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Comité National du 13-05-2017 – Discussion

 

 

Un camarade du Calvados. Souligne la vitesse de la recomposition politique pour adapter la société française aux besoins du capitalisme. Le capital a des ressources pour mener la bataille idéologique. Il possède tous les médias pour cela. Un seul Exemple, celui du groupe Bolloré, propriétaire de : Canal+--I Télé- C8- direct matin, qui développe en permanence les thèmes: « libérer les énergies, « entreprendre », « diriger son entreprise », « être libre pour travailler autrement ». Gattaz Président du MEDEF a lancé un mot d’ordre : « faire mieux avec moins ».

La politique du PCF, de Mélenchon, c’est : on ne touche pas au capitalisme. Le projet de loi « France énergie » ne dit pas un mot sur la nationalisation.

Les riches dans le monde capitaliste prospèrent : 8 personnes possèdent un capital de 426 milliards de dollars contre 388 milliards en 2010.

*Un camarade de la faculté de Jussieu. Lors d’une réunion de militants CGT de Paris 6 au lendemain du 1er tour de la Présidentielle, j’ai exprimé l’appréciation que Macron – Le Pen sont les deux faces d’une même monnaie. La grande majorité des intervenants a dit qu’ils ne voteraient ni pour l’un ni pour l’autre.

Les jeunes s’expriment fortement sur le rejet de la politique de Macron. En même temps ; ils sont en recherche d’une autre politique. Il souligne l’accélération de la recomposition politique, les débats politiciens. Le capital a besoin de passer à une phase nouvelle de mise en adéquation de la France avec les objectifs du capital international. Il a besoin de s’allier étroitement avec les couches supérieures de la société pour réaliser cette politique.

Concernant l’Europe, il faut rappeler notre opposition à l’Europe capitaliste et expliquer clairement que nous sommes pour une coopération qui respecte l’indépendance des nations et la souveraineté des peuples.

*Un camarade de Paris. Dans les réunions et lors de plusieurs distributions dans les entreprises de la déclaration du Parti après le 1er tour appelant à ne voter ni pour Macron ni pour M. Le Pen, la grande majorité des autres salariés ont considéré notre position comme juste, elle répondait à leur état d’esprit. Dans les réunions syndicales chez les postiers, nous avons fait la même constatation. 16 millions au 2ème tour qui ont refusé de choisir Macron ou le Pen, c’est important, il faut s’appuyer sur cela pour mener les luttes sociales et politiques à venir. D’ailleurs il n’y a pas eu d’arrêt des luttes dans les entreprises pendant cette campagne. Nous présentons un candidat à Paris dans le 20ème arrondissement. Nous allons faire le travail maximum pour rencontrer les électeurs.

*Un camarade de l’Indre. La « recomposition » de la société, c’est la mise en adéquation de la société et des besoins du capital. Echéance après échéance, le capital et ceux qui sont à son service poussent à la recomposition. Ce scrutin présidentiel marque une accélération en ce sens de la social-démocratie et de la droite avec une radicalisation de l’extrême-droite. Pour la 1ère fois, au-delà des partis traditionnels on voit apparaître « En Marche » « La France insoumise », des machines électorales au service d’un individu, d’une orientation politique. Cela montre une évolution de la société et de sa recomposition.

Les luttes n’ont pas connu de parenthèse, il va falloir mobiliser contre la politique de Macron. A la conférence régionale CGT des 6 départements du Centre qui vient de se tenir, cette question n’a pas été posée, sauf par notre camarade Aline qui a souligné que c’est un impératif. Son intervention, si elle n’a pas été reprise par les intervenants a rencontré un bon écho chez nombre de participants. Cette situation souligne qu’il va falloir beaucoup pousser pour une lutte sociale d’ampleur indispensable face aux enjeux. Concernant l’analyse des résultats électoraux, il souligne l’ampleur de l’abstention, des votes blancs et nuls et le glissement profond de la société française, le score de M. Le Pen qui gagne 3 millions de voix sur 2002 ( 2002 il y a avait un 2ème candidat FN, B. Mégret).

*Un camarade de Paris. Macron pour accélérer la réalisation des objectifs du capital veut tout ramener à l’individu, casser le collectif. Il veut aller loin, le plus loin possible dans la mise à mort des conventions collectives, dans tous les domaines : travail – salaires – retraites- enseignement… C’est la mise en concurrence à tous les niveaux, l’individualisation de l a société. C’est une question de fond, un virage pour libérer totalement l’exploitation capitaliste et réduire de plus en plus les moyens de la classe ouvrière et de l’ensemble des travailleurs. Il note aussi que les luttes se sont poursuivies durant la période électorale. Nous soutenons complétement la lutte des salariés de la Souterraine, contre la fermeture de leur usine, pour la défense de l’emploi.

*Une camarade de Paris. Les objectifs du capital en France et dans le Monde sont liés : faire le maximum de profits, se placer dans la concurrence mondiale impérialiste. Ils ont besoin d’aller toujours plus loin dans la domination, l’exploitation des peuples. Cela nécessite d’avoir les mains libres. En France on est arrivés à la fin d’un cycle qui a connu de 1981 à 2017, l’alternance au pouvoir PS/droite (le PS parfois avec des alliés). Durant cette période, la situation du peuple n’a cessé de s’aggraver. La colère, le rejet des politiques menées et de ceux qui les ont menées, la recherche de solution, l’exigence de changement, se sont exprimés de plus en plus largement. Le capital avait besoin de trouver une relève pour poursuivre ses objectifs. Il doit aller plus vite que le mouvement social pour tâcher de le maîtriser, le neutraliser ou de le briser. Il a créé et propulsé Macron avec « En Marche » pour les besoins. Mélenchon a créé son mouvement « les Insoumis » surfant lui aussi sur le rejet du PS, l’effacement du PCF. Il se présente comme l’opposition à Macron, sans risque pour le capital puisqu’il ne combat pas le capitalisme.

La lutte de classe est un fait. De quel côté va-t-elle aller ? Macron recevra les « partenaires sociaux dans les prochains jours. Il veut aller vite. La CGT et FO sentent la poussée, il y a des luttes, l’opposition à la politique de Macron s’exprime. La CFDT se comporte partenaire du nouveau pouvoir. L. Berger l’a exprimé.

La nécessité de la lutte anticapitaliste est plus que jamais la question centrale, le capitalisme ne peut rien amener de bon. Pour cette lutte, il n’y a que notre Parti. Nous avons donc une grande responsabilité. Nous devons sur chaque situation, chaque événement, expliquer clairement ce qui se passe, les raisons, qui est responsable, comment en sortir, appeler à la lutte nécessaire. Nous devons nous adresser plus à la jeunesse qui à tout son avenir en jeu et à tous ceux et celles qui vont être les plus atteints par cette politique.

Nous allons mener la campagne politique pour les élections législatives partout. Nos candidat(e) s nous permettront de mesurer l’approbation de notre politique.

*Un camarade de Paris. Les Mouvements qui se sont crées, « En Marche », « La France Insoumise » ne sont pas en faveur du peuple. L’un est au service direct du capital, l’autre promet bien une vie meilleure mais il ne s’oppose pas au capitalisme qui exploite le peuple. En ce qui concerne le mouvement de lutte indispensable, je trouve que la position de la direction confédérale CGT n’est pas assez claire. Nous devons nous mettre dans la perspective du développement des luttes dans nos syndicats, prendre position pour les luttes.

*Une camarade de Vendée. L’affrontement de classe s’éclaire. La situation apparaît plus clairement en particulier chez les jeunes. Entre les deux tours, notre déclaration – ni Macron ni Le Pen- a été bien perçue et approuvée chez Airbus où nous l’avons distribuée. Chez les retraités CGT de Vendée c’était clair « ni l’un ni l’autre ».

Le masque Mélenchon tombe chez les jeunes, sur les réseaux sociaux on trouve qu’il a des pratiques politiciennes. Il y a une bataille idéologique depuis des années pour promouvoir l’individualisme, les jeunes sont préparés dès l’école à cet individualisme sous le vocable « épanouissement du citoyen ». Entre les deux tours il y a eu des luttes dans 4 entreprises en Vendée et il y en a encore.

Pour la campagne des législatives avec nos candidats en Loire Atlantique, nous avons un champ plus clair que précédemment pour avancer notre politique.

*Un camarade de Paris. Il y a un changement fondamental, nous devons montrer le fond politique. Le PS classique hors course, le PCF à terme aussi. Il y a une recomposition en cours. La bourgeoisie ne perd pas son temps en propulsant « En Marche ». Il faut mesurer les progrès de M. Le Pen. Dans la situation actuelle, le FN est appelé à grandir. Il y a « La France Insoumise » de Mélenchon. Ces 3 partis politiques vont être confrontés aux luttes parce que ça va aller de plus en plus mal. Que va-t-il se passer tout de suite dans un contexte de développement de l’exploitation capitaliste ? Il va être de plus en plus difficile pour le capital de tenir la route. La CGT vient sur des positions de lutte plus conséquentes et la CFDT va, freiner à mort.

* Une camarade de l’Indre. Pour les législatives nous avons des candidat(e) dans les 2 circonscriptions du département. Nous sommes les seuls candidats révolutionnaires communistes, qui menons la lutte anticapitaliste et qui proposons une véritable alternative de changement.

Lors de la conférence régionale CGT des 6 départements du Centre, le rapport n’analysait pas la situation et n’appelait pas à la lutte. J’ai été la seule avec Angélique secrétaire départementale des PTT de l’Indre, à parler des objectifs du capital avec Macron, de la recomposition politique à proposer qu’on prenne des initiatives de lutte. Nous avons eu l’approbation de plusieurs participants.

Mardi 16 nous allons au rassemblement apporter le soutien de notre Parti aux travailleurs en lutte.

*Un camarade de Paris ; Souligne que lorsqu’on s’exprime dans les réunions syndicales sur la situation, les attaques du pouvoir, du capital, la lutte, on est écoutés, on fait avancer les choses.

*un camarade de la Sarthe. Fait remarquer que dans son département, le vote « Le Pen » est apparu pour certains parmi les plus touchés par la politique actuelle, comme « une solution immédiate pour signifier un mécontentement ». Nous devons continuer à montrer que la politique du FN est au service du capital tout comme Macron et les autres. Aux législatives nous présentons un candidat dans une circonscription populaire au Mans. Nous allons faire une campagne importante, nous expliquer sur la situation, apporter nos propositions. Il y a une attente, une écoute de nos explications et nos solutions.

*Un camarade de Paris. Les choses vont continuer à s’éclairer avec les décisions de Macron et les positions des uns et des autres. Par ex. sur l’enseignement, la ségrégation sera organisée, justifiée. Il faut bien montrer le danger pour les enfants. Nous avons intérêt à parler clairement. Nous devons mesurer que c’est parmi les salariés, les syndicalistes, qu’on fait avancer le plus les idées révolutionnaires.

En conclusion de la discussion, Tonio Sanchez, Secrétaire National.

La recomposition politique est centrale. Le capitalisme est à la manœuvre. Il a besoin de donner une autre image de la politique pour faire passer sa relève. . En lançant et en propulsant Macron avec son mouvement « en Marche », c’était « tout changer pour que rien ne change ». Macron va mener avec dextérité la politique du capital.

Il veut briser tout ce qui est collectif « libérer l’individu » pour libérer la voie aux objectifs du capital. La bataille idéologique est considérable.

Mélenchon veut remplacer le PS et finir de casser le PCF, pour apparaître comme la seule force d’opposition à Macron. C’est sa ligne pour les législatives.

Notre politique dans cette situation : il faut accentuer la lutte anticapitaliste, la lutte quotidienne économique et sociale pour faire reculer Macron et le capital. Travailler à développer à élargir la lutte politique contre le capitalisme jusqu’à l’abattre et pour construire une autre société. Nous devons dénoncer en permanence les responsables de la politique actuelle, dire qu’elle est la véritable alternative.

Nous devons toujours aller plus loin dans nos explications, bien donner à comprendre pourquoi ils vont de plus en plus loin dans la case des conquêtes sociales.

Nous devons aller partout au débat, avec les salariés, les jeunes, les habitants des quartiers, dans la campagne des législatives et après, donner nos analyses, nos propositions. Dans les débats nous sommes souvent surpris de l’accord qui se dégage sur nos positions.

Nous devons en permanence éclairer la position des uns et des autres , la recomposition Macron – droite – PS, les positions du FN en réserve du capital, de Mélenchon.

Il n’y a aujourd’hui que notre Parti qui appelle à la lutte contre le capital jusqu’à l’abattre. Nous devons appeler les travailleurs, les jeunes à le rejoindre, à venir avec nous renforcer ce combat. Plus ça ira, plus il y aura de place dans cette lutte de classe acharnée entre le capital et le peuple pour les idées révolutionnaires.

Nous devons bien entendu réunir les adhérents très vite après ce CN, discuter de la situation politique, de notre politique, des initiatives, rencontres, débats, distributions, de la bataille pour la souscription car nous avons besoin de sommes considérables.

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