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Comité National 10-06-2009 – rapport introductif

 Le fait marquant du résultat de ces élections européennes en France, c’est d’abord l’abstention. Dans la France entière sur 44.300.000 électeurs inscrits, seuls 18.000.000 d’entre eux sont allés voter, auxquels il faut ajouter à cela  près de 800.000 bulletins blancs ou nuls. Ce qui fait au total 17.200.000 exprimés, soit à peine 4 électeurs sur 10.

Evidemment, l’abstention a été bien plus forte dans les centres industriels, dans les quartiers  populaires. En Seine-Saint-Denis, à Bobigny, on compte 74,62% d’abstentions, à La Courneuve 71,49%, à Aubervilliers 72,63%, dans le Nord à Tourcoing 74,25%, dans le Pas-de-Calais, à Calais 69%, dans le Calvados à Dives sur Mer 74%.

Les gens qui subissent la politique du capital et du gouvernement, qui voient leurs difficultés s’aggraver, qui en ont assez, qui voudraient que ça change ; ne se retrouvaient pas du tout dans les « offres » de tous les partis politiques (à part Communistes) qui tous se situent dans le développement de cette Europe capitaliste, dans le cadre même du capitalisme mondial.

Tous ces partis, de l’UMP au FN, du Front de gauche au NPA, aux écologistes, ne proposent rien d’autre que d’évoluer dans ce monde sans aucune perspective d’en sortir.

Un sondage de la SOFRES s’adressait aux gens qui n’ont pas voté : 73% d’entre eux ne l’ont pas fait parce qu’ils sont mécontents des partis politiques, parce qu’ils condamnent l’Europe, parce qu’ils pensent qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre les partis.

Cette absence de différence entre ces partis, a fait que la majorité des électeurs n’a pas voté.

Le taux élevé d’abstentions s’est retrouvé dans tous les pays européens (sauf là où le vote est obligatoire). L’abstention atteint des records dans les pays de l’Est européen : 86% en Slovaquie, 72% en République Tchèque, 73% en Pologne, 64% en Hongrie…

Procédons maintenant à l’examen des résultats en France, en dégageant ce qui est essentiel, un essentiel soigneusement camouflé par tout l’appareil de propagande.

*Sarkozy sortirait vainqueur  de ces élections. C’est faux. Les 4.800.000 voix de l’UMP représentent à peine 9,5% des inscrits ! « Vainqueur » le parti au pouvoir, vainqueur Sarkozy avec l’appui de même pas 1 français sur 10 ?

*Le PS recueille 2.850.000 voix, ce qui représente 6,25% des électeurs inscrits.

*Les Euro-écologistes de Cohen-Bendit ont 2.800.000 voix, soit 6,20% des inscrits. Je relève au passage, qu’interrogés par la SOFRES sur leur 2ème choix, 1/3 de ces électeurs d’Europe-Ecologie ont cité … Le PS

*Bayrou et son MODEM, après les fluctuations dont on a amplement entendu parler, atterrissent à 1.450.000 voix soit…3,3% des inscrits !

*On trouve ensuite le FN avec 1.100.000 voix, le FN est proche De Villiers avec Libertas qui  lui recueille 830.000 voix. Le FN reste comme nous l’avions dit  un parti politique qu’il faut combattre de toutes nos forces, la période politique actuelle se prête à son possible développement en France aussi.

*Le Front de gauche avec 1.050.000 voix arrive juste après le FN. Notons au passage que c’est la première fois que le PCF ne figure plus dans les statistiques. 1.050.000 voix, c’est 2,4% des électeurs inscrits.

*Viennent ensuite le NPA de Besancenot avec 870.000 voix et .L.O.

Je rappelle au passage que les centrales syndicales avaient appelé les salariés à aller voter et à s’exprimer en faveur de ceux qui prônaient l’Europe  « sociale » bien entendu !

J’en arrive maintenant à notre parti.

Pour la première fois depuis notre création nous avons eu accès à 3 minutes 30 de propagande à la télévision nationale, ce qui nous a permis de nous faire connaître et a eu une grande répercussion.

Nous sommes intervenus dans plusieurs organes de presse écrite et parlée dans les régions.

Partout où les camarades étaient présents, des contacts ont eu lieu dans les entreprises, des universités,  sur les marchés, dans les quartiers. Des dizaines de milliers de tracts ont été distribués, des centaines d’affiches collées.

C’est la première fois que nous avons mené une campagne d’une telle envergure ! Nous remercions tous les amis (e) s de notre parti qui ont contribué par leur apport aux résultats de notre campagne.

Le résultat que nous avons obtenu est à la mesure du travail que nous avons accompli.

Vous savez que, faute d’argent, il ne nous a pas été possible d’éditer et d’acheminer notre circulaire à chaque électeur et nos bulletins de vote dans chaque bureau de vote. Quel dommage !

Dans de rares bureaux de vote où le vote étant électronique certaines mairies ont mis  sur les machines un bulletin Communistes avec le nom de la tête de liste, nous avons obtenu des résultats qui prouvent que notre parti est aujourd’hui bien implanté dans notre pays. Ces résultats électoraux dans quelques endroits sont d’autant plus importants que les électeurs n’avaient reçu à domicile aucune circulaire de propagande ni bulletin de vote de notre parti !

Bravo camarades ! COMMUNISTES est maintenant devenu un parti politique avec lequel il faudra compter !

Les élections sont un grand moment de bataille politique. Nous devons nous donner les moyens d’y participer à chaque occasion. Nous avons constitué les sept listes dans les régions métropolitaines, ce qui a montré notre capacité à être présents dans une grande bataille politique.

Nous avons été les seuls à proposer une ligne révolutionnaire – NON à l’Europe capitaliste -avec les arguments qui expliquaient ce mot d’ordre et nous nous sommes présentés comme des communistes qui disaient NON à l’Europe capitaliste.

Au sortir de cette campagne nous pouvons affirmer que nous avons conquis notre place dans le paysage politique français. Une place certes encore réduite mais nous avons maintenant acquis la certitude que nous allons grandir.

Nous avons tous constaté l’intérêt de nombre de gens qui découvraient à la fois notre existence et notre politique : des salariés, des gens qui s’interrogent, qui veulent que ça change, qui veulent lutter, qui cherchent comment faire et avec qui ? qui ne trouvent pas et pour cause avec les autres partis, le moyen d’exprimer cette volonté de changement.

Je le répète, nous avons vérifié, plus largement cette fois, qu’il y a une place de plus en plus grande pour nous, pour les idées révolutionnaires et que, notre activité persévérante partout où nous la déployons, nous permet de gagner en influence.

1 exemple: à Nice, dans 3 bureaux populaires il y avait  un bulletin de vote « communistes » avec notre tête de liste Ch. Ricerchi. Dans l’un notre liste a recueilli 10% des voix dans l’autre 11% et dans le troisième 6%.

On peut tirer de ces élections des enseignements politiques très importants.

D’abord, je l’ai dit, 60% des électeurs n’y ont pas participé parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans tous ces partis qui finalement prêchent la même chose. Dans ces 60% on trouve des millions de salariés et de couches populaires, de jeunes, des retraités. Les statistiques ont relevé que 80% des électeurs âgés de 18 à 24 ans se sont abstenus.

Il y a de la place pour un parti révolutionnaire comme COMMUNISTES répondant à leurs besoins, à leurs aspirations.

Notons aussi la mobilité de l’électorat qui est allé voter, les changements de dernière minute qui sont intervenus, en particulier entre le MODEM et les écologistes, entre un Bayrou et un Cohen-Bendit !

Il y a seulement deux ans, Sarkozy avait 11.450.000 voix au premier tour de la présidentielle, à comparer avec les 4.800.000 d’aujourd’hui. S. Royal avait 9.500.000 voix, aujourd’hui 2.850.000, Bayrou 6.800.000 aujourd’hui 1.500.000. Certes nous savons tous ici que la présidentielle et les européennes sont des élections bien différentes mais, tout de même, se remettre ces résultats en mémoire permet de mieux mesurer combien cet électorat est friable, peu sûr de son vote. C’est devenu ces dernières années une caractéristique française mais également européenne. C’est ce qui explique pour une bonne part le succès  de Cohen-Bendit. L’écologie, un grand sujet à la mode, un vote sans risque pour un changement sans risque !

Revenons sur les lignes de forces que la situation politique n’a absolument pas modifiées.

D’un côté Sarkozy et son parti UMP – Nouveau Centre, parti au pouvoir. Eux savent qu’ils doivent aller le plus loin et le plus vite possible dans la direction que nous connaissons : la surexploitation toujours plus grande des travailleurs et du peuple. Ils savent aussi qu’à cause de ça, l’opposition économique mais aussi politique entre eux et le peuple va inévitablement grandir. Sarkozy vient d’ailleurs de déclarer qu’il continuerait sa politique.

Rien d’étonnant à ce que des opposants de pacotille comme le PS, les Verts, Le MODEM, le Front de Gauche et d’autres de moindre importance parlent de se rassembler tout en se chamaillant pour l’instant. Pour faire quoi ? Surtout pas pour changer de politique mais simplement pour remplacer Sarkozy et les siens au pouvoir. Renvoyons celles et ceux qui en douteraient à ce que les uns et les autres ont déclaré le soir ou le lendemain des élections. Tous n’ont pas oublié de parler de rassemblement contre Sarkozy. La présidentielle de 2012 se rapproche. Tous veulent être prêts pour, ensemble, parvenir au pouvoir.

Nous avons en mémoire les opérations « gauche unie » puis « gauche plurielle ». Nous savons ce qu’il est advenu du « programme commun de gouvernement » et du PCF par la même occasion. Le peuple a payé la note.

C’est à une opération de ce genre que pensent toux ces partis, du PS aux Verts, du MODEM au Front de Gauche. La façon dont les uns et les autres, à chaud (c’est le cas de le dire), dès le soir de l’élection, ont parlé  de la nécessité de se rassembler pour aller au pouvoir est significative. Certes, tout n’est pas réglé, loin de là, les résultats électoraux le montrent de façon éloquente. Les questions de préséance, d’influence de tel ou tel parti par rapport à d’autres etc…etc… ne se règlent pas facilement Mais, quels que soient les évènements qui puissent masquer la manœuvre, le fait est là. L’alternance se construit et les résultats des élections européennes sont un pas de plus dans cette direction. « Changer pour que rien ne change » c’est là leur mot d’ordre secret. Et pendant ce temps le Front National peut développer sa démagogie.

COMMUNISTES est le seul parti qui puisse faire la clarté dans l’opinion sur cette question. Le NPA et LO ? Ces deux partis se prétendent révolutionnaires mais que font-ils ? Ils proposent de s’unir à tous ces partis qui grenouillent contre Sarkozy mais surtout pas pour abattre le capitalisme qui dirige le pays et dont Sarkozy n’est que le fidèle exécutant.

Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es » dit le proverbe.

Est-il besoin de réaffirmer que, Oui nous voulons le plus large rassemblement, absolument indispensable pour vaincre le pouvoir capitaliste et ses valets quels qu’ils soient. Mais nous ne reproduirons jamais le genre d’erreurs – ou plutôt de fautes qui ont été commises en France avec les fameux gouvernements de gauche plurielle ou unies de 1981 et de 1997.

Le rassemblement pour lequel nous luttons c’est celui des travailleurs, des salariés, du peuple, dans une lutte clairement anticapitaliste. Ce n’est qu’à cette condition que  les choses changeront dans notre pays.

Je vais maintenant revenir à la campagne électorale que nous avons menée et à la principale limite que nous avons rencontrée au point de vue de notre activité : les finances.

Nous n’avons pas pu aller jusqu’au bout, éditer 45 millions de circulaires, 90 millions de bulletins de vote. Nous l’avons dit, il n’a pas été possible pour un parti comme le nôtre de trouver deux millions d’euros. Nous avons dénoncé à juste titre les conditions qui nous sont imposées. (voir notre communiqué sur le site).

Cela ne nous a pas permis de mesurer concrètement notre influence réelle dans le pays et n’a pas permis aux électeurs d’exprimer leur opinion. C’est une atteinte à la démocratie.

Mais nous avons pu  mesurer  qu’il y a de la place pour nous, la capacité que nous avons de grandir en organisation et en influence.

La question est aujourd’hui, que devons-nous faire au regard des exigences et des possibilités pour occuper cette place pleinement ?

Qu’allons-nous faire pour porter le parti, son activité, à la mesure de l’influence qu’on peut avoir ?

Comment se donner les moyens de participer pleinement aux batailles politiques en France – donc aux élections ? En 2010 il y aura les élections régionales.

Nous savons que nous avons la capacité politique de présenter des candidats (nous l’avons déjà fait aux législatives et aux cantonales et nos résultats ont progressé à chaque fois). Nous savons que nous avons la capacité de mener une grande campagne de masse.

Comment créer les conditions financières pour aller jusqu’au bout dans le maximum d’endroits. Il faut donc trouver de l’argent, beaucoup d’argent.

J’aborde cette question en premier car c’est une question décisive qui conditionne directement l’avenir de notre parti. On ne peut pas se laisser bloquer par ça, il faut donc modifier notre façon de voir les finances. Nous devons mener une réelle bataille, prendre des initiatives bien plus importantes et partout dans tous les départements.

On ne peut pas séparer la bataille financière de la bataille pour notre influence. Je propose que dès la rentrée nous mettions en place un collectif sous la direction de notre trésorier pour animer cette bataille et avancer rapidement.

Je l’ai déjà dit, mais j’y reviens, Sarkozy va poursuivre et accélérer l’adaptation de toute la société française aux exigences du capital français, européen et mondial.

Le journal « Les Echos » écrivait mardi : « N. Sarkozy entend profiter de la dynamique provoquée par le vote européen pour relancer les réformes ». Les réformes, on les connaît, baisse du coût du travail, enseignement, santé, retraites, achèvement des privatisations, etc… Tout pour l’entreprise, réduction drastique des dépenses publiques, sociales.

La crise capitaliste est loin d’être terminée, la récession continue, le gouvernement revoit à la baisse les prévisions déjà très mauvaises pour 2010.

Rappelons que la production industrielle a encore reculé de 1,1% en mars, l’activité manufacturière a reculé de 8,3% au premier trimestre 2009, la production du secteur métallurgique a chuté de 16,4% au premier trimestre 2009.

Le chômage se développe à une allure très rapide. Les prévisions annoncent + 900.000 chômeurs en 2009 et une augmentation du chômage en 2010. Chaque semaine sont annoncés de nouveaux plans sociaux, des fermetures d’entreprises. Le chômage des jeunes de moins de25 ans est passé de 18,7% en 2008 à 22,7% début 2009.

Les capitalistes continuent à profiter de la crise pour utiliser l’emploi comme variable d’ajustement pour baisser le coût du travail et préserver leur taux de profit.

Ajoutons qu’au chômage massif, s’ajoute le chômage partiel : 200.000 salariés ont été en chômage partiel entre janvier mars.

Les grandes entreprises capitalistes continuent à poser des jalons pour mieux se placer dans la concurrence capitaliste mondiale, les fusions-acquisitions se poursuivent. Un exemple : Peugeot-Citroën qui continue son plan d’économies prépare des alliances pour devenir un géant mondial. L’éditorialiste des « Echos » écrit à propos de la stratégie de Peugeot : « dans une industrie de plus en plus mondialisée, il va falloir manger ou se résigner à être mangé ».

La situation du peuple va continuer de se détériorer et à vive allure.

Le mécontentement populaire  va encore se développer dans le pays. Déjà des actions de plus en plus fortes grandissent dans de très nombreuses entreprises, pour défendre l’emploi, pour l’augmentation des salaires, sur les conditions de travail.  Des journées revendicatives importantes ont eu lieu.  A noter que ce mouvement grandit malgré les efforts que multiplient tous les médias, tout l’appareil de propagande du pouvoir et même parfois les dirigeants nationaux des syndicats. Chacun de nous connaît ici le rôle joué par Chérèque et d’autres pour freiner l’action.

La participation aux journées interprofessionnelles du début de l’année a montré la volonté de lutte, les possibilités d’aller plus loin. Il nous faut bien constater que les centrales syndicales, CFDT en tête ne répondent pas à cette attente. Elles jouent le rôle de frein. Et ce n’est pas la journée du samedi 13 juin, dont d’ailleurs on parle très peu, qui va modifier cela, au contraire.

Pourtant, ce que redoutent par-dessus tout le patronat et Sarkozy c’est le développement de l’action.

C’est pourquoi Sarkozy qui veut  accélérer ses « réformes »,  une exigence pour le capital,  pratique « le dialogue avec les  partenaires sociaux ». Il a reçu les organisations syndicales lundi. Il les assure qu’a la réunion du Bureau International du Travail à Genève où il doit intervenir lundi prochain, il défendra « le renforcement du volet social de la mondialisation » tout en répondant non aux demandes des syndicats  sur l’augmentation du SMIC, des minima sociaux et sur  l’abandon des 34.000 suppressions d’emplois dans la fonction publique. Les centrales syndicales acceptent ce « dialogue entre partenaires », Chérèque comme d’habitude en tête. Dialogue qui se fait sur le dos des salariés, qui étouffe le développement indispensable de la lutte.

Dans cette situation, la seule solution, répétons-le, c’est de pousser en bas dans les entreprises au développement des luttes et de faire grandir l’exigence de l’action interprofessionnelle, tous ensemble, pour bousculer ceux qui retiennent la lutte.

J’en reviens à COMMUNISTES

Nous venons de faire un pas important en avant. Nous avons plus de possibilités pour que notre parti s’implante dans de nouveaux endroits, qu’il grandisse en adhérents et en influence. Tout ça, pour se donner les moyens de faire grandir les idées révolutionnaires, la lutte anticapitaliste. C’est indispensable.

Développer la lutte de classe est la seule voie pour faire reculer le capital et le gouvernement. Il faut pour cela un parti révolutionnaire qui l’organise de plus en plus largement. Il nous faut donner à comprendre les raisons de la situation, les solutions.

Une première tâche primordiale pour un parti révolutionnaire est de former  ses cadres,  former des révolutionnaires. Nous devons donc faire beaucoup plus, vraiment, faire des écoles de formation théorique pour tous les militants. Il faut éduquer en permanence. Dès la rentrée, il faut fixer des stages d’éducation.

Nous devons préparer des plans de travail pour développer notre activité de masse.

Nous avons vu dans la campagne combien notre propagande a un large écho chez ceux et celles que nous touchons.

Notre propagande

Nous avons amélioré nos outils de propagande: le site, l’hebdo envoyé chaque semaine, le journal, la sortie de nombreux tracts. Nous devons encore améliorer les moyens  mis à la disposition du parti en élargissant le collectif de camarades qui  travaillent sur la propagande.

Avec tout ce matériel, nous pourrons démultiplier nos initiatives dans les entreprises, les établissements d’enseignement, les quartiers populaires.

Il est très important également, dès la rentrée d’organiser des rencontres, des débats, pour discuter de la situation, des solutions…

Nous avons noué toute une série de contacts dans cette campagne avec lesquels il faut continuer les relations entamées à cette occasion et les élargir partout où c’est possible.

Des adhésions ont été faites. Nous savons qu’il faut travailler avec persévérance pour élargir le nombre de nos adhérents.

Tout ce travail a été possible parce qu’il y a l’organisation du parti. Continuer à le faire grandir est indispensable pour aller plus loin.

Avant de terminer je veux dire quelques mots sur trois questions concernant la situation dans le monde. Nous y reviendrons plus longuement dans un prochain CN.

*La crise du capitalisme pèse sur tous les peuples. Partout ils subissent une exploitation accrue. Le Bureau International du travail (BIT) annonce un record du nombre de chômeurs dans le monde d’ici-là fin 2009 : 239 millions.

Partout les gouvernements des pays capitalistes donnent des centaines de milliards aux banques, aux entreprises, les peuples paient . Un ex. La Général Motors aux USA fait faillite, OBAMA nationalise  et annonce qu’il faut baisser les « coûts salariaux »ce qui veut dire : suppression du régime d’assurance maladie, du système de retraite pour les salariés suppression de toute garantie de l’emploi.

*La crise capitaliste, partie des USA, a mis en évidence et sans doute accéléré l’évolution du monde capitaliste. Le leadership impérialiste des USA connaît un certain déplacement vers l’Asie sui se développe très vite.

OBAMA l’a redit lors de la conférence de presse avec Sarkozy, le jour de la commémoration du débarquement : « nous avons le leadership mais nous savons que nous ne sommes pas seuls et nous ne pouvons pas imposer » a-t-il déclaré.

Dans sa tournée dans les pays arabes, tout en réaffirmant son alliance avec Israël, il a été obligé d’affirmer le droit à un Etat Palestinien  et de demander un « effort » à Israël.  Le projet de Bush du grand Moyen-Orient dominé par les USA s’avère très difficile à mettre en oeuvre.  Pour sortir de l’enlisement dans cette région (avec l’Irak, l’Afghanistan), garder une influence dans cette région (il ne faut pas oublier que les hydrocarbures qui transitent par le détroit d’Ormuz représentent le 5ème de la consommation des USA), il doit composer pour tenter de résoudre les crises du Moyen-Orient.

Sarkozy qui veut sa place dans la stratégie impérialiste dans cette partie du monde est allé inaugurer une base militaire française aux Emirats Arabes Unis. Nous reviendrons sur tout cela dès la rentrée.

*Deux mots sur l’Amérique Latine. Les élections en Equateur au printemps ont confirmé l’aspiration de ces peuples à la justice sociale. Les décisions que prennent les gouvernements confirment que pour avancer, il faut soustraire les principaux moyens de production à l’emprise des multinationales. Raphaël Correa, président de l’Equateur, vient de déclarer « qu’il estime que les secteurs-clés de l’économie comme le pétrole et les mines doivent appartenir à l’Etat. Il a signé des accords de coopération avec le Vénézuela. La situation en Amérique Latine est à suivre de près.

Pour conclure, j’en reviens à la situation et à la bataille en France.              

Nous devons avoir aujourd’hui un grand échange sur la situation, sur ce que nous tirons de la campagne électorale, discuter largement  de ce que nous allons faire pour franchir un nouveau grand pas.

En 2010, je l’ai dit, il y aura les élections régionales et nous tiendrons dans l’année notre 5ème congrès.

A la rentrée de septembre, nous tiendrons un CN qui abordera tout ça.

 

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