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Un camarade
du Calvados. Souligne la vitesse de la recomposition politique pour adapter
la société française aux besoins du capitalisme. Le capital a des
ressources pour mener la bataille idéologique. Il possède tous les médias pour cela. Un seul Exemple,
celui du groupe Bolloré, propriétaire de : Canal+--I Télé- C8- direct
matin, qui développe en permanence les thèmes: « libérer les énergies, «
entreprendre », « diriger son entreprise », « être libre pour travailler
autrement ». Gattaz Président du
MEDEF a lancé un mot d’ordre : «
faire mieux avec moins ».
La politique du PCF, de Mélenchon, c’est : on ne touche pas au
capitalisme. Le projet de loi « France énergie » ne dit pas un mot sur la
nationalisation.
Les riches dans le monde
capitaliste prospèrent : 8 personnes
possèdent un capital de 426 milliards de dollars contre 388 milliards en
2010.
*Un camarade de la faculté de
Jussieu. Lors d’une réunion de militants CGT de Paris 6 au lendemain du 1er
tour de la Présidentielle, j’ai exprimé l’appréciation que Macron – Le Pen
sont les deux faces d’une même monnaie. La grande majorité des intervenants
a dit qu’ils ne voteraient ni pour l’un ni pour l’autre.
Les jeunes s’expriment
fortement sur le rejet de la politique de Macron. En même temps ; ils sont en recherche
d’une autre politique. Il souligne l’accélération de la recomposition politique,
les débats politiciens. Le capital a besoin de passer à une phase nouvelle
de mise en adéquation de la France avec les objectifs du capital
international. Il a besoin de s’allier étroitement avec les couches
supérieures de la société pour réaliser cette politique.
Concernant l’Europe, il faut
rappeler notre opposition à l’Europe
capitaliste et expliquer clairement que nous sommes pour une coopération
qui respecte l’indépendance des nations et la souveraineté des peuples.
*Un camarade de Paris. Dans les
réunions et lors de plusieurs distributions dans les entreprises de la
déclaration du Parti après le 1er tour appelant à ne voter ni pour Macron
ni pour M. Le Pen, la grande majorité des autres salariés ont considéré
notre position comme juste, elle répondait à leur état d’esprit. Dans les
réunions syndicales chez les postiers, nous avons fait la même
constatation. 16 millions au 2ème tour qui ont refusé de choisir Macron ou
le Pen, c’est important, il faut s’appuyer sur cela pour mener les luttes
sociales et politiques à venir. D’ailleurs il n’y a pas eu d’arrêt des
luttes dans les entreprises pendant cette campagne. Nous présentons un
candidat à Paris dans le 20ème arrondissement. Nous allons faire le travail
maximum pour rencontrer les électeurs.
*Un camarade de l’Indre. La «
recomposition » de la société, c’est la mise en adéquation de la société et
des besoins du capital. Echéance après échéance, le capital et ceux qui
sont à son service poussent à la recomposition. Ce scrutin présidentiel
marque une accélération en ce sens de la social-démocratie et de la droite
avec une radicalisation de l’extrême-droite. Pour la 1ère fois, au-delà des
partis traditionnels on voit apparaître « En Marche » « La France insoumise
», des machines électorales au service d’un individu, d’une orientation
politique. Cela montre une évolution de la société et de sa recomposition.
Les luttes n’ont pas connu de
parenthèse, il va falloir mobiliser contre la politique de Macron. A la
conférence régionale CGT des 6 départements du Centre qui vient de se
tenir, cette question n’a pas été posée, sauf par notre camarade Aline qui
a souligné que c’est un impératif. Son intervention, si elle n’a pas été
reprise par les intervenants a rencontré un bon écho chez nombre de
participants. Cette situation souligne qu’il va falloir beaucoup pousser
pour une lutte sociale d’ampleur indispensable face aux enjeux. Concernant
l’analyse des résultats électoraux, il souligne l’ampleur de l’abstention,
des votes blancs et nuls et le glissement profond de la société française,
le score de M. Le Pen qui gagne 3 millions de voix sur 2002 ( 2002 il y a avait un 2ème candidat FN,
B. Mégret).
*Un camarade de Paris. Macron
pour accélérer la réalisation des objectifs du capital veut tout ramener à
l’individu, casser le collectif. Il veut aller loin, le plus loin possible
dans la mise à mort des conventions collectives, dans tous les domaines :
travail – salaires – retraites- enseignement… C’est la mise en concurrence
à tous les niveaux, l’individualisation de l a société. C’est une question de fond, un virage pour
libérer totalement l’exploitation capitaliste et réduire de plus en plus
les moyens de la classe ouvrière et de l’ensemble des travailleurs. Il note
aussi que les luttes se sont poursuivies durant la période électorale. Nous
soutenons complétement la lutte des salariés de la Souterraine, contre la
fermeture de leur usine, pour la défense de l’emploi.
*Une camarade de Paris. Les
objectifs du capital en France et dans le Monde sont liés : faire le
maximum de profits, se placer dans la concurrence mondiale impérialiste.
Ils ont besoin d’aller toujours plus loin dans la domination,
l’exploitation des peuples. Cela nécessite d’avoir les mains libres. En
France on est arrivés à la fin d’un cycle qui a connu de 1981 à 2017,
l’alternance au pouvoir PS/droite (le PS parfois avec des alliés). Durant
cette période, la situation du peuple n’a cessé de s’aggraver. La colère,
le rejet des politiques menées et de ceux qui les ont menées, la recherche
de solution, l’exigence de changement, se sont exprimés de plus en plus
largement. Le capital avait besoin de trouver une relève pour poursuivre
ses objectifs. Il doit aller plus vite que le mouvement social pour tâcher
de le maîtriser, le neutraliser ou de le briser. Il a créé et propulsé
Macron avec « En Marche » pour les besoins. Mélenchon a créé son mouvement
« les Insoumis » surfant lui aussi sur le rejet du PS, l’effacement du PCF.
Il se présente comme l’opposition à Macron, sans risque pour le capital
puisqu’il ne combat pas le capitalisme.
La lutte de classe est un
fait. De quel côté va-t-elle aller ? Macron recevra les « partenaires
sociaux dans les prochains jours. Il veut aller vite. La CGT et FO sentent
la poussée, il y a des luttes, l’opposition à la politique de Macron
s’exprime. La CFDT se comporte partenaire du nouveau pouvoir. L. Berger
l’a exprimé.
La nécessité de la lutte
anticapitaliste est plus que jamais la question centrale, le capitalisme ne
peut rien amener de bon. Pour cette lutte, il n’y a que notre Parti. Nous
avons donc une grande responsabilité. Nous devons sur chaque situation,
chaque événement, expliquer clairement ce qui se passe, les raisons, qui
est responsable, comment en sortir, appeler à la lutte nécessaire. Nous
devons nous adresser plus à la jeunesse qui à tout son avenir en jeu et à
tous ceux et celles qui vont être les plus atteints par cette politique.
Nous allons mener la
campagne politique pour les élections législatives partout. Nos
candidat(e) s nous permettront de mesurer l’approbation de notre politique.
*Un camarade de Paris. Les
Mouvements qui se sont crées, « En Marche », « La France Insoumise » ne
sont pas en faveur du peuple. L’un est au service direct du capital,
l’autre promet bien une vie meilleure mais il ne s’oppose pas au
capitalisme qui exploite le peuple. En ce qui concerne le mouvement de
lutte indispensable, je trouve que
la position de la direction confédérale CGT n’est pas assez claire.
Nous devons nous mettre dans la perspective du développement des luttes
dans nos syndicats, prendre position pour les luttes.
*Une camarade de Vendée. L’affrontement de classe s’éclaire. La
situation apparaît plus clairement en particulier chez les jeunes. Entre
les deux tours, notre déclaration – ni Macron ni Le Pen- a été bien perçue
et approuvée chez Airbus où nous l’avons distribuée. Chez les retraités CGT
de Vendée c’était clair « ni l’un ni l’autre ».
Le masque Mélenchon tombe chez
les jeunes, sur les réseaux sociaux on trouve qu’il a des pratiques
politiciennes. Il y a une bataille idéologique depuis des années pour
promouvoir l’individualisme, les jeunes sont préparés dès l’école à cet
individualisme sous le vocable « épanouissement du citoyen ». Entre
les deux tours il y a eu des luttes dans 4 entreprises en Vendée et il y en
a encore.
Pour la campagne des
législatives avec nos candidats en Loire Atlantique, nous avons un champ
plus clair que précédemment pour avancer notre politique.
*Un camarade de Paris. Il y a
un changement fondamental, nous devons montrer le fond politique. Le PS
classique hors course, le PCF à terme aussi. Il y a une recomposition en
cours. La bourgeoisie ne perd pas son temps en propulsant « En Marche ». Il
faut mesurer les progrès de M. Le Pen. Dans la situation actuelle, le FN
est appelé à grandir. Il y a « La
France Insoumise » de Mélenchon. Ces 3 partis politiques vont être
confrontés aux luttes parce que ça va aller de plus en plus mal. Que
va-t-il se passer tout de suite dans un contexte de développement de
l’exploitation capitaliste ? Il va être de plus en plus difficile pour le
capital de tenir la route. La CGT vient sur des positions de lutte plus
conséquentes et la CFDT va, freiner à mort.
* Une camarade de l’Indre.
Pour les législatives nous avons des candidat(e) dans les 2 circonscriptions
du département. Nous sommes les seuls candidats révolutionnaires
communistes, qui menons la lutte anticapitaliste et qui proposons une
véritable alternative de changement.
Lors de la conférence
régionale CGT des 6 départements du Centre, le rapport n’analysait pas la
situation et n’appelait pas à la lutte. J’ai été la seule avec Angélique
secrétaire départementale des PTT de l’Indre, à parler des objectifs du
capital avec Macron, de la recomposition politique à proposer qu’on prenne
des initiatives de lutte. Nous avons eu l’approbation de plusieurs
participants.
Mardi 16 nous allons au
rassemblement apporter le soutien de notre Parti aux travailleurs en lutte.
*Un camarade de Paris ;
Souligne que lorsqu’on s’exprime dans les réunions syndicales sur la
situation, les attaques du pouvoir, du capital, la lutte, on est écoutés,
on fait avancer les choses.
*un camarade de la Sarthe.
Fait remarquer que dans son département, le vote « Le Pen » est apparu pour
certains parmi les plus touchés par la politique actuelle, comme « une
solution immédiate pour signifier un mécontentement ». Nous devons
continuer à montrer que la politique
du FN est au service du capital tout comme Macron et les autres. Aux
législatives nous présentons un candidat dans une circonscription populaire
au Mans. Nous allons faire une campagne importante, nous expliquer sur la
situation, apporter nos propositions. Il y a une attente, une écoute de nos
explications et nos solutions.
*Un camarade de Paris. Les
choses vont continuer à s’éclairer avec
les décisions de Macron et
les positions des uns et des autres. Par ex. sur l’enseignement, la
ségrégation sera organisée, justifiée. Il faut bien montrer le danger pour
les enfants. Nous avons intérêt à parler clairement. Nous devons mesurer
que c’est parmi les salariés, les syndicalistes, qu’on fait avancer le plus les idées
révolutionnaires.
En conclusion de la
discussion, Tonio Sanchez, Secrétaire National.
La recomposition politique est
centrale. Le capitalisme est à la manœuvre. Il a besoin de donner une autre
image de la politique pour faire passer sa relève. . En lançant et en propulsant Macron avec son mouvement « en Marche », c’était «
tout changer pour que rien ne change ». Macron va mener avec dextérité la
politique du capital.
Il veut briser tout ce qui est
collectif « libérer l’individu » pour libérer la voie aux objectifs du
capital. La bataille idéologique est considérable.
Mélenchon veut remplacer le PS
et finir de casser le PCF, pour apparaître comme la seule force
d’opposition à Macron. C’est sa ligne pour les législatives.
Notre politique dans cette
situation : il faut accentuer la lutte anticapitaliste, la lutte
quotidienne économique et sociale pour faire reculer Macron et le capital.
Travailler à développer à élargir la lutte politique contre le capitalisme jusqu’à l’abattre
et pour construire une autre société.
Nous devons dénoncer en permanence les responsables de la politique
actuelle, dire qu’elle est la
véritable alternative.
Nous devons toujours aller
plus loin dans nos explications, bien donner à comprendre pourquoi ils vont
de plus en plus loin dans la case des conquêtes sociales.
Nous devons aller partout au
débat, avec les salariés, les jeunes, les habitants des quartiers, dans la
campagne des législatives et après,
donner nos analyses, nos propositions. Dans les débats nous sommes souvent
surpris de l’accord qui se dégage sur nos positions.
Nous devons en permanence
éclairer la position des uns et des autres , la recomposition Macron –
droite – PS, les positions du FN en réserve du capital, de Mélenchon.
Il n’y a aujourd’hui que notre
Parti qui appelle à la lutte contre le capital jusqu’à l’abattre. Nous
devons appeler les travailleurs, les jeunes à le rejoindre, à venir avec nous renforcer ce combat.
Plus ça ira, plus il y aura de place dans cette lutte de classe acharnée
entre le capital et le peuple pour les idées révolutionnaires.
Nous devons bien entendu réunir les adhérents très
vite après ce CN, discuter de la situation politique, de notre politique,
des initiatives, rencontres, débats, distributions, de la bataille pour la
souscription car nous avons besoin de sommes considérables.
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