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Tout d'abord, bienvenue à nos camarades de l’URCF qui
assistent à nos travaux, c'est la poursuite du processus
d'unification de nos organisations. Nous avons mandat de nos
congrès respectifs pour poursuivre ce processus et le mener à
son terme afin de construire le parti révolutionnaire dont le
peuple à tant besoin. Nous voyons tous les jours combien
l'absence d'un parti de lutte de classe suffisamment puissant
pour construire le socialisme se fait sentir.
L'unification de nos deux organisations va donc compter
pour atteindre cette perspective tout en restant lucide sur le
long et difficile chemin qu'il reste à parcourir.
Mais ce processus est un encouragement pour les
militants, les adhérents qui donnent de leur temps et de l’énergie dans un contexte
politique marqué d’un côté par l'accélération de l'exploitation
capitaliste et par le profond mécontentement du peuple qui
s’exprime au travers d'un rejet massif de la politique menée
depuis des années par les pouvoirs qui se succèdent sans que
rien ne change.
Tant que le capitalisme dominera la société, rien ne
changera, nous le savons, c'est pour cela que nous avons créé
Communistes, pour éradiquer le capital par la lutte et
construire une société socialiste dirigée par le peuple.
Cette perspective, nous sommes les seuls à la porter,
cela peut paraître lourd et difficile, mais en même temps,
l'espace politique pour nos idées est grand ouvert, nous
l'occupons de plus en plus et de mieux en mieux.
J’y reviendrai au moment d’examiner notre activité et les
résultats encourageants que nous obtenons.
Oui il faut développer, renforcer
Communistes parce que le peuple a besoin d'un parti révolutionnaire
pour lutter et changer la société.
Cette conscience politique ne s'acquiert pas d'un coup de
baguette magique, il faut débattre partout de cette
perspective, engager le travail de masse indispensable pour
faire comprendre que le capital est l'ennemi à abattre,
l'unique responsable des conséquences économiques et sociales
que son existence engendre.
Nous sortons d'une période électorale, nous allons en
retenir les éléments déterminants que nous avons déjà soulevés
dans nos analyses publiées sur notre site. Pour rappel :
la droite et ses alliés passe de 41 à 66 départements, le Parti
Socialiste passe de 61 à 34 départements, le Front de gauche
qui avait 234 élus en a 176 aujourd’hui, le Parti Communiste
Français dirige 1 département au lieu de 2 en 2011, le Front
National a 62 élus.
– 1) L'abstention massive constatée lors de la
législative partielle de la quatrième circonscription du Doubs
(60,5 %) reste majoritaire lors des départementales (50,2 %).
Le taux de bulletins blancs et nuls est de 4 %, tout cela
confirme bien le rejet des politiques menées, c'est
l'expression d'un mécontentement qui dure et s'approfondit.
C'est particulièrement vrai dans les quartiers populaires
ou l'abstention atteint jusqu'à 70 % et parfois plus.
– 2) Le positionnement des partis politiques annonce des
recompositions, des alliances ou des mésalliances au gré des
résultats. Le but recherché est : comment s'organiser au mieux
pour être le meilleur serviteur du capital.
– 3) Tous les partis proposent à leur façon une « alternative
» à la politique actuelle, mais sans jamais toucher au capital.
En quelques mots, une équipe remplace l'autre sans que jamais
rien ne change, le Medef est à la manœuvre, le peuple paie.
Les résultats du 2ème tour à peine connus,
Valls déclare au nom du gouvernement : «Nous avons entendu
le message d'impatience, la situation s'améliore, nous allons
donc poursuivre et accélérer les réformes ». Pas un mot sur les
chiffres du chômage publiés quelques jours avant, marqués par
une nouvelle aggravation, pas un mot sur l'abstention massive,
conséquence de la politique menée. Ce n’est pas la
préoccupation du gouvernement, le capital doit poursuivre son
développement, c’est une règle intangible, l’état est à son
service et dès qu'il est usé, et il l’est de plus en plus
rapidement, le capital prépare la relève. Il n'y a que les
luttes pour freiner son développement.
Dans sa déclaration le soir du deuxième tour, Valls
annonce plusieurs mesures pour aller plus vite et plus
loin : « il faut sans tarder reprendre les
négociations sur la modernisation du dialogue social ». En
effet, les discussions ont été bloquées le temps de la campagne
électorale elles ne se résument pas seulement aux conditions
d'élections professionnelles dans les entreprises et le droit
syndical, elles concernent également les retraites
complémentaires, l'indemnisation du chômage et sa durée.
Depuis le gouvernement en a rajouté :
- Il veut donner libre cours
aux licenciements, étendre l’accord emploi contre la baisse des
salaires et flexibilité du travail. C'est le chantage à
l'emploi généralisé.
- Créer un nouveau contrat de
travail lié à la durée d’un chantier ou d’une tâche précise
sans aucune protection pour le salarié.
C'est la fin du contrat de travail
à durée indéterminée, l'extension, la généralisation de la
précarité à l'ensemble des travailleurs, la flexibilité des
horaires de travail, la baisse des salaires, le travail par
intermittence au gré du patron.
- Pour couronner le tout, le
gouvernement vient d'annoncer 2,5 milliards de nouveaux cadeaux
fiscaux au Medef qui vient de lui exprimer toute sa gratitude,
mais sans manquer de rappeler qu'il faut poursuivre la « baisse
du coût du travail ».
À noter que dans le journal Les Echos du 4 avril dernier,
la centrale syndicale CFDT interrogée sur le contrat de travail
unique, et sur la flexibilité de l'emploi déclare : « il faut
assouplir l'accord national
(ANI – AME) parce qu'il ne marche pas ». La CFDT est
égale à elle-même, elle est le lien entre le Medef et le
gouvernement.
L'ensemble des mesures annoncées devra faire l'objet
d'accords ou de lois avant les congés d'été. En ce qui concerne
les nouveaux cadeaux fiscaux aux entreprises, l'effet est
immédiat.
Cela fait longtemps que nous parlons d'accélération à la
course au profit, mais là, le pouvoir a mis le turbo. Ceci
n'est pas surprenant, le rapport des forces le permet. La
droite, le Parti Socialiste, le Front National jouent leur
rôle, chacun à sa manière pour servir le capital. Ils
s’arrangent entre eux, manœuvrent pour éviter le débat sur
l'essentiel, c'est normal, ils ont été créés pour cela.
Nous sommes les seuls à porter une
perspective politique claire mais encore insuffisamment connue.
Le capital dispose encore d'un rapport de force qui lui
est favorable, et tous les partis politiques travaillent et
s’entendent pour le maintenir.
La droite fait de la surenchère, elle cherche, malgré les
discours rassurants des alliances notamment locales avec le
Front National. Ne parlons pas du Parti Socialiste, il est au
pouvoir mais il cherche de nouvelles alliances avec la droite
et le centre. Le Front National dispose d'une promotion
inégalée, il est présenté comme le parti des ouvriers et du
peuple par la propagande capitaliste. Aujourd'hui il fait
l'objet d'une opération « mains propres » consistant à le
présenter comme un parti digne d'attention, présentable, aux
portes du pouvoir, un recours à la politique actuelle.
Le journal l'Humanité du 31 mars titre : « et après ça
(les élections), quelle gauche ?» Pierre Laurent explique qu'il
veut construire une « alternative (encore une !) de gauche en
rassemblant toutes les bonnes volontés, les portes sont grandes
ouvertes… » De nouvelles alliances se font avec les Verts (ceux
qui sont mécontents), Nouvelle Donne (?), Mélenchon bien sûr et
son Parti de gauche, le Mouvement des Citoyens ou ce qu'il en
reste, les « socialistes mécontents » mais qui
finissent toujours par approuver la politique menée, et une
multitude d'organisations diverses, bref un agglomérat de
sigles qu'on empile pour paraître plus nombreux...
Je le disais au début du rapport, aucun parti ne
s'attaque au capital. La droite, le Parti Socialiste, le Front
National, c'est normal ce sont ses serviteurs, ils sont dans la
course au pouvoir. Quant au Front de gauche, il veut s'inspirer
de mouvements comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou Die
Linke en Allemagne dont on voit bien le fond politique depuis
que Syriza est au pouvoir. On ne touche au capital, on compose
et on « dialogue » avec lui !
Nous l'avons dit depuis le début,
ces mouvements, que ce soit en France ou ailleurs, sont une
impasse. Ils créent des illusions et renforcent l'idée qu'en
dehors du capitalisme rien ne peut exister. Dans le même temps
ils maîtrisent le mécontentement qui s'exprime pour tenter de
l’étouffer.
Alors oui, les mesures exigées par le capital pour
développer son profit sont dans la logique actuelle des
rapports de force puisque personne ne s'y oppose.
Le chômage poursuit son ascension, c'est 600 000
chômeurs de plus depuis l’élection de Hollande en avril 2012. Les
suppressions d'emplois se poursuivent : Maury Ducros dans les
transports, dans le commerce La Halle va fermer 244 magasins
sur 608 et supprimer 1650 emplois, Dim va en supprimer 400,
dans le bâtiment travaux public 30 000 suppressions d'emplois
sont prévues en 2015 après les 35 000 en 2014 et les
30 000 en 2013.
La réforme ferroviaire en cours va entraîner de
11 000 à 13 000 suppressions de postes en cinq ans.
La SNCF va supprimer la moitié des trains Intercités, elle a
déjà fermé six lignes de transport pour les remplacer par des
bus, c'est l'accélération de la privatisation des lignes
régionales, la privatisation par petits bouts de l'entreprise
nationale. Privatisation qui ne touche pas seulement la SNCF,
le gouvernement prépare une nouvelle vague de privatisation
partielle comme à EDF, les aéroports, les barrages
hydroélectriques, dans l'armement avec Thales, Areva, GDF Suez,
dans les services publics comme à Radio France, dans les
collectivités territoriales… Etc.
La réforme de la santé va dans le même sens bien sûr. La
santé quand il est possible d'y accéder, doit avant tout être
rentable. Toute la réforme est dirigée vers cet objectif :
diminution des dépenses de personnel et de structures,
rentabilité des soins quels qu'ils soient. C'est la santé
soumise à la loi du profit capitaliste.
La ministre de l'éducation nationale vient de réformer
les congés scolaires pour le plus grand bonheur des sociétés de
tourisme, peu importe les conséquences sur les enfants, ce
n'est pas le sujet, tout pour le profit.
On le voit bien, lorsque le gouvernement parle de sortie
de crise, d’embellie, c'est pour poursuivre sa politique au
service exclusif du capital et cela donne des résultats :
– les sociétés du CAC 40 ont dégagé
67,58 milliards d'euros de profits en 2014 soit une hausse de
40%. Sur ce pactole, 56 milliards sont allés dans la poche des
actionnaires sous forme de dividendes ou de rachats d'actions,
c'est au même niveau qu’en 2007. Voilà l'embellie, la sortie de
crise dont parle le pouvoir.
En 2014, chaque habitant en France
a rapporté par son travail 31 100 € de richesses soit 2150
milliards de PIB totalement accaparés par le capital (le Figaro du 31 mars).
Ne revenons pas sur les cadeaux fiscaux et sociaux de
toutes sortes, ils viennent gonfler les profits, n'ont aucun effet sur
l'emploi et ne sont pas
utilisés pour la satisfaction des besoins du peuple.
Face à cette réalité : difficultés sociales qui
s'aggravent, explosion des profits, on a vu le positionnement
des partis politiques, qu'en est-il des centrales syndicales ?
La CFDT nous l'avons dit est l'interlocutrice privilégiée
du gouvernement et du Medef. Elle freine toute initiative de
lutte. Après ses affaires internes, la CGT n'a rien changé à sa
stratégie syndicale du syndicalisme rassemblé et du dialogue
social. Elle manœuvre pour prétendre répondre au mécontentement
exprimé par les travailleurs et les syndicats d'entreprises.
Les nombreuses luttes actuelles notamment sur les salaires et
l'emploi demandent à être coordonnées, impulsées, généralisées.
La centrale ne tient pas ce rôle car il est contraire au
« syndicalisme rassemblé » et au « dialogue
social ».
Le 9 avril, des dizaines de milliers de travailleurs se
sont mis en grève, ont manifesté à Paris et dans quelques
villes de France mais aucune initiative n’est prise pour
enraciner les luttes, aucun appel à poursuivre la mobilisation.
La Confédération Européenne des syndicats qui fait acte d'un
immobilisme remarquable au regard des luttes qui se mènent en
Europe, appelle à manifester le… 1er mai. Les patrons européens
peuvent dormir tranquille !
Mais les luttes existent et se développent dans de
nombreux endroits et de nombreux secteurs. Le patronat et le
gouvernement serviteur craignent leur développement et il
pratique, c'est bien connu dans les moments de luttes, une
répression féroce contre ceux qui osent s'opposer à leurs
décisions.
Les exemples sont nombreux mais citons celui de Goodyear
Amiens où les candidats CGT aux élections professionnelles qui
viennent d’avoir lieu, ont obtenu 97 % des suffrages dans le 1er
collège et 85% dans le 2ème collège, 30 militants
viennent d'être licenciés par le ministre du travail Rebsamen.
Son gouvernement socialiste et ses alliés, les partis de droite, le
Front National, accusent tous
la CGT Goodyear d'être responsable de la fermeture du
site d'Amiens alors que cela fait huit ans que les travailleurs
luttent pour maintenir et développer les productions sur le
site. Souvenons-nous aussi du silence pesant de la centrale CGT
sur cette affaire, silence qu’elle n’a toujours pas rompu pour
saluer les résultats aux élections professionnelles. Pour la
petite histoire, la CFDT présentait cinq candidats à cette
élection, elle a obtenu… cinq voix.
Partout il y a des luttes,
contrôleurs aériens, dans les transports routiers et
collectifs, à La Poste, dans de nombreuses entreprises de la
métallurgie, de la chimie, dans les services publics,
l'éducation nationale contre la fermeture de classe et la
suppression de postes, dans les hôpitaux… Oui il est possible de
coordonner tout cela pour construire un grand mouvement social
durable pour satisfaire les revendications, l'argent existe
pour le faire.
Les centrales syndicales ont fait le choix politique de
la gestion négociée du capital. Il faudra du temps pour modifier
en profondeur cette orientation, les luttes, leur développement
jouent un rôle essentiel pour cela mais l'existence d'un parti révolutionnaire est
primordiale.
Le capital, les multinationales aux commandes, les partis
politiques et leurs comportements respectifs visant à maintenir
et à développer chacun à sa manière ce système économique
Voilà très vite tracé le contexte dans lequel nous nous
développons.
Notre perspective politique que
nous devons rappeler à toute occasion, c'est la lutte unie,
déterminée, sans pause ni compromis pour se débarrasser du
capital et construire une société socialiste par le peuple et
pour le peuple.
Cela ne peut se faire sans parti révolutionnaire nous le
savons, les exemples ne manquent pas pour le démontrer. Nous
existons pour cela et depuis que nous avons créé Communistes,
nous enregistrons au fil des années des résultats
encourageants. Là encore, soyons lucides, il reste beaucoup à
faire dans les masses pour qu'elles s'approprient notre
perspective politique. Mais nous commençons à avancer. Là où
nous sommes implantés de manière structurée, il y a de
l'activité et par conséquent des résultats.
À chaque élection, malgré les innombrables obstacles que
nous rencontrons, nous progressons en audience et nous
renforçons le parti. Ce n'est pas automatique, il faut du
temps, beaucoup de débats, de rencontres pour convaincre. C'est
normal dans ce contexte où partis politiques et centrales
syndicales font allégeance au capital.
Mais ce qu'il faut retenir, c'est l'utilité de notre présence dans le
paysage politique national. Rappelons-nous les difficultés du
début, difficultés dues à l'abandon des valeurs de classe par
le Parti Communiste Français, la CGT.
On prononce aujourd'hui les mots capitalisme ou lutte de
classe plus souvent qu'il y a 10 ans, ce n'est qu'un détail
mais il est démonstratif de ce que nous avons pu faire bouger
dans les débats, l'utilité que l'on nous reconnaît aujourd'hui.
Là où nous sommes organisés, le processus de
développement, de renforcement est engagé. Il faut le
poursuivre sans interruption.
Les élections nous ont aidé à mieux nous faire connaître,
les résultats que nous avons enregistrés doivent nous
encourager. Décidons dès maintenant de nouvelles rencontres...
Quelle date ? Quelle entreprise ? Quel quartier ? Quel
établissement ? Avec qui ? Sous quelle forme ?
Nous sommes capables d’encore mieux nous organiser pour
les tenir, les résultats sont au bout.
Il s'agit d'ancrer une activité régulière en examinant
nos forces et décider avec elles comment franchir un palier
pour renforcer le parti.
Cela demande de l'animation, parfois de l'aide. Le
secrétariat est disponible, le bureau, le comité national
peuvent être mobilisés. Notre rôle c'est d'utiliser nos forces
pour en développer d'autres, le comité national doit pleinement
porter cette responsabilité.
Ne perdons pas de vue les départements, les régions ou
nous sommes encore absents. N'est-il pas possible de solliciter
un ou plusieurs camarades syndicalistes en activité pour créer
des liens dans ces endroits ? Débattons en…
Nos tracts sont de plus en plus distribués, lus et
appréciés. Notre site est visité et nos articles provoquent des
réactions positives. La distribution de nos journaux s'étend,
bref nous avons des outils que nous améliorons sans cesse. Nous
développons des documents pour faire part de nos propositions.
Comme nous venons de le faire au sujet de la presse écrite
télévisée et parlée, outils de propagande capitaliste. Comme
nous le ferons demain sur notre conception et nos propositions
sur la santé et tout ce qui touche à son accès, la médecine, la
recherche médicale. Nous avons également la brochure
« Abattre le capitalisme, construire le socialisme »
qu'il faut continuer à utiliser, c'est un outil indispensable
pour le débat.
Nous avons nos secteurs d'activité que nous devons
renforcer, la propa, l’orga, les finances, l'international, la
formation, tout ceci fait l'objet de réflexions mais encore
trop centralisées au secrétariat et au bureau. Le comité
national doit se pencher sur toutes ces questions pour faire
grandir notre parti. Chaque adhésion, chaque sympathisant
nouveau, chaque contact sont des encouragements à poursuivre.
Le processus d'unification en cours
avec nos camarades de l'URCF donne confiance pour avancer.
Chers camarades,
Le secrétariat a souhaité avec juste raison que ce
rapport au comité national soit centré essentiellement sur la
situation politique, économique et sociale en France, et les
tâches que nous avons à accomplir au regard de cette situation.
Je dirai néanmoins quelques mots sur la situation
internationale que nous traitons de mieux en mieux au travers
de notre site. Nos positions sont uniques, claires, ce sont des
références dans la complexité de l'actualité internationale.
Actualité qui chaque jour amène son lot de massacres, de
situations nouvelles. Le Yémen est devenu un nouveau foyer de
tension dans une région déjà à feu et à sang, tout cela au nom
de la recherche de profits capitalistes nouveaux.
Répétons-le, le
capital est capable de tout pour s'accaparer les richesses
exploitées ou non, aucun territoire ne doit lui échapper. Les
pays qui ne se plient pas à la convoitise des grandes
puissances sont immédiatement qualifiés de dictatures, classés
comme étant des foyers de terrorisme. Il suffit d'y ajouter une
dose « d'humanitaire », d'utiliser et de
susciter les batailles inter- religieuses ou inter ethniques et
la justification de l'agression n'est pas loin. La manipulation
de l'opinion est totale.
Cette situation internationale créée de toutes pièces par
l'impérialisme est utilisée dans tous les pays intervenants
pour restreindre les libertés, toutes les libertés, notamment
en France où la construction d'une véritable police politique
est en œuvre. Le renforcement
des budgets des armées en Europe, l'explosion des ventes
d'armes, source de profits énormes, l'organisation d'une armée
d'intervention rapide au sein de l'Europe (une réunion sur la
défense européenne doit avoir lieu en juin), sont des éléments
qui confirment que le capital prépare de nouveaux conflits qui
risquent de se généraliser.
Les foyers de tension se sont multipliés depuis la
disparition de l'URSS, ils sont présents aujourd'hui sur l'ensemble des
continents, Afrique, Asie, Europe, proche et Moyen-Orient,
tentatives multiples en Amérique latine, tous les peuples sont
touchés par cette concurrence inter-impérialiste.
Nous reviendrons bien entendu sur l'ensemble de ces
questions, mais on peut remarquer l'immobilisme et la
connivence des politiques qui se réclament de la paix avec les
décisions du gouvernement actuel. Idem en ce qui concerne les
syndicats et notamment la CGT dont les positions sur la
situation internationale sont proprement scandaleuses, mais là
également, c'est normal au vu de la stratégie syndicale vouée à
l'aménagement du capital.
Dans cette situation nous soutenons
sans réserve les peuples qui luttent contre les agressions dont
ils font l'objet, nous soutenons sans réserve également les
partis révolutionnaires quand ils existent pour le combat
qu'ils mènent contre l'impérialisme.
Chers camarades,
Notre débat doit permettre d’avancer dans notre volonté
de construire le parti révolutionnaire indispensable au peuple,
des moyens considérables existent pour construire une société
socialiste, capable de répondre aux immenses besoins qui ne
sont pas satisfaits, démontrons-le, continuons à faire nos
propositions, à débattre, à faire ce travail de masse
indispensable au développement de notre parti.
Place à la discussion.
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