
Comité National 14-01-2012 – rapport introductif
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Cher(
e)s camarades, Je voudrais avant tout dire
deux mots sur l’actualité internationale, notamment sur la situation au
Moyen-Orient ou dans la lutte pour la domination de la région, l’impérialisme
capitaliste menace les peuples au travers de leurs dirigeants. Il ne se passe
plus un jour sans que des déclarations aussi menaçantes les unes que les
autres soient prononcées par les grandes puissances capitalistes. Après l’Irak, l’Afghanistan, la
Lybie, elles s’attaquent aujourd’hui à l’Iran, en accusant sans aucune preuve
ce pays de fabriquer la bombe atomique. Chacun se souvient des mensonges
véhiculés par les Etats Unis pour envahir l’Irak, massacrer le peuple et
s’emparer des réserves pétrolières. L’impérialisme foule au pied et à coup de
destructions, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Israël, bras armé des
Etats-Unis vient d’annoncer, après des déclarations guerrières, le renforcement
de son budget militaire. Ce pays fait le choix de répondre aux ordres des
Etats –Unis, en ignorant les travailleurs israéliens en lutte pour leurs
revendications sociales. Nous aurons l’occasion, comme nous le faisons sur le
site, de nous exprimer sur cette situation qui ne cesse de s’envenimer. Notre premier comité national
de l’année 2012 doit nous permettre d’analyser de la manière la plus précise
possible, la situation politique en France et dans le monde pour que chaque
adhérent soit à même d’en débattre et faire avancer les idées de notre parti. Nous sommes à trois mois des
élections présidentielles, à cinq des législatives, on peut voir et entendre
tous les jours, le type de débats que suscite la campagne électorale. Chacun
en appréciera le niveau, mais nous pouvons d’ores et déjà en tirer quelques
enseignements. Tous les candidats sont d’accord pour conserver le capitalisme
comme système économique, aucun ne le condamne, donc rien ne changera quel
que soit l’élu. La bataille politique actuelle
démontre que nous avons fait le bon choix de présenter un candidat à
l’élection présidentielle parce qu’il y a de la place pour développer nos
idées et renforcer « communistes ». Je reviendrai sur ces deux
points importants dans la suite du rapport. J’en viens à la situation en France : L’année 2011 a été une succession
de plans de rigueur, mais on peut dire que depuis 2008, Le capital en
« crise », pour poursuivre l’accumulation de profits, exploite tous les secteurs d’activité. Rien
n’échappe à sa règle : faire baisser ce qu’il appelle le « coût du
travail ». Les conséquences pour le peuple sont évidemment
catastrophiques, la baisse du pouvoir d’achat et des salaires, des pensions,
des allocations, réduit considérablement les moyens de subvenir aux besoins
fondamentaux comme se nourrir convenablement, se loger, se soigner. On
atteint aujourd’hui en France le seuil de 8,5 millions de pauvres et la
population de salariés pauvres ne cesse d’augmenter. Le chômage de masse s’étend à
toutes les couches de la population et atteint des niveaux record en 2011. Rien que dans l’industrie,
800 000 emplois ont été supprimés depuis 2010, avec une accélération ces
trois dernières années au rythme de 100 000 emplois par an. La liste des groupes
industriels qui licencient, restructurent, délocalisent leurs productions,
serait longue à énumérer. Mais citons les plus significatifs comme Peugeot et
Renault qui à eux seuls suppriment 8000 emplois, Alcatel-Lucent 2700,
Schneider-Electric 3000, les fonderies 3000, Arcelor-Mittal 2000, les
raffineries qui font aujourd’hui l’actualité 2600. Citons encore
l’agroalimentaire en pleine restructuration ainsi que Véolia qui vient de se
débarrasser de sa branche transport avec à la clé une opération financière
juteuse. La part de l’industrie dans
l’emploi total, c’est-à-dire tous secteurs confondus, était de 17,3% en 97,
elle représente à peine 13% aujourd’hui. Et l’année 2012 est annoncée encore
plus noire que la précédente. Les D.R.H. des 12 plus grands
groupes industriels français déclarent dans la presse que « la crise
commence en 2012 ». La fédération française du bâtiment annonce la perte
de 35000 emplois pour 2012, le secteur des travaux publics qui a déjà perdu
24000 emplois depuis 2008, parle de difficultés grandissantes pour 2012. Idem
pour les transports, les textile, la chimie, la mécanique, le papier,
l’équipement électrique, l’automobile. Le journal L’Expansion note que
pour la deuxième fois en 5 ans, la France va tomber en récession en 2012.
Entre 2007 et 2011, le nombre d’inscrits à pôle emploi a bondi de plus de 1
million de personnes. L’activité manufacturière a régressé de 11%, le déficit
commercial s’est creusé de 30 Milliards d’euros et la « dette
publique » s’est alourdie de 500 Milliards. Dans le Doubs ou l’industrie
automobile est le pilier de l’économie, les inscriptions pour fin de mission
sont en hausse de 56% sur un an, alors que l’intérim représente à lui seul
30% des offres d’emplois. Au total, le taux de chômage
pourrait grimper jusqu’à 10,5% à la fin 2012 contre 9,7% aujourd’hui, ce qui
représente 150 000 salariés privés d’emploi supplémentaires. Et le
journal L’Expansion note encore que « avec la montée du chômage de
longue durée et la baisse drastique des allocations chômage qui l’accompagne,
la situation financière de millions de familles va nettement se
compliquer »… « Le pouvoir d’achat par ménage pourrait
reculer de 0,6% en 2012, la troisième baisse en cinq ans ». A cela
s’ajoute la vague d’augmentation de ce début d’année, la T.V.A. de 5,5% à 7%,
les transports, l’énergie (électricité, gaz, eau, fioul), l’essence et le
gas-oil, les loyers, bref, on nous annonce la couleur de l’année 2012, et
pour le pouvoir en place : elle sera noire pour le peuple. Vous avez remarqué que le
constat que je viens de dresser et que je n’ai pas terminé, nous amène tout
droit à la dépression si il n’y avait pas d’autres solutions pour sortir de
cette situation. Les tenants du pouvoir le savent bien. La mobilisation quotidienne
de l’ensemble des médias consiste à expliquer à coup de « spécialistes
en économie » et autres journalistes experts que l’on ne peut pas faire
autrement. Si l’industrie est soumise aux
appétits capitalistes de rentabilité financière, il en est de même pour les
services publics, les fonctions publiques, la santé, l’éducation, les
territoires. Sous le prétexte de réduction
de la « dette publique », tout devient vendable : l’accès aux
soins est de plus en plus difficile, les médicaments sont de moins en moins
remboursés, voire plus du tout, les mutuelles santé ont augmenté de 4,5% en
moyenne, attaque sur les indemnités journalière maladie, jour de carence supplémentaire.
La restructuration des hôpitaux se poursuit avec son lot de suppression de
lits, restriction des budgets, regroupement des centres hospitaliers,
recensement des opérations chirurgicales pour déterminer la rentabilité des
centres, tout cela accompagné de la dégradation des conditions de travail des
personnels de santé. En lien direct avec les questions de santé,
la protection sociale fait l’objet, mais ceci depuis sa création en 1945, des
convoitises de grands groupes capitalistes comme les banques, les assurances
et l’industrie pharmaceutique. Le projet du pouvoir
d’instaurer une T.V.A. sociale ouvre la voie à la privatisation de la
Sécurité Sociale. Les patrons en rêvent depuis sa création, déjà exonérés de
cotisations sociales sur les salaires inférieurs à 1,6 S.M.I.C., ce qui représente 30 Milliards
d’euros par an, la T.V.A. dite « sociale » leur donne l’occasion de
s’en exonérer totalement. Ce serait, bien évidemment la fin du modèle
solidaire né du Conseil National de la résistance qui consiste à financer la
protection sociale sur les richesses créées. L’autre conséquence serait une nouvelle
baisse du pouvoir d’achat des travailleurs et l’instauration d’une médecine
réservée aux riches et un accès aux soins à la marge pour les autres. Les projets concernant
l’éducation nationale poursuivent les mêmes buts, c’est L.Parisot, présidente
du M.E.D.E.F. qui clame « il faut rendre l’éducation nationale plus
profitable », tout est dit dans la phrase. L’éducation pour le profit
capitaliste, rapprocher l’école de l’entreprise par le choix des filières,
suppression des matières jugées inutiles, sélection des élèves. L’autonomie des universités
consiste à gérer les établissements comme des entreprises avec une méthode de
« management » appelée gouvernance. Un directeur qui décide de
tout, un D.R.H. comme dans un groupe privé et un but, faire des résultats.
Des postes d’enseignants ne sont plus pourvus, et les conditions
d’enseignement deviennent difficiles. Ce que nous connaissons déjà de
l’autonomie des universités, n’est ni plus ni moins que la privatisation de
l’enseignement supérieur. Appliquer les mêmes méthodes dans l’enseignement
secondaire fait partie des projets du pouvoir. Pire, sous prétexte de
difficultés scolaires et d’égalité des chances, les élèves seraient
sélectionnés selon leurs capacités. Un enseignement différent serait prodigué
en fonction des « possibilités » de chacun, on voit ou cela nous mène. Une
éducation sélective, discriminatoire, au service du capital. La même politique s’installe
dans les territoires, les départements, les communes. Les transferts de
compétences de l’état au niveau des régions visent à accélérer la mise en
place des critères de gestion capitalistes. Les communes sont regroupées de
manière obligatoire au sein de communautés d’agglomérations et n’ont
pratiquement plus de pouvoir de décision. Les investissements, le traitement
des déchets, la gestion de l’eau, l’occupation des sols sont aujourd’hui
confiés à des groupes privés. La privatisation des
entreprises publiques comme E.D.F.-G.D.F., la S.N.C.F., la Poste, se poursuit
à marche forcée. On connait les conséquences : suppressions d’emplois,
dégradation des services, conditions de travails des agents dégradées.
L’usager est devenu le client, le profit est devenu le but. On pourrait indéfiniment
développer sur d’autres secteurs de l’économie comme le commerce, la
téléphonie où la course aux profits fait rage, la télévision, la culture, ce
serait beaucoup trop long, mais c’est pour bien marquer que rien n’échappe
aux profits capitalistes. Cette course appelée « crise », se mène
partout dans le monde. En Europe, les mêmes plans sont
appliqués. Les peuples sont soumis aux mêmes contraintes : baisse du « coût
du travail », baisse des salaires et des pensions, droits à la retraite
remis en cause, casse des services publics, privatisation de tous les
secteurs d’activité orchestrés par les pouvoirs en place, qu’ils soient de
droite ou alliés avec l’extrême droite ou qu’ils se déclarent de gauche.
Partout, les mêmes mesures s’appliquent afin de faire payer aux peuples la
course aux profits. Comme le souligne le journal l’Expansion « dans la
zone euro, les efforts budgétaires se poursuivent à un rythme rapide. Le
déficit budgétaire de la zone pourrait s’établir autour de 3% dès
2012 », « mais de Rome à Madrid en passant par Athènes la cure
d’austérité s’annonce sévère » Le prix à payer : la chute de 0,3%
de la richesse créée dans la zone euro, un niveau de chômage jamais atteint
depuis 60 ans, abandon des investissements. Les pays de l’ancienne Union
Soviétique devraient être les premières victimes de la récession qui va
s’abattre sur l’Europe occidentale en 2012. La « démocratie »
capitaliste est un apprentissage douloureux pour ces peuples. Dans le reste du monde, le
capitalisme asiatique se taille la part du lion. Les richesses créées dans
cette zone atteignent 45% du total mondial contre 12,2% dans la zone euro. L’exploitation capitaliste a
nettement bougé le curseur en direction des pays à « bas coûts ».
Traduisez cela par salaires miséreux permettant tout juste au renouvellement
de la force de travail, aucun droit social, droits du travail inexistants,
pas de protection sociale, pouvoirs politiques autoritaires pour ne pas dire
plus. A ce sujet, vous avez pu remarquer que ceux qui prônaient les droits de
l’homme en Chine, sont soudainement devenus silencieux sur le sujet. Mais il
faut savoir qu’il ne se passe pas un jour sans que les travailleurs chinois
se battent pour de meilleures conditions de vie. Les grèves, les occupations
d’usines, la révolte des paysans que le pouvoir veut exproprier pour
installer des usines sur leurs terres, sont durement réprimées. Le silence
des grandes puissances capitalistes explique sans doute cela, mais pas
seulement. Il y a une chose que redoute le capital, c’est les luttes. Les
médias observent un black-out total sur cette question. Pourtant, partout
dans le monde, des luttes puissantes et massives ont lieu, j’ai parlé de la
Chine, mais en Israël, aux Etats-Unis, au proche et au moyen orient, dans
toute l’Europe des travailleurs luttent pour leurs revendications. Oui, ils ont peur que ces
luttes se coordonnent, s’organisent. Ils ont peur pour leurs profits, le
danger de la remise en cause du capitalisme existe par les luttes et ils le
savent. En France, la possibilité d’un
fort mouvement social inquiète. La presse se fait l’écho d’un « possible
coup de colère » à la rentrée des vacances d’été et souligne le fort
mécontentement de la population. « Toutes les conditions sont réunies
pour une explosion sociale en Septembre », note le journal « Le
Monde ». Ne soyons pas naïfs sur ce type de déclaration, mais cela
marque l’inquiétude, la crainte des luttes. Les luttes sont en effet
incontournables, répétons- le sans cesse, c’est la condition n°1 pour gagner
sur les revendications et abattre le capitalisme. Nous n’en sommes pas là
bien sûr, mais c’est notre but, la raison de notre existence. Nous pouvons
faire progresser cette idée dans la période actuelle. Nous devons démontrer
la contradiction de nature entre le capital et le travail. Les moyens existent pour
résoudre l’ensemble des problèmes et répondre aux revendications. Nous avons
beaucoup écrit sur le sujet, mais la longue campagne électorale qui
s’ouvre doit nous permettre
d’argumenter, de débattre sur cette question, en un mot de faire plus. -5000 Milliards d’euros sont
échangés chaque jours entre les places boursières, à quoi cela sert-il sinon
à la spéculation ? -750 Milliards ont été octroyés
à la Banque Centrale Européenne pour « aider » les groupes
financiers - En 2010 170 Milliards
d’exonérations fiscales et sociales ont été accordées aux entreprises. - 37,8 Milliards ont été versés
aux actionnaires des groupes du C.A.C. 40 en 2008, départ de
la »crise ». -35,4 en 2009, 40,2 en 2010, en
pleine crise, - 37,3 en 2011, l’année des
plans d’austérité pour les travailleurs, et ils prévoient 41,7 Milliards en
2012 alors qu’ils annoncent une année noire pour la population !!! Dans
notre journal de décembre, notre candidat Christophe Ricerchi a montré que
des moyens considérables existent pour développer une autre politique en France. D’un côté, l’exploitation
forcenée du travail, avec toutes les conséquences citées plus haut, de
l’autre, des profits considérables accaparés par les puissances capitalistes.
Si cette situation existe, c’est que le rapport des forces est actuellement
favorable au capital. Comment pourrait-il en être autrement ? Cette
situation est aussi la démonstration de l’opposition irréductible entre le
capital et le travail. . Il n’existe que notre parti pour le dire. Tous les partis politiques sont
d’accord pour que ce système perdure. Ils ne veulent pas y toucher, leurs
propositions vont toutes dans le sens d’une gestion du capitalisme sans
jamais le remettre en cause. La dernière déclaration de
Mélenchon est éclairante « Prenez le pouvoir, dit-il, créez votre
coopérative ». Voilà ce que « la gauche de la gauche »
française propose aux travailleurs ! Ne soyons pas surpris, il a déjà
fréquenté les allées du pouvoir. Il stationne aujourd’hui sur le parking du P.S.,
moteur arrêté, mais la clé de contact à la main, prêt à démarrer lorsqu’on le
lui demandera. Vous l’avez compris, il est prêt à rouler de nouveau pour la
social-démocratie, tout en faisant mine de s’y opposer. Le parti communiste
français, pour sa part s’est noyé volontairement à l’intérieur du
« front de gauche » en monnayant
des postes pour les prochaines législatives. F. Hollande ne dit toujours
rien sur son programme malgré la couverture médiatique de sa campagne, dont
on peut souligner le niveau des quelques propositions qu’il dévoile, mais
toujours rien sur les salaires et l’emploi. Et pour cause ! Pour Marine Le Pen la question des salaires représente
« une broutille dans le débat national ». Elle démontre ainsi sa
haine de la classe ouvrière, que, par ailleurs elle utilise en se déclarant
la meilleure candidate des ouvriers et des pauvres. On a connu ça, dans
d’autres temps. La droite, de Sarkozy, Bayrou
en passant par Villepin et consort, se dispute pour être le meilleur
serviteur du capital. T.V.A. « sociale », durée du travail, aides
aux entreprises sont les crédos habituels visant à baisser le « coût du
travail ». E. Joly appelle à l’union
nationale gauche et droite. Elle veut supprimer l’énergie nucléaire, pas le
capital. Les syndicats ont un
positionnement clairement politique. Ils ne veulent pas gêner l’élection
présidentielle, ont complètement abandonné le terrain des luttes pour se
consacrer au « dialogue social » tant désiré par le M.E.D.E.F. Les dernières luttes des agents
de sécurité des aéroports et celle des salariés de Sea-France montre à quel
type de dialogue social les salariés sont confrontés. Le sommet social ou sommet sur
l’emploi convoqué par Sarkozy le 18 Janvier, mais désiré notamment par la
C.F.D.T., est évidemment une opération politique à laquelle se prêtent
consciemment les organisations syndicales. Cette rencontre, dont chacune des
organisations connait les objectifs, ne vise qu’à annoncer de nouvelles
mesures d’austérité à l’encontre des travailleurs. Faire croire que l’on peut
obtenir une inflexion des décisions du pouvoir dans le cadre du
« dialogue social », c’est mentir aux travailleurs. La C.G.T. appelle seule,
poussée par les syndicats d’entreprises, à une journée interprofessionnelle
d’action le 18 Janvier pour faire bonne figure, tout en restant à l’intérieur
du carcan de l’unité syndicale de sommet. Nous sommes donc les seuls,
d’un point de vue politique à porter l’idée qu’il faut lutter, avant toute
chose, pour faire changer la situation. Cette campagne électorale peut
nous permettre de franchir une étape dans l’intense bataille des idées. Nous
avons décidé de nous engager dans cette bataille en présentant un candidat à
l’élection présidentielle pour cela. Je répète : 22 avril – 6
mai élection présidentielle – 10 – 17 juin, élections législatives, ce qui représente
5 mois d’une grande bataille politique. Une période pendant laquelle des
centaines de milliers de gens, de salariés, de jeunes interviendront. Prenons bien cette donnée en compte pour
développer notre activité et faire progresser notre organisation. Ceci, tout en mesurant bien où
nous en sommes et quelles sont nos limites actuelles. Quels que soient les résultats
de la présidentielle et des législatives qui suivront, la politique s’aggravera
en France comme ailleurs. Mais dans ce contexte, nous savons
qu’il y a de la place pour faire avancer nos explications, pour gagner de
nombreux salariés, des jeunes, à nos solutions, à la lutte anticapitaliste,
de la place pour renforcer notre parti. Car nous sommes le seul parti
politique placé sur le terrain de la lutte anticapitaliste. Le seul à
démontrer que les moyens d’une autre politique existent en France à condition de s’attaquer au
capitalisme. Christophe Ricerchi, notre
candidat à la présidentielle est pleinement porteur de cette politique. Après
lui, nos candidats aux élections législatives joueront à leur tour un rôle
très important. Tout ce que nous allons faire
dans cette période sera décisif pour porter plus avant les grands objectifs
fixés à notre dernier congrès : gagner à nos idées, renforcer notre Parti et développer une
grande bataille financière. Nous sommes déjà pleinement
engagés dans la campagne. Notre candidat s’est exprimé sur les solutions
qu’il porte au nom de « Communistes », pour les salaires, l’emploi,
les retraites, sur l’Europe. Il va maintenant s’exprimer sur les questions de
l’enseignement, de la réindustrialisation de la France. Tout au long de la
campagne il fera connaître notre
position. De très nombreuses initiatives
sont déjà prises : -Avec notre propagande. Le
nombre de visites sur notre site est intéressant. Notre hebdo est de plus en
plus diffusé et on peut se réjouir du fait que des sympathisants reprennent
des articles pour les faire connaître sur les réseaux sociaux comme Facebook
ou autres. On découvre que notre argumentation est reprise dans des tracts
syndicaux. Notre 4 pages et nos tracts sont diffusés à des milliers de
salariés dans les départements. Des points de rencontres se
tiennent sur les marchés, dans les quartiers populaires. -Des initiatives financières
ont été mises en route dans plusieurs départements. Appels à la souscription
auprès des sympathisants, soirées, repas etc… -Des initiatives importantes avec
Christophe sont en préparation pour débattre avec les travailleurs, les
syndicalistes, les jeunes. Par
exemple : A l’université, une journée
entière, rencontre avec les étudiants à St Denis, à Jussieu rencontre avec
les enseignants, les chercheurs, les étudiants, débat avec des syndicalistes. Dans le Calvados, rencontre
avec les travailleurs chez Citroën, RVI (Renault Véhicule Industriel), à EDF
et le soir un débat. En Loire Atlantique, rencontre
avec les salariés du CHU de Nantes et d’autres entreprises. D’autres sont en préparation
comme dans le Doubs fief de Peugeot et de l’industrie automobile. Ce ne sont que quelques
exemples. Dites aujourd’hui ce que vous avez prévu pour que nous établissions
ensemble le calendrier des interventions publiques de Christophe. Finissons de fixer partout
notre plan de travail jusqu’à fin juin, avec notre candidat à la
présidentielle et avec nos candidats aux élections législatives. Un plan de
travail avec des rencontres, des débats, des discussions. Un plan de travail
pour proposer l’adhésion à nos sympathisants. Un plan de travail avec des
initiatives financières car il va nous falloir des sommes considérables. Nous pouvons beaucoup. Bien entendu nous avons écrit
aux Maires pour le parrainage puisque la loi antidémocratique l’exige. Des
camarades font des démarches. Cela dit nous savons pertinemment que notre
candidat aura beaucoup de difficultés à recueillir les 500 signatures
exigées. D’ailleurs de nombreux maires nous font état des pressions qu’ils
subissent pour ne pas donner leur signature. A ce propos, un exemple sur le
rôle des médias et du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) théoriquement
chargé de veiller à
« l’équité » du temps d’antennes utilisé sur 15 chaînes de TV et
radios, par tous les candidats
déclarés jusqu’au 16 mars (date de publication des noms des candidats
validés). Le CSA s’inscrit dans le système de la pensée unique. Nous nous
battons partout où nous sommes pour informer, faire connaître notre candidat,
nos initiatives, nos rencontres, tâcher de percer « le mur du
son ». En tout cas, nous allons
déployer encore plus partout et de multiples façons nos initiatives, faire
connaître COMMUNISTES et ses propositions, renforcer le parti, mobiliser les
adhérents, faire part de nos initiatives dans la presse, inviter largement au
débat, appeler au financement. En clair, nous tenons notre place de parti
révolutionnaire dans la période très politique qui s’ouvre. . Lire, enregistrer
et/ou imprimer ce document au format PDF (7 pages) .
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