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Cher(e)
Camarades,
Le
deuxième tour de l'élection présidentielle a eu lieu il y a un peu moins
d'une semaine, les multinationales capitalistes ont fait élire leur
candidat. Avec E. Macron à leur
service elles veulent pouvoir pousser plus loin et plus fort leurs objectifs.
L'élection de Macron montre la capacité de la bourgeoisie à trouver un
remplaçant pour appliquer sa politique : Sarkozy usé, Hollande le remplace, Hollande
discrédité, Macron assure la relève...
E.
Macron, un banquier d'affaires lancé et soutenu par les médias, par les
patrons du CAC 40, par Drahi, Gattaz, Bernard Arnault, Bolloré, par des
patrons de PME et de start-up, a été élu avec 66,10% des "suffrages exprimés" [20 753 798 de bulletins, rappel au 1er
tour 8,6 millions, 24%]
Plusieurs
traits marquants caractérisent cette élection.
* Pour la première fois de toute l'histoire
de la 5ème République, les candidats des deux partis qui alternativement gouvernaient la
France, la droite et le PS, ont été éliminés dès le 1er tour.
*
Pour la première fois depuis 1969, l'abstention au second tour a été
supérieure à celle du 1er : 25,44% (plus de 12 millions) contre 22,23%
(10,6 millions). Les abstentions ont été élevées chez les jeunes, 30% chez
les jeunes de 18-35 ans, 29% pour les 18-25 ans et dans les catégories
populaires : 35% pour les chômeurs, 34% pour ceux qui gagnent moins de 1250 €
par mois, 30% pour les employés, 20% pour les ouvriers.
*
Le vote blanc ou nul a atteint des
chiffres records : 3 millions de bulletins blancs (8,51%) et 1,5 millions de
bulletins nuls (2,96%). Plus de 4 millions d'électeurs (11,5% de
l'électorat) se sont déplacés pour dire qu'ils ne voulaient "ni Macron, ni Le Pen". Un
sondage Ipsos-Steria montre que 51%
de ceux qui ont voté blanc ou nul l'ont fait "parce qu'ils refusaient
de choisir entre deux candidats qu'ils rejettent totalement".
Au
total c'est plus de 16 millions (37%)
d'électeurs et d'électrices qui se
sont abstenus ou ont voté blanc ou nul, chiffre supérieur au résultat
du Front National.
*
Le 23 avril le vote pour la candidate du Front National a connu une forte progression : 7,6
millions de voix au 1er tour, 10,5 millions au 2ème tour après le ralliement de Dupont-Aignan. C'est
plus que J.-M Le Pen en 2002 (4,8 millions) et 1,2 millions voix de plus
qu'en 2012. La politique menée depuis longtemps par les gouvernements
successifs Droite ou PS et leurs alliés a aggravé de plus en plus la
situation du peuple. C’est cela qui a nourri le développement du FN en
particulier chez les plus touchés par cette politique.
Les résultats de l'élection confirment la montée du
mécontentement, le rejet massif des politiques menées par les partis de Droite
ou PS et ses alliés depuis 36 ans qui ont considérablement dégradé les
conditions de vie du peuple
Mais ils confirment aussi, l'exigence
d'un vrai changement. L'aspiration du peuple à faire une autre politique. L’emploi,
les salaires, les retraites, la santé, l’enseignement… sont les questions
de fond que se posent les électeurs. Aucun des candidats n’avait dans son
programme cet objectif. Rien qui réponde aux préoccupations des électeurs.
Rien qui concerne l’avenir de la France, la croissance, le développement
industriel, l’Europe.
La disparition, depuis la défaite
de l'union soviétique, d'un parti
révolutionnaire en France capable d'établir un rapport de force en faveur
des travailleurs pour lutter contre le capitalisme, et qui imposerait un
changement réel de société, font que certains se tournent vers de fausses
solutions.
Avec Macron, Le Pen, ils se jettent
dans les bras des fidèles serviteurs
du capitalisme. Mélenchon créateur d'illusions leur fait croire à un capitalisme
humain qui partagera avec eux les richesses !!!
Nous l'avons dit à plusieurs reprises "tous
ceux-là veulent changer pour que rien ne change".
Dans
cette situation notre parti est
le seul à répondre aux questions que les gens se posent. Le seul à
démontrer clairement que la France, 5ème puissance économique mondiale,
2ème puissance de l'UE, a les moyens économiques, financiers,
scientifiques, culturels pour développer une politique au service du peuple
et de la nation. Le seul à démontrer
que c’est le capitalisme qui régit notre société, que c’est son existence
même qui est au centre de l’austérité imposée au peuple. Le seul à dire que l’opposition capital –
travail est irréductible et que pour changer de politique il faut
s’attaquer au capital. Le seul à expliquer clairement la condition
incontournable pour disposer des moyens de faire cette autre politique. (cf. les articles du site et du journal)
Deux mots encore sur cette élection antidémocratique qui est faite pour éliminer
tout candidat contre le système
capitaliste, qui enferme le citoyen
dans un système qui le dessaisit de tout pouvoir de décision. Nous avons présenté
un candidat parce que nous menons toutes les batailles politiques
et c'en est une. Nous avons appelé à un vote de lutte et édité un bulletin
au nom de notre candidat, cette décision a été appréciée, des
milliers de ces
bulletins ont été mis dans l'urne dans tout
le pays. La campagne que nous avons
menée nous a permis non seulement d'avoir des conférences de presse et donc
une expression plus large mais aussi de tenir des réunions publiques, de
multiplier les diffusions de tracts dans les entreprises. Nous avons pu
constater une fois de plus qu’il y a de la place pour les idées
révolutionnaires que nous sommes les seuls à défendre. Des adhésions ont
été faites. Nous devons jusqu’au 18 juin poursuivre dans cette direction en
améliorant encore nos premiers résultats. C’est possible.
Au
lendemain de la Présidentielle
Macron
élu, la politique du capital va s'accélérer, cette nouvelle alternance va
conduire à une aggravation très rapide des conditions de vie du peuple.
Macron tracé avec le MEDEF sa feuille de
route pour les premiers mois de son quinquennat en procédant
majoritairement par ordonnances :
-
Réduction des dépenses publiques : 60 milliards
d'économie sur le budget de l'Etat, dont 25 milliards sur la seule sphère
sociale, 15 milliards sur l'assurance maladie, 10 milliards sur l'assurance
chômage (suspension des allocations après le refus de deux offres d'emplois),
suppression de 120 000 postes de fonctionnaires.
-
Casse complet du code du travail : Priorité donné à "l'accord
d'entreprise". Les 35h, les conditions de travail et les salaires
seront négociés au niveau de chaque entreprise. Plafonnement des indemnités
prud'homales "en cas de licenciement sans cause réelle et
sérieuse". Sur ce dossier également, Emmanuel Macron entend légiférer
par ordonnances. Fusion des institutions représentatives du personnel
existantes (CE, délégués du personnel et CHSCT).
-
Nouvelle réforme qui casse complétement le système des retraites et la fin
des régimes spéciaux et mise en
place d'un système universel des retraites
-
Poursuite de la casse du service
public hospitalier. La santé coûte très cher, les mesures : plafonnement à 50% de la tarification de l'activité des
hôpitaux, élargir les groupements hospitaliers de territoire, "le but
est d'éviter que tout le monde converge vers l'hôpital, source de
coût"
Ce
n'est qu'une petite partie du programme de Macron qui dans sa totalité
n'appelle qu'une réponse : la lutte.
Lutte
économique et sociale quotidienne contre les attaques du pouvoir et du
capital. Lutte politique pour en
finir avec ce système qui pille les ressources de la Nation, la lutte pour prendre aux capitalistes le pouvoir
économique financier et politique qu’ils détiennent. C’est la condition indispensable pour changer
fondamentalement de politique dans notre pays.
Quelle
est la position actuelle des syndicats :
La
CGT : La Commission exécutive réunie le 10 mai appelle solennellement
Macron à renoncer à imposer de nouveaux reculs sociaux par ordonnance ou par
le 49.3. Elle se place dans une dynamique revendicative offensive pour agir
contre tout projet régressif.
FO : J.C. Mailly dit
qu’il ne veut pas
des ordonnances sur les questions sociales. Comme Macron a eu 24% des voix
au 1er tour et qu’il est élu par défaut au 2ème tour,
il va lui demander s’il prévoit de modifier ses annonces !
La
CFDT, fidèle à la collaboration de classe, offre tout de suite sa
collaboration à Macron : "Dans les cinq ans à venir, vous serez à
la tête d’un pays qui devra faire face à d’immenses défis. Et, vous le
savez bien, vous ne pourrez pas les affronter seul [...] Partagez
le pouvoir ! Donnez de l’air à notre société!
Partout
les multinationales sont aux commandes du monde capitaliste qui domine le
monde entier. Elles possèdent les grands moyens de production, d’échange et
d’information.
-
Une dizaine de sociétés multinationales contrôlent 85% du commerce
alimentaire mondial.
-
Les 500 premières multinationales (tous secteurs confondus) contrôlent 53%
du Produit Mondial Brut, c’est-à-dire de toutes les richesses produites
chaque année dans le monde. Elles
détiennent le pouvoir économique et financier donc le pouvoir politique.
En
même temps, elles sont concurrentes pour conquérir les marchés, exploiter
les matières premières, les ressources naturelles, pour produire là où
c’est le plus rentable où
les salaires sont les plus bas, pour dominer politiquement et
militairement.
Aujourd’hui, la concurrence inter-impérialiste atteint
un niveau tel, que le danger de
guerre mondiale est accru.
Au
centre des affrontements inter-impérialistes, le conflit du Moyen-Orient. -
L’Irak, la Lybie, la Syrie- dont la cause est l’affrontement pour le
repartage de la région, l’exploitation des ressources, la domination
politique, militaire. La situation en Syrie s’est encore aggravée après
l’envoi de missiles par les USA contre un Etat Souverain. Les USA veulent
se réserver le droit majeur d'intervenir contre quiconque met en cause leurs
intérêts mondiaux.
Les
USA, l’Union Européenne, la France soutiennent Israël qui étend la
colonisation, s’empare de nouveaux territoires palestiniens. Israël est le
plus ferme représentant de leurs intérêts dans la région.
Les
USA veulent maintenir leur hégémonie
mondiale face à l’émergence d’impérialismes concurrents.
L’Asie-Pacifique dominée par la Chine pourrait détrôner les Etats-Unis
comme première puissance dès 2030, avec l’Inde et la Russie.
L’armée
américaine fait des démonstrations de force en Asie du Nord-Est :
porte avion envoyé au large de la
côte coréenne, avions armés de missiles sur la base d’Okinawa au
Japon, 37.000 soldats en Corée du Sud, avertissement lancé à la Corée du
Nord par l’envoi de la bombe la plus puissante le 13 avril en Afghanistan.
La Corée du Nord, petit pays de 25 millions d’habitants, est accusée de mettre en danger les USA. L’objectif de
ces menaces contre la Corée du Nord est de faire pression sur la Chine.
Le
25 mai se tiendra à Bruxelles le sommet de l’OTAN. La France fait partie du
commandement intégré. E. Macron participera à ce sommet, il engagera
notre pays dans cette politique de
guerre de l’OTAN dont le but est
d’imposer la domination
impérialiste, l’exploitation des peuples.
La
paix du monde est en jeu. Nous dénonçons ces visées impérialistes et la
complicité du pouvoir français.
Nous
appelons à développer la lutte pour la Paix, pour le refus de la guerre
impérialiste, pour le respect de l’indépendance de la souveraineté des
nations. Nous luttons pour le désarmement dans le monde, pour la
dissolution de l'OTAN et de tous les pactes militaires.
E.
Macron va rencontrer A. Merkel. Cette Europe a été créée en 1946 par les dirigeants des pays capitalistes,
pour coordonner les intérêts des entreprises capitalistes européennes,
renforcer leurs moyens d’exploitation des peuples, des pays européens.
Depuis 60 ans : les droits des salariés, les salaires, les retraites,
les services publics sont attaqués, réduits… Le chômage, la pauvreté se
sont développés.
Aujourd’hui, les multinationales
capitalistes dirigent l’Europe, 113 d’entre elles sont dans les 500
premières mondiales. Les gouvernements ont mis en place au fur et à mesure
des structures économiques au service exclusif des capitalistes.
Macron
veut aller plus loin. Il veut accélérer l’organisation de l’Europe
capitaliste, pousser l’intégration des nations et les moyens d’exploitation
des peuples, la disparition à terme de la nation française.
Nous
redisons NON à cette Europe
capitaliste. Nous devons dénoncer cet objectif de Macron.
Nous
sommes pour une coopération des pays européens qui impulse un véritable
développement économique et social dans l’intérêt de leurs peuples, qui
respecte l’indépendance des nations
et la souveraineté des peuples. Une
Europe qui instaure une politique de
Paix.
Les
26 et 27 mai Macron participera au
G7 – Réunion de chefs d’Etat des USA- Japon – Allemagne- France – Italie –
Canada- Royaume Unie – qui se tiendra en Sicile.
Le
G7 comme le G20 est un outil au service du capital mondial des pays les
plus puissants dont le but est
de maintenir la domination
capitaliste dans le monde. C’est un instrument conçu pour mieux exploiter les peuples.
Le
système capitaliste qui domine le monde « a fait en 2016- 54 millions de victimes de la faim et des
maladies endémiques (la
seconde guerre mondiale en a fait 57 millions en 6 ans), les oligarchies
capitalistes accaparent les richesses de la planètes et dictent leur loi
aux Etats » écrit le Suisse
Jean Ziegler, Vice- Président du Comité Consultatif du Conseil des droits
de l’Homme à l’ONU.
L’opposition
contre le capital est irréductible, Nous le voyons ici en France. Macron, l’homme
de Rothschild et des multinationales, est là
uniquement pour promouvoir leurs intérêts. Il veut adapter toute la
société française à leurs exigences. La lutte anticapitaliste est au centre
de notre combat.
J'en arrive aux
élections législatives des 11 et 18 juin
Nous
savons que le mode de scrutin des élections législatives des 11 et 18 juin
n’est pas un scrutin proportionnel. Pour pouvoir figurer au 2ème
tour un(e) candidat(e) doit avoir obtenu plus de 12,5% des voix au 1er
tour. 577 sièges de député (e) s étant en jeu, la majorité
absolue est de 289.
La
dimension de ces élections revêt une grande importance politique. On voit
déjà les manœuvres et les combinaisons qui se déroulent et qui vont se
multiplier.
Le
nouveau Président sera-t-il en mesure d’avoir cette majorité pour diriger
seul ou devra-t-il s’allier, avec les Républicain, les socialistes, les
écologistes, etc.
Le
Front National arrivé en tête dans 45 circonscriptions à la Présidentielle
vise 111 parlementaires élus.
Mélenchon
et le PCF n'ont pas pu s'accorder. Mélenchon va avec son mouvement seul aux
élections législatives.
Le
PS est éclaté, la droite divisée, le PCF essaye de survivre, le FN est
engagé dans des divergences
internes.
Toutes ces recompositions
en vue des législatives laissent les mains libres au capital.
Nous
sommes les seuls à proposer une perspective de changement réel avec les moyens
d’y parvenir. Nos candidat(e) s aux élections législatives
seront porteur de cette alternative.
Nous
sommes les seuls à pouvoir répondre à la question : comment sortir de
la situation actuelle, comment changer de politique. Nous sommes les seuls
à donner une perspective, la seule qui vaille car nous appelons à la lutte
anticapitaliste qui est le seul moyen pour imposer des reculs au capital,
pour le battre et imposer une
politique de progrès économique et social. Si tout le monde ne nous entend
pas aujourd’hui, loin de là, nous constatons aussi que quand nos analyses,
nos solutions, notre combat sont connus, de nombreux travailleurs, des
jeunes, les approuvent, des milliers d’entre eux s’y intéressent.
Nous
constatons qu’il y a de la place pour les idées révolutionnaires de lutte
de classe... Elles grandiront car le mécontentement restera après les
élections, il s’élargira et s’exprimera de plus en plus à la rentrée.
Nous
appelons à voter pour nos candidat(e) s pour mener le combat
contre la politique de Macron et de son gouvernement, contre tous ceux,
Républicains, FN, PS, qui sont au service du capital.
Nous
avons une grande campagne à mener, qui réclame une mobilisation de tout les
adhérents du parti et sympathisants. Nous devons développer notre présence
dans les entreprises, faire des porte à porte, multiplier les réunion
publiques, les conférences de presse, mais aussi discuter avec deux, trois,
quatre personnes c'est indispensable pour convaincre, on n'a pas
toujours besoin de grand'messe...
Ce
doit être le travail de tout le parti, nous devons bien discuter dans
les cellules, les réunir
régulièrement. Chaque adhérent doit bien être en possession de la politique
du parti, de ses analyses de ses propositions. Le rôle du Comité National
est important nous devons nous mobiliser, nous déplacer
dans les cellules, les départements.
Depuis
plusieurs années nous avons noué des liens avec les travailleurs dans de
nombreuses entreprises. Nous côtoyons des salariés, des jeunes, des
retraités qui nous font confiance et qui partagent tout ou partie de nos
idées. C'est en discutant avec eux de leurs préoccupations que nous pouvons
leur poser la question du renforcement de notre parti.
Pour
la campagne électorale de nos candidat(e) s, les circulaires, les
bulletins de vote, pour mener la campagne politique dans tous les
départements nous avons besoins de centaines de milliers d’euros.
Il nous faut donc poser très
fortement la question des moyens financiers à tous, adhérents, sympathisants,
proches, collègues de travail. C'est uniquement grâce à leurs versements
que nous pourrons financer l’ampleur de la campagne. Nous nous adressons
aux travailleurs qui ne sont pas à
l'aise financièrement. Nous recevons déjà des versements importants de leur
part de 10, 20, 30 euros.
Mais pour faire face il est nécessaire
d'établir la liste de ceux et celles à qui nous nous adressons. C’est une
tâche essentielle pour tous les militants de notre parti.
Mettons à profit cette période
électorale pour faire avancer nos idées et élargir notre travail de
propagande, renforcer notre parti et
développer une intense bataille financière.
Ce CN doit être l'occasion d'un
large débat sur la situation politique, notre expression, notre activité
sur la campagne des législatives.
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