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Comité National 12-12-2009 – rapport introductif

 Sarkozy réaffirme à chaque occasion  sa détermination à aller jusqu’au bout des chantiers mis en œuvre pour  répondre aux besoins du capital. A Toulon le 2 décembre, il a déclaré  «les engagements que j’ai pris ont été tenus, je continue ». Il poursuit l’adaptation de la société française à la compétitivité, à son intégration  dans la mondialisation capitaliste. Les plans, les réformes, les chantiers, les débats quelles que soient les formes adoptées tout converge vers  cet objectif. La situation du peuple continuera de s’aggraver. Les générations à venir vivront moins bien qu’aujourd’hui, sauf si Les luttes freinent  cette mécanique.  

Au premier plan :

 -La réforme du système des retraites en 2010. « Je ne renoncerai pas sur la réforme des retraites » a dit Sarkozy à Toulon. - la casse du système de protection sociale, de la sécu de l’hôpital public avec la suppression milliers d’emplois dans les hôpitaux.

-L’achèvement des privatisations : la Poste – EDF – La SNCF - l’Université et la recherche.

-  La réforme du droit du travail qui en fait remet en cause totalement le droit des salariés.

-  La réduction des dépenses publiques avec des suppressions massives d’emplois dans la fonction publique. 100.000 emplois ont déjà été supprimés depuis 2007. L’aggravation du déficit de la dette publique – 1.140 milliards de dollars - sera un nouveau prétexte pour poursuivre plus loin et plus vite cette déstructuration de la fonction publique (des économies supplémentaires sont annoncées dans les ministères).

-  Parallèlement, les cadeaux fiscaux aux entreprises ne cessent d’augmenter. En 2009, 35 milliards de dégrèvement des cotisations sociales, la suppression de la taxe professionnelle.

     Ajoutons à cela, une niche fiscale instituée  en 2006 par Sarkozy  qui a permis en 2 ans à     6200 entreprises d’être exonérées de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 20,5 milliards   d’euros. 

-  La réforme territoriale, la suppression de départements et de communes,  l’organisation de grandes régions, de Métropoles autour des grandes villes, pour restructurer  notre pays,  le mettre aux normes européennes et à terme casser la nation.

La mise en place le 1er décembre de la constitution européenne avec le traité de Lisbonne et la nomination d’un président européen avec l’aval tous les partis politiques est une nouvelle étape dans la construction de l’Europe capitaliste.

Un peu plus d’un an après le déclenchement de la crise, où en sommes nous ? On se souvient des 428 milliards d’euros alloués aux banques et aux entreprises avec empressement par Sarkozy. Cet argent a été bien utilisé. Il a permis un redressement très rapide des banques puisqu’elles ont recommencé à engranger des profits. Un exemple : la BNP a annoncé avoir « réalisé une très bonne performance au 3ème trimestre avec un bénéfice net en hausse de 45% sur la même période en 2008 » : 1,3 milliards d’euros. Les autres banques françaises et européennes sont dans la même trajectoire (Santander banque espagnole 2,2 milliards de bénéfices, l’Espagne pays où le chômage explose). La spéculation repart de plus belle. « A peine un an après la crise des subprimes, les spéculateurs recommencent à mettre le feu au marché » écrit la revue financière « Capital ». Les fusions acquisitions continuent à se développer.

Les entreprises  tout en se plaignant ont également poursuivi leur trajectoire naturelle en engrangeant à nouveau des profits énormes par la baisse du coût du travail. Les entreprises du CAC 40 ont engrangé 21 milliards d’euros de  profits au premier semestre 2009. Elles ont eu en plus  des aides de l’état leur permettant de subventionner des mesures de chômage technique qui leur a servi de variable d’ajustement des effectifs (en 2009, 320000 salariés étaient touchés par ces mesures de chômage). Elles utilisent les milliards que leur alloue le gouvernement pour restructurer, baisser le coût du travail, accroître leurs profits. Peugeot annonce son objectif d’ici 2013 : + 3,3 milliards d’euros de profit, 6.000 nouvelles suppressions d’emplois qui s’ajoutent aux 4.200 déjà faites.  Renault qui a supprimé 4.000 emplois organise le chômage partiel. Elles se restructurent sur le dos des salariés, les cadences  de travail sont infernales, les pressions sur les salariés sont intolérables, jusqu’au suicide  comme à France-Télécom et de nombreuses autres entreprises, de salariés soumis à la pression patronale et qui ne voient pas d’autre issue que la désespérance.

On le voit, tout va bien pour le capital dans les banques et les entreprises et pour eux cela va encore s’améliorer, Sarkozy   annonce la reconduction des mesures et un nouveau plan d’aide pour 2010.

Le chômage galope. En octobre 52.000 chômeurs supplémentaires, en un an 748.000 de plus. Si l’on ajoute toutes les catégories de chômeurs, ceux qui ne travaillent que quelques jours par an, les intérimaires licenciés, ceux qui ne remplissent pas les conditions de l’UNEDIC, ceux qui sont radiés, les statistiques estiment le nombre total à 6 millions  L’emploi régresse, selon  l’INSEE 80.700 emplois ont été détruits au 3ème trimestre. En un an, d’octobre 2008 à Octobre 2009, 370.600 emplois salariés ont disparu dans le secteur privé dont 162.000 dans l’industrie. Le chômage va continuer de se développer. Les prévisions pour 2010 annoncent 300.000 chômeurs de plus. L’OCDE prévoit d’ailleurs dans les pays développés un accroissement du chômage de 8,2% en 2009 et de 9% en 2010 avec une croissance qualifiée de faible en Europe +0,9%. Pour la France après le recul du PIB de 2,3% en 2009, la croissance serait de 1,4% en 2010.

Les salaires sont bloqués. Ainsi 33% des entreprises par « prudence » ont décidé de réduire le budget des augmentations de salaire en 2010. 25% d’entre elles annoncent déjà la poursuite du blocage des salaires.  Aucune entreprise ne compte accroître l’enveloppe d’augmentations individuelles. Le pouvoir d’achat en prend un sérieux coup avec la disparition des primes, intéressement, participation, pour cause de crise. Un groupe de 5 experts désignés (!) a remis un rapport sur le SMIC à Darcos. Ils estiment qu’un coup de pouce aux salaires des 2,6millions de smicards « pourrait compromettre la santé économique et financière des entreprises ».

Avec en plus le coût de la santé qui a augmenté de 40 à 50% pour les ménages depuis sept ans, le prix des loyers, de l’énergie, des transports etc… Le pouvoir d’achat recule considérablement.

Les inégalités  s’accroissent. Le dernier rapport de l’INSEE  souligne l’écart grandissant entre les hauts et bas revenus. Les statistiques de l’impôt sur le revenu pour 2008  font apparaître que 1,5% des plus hauts revenus vont de 200.000 à 500.000 euros annuels. Il y a 8 millions de pauvres, parmi eux 1,9 million de personnes qui ont un revenu  (ils sont salariés ou retraités) vivent au-dessous du seuil de pauvreté avec moins de 910 euros mensuels. Avec les associations caritatives qui tournent à plein régime, des gens qui ne se soignent plus faute de moyens, des retraité(es) qui n’ont plus les moyens de vivre, des enfants qui souffrent de la faim (1million), des salariés qui n’ont pas les moyens de se loger, rien que ce bilan, le plus visible, le plus criant, est lourd.

C’est le bilan du capital, exploitation, misère inégalités. La situation du peuple ne peut que s’aggraver.

Un mot sur le logement, on se souvient en 2006 de l’intox avec les Enfants de Don Quichotte du canal St Martin et du droit au logement opposable (DALO) mis en place à cette époque. Un bilan vient d’être établi : sur les 500000 logements immédiatement nécessaires seuls 13000 ont été construits, 2,6% ! Silence radio sur ce bilan.

Face à cela seule la lutte, ensemble, de tous ceux qui sont exploités, peut faire reculer le capital et son gouvernement.

Le mécontentement, la colère, la condamnation de cette politique et la volonté de lutte grandissent.

C’est ce que constate un récent sondage effectué par la TNS-Sofres auprès des salariés du secteur public et privé :

*73% des salariés jugent leur entreprise solide. Le couplet sur les difficultés des entreprises dû à la crise a fait long feu. 66% estiment que leur rémunération n’est pas satisfaisante, 45% disent que leur situation s’est dégradée.

*81% estiment que les intérêts des salariés et des entreprises ne vont pas dans le même sens. L’association capital- travail est mise à mal, les salariés ne s’y laissent pas prendre. 84% disent que la politique du gouvernement est favorable aux entreprises.

L’action ? 64% estiment normal que les salariés aient recours à la force pour faire valoir leurs revendications. 54% sont pour la grève, 59% pour des manifestations, 26% pour des actions dures.

L’éditorialiste des « Echos » inquiet, écrit : l’heure n’est plus tout à fait à la résignation et Mme Parisot essaie de se rassurer en affirmant « l’idée d’une division salariés / entreprise est fausse. Si elle le croit !

Les luttes qui ont lieu dans toutes les catégories confirment ce qu’exprime ce sondage : Les postiers en septembre, en novembre, la Chimie et la métallurgie à l’appel de la CGT le 22 octobre, les enseignants en novembre, La journée de grève et de manifestation à la Guadeloupe le 24 novembre, les chômeurs le 3 décembre, de nombreuses entreprises, Good-Year, Dunlop, la société générale, le personnel des musées mais aussi des dizaines d’entreprises comme Dura sous-traitant automobile, EDF où la direction réprime les militants qui se sont battus au printemps. Des grèves sont en cours ou annoncées, les salariés de l’AFPA,  la SNCF, la RATP, les chauffeurs routiers, les enseignants. Il y a eu les producteurs de lait, les paysans.

Toutes ces actions expriment la volonté de lutte pour obtenir des revendications.

L’augmentation des salaires est au premier plan dans les luttes actuelles.

Les salariés sont inquiets, mécontents mais pas résignés. Ils sont prêts à agir ensemble pour défendre leur emploi, leur salaire, leur niveau de vie.

Je le redis, pour faire reculer patronat et gouvernement, il faut développer un mouvement de plus en plus ample de tous ceux qui subissent la politique actuelle, qui veulent vivre mieux, qui veulent que ça change.

Qu’est-ce qui limite le développement d’un tel mouvement ?

D’abord, l’absence de perspectives politiques. Que font les partis politiques ?

A l’approche des élections régionales, les manœuvres, les alliances, les offrent de services, les recompositions… se multiplient de toutes parts avec en ligne de mire, combien de régions à diriger, combien d’élus, afin de poser des jalons pour la présidentielle de 2012, préparer l’alternance selon les besoins du capital.

Car tous les partis politiques – sauf COMMUNISTES - se situent dans le cadre unique qui est le leur, le système capitaliste. C’est l’union sacrée pour le capitalisme, horizon indépassable. Avec des nuances, certains parlent de l’aménager ou le « moraliser »,   mais aucun d’eux ne veut l’abattre et construire une autre société.

Ils sont tous d’accord pour les  campagnes idéologiques sur la « mort du communisme » (on l’a vu au moment de la commémoration de la chute du mur de Berlin- quelle belle unanimité !), pour propulser des débats qui évitent de poser les vraies questions du système dans lequel on vit. Ils dissertent tous sur « l’identité nationale »,   mais aucun n’aborde la question : la nation, l’intérêt national. Forcément ils sont tous prêts à saborder la nation pour construire  l’Europe capitaliste. Ils se jettent tous sur le thème de « l’avenir de la planète ». Ils prônent l’union sacrée, tous unis exploités et exploiteurs pour défendre la planète menacée. Ils exploitent à fond le thème pour tâcher de récolter les suffrages des électeurs.

Qui sera le plus écolo ? Cohn-Bendit qui  croit faire prendre des vessies pour des lanternes, a même lancé un mot d’ordre « seule l’écologie politique apporte des réponses neuves ».

(Je ne développe pas sur le sommet de Copenhague, il y a cet après-midi le rapport sur l’état du monde).

A droite : Sarkozy avec l’UMP veut tâcher de regagner des régions. Il a élargi sa majorité à De Villiers et aux chasseurs. Avec le débat sur l’identité nationale il espère gratter sur le FN.

Le FN est relancé dans cette course électorale par la situation sociale qui se détériore et aussi par ce pseudo-débat sur l’identité nationale. D’ailleurs les sondages indiquent une remontée et le FN espère bien jouer les arbitres au 2ème tour  en se maintenant dans plusieurs régions.

Bayrou veut se relancer. Il essaie d’élargir son assise pour se remettre dans la course en 2012. « Le Figaro » écrit « François Bayrou ne fixe pas de limite au dialogue pour préparer l’alternance ». Il dit non pour l’instant à l’offre de Ségolène Royale de s’allier avant le 1er tour, mais il s’active en direction du PS et des Verts  et des gens de droite. Il propose un « grand axe central » allant du PS aux Verts, à Villepin et même Juppé.

Le PS est en recherche pour des alliances pour conserver ses 21 régions et essayer d’être en position centrale pour 2012. Il a beaucoup de prétendants internes. Il s’active du côté du PCF, des Verts et du MODEM.

Les Verts veulent profiter de l’avantage acquis aux Européennes et de la place que prend le thème de l’environnement pour attirer  des électeurs mécontents du PS et autres. Ils ont les dents longues.

Le Front de gauche  peine à s’élargir. Mélenchon voit bien que l’alliance avec le PCF est insuffisante  pour lui permettre de jouer un plus grand rôle. Alors il tente des appels comme à Cohn-Bendit lequel se vend cher et pour l’instant regarde plutôt du côté PS et Modem plus rentables.

Le PCF fait feu de tout bois car il risque de s’enfoncer encore un peu plus et de perdre pas mal d’élus. Avec Mélenchon, il espère faire plus de 5% pour s’allier avec le PS au 2ème tour, sauf dans 5 régions où il s’allie avec le PS dès le 1er tour.

Quant au NPA, il a fait voter ses adhérents sur 3 options. Il confirme ses oppositions internes. 

Il en ressort que dans 1/3 des régions, le NPA s’alliera avec tous les partis de gauches. On est loin de l’anticapitalisme !

Dans toutes ces magouilles, ces alliances de circonstance, ils veulent tous être chefs. Ça complique. Mais je le redis, ils veulent tous gouverner pour que rien ne change.

Il n’y a rien à attendre pour les salariés de ce côté-là. Seule la lutte anticapitaliste peut changer quelque chose. Nous devons montrer cette réalité incontournable, mettre au jour l’enjeu de ces élections. J’y reviendrai.

Alors que les exigences revendicatives grandissent, que des luttes se développent partout sur l’emploi, les salaires, les conditions de travail, qu’elles se heurtent de plus en plus fortement au patronat et au gouvernement, la volonté de lutter tous ensemble qui grandit se heurte  à l’inertie  des 8 confédérations syndicales, réunies dans un comité unitaire. Les syndicats sont aux abonnés absents pour organiser, rassembler et faire converger les luttes. Ils sont tous sur la même stratégie qui est d’éviter l’affrontement avec le capital, ce qui a permis à Sarkozy de dire à Toulon  « La France peut être fière de son mouvement syndical et de son patronat, qui n’ont cédé à aucune démagogie ». Sarkozy, le patronat avec tous ceux qui nient la réalité de l’opposition irréductible entre le capital et le travail, voudraient liquider le syndicalisme de lutte.

C’est ce à quoi s’active Chérèque avec la CFDT à l’avant-garde de la nouvelle association capital-travail, avec l’UNSA qui vient de tenir son congrès. S’ils y parvenaient, les conséquences seraient désastreuses pour les salariés.

La CGT termine son congrès. Il se passe plein de choses partout, l’exigence de l’action  monte. L’attente des syndiqués que la direction de la CGT prenne des initiatives pour contribuer au développement des luttes s’est renforcée.  Est-ce que la CGT va prendre tout cela en compte ? Il est plus que temps pour elle  d’adopter enfin une ligne de lutte conséquente contre le patronat et le gouvernement, de répondre à l’attente des salariés, à l’exigence de plus en plus forte des syndiqués.

L’exigence d’un véritable syndicat de lutte de classe puissant, soutenu fermement par la masse des salariés, est un problème majeur de notre époque.  Il doit faire face aux nombreuses opérations auxquelles participent les responsables d’organisations syndicales comme la CFDT. Conserver un syndicat de lutte de classe en France est  un combat acharné. Plus que jamais l’avenir de la CGT est entre les mains des syndiqués et des travailleurs.

J’en viens à COMMUNISTES

Nous voulons reconstituer une avant – garde révolutionnaire. C’est une donnée incontournable, le peuple a besoin d’une avant-garde révolutionnaire pour organiser sa lutte, mener son combat anticapitaliste.

Etre un parti révolutionnaire, d’avant-garde, c’est d’abord produire une analyse de classe,  juste, approfondie, argumentée et reposant sur la réalité et le concret de notre société. Cette analyse doit clarifier une situation qui apparaît complexe, amener à comprendre le système capitaliste, son fonctionnement. Le parti révolutionnaire doit situer clairement le rôle, le comportement des partis politiques, des organisations syndicales. Il doit par cela contribuer à développer la conscience de classe.

Tous les autres partis nient la nécessité d’une avant-garde, ce qui est normal puisqu’ils ne veulent pas abattre le capitalisme ni construire le socialisme. C’est la « démocratie participative » comme on dit au PS et ailleurs.

Nous sommes les seuls actuellement à affronter la réalité et à poser le problème du changement de société. Cela nous confère des responsabilités dont nous devons tenir compte dans notre expression, nos décisions.

Développer une Avant-garde capable d’entraîner le peuple dans la lutte pour vaincre le capitalisme, c’est une bataille longue et difficile, dans une lutte de classe acharnée. Nous le savions dès notre création. Tout nous prouve que nous avons eu raison de créer notre parti. Raison aussi de ne pas tomber dans la facilité comme la recherche d’unions qui auraient  entravé notre activité, notre existence politique et son développement. La lutte est rude, mais nous avançons sur des bases solides. Ce sera long, mais nous construisons un avenir. Si Communistes, parti révolutionnaire n’existait pas il n’y aurait rien d’autre dans ce pays qu’une situation consensuelle alors que la population souffre du capitalisme.

Aujourd’hui tout le monde ne peut pas nous comprendre, à fortiori nous approuver, mais il y a des dizaines de milliers de travailleurs, des syndicalistes, des militants associatifs, des jeunes, qui sont en recherche. Les initiatives que nous prenons, les expériences que nous avons eues dans les batailles électorales avec nos candidats et leur résultat ont démontré que quand ils connaissent notre parti, notre politique, ils sont très nombreux à nous approuver.

Nous devons donc continuer à faire monter l’idée que c’est le capitalisme qui est responsable de la situation des peuples, qu’il est incapable de répondre aux  problèmes de notre temps, comme le montre tout ce qui se passe dans le monde. Cette lutte pour le socialisme, seul un parti révolutionnaire peut la mener.

Nous sommes les seuls à n’être dans aucun consensus, à avoir une position différente. Nous devons bien marquer sur chaque chose notre différence.

Nous devons donc continuer à développer en permanence nos liens avec les salariés dans les entreprises, les établissements d’enseignement, avec les habitants dans les quartiers populaires, avec les jeunes dans les lycées et facultés, dans les cités populaires. Aller sur le terrain partout où il se passe quelque chose, appeler à  adhérer à notre parti pour faire grandir ensemble notre  combat.

Pour cela, nous disposons de moyens que nous devons encore développer largement :

Nos moyens de propagande : notre journal, les tracts. Nous avons notre site dont le rôle s’accroît avec notre hebdo qui s’est développé et est apprécié dans les entreprises en particulier et que nous devons encore étendre à tous ceux que cela peut intéresser.

Nous avons les rencontres, les réunions ouvertes qui nous permettent de dialoguer avec des salariés, des habitants.

En mars auront lieu les élections régionales.  Nous mènerons partout une grande campagne, nous expliquerons l’enjeu de ces élections, les objectifs des partis politiques. Nous montrerons que les électeurs n’ont rien à attendre d’eux qui veulent le pouvoir pour continuer la même politique. Nous dénoncerons le système électoral qui contraint à des listes régionales avec deux tours de scrutin et à avoir plus de 10% au premier tour pour pouvoir se maintenir, ainsi que des conditions financières phénoménales, qui empêchent un parti nouveau comme le nôtre de présenter des candidats. Nous éditerons un bulletin de vote mis à la disposition de tous celles et ceux qui veulent avec nous exprimer un vote de lutte.

Mener cette bataille électorale et penser plus loin aux élections cantonales de 2011 où nous aurons des candidats, c’est dire qu’il nous faut de l’argent, beaucoup d’argent.

Nombreux sont les camarades et amis qui nous apportent leur soutien, c’est ce qui nous a permis de développer nos initiatives. Il nous faut aller plus loin, développer sans cesse notre bataille financière.

Notre souscription annuelle est lancée maintenant depuis deux mois. L’échéance de cette initiative arrive à la fin du mois, il est donc urgent de multiplier les initiatives ou simplement la vente de billets dans notre entourage. C’est un moment financier important dans notre vie politique, dans les moyens dont nous dotons le parti.  En janvier nous lancerons la souscription pour la campagne des élections régionales.

Nous abordons la remise des cartes 2010.  C’est la 9ème, ne tombons pas dans la routine. Nous pouvons prendre des initiatives politiques et festives et nous servir de cette remise des cartes pour nous renforcer. Discutons-en car quel que soit le niveau de cette initiative elle se prépare et c’est un moment où l’on peut faire de la politique.

Des départements ont organisé un stage éducatif, d’autres le prévoient  début 2010. Nous devons nous efforcer d’en faire le maximum. Les camarades qui en ont tenu diront sans doute combien ces stages sont appréciés par les camarades.

Enfin,  nous devons tenir régulièrement les réunions de cellules et de section pour discuter politique et décider nos activités.

Chers camarades, je n’ai pas abordé la situation internationale, le rapport et la discussion cet après-midi le feront.

 

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