lutte de classe va revêtir d’autres aspects encore plus importants,
peut-être même bien plus importants qu’aujourd’hui. Ce qui va se passer dans
les mois qui suivront témoignera de l’aggravation de la lutte des classes en
France et dans le monde. C’est à ces évènements
que nous aurons à faire face. Nous le devons et nous le pouvons car nous
avons construit un parti politique marxiste-léniniste, le seul qui existe
dans notre pays. Souvenez vous, cela n’allait pas de soi quand nous l’avons créé en 2002 ! Aujourd’hui nous sommes en mesure de
franchir une nouvelle étape de notre développement. Notre développement,
c’est la grande question qui doit être au centre des travaux de notre 5ème
congrès. C’est
donc dès maintenant que notre Comité National doit dégager les initiatives
qui donneront à notre prochain congrès un retentissement exceptionnel. Notre
rapport d’aujourd’hui reviendra plus fortement sur cette question, mais
auparavant il est indispensable de tirer les principaux enseignements de ce
qui s’est passé depuis la dernière réunion de notre C.N. en février. Revenons sur les élections régionales des
14 et 21 mars. « Victoire de la
gauche » a-t-on pu entendre ou lire partout. Voyons la réalité. Au premier tour :
droite et gauche ont perdu des millions de voix par rapport aux élections de
2004. La gauche : en
2004 la liste PS-PCF-Radicaux de gauche recueillait 9.485.000 voix. En
2010 : les listes- PS – Front de gauche et 2 listes divers gauche
recueillaient 7.400.000 voix, soit 2.085.000 voix en moins par rapport à
2004. Où est sa victoire ? 23 millions
d’abstentions sur 43 millions d’inscrits au premier tour soit 55,37% du corps
électoral ! Un record ! Seulement 17,09% des
inscrits ont voté pour des listes qui s’intitulent « de gauche »
(PS + Front de Gauche + écologistes +divers gauche). La droite (UMP- MODEM)
recueille 13,50% des inscrits Le Front National que
certains avaient enterré un peu vite recueille 4,10% des inscrits. Un coup d’œil rapide
aux résultats du 2ème tour confirme ceux du premier : toutes
les listes Union de la Gauche, divers gauche rassemblés, totalisent 26,5% des
inscrits. Les abstentions ont
été massives dans les localités et les quartiers populaires Par exemple, à Roubaix
71,67%- 13.000 votants sur 47.000 inscrits. A Bobigny en S. St Denis 70,73%-
6.000 votants sur 21.000 inscrits. A Stains 71,44 – 4.400 votants sur 15.600
inscrits. Un sondage SOFRES
après le premier tour relève que près de ¾ des électeurs (72%) des 18 à 34
ans se sont abstenus. On compte 69% d’abstentions chez les ouvriers et 64%
chez les employés alors qu’elle représente 44% chez les cadres et professions
libérales. Il ressort de cet
examen que près de 3 jeunes sur 4 se sont abstenus au plan national. Cela
fait combien dans les quartiers populaires, chez les sans-emploi ? Même
remarque à propos des ouvriers où près de 7 sur 10 se sont abstenus. Cela
fait combien chez les ouvriers en chômage ou qui sont menacés de perdre leur
emploi ? Aujourd’hui ces
travailleurs, ces jeunes sont désorientés, sans perspective de sortir d’une
situation qui n’a fait que s’aggraver, que ce soit la droite ou la gauche
« plurielle » ou « unie » qui gouverne, situation qui
s’aggravera encore si rien ne change. Quand celles et ceux qui représentent
les forces vives d’un pays ne font plus confiance à personne, la situation
est préoccupante. C’est auprès d’eux que nous devons orienter l’essentiel de
nos efforts. Ils n’ont pas encore entendu parler de nous, de notre parti, ce
qui est hélas normal dans la situation présente, compte tenu de la faiblesse
de notre activité auprès d’eux. S’adresser aux ouvriers, aux salariés, aux
travailleurs sans emploi, à la jeunesse, doit être notre priorité. En France comme
ailleurs, le capitalisme s’efforce de faire face à la situation, surtout si
elle se complique pour lui, comme viennent de le montrer les dernières
élections dans notre pays. Il sait qu’il peut
compter sur l’ensemble des forces politiques (nous mis à part, bien entendu)
si le besoin s’en fait sentir. Toutes,
absolument toutes sont pour le maintien du capitalisme, en France et dans le
monde entier. C’est à partir de cette réalité profonde, hélas durable, que le
capitalisme envisage la suite des évènements dans notre pays. Sarkozy vient de le
répéter, il ne déviera pas de la ligne que le capital lui a fixée. Ce qui
veut dire qu’il va inévitablement au-devant de difficultés encore plus
importantes que celles qu’il connaît aujourd’hui. Je parlerai plus loin de ce
qui s’organise contre les travailleurs et le peuple qui ne resteront pas sans
réagir de plus en plus fortement. Mais, avant d’aborder
cette question qui est la question décisive, je veux dire quelques mots de
l’opération politique que le capital prépare en France en vue de l’élection
présidentielle de 2012. le procédé n’est pas nouveau, c’est celui de
« l’alternance », une fois les uns, la fois suivante les autres si
la nécessité s’en fait sentir. Comme cela risque d’être le cas en 2012,
on assiste dès maintenant, à la mise en place de manœuvres destinées à être
utilisées si nécessaires. C’est ainsi que se met en place un front
« anti-Sarkozy » qui, bien entendu, n’a rien à voir avec un front
anticapitaliste ! Et pour cause, je le répète : tous, absolument
tous sont au service du capitalisme, horizon indépassable à leurs yeux. « Non à Sarkozy,
contre Sarkozy, voilà les mots d’ordre qui sont en train de fleurir dans ce
que certains appellent « la gauche ». Dernière création :
un certain « No Sarkozy Day » calqué sur les mots d’ordre du
« No Berlusconi Day » en Italie, qui se met à organiser des
rassemblements dits « populaires » ! Tout cela à seule fin
d’éviter d’aborder la seule question qui compte : quelles mesures
politiques faut-il prendre contre le capitalisme ? Etre uniquement
« contre Sarkozy », non seulement n’y répond pas mais, au contraire,
permet d’assurer la survie du capitalisme en déviant les coups qui devraient
lui être destinés. Car le fond de la
manœuvre est là. Il s’agit
une fois de plus de capter le mécontentement, la colère populaire pour les
dévier. C’est
un procédé classique, depuis la « victoire » de l’union de la
gauche avec Mitterrand. Voyons bien ce qui se met en place aujourd’hui, dans
le même esprit. Que dans un tel
climat, tout un monde s’agite, de droite à gauche, pour tenter de jouer un
rôle essentiel dans cette opération, tout cela n’est pas très important,
compte tenu que les positions des uns et des autres sont quant au fond similaires. Quel sera l’avenir d’un
Juppé, d’un Villepin ? Qui dirigera le PS en 2010, qui sera
candidat ? Quid des Verts et du Front de Gauche ? Lequel de tous
ceux-là jouera le rôle essentiel ?... Une chose est sûre : le capitalisme
compte sur tout ce monde pour assurer si nécessaire la continuité de sa
domination. Un
seul exemple : Sarkozy a chargé Attali cet éminent socialiste, de
formuler des propositions pour « libérer la croissance »
(capitaliste s’entend !). Réponse d’Attali : « nos
propositions seront valables pour toute majorité qui sortira des élections en
2012 ». C’est clair, non ? Notre parti est le seul en France qui
lutte contre ce genre d’opération. Pour nous, le changement révolutionnaire exige
l’action politique révolutionnaire des masses les plus larges avec leurs
côtés, un parti révolutionnaire d’avant-garde. En agissant comme nous
le faisons nous créons petit à petit les conditions d’un contact réel et permanent
avec le peuple de notre pays. Nous savons bien que devenir un grand parti de
masse prendra du temps mais il n’y a pas d’autre voie. En même temps et surtout nous voyons bien
que les conditions actuelles nous permettent de progresser plus vite que dans
la période passée. La préparation de notre congrès avec les discussions
qu’il suscitera, doit mettre l’accent sur les possibilités nouvelles que la
période présente nous offre. Les reculs sociaux ne
vont pas s’arrêter Dans le
quotidien « Les Echos » dans un article titré « la
compétitivité avant les retraites » on peut lire : « Ne trouvez-vous
pas qu’on devrait enfin changer de priorité et dire la vérité crue : il
faut que les pensions baissent (pas les plus faibles bien sûr) pour décharger
un peu les épaules de ceux qui travaillent ? Il faut que la France en tire les
conséquences : la guerre des coûts est déclarée au sein de la zone euro.
La
politique macroéconomique française devra se déplacer vigoureusement de la
demande vers la compétitivité. Retrouver une stratégie de croissance
post-crise est beaucoup plus fondamental que d’assurer aux retraités leurs
douces croisières aux Caraïbes ». Cette citation se
passe de commentaires ! Concernant la
protection sociale : après les déremboursements successifs de
médicaments (200 nouveaux annoncés), les franchises médicales, la réforme
hospitalière en route avec l’introduction du privé, Sarkozy veut que la
protection sociale ne soit plus financée du tout sur la richesse produite
mais par les contribuables et les malades eux-mêmes. 35 milliards
d’exonérations de cotisations par an, 12 milliards de taxe professionnelle
rendus aux entreprises, ce n’est pas suffisant. Ils ne doivent plus payer du
tout. Les privatisations, la
mainmise du capital sur le secteur public s’accélère avec la casse de ces
secteurs : la Poste, la SNCF. On voit ce que ça donne dès qu’une
entreprise passe dans les mains du capital. Ex. Gaz de France, une nouvelle
augmentation des tarifs de 9,7% Il faut bien faire du profit ! La réforme territoriale
se prépare avec en perspective, ne l’oublions pas, les grandes régions, les
Mégapoles, organisées en relation directe avec l’Europe capitaliste. Avec cette politique la situation des
salariés, du peuple, va encore se détériorer, les inégalités se creuseront
davantage, les riches seront de plus en plus riches et les pauvres de plus en
plus nombreux. L’INSEE vient de
publier une étude qui révèle que les inégalités explosent entre les 5% les
plus riches et les plus pauvres sous l’effet des politiques salariales et
fiscales. -Les plus riches que
riches- 0,01% des ménages, 5.800 personnes : leur revenu par personne
dans un ménage, va de 688.000 euros à 13 millions par an. -Mais plus de 8
millions de personnes – 13,4% de la population vivent avec moins de 908 euros
pas mois et sont dans la pauvreté.L’étude note que depuis 2003, 22% de la
population a connu au moins une année de pauvreté. Parmi ces personnes, une
sur trois l’a été 2 ou 3 ans. « Les Echos » titrent- sans
ironie : « la pauvreté répandue mais souvent
transitoire » ! Rappelons que dans le
monde 1 milliard d’êtres humains ont faim. Les fleurons du CAC 40
s’en sortent bien dans la crise, ils ont déclaré 47 milliards d’euros de
profits en 2009. 35 milliards ont été distribués aux actionnaires. Les dividendes versés
aux actionnaires dépassent les investissements réalisés par les entreprises. Ces grandes
entreprises paient 2,3 fois moins d’impôts que les PME (selon une étude du
conseil des prélèvements obligatoires). Le chômage continue
d’augmenter. Les destructions d’emplois sont massives. Depuis le début de la
crise – selon l’INSEE – 600.000 emplois ont été détruits. Rien qu’en 2009,
400.000 emplois ont été détruits. Rappelons que depuis
30 ans, l’industrie française a perdu 1/3 de ses effectifs, doit 1,5 million
d’emplois. Le BIT (Bureau
International du Travail) prévoit une nouvelle hausse du chômage en 2010.
Rien que dans la zone euro il estime qu’on devrait encore perdre 1,6 million
d’emplois cette année. Il faut savoir qu’en
2009 dans les pays développés, ce sont 61 millions de salariés qui ont été
privés d’emplois. Les élections n’ont pas freiné la
combativité. Témoin la journée
interprofessionnelle du 23 mars, qui malgré la non-préparation par les dirigeants
des centrales syndicales a été une journée importante avec de nombreux arrêts
de travail et de grandes manifestations dans tout le pays. Il y a des luttes pour
de meilleurs salaires dans de nombreuses entreprises. D’autres pour la
défense de l’emploi et de l’outil de travail comme chez Goodyear dans la
Somme, chez Total où les salariés de Dunkerque sont toujours en grève contre
la fermeture de la raffinerie. La CGT de chez Total appelle à une grève de
toutes les raffineries le 15 avril Dans des entreprises
comme Sodimatex dans l’Oise, équipementier du groupe Trève qui ferme l’usine
pour délocaliser, les salariés, sans perspective de retrouver du travail,
exigent des indemnités plus élevées et ont menacé de tout faire sauter pour
imposer l’ouverture de négociations. C’est le patronat et le gouvernement qui
sont responsables de ces situations. Le groupe Trève a touché ces dernières
années, 55 millions d’aides publiques. IL y a eu cette
semaine grève à la SNCF, pour l’emploi et les salaires, contre les
restructurations, à l’appel de la CGT et de Sud. Une fois de plus on a pu
voir le rôle de la CFDT qui s’est retirée du mouvement après avoir manœuvré
avec la direction derrière le dos des travailleurs en lutte. La combativité
grandit, les luttes se développent, les salariés sont en attente d’un grand
mot d’ordre. Un mot d’ordre
des confédérations appelant les salariés à des actions nationales aurait un
grand retentissement. On sait pourquoi ce mot d’ordre n’arrive pas ! On a pu lire dans la
presse le communiqué des centrales syndicales: « Les cinq
organisations syndicales (CGT – Unsa- CFDT –FSU- Solidaires, se sont réunies
en intersyndicale mardi à Paris . Elles vont interpeller le gouvernement le
20 avril par un texte commun et des initiatives locales, qui serviront de
tremplin à « un grand 1er mai revendicatif ». Les
syndicats vont adresser le 20 avril une « déclaration commune pour
interpeller le président de la République pour le sommet social » prévu
fin avril début mai. ». Les intentions de
Sarkozy sont parfaitement connues. L’interpeller sur « la
méthode de concertation qui sera choisie » comme dit Nadine Prigent de la CGT, ça rime à
quoi ? Tout ça alors que
l’action est urgente et attendue. La semaine dernière,
le journal « l’Humanité » écrivait : « l’intersyndicale a
mis le pied sur l’accélérateur ». On constate au contraire, qu’une fois
de plus elle a mis le pied sur le frein ! Mais dans la CGT et
même dans les autres centrales syndicales, les syndicats ressentent plus
fortement le besoin de pouvoir compter et s’appuyer sur une organisation plus
combative, leur permettant d’agir dans de meilleures conditions. On voit aujourd’hui des syndiqués, la
base comme on dit, contraindre des dirigeants timorés à prendre leurs
responsabilités. Cette attitude tend à se développer et c’est tant mieux pour
la lutte. Cher (e) s
camarades, Le résultat des
élections régionales l’a montré une fois de plus mais cette fois avec encore
plus de force ; le mécontentement, la colère du peuple se sont d’abord
traduits par une abstention massive, les autres ont voté pour des partis
politiques au service du capital. Si nous avions pu présenter des candidats, nous savons d’expérience
qu’ils auraient obtenu des dizaines de milliers de voix. Car il existe dans
le pays des travailleurs et des gens du peuple qui ont une conscience
politique de classe élevée et qui recherchent l’occasion de le manifester. Parmi cette masse de
travailleurs, combien ont eu l’occasion de rencontrer notre parti ?
Seulement un tout petit nombre ! Nous avons aujourd’hui des possibilités
nouvelles, des occasions plus fréquentes, plus efficaces de les contacter et
d’assurer une liaison suivie avec nombre d’entre eux. Il faut que la
conscience révolutionnaire gagne en nombre, en force, dans notre pays. Vous le savez,
cher (e) s camarades, cette conscience révolutionnaire n’est pas
spontanée, elle s’acquiert au contact d’un parti révolutionnaire, toute
l’histoire du mouvement ouvrier mondial le prouve. Assurer et développer
la liaison de notre parti, faire qu’il devienne l’avant-garde révolutionnaire
des masses de travailleurs et de jeunes de notre peuple, c’est notre grande
mission. Cela prendra du temps, beaucoup de temps, nous le savons. Mais nous savons surtout que des
possibilités nouvelles existent pour avancer plus vite dans cette voie. Depuis 2002 date de la
création de « COMMUNISTES » nous avons beaucoup amélioré notre
activité dans tous les domaines et sa liaison avec les travailleurs. En
même temps la lutte de classe s’aiguise entre le capitalisme et les
exploités. La période qui
s’ouvre sera marquée par des luttes de plus en plus larges où la voie de
notre parti sera mieux entendue. Nous constatons déjà
sur le terrain, dans les luttes, que des salariés, beaucoup de gens regardent
de notre côté avec intérêt. Partons de cet acquis pour avancer plus vite. C’est donc en ayant pleine conscience de
ces possibilités que nous allons préparer notre 5ème congrès qui
doit être un évènement marquant de notre vie politique. Si nous fixons la prochaine
réunion du CN en Juin, comme cela paraît normal, nous pourrons donc faire un
premier bilan des résultats que nous aurons obtenus pendant ces deux mois. Concernant notre activité, nous vous
proposons d’insister particulièrement sur 3 points : 1-le renforcement du parti avec une
campagne d’adhésions jusqu’au congrès 2-le développement de notre activité de
propagande dans tous les domaines. 3-nous donner les moyens financiers qui
soient à la mesure de nos besoins. Je commencerai par le
3ème point, celui des
moyens financiers : Nous avons soulevé à la dernière réunion du CN cette
question cruciale pour nous. Nous devons vraiment mesurer nos besoins, ils
sont énormes. Il va falloir les quantifier partout, dans tous les domaines. D’abord celui de notre
propagande – les tracts, les réunions, les déplacements, faire vivre
l’organisation, la développer, présenter des candidats aux élections. L’an prochain auront lieu les élections cantonales.
Nous voulons présenter le maximum de candidats dans les départements. Combien
nous faudra-t-il ? C’est dès maintenant qu’il faut s’en occuper. Nous devons prendre
conscience de l’importance primordiale des finances. Nous ne pouvons pas
limiter notre activité politique par manque d’argent ! Pour terminer sur ce
point, nous avons décidé au
dernier CN de renforcer notre secteur financier par un collectif qui travaillera
avec notre trésorier et son
adjoint. C’est chose faite, cinq camarades ont donné leur accord. Ce
collectif impulsera notre
activité pour la porter progressivement à la hauteur de nos besoins. Concernant notre propagande, nous pouvons maintenant faire
de nouveaux progrès, plus rapides. Je ne reviendrai pas ici sur les
différents aspects de notre activité, je propose simplement au CN de procéder à la mise en place d’une équipe renforcée qui développera notre
activité de propagande dans tous les domaines. L’ensemble de notre activité de Parti
révolutionnaire dépend essentiellement de nos forces organisées. Nous sommes
actuellement en face de la situation suivante : d’un côté notre audience
politique grandit, ceux et celles qui suivent avec sympathie notre activité
sont de plus en plus nombreux mais cela ne se traduit pas encore par une
montée des adhésions qui soit en liaison avec cette situation nouvelle,
pourtant plus favorable. Pourquoi ? Nous allons en discuter largement,
mais déjà une raison apparaît : dans l’ordre de nos préoccupations,
cette question de l’adhésion a une place trop lointaine. Il faut ajouter
aussi que nous sommes encore beaucoup trop timides pour proposer à celles et
ceux qui sont proches de rejoindre notre parti. Fixons-nous dès
maintenant des objectifs précis, basés sur une liste de sympathisants que nous allons contacter
systématiquement. Faisons le point régulièrement y compris au CN. Notre 5ème
congrès donnera toute sa place à cette question. Nous vous proposons de mettre en place un
collectif pour aider au recrutement. Renforcement, finances
propagande… Nous limiter aujourd’hui à ces trois questions ne signifie pas
que nous laissons de côté les autres, en particulier la formation des militants, les stages. Les camarades qui
viennent d’en tenir en parleront et nous continuons à en fixer dans le
maximum de départements. De même il faut réunir
régulièrement les adhérents, discuter politique et organiser les plans
d’activité. Il reste cependant que
les plus urgentes sont les 3 questions évoquées dans ce rapport. Je vous
invite à en parler aujourd’hui, à donner votre avis ainsi que sur les
propositions et, bien entendu, à dire comment vous voyez notre 5ème
congrès et de quelle façon nous pouvons le mieux le préparer.
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