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Cher( e)s camarades,
Le contexte
économique et social est particulièrement lourd et s’aggrave chaque
jour.
40 000
chômeurs supplémentaires au mois de Mai, 1350 chômeurs de plus par
jour.
Les jeunes
sont les plus touchés, 800 000 moins de 25 ans sont au chômage,
900 000 ne cherchent même plus de travail, découragés par les
difficultés pour accéder aux rares emplois disponibles.
Dans le même
temps, le gouvernement Hollande, le MEDEF veulent augmenter les années
de travail pour avoir droit à la retraite.
Ce qui peut
paraître comme un « non-sens », une contradiction, n’est en
fait qu’une logique capitaliste. Les multinationales, pour accroître
leurs profits cassent l’industrie pour la délocaliser vers des pays à
« bas coûts », baissent les salaires, suppriment des milliers
d’emplois, concentrent leurs fabrications, ce qui génère chômage de
masse, pauvreté, précarité avec des milliards de cotisations sociales
qui n’entrent plus dans les caisses de la protection sociale. Ajoutons
à cela les exonérations sociales et fiscales accordées aux entreprises
(172 milliards en 2012) et tous les budgets sociaux sont dans le rouge.
C’est ce que le capital appelle la « dette publique » dont on
voit qu’elle est complètement factice. Les gouvernements sont chargés
de la réduire en s’attaquant aux
retraites, à la santé, aux allocations sociales, à l’enseignement, à la
recherche, aux collectivités territoriales. C'est aussi une source de
profits nouveaux considérables pour le capital.
Cette situation s’aggrave, la
casse de l’industrie se poursuit :
France
Télécom annonce dans son « plan stratégique triennal »
la suppression de 7000 postes d’ici 2015, 20000 d’ici 2020.
Air France
prépare un nouveau plan de 1000 suppressions d’emplois.
Solvay dans
la chimie 450. Suppressions d’emplois dans les banques : Société
Générale, Banque de France, Natixis, BNP, Crédit Agricole. Dans la
gestion de l’eau chez Veolia, vente de la société Saur. Sanofi prévoit
entre 1200 et 2500 suppressions d’emplois alors qu’en 8 ans le
dividende distribué aux actionnaires a augmenté de 130% au détriment
des effectifs qui ont diminué de 15%. Dans l’agroalimentaire, les
abattoirs de Gad SAS vont fermer, 1700 emplois supprimés, 450 chez
Harwest en Bretagne (production conditionnement de saumons). Dans
l’automobile, la filiale de Renault et PSA Française de Mécanique
(montage moteurs) prévoit de supprimer 1000 emplois, menaces également
chez TRW à Dijon (visserie auto), Mahle en Alsace (fabrication de
pistons). Dans le groupe PSA à Rennes, l’entreprise va fermer pendant
six semaines, à Aulnay il n’y a plus qu’une seule équipe au travail.
Chez Goodyear à Amiens, les travailleurs poursuivent la lutte pour
empêcher la fermeture du site. Chez Michelin 700 emplois sont menacés.
Rappelons qu’en 1999, le groupe a supprimé 7500 postes en Europe, il
n’y avait pas de « crise » à l’époque. Le premier ministre
Jospin déclarait « l’état ne peut pas tout », rien n’a changé
l’état laisse faire.
A
Joué-Lès-Tours, 340 emplois ont déjà été supprimés en 2009, les
travailleurs se sont mis en grève après l’annonce par les médias de 700
suppressions supplémentaires. Michelin a doublé son bénéfice en 2 ans,
il est de 1,5 milliards en 2012. Comme de nombreuses multinationales,
Michelin délocalise. Déjà implanté dans les pays d’Europe de l’Est, il
compte augmenter la production et renforcer ses profits.
Comme pour
Arcelor, Peugeot, Renault, Pétroplus, Virgin, Doux et beaucoup
d’autres, Michelin peut compter sur le gouvernement pour accompagner
ses décisions. Le ministre Sapin justifie le 2ème plan de casse et demande
qu’ « aucun salarié ne pointe à pôle-emploi » formule
consacrée et méprisante.
Hollande,
Moscovici et Montebourg ont été
invités à dîner au « Cercle de l’Industrie » (créé par
Strauss-Kahn en 1993) qui réunit les patrons des multinationales
françaises comme L’Oréal, Veolia, EDF, Total etc. Selon « Les
Echos », le « Cercle de l’Industrie » avait mis les
petits plats dans les grands, qualifiant ce dîner à huis-clos
« d’opération séduction ». « Les Echos » indiquent
que « loin des caméras, le climat était lundi soir apaisé et
constructif » d’après les
patrons et l’Elysée. « Le Cercle de l’Industrie, présidé par
Philippe Varin, PDG de Peugeot, n’a rien dit sur les échanges qui ont
eu lieu.
Hollande
est-il venu à la réception discrète mais fastueuse des patrons du CAC
40 pour défendre les travailleurs de Michelin, de Peugeot puisque Varin
était présent, ou les travailleurs de France-Télécom, de Sanofi, des
banques, d’Air France ? Le journal « Les Echos » avance
une réponse : « le chef de l’état est attendu au tournant sur
le projet de loi de finances 2014, sur la réforme des retraites et sur
le financement de la protection sociale »
Laurence
Parisot, débarquée du MEDEF attend « une accélération du rythme
des réformes ».
Comme il l’a
fait en Belgique, il y a six mois, Hollande est allé chercher ses
ordres auprès des multinationales. Nous nous sommes déjà exprimés sur
l’emprise des multinationales sur les états qui s’en accommodent
volontiers en appliquant rigoureusement leurs décisions.
Le message est clair :
laissez-nous fermer les entreprises, délocaliser, supprimer des
emplois, c’est notre travail, occupez-vous de gérer les conséquences,
c’est votre rôle mais c’est nous qui fixons les règles.
Le cadre du
« sommet social » des 20 et 21 Juin est ainsi fixé. Les
retraites, l’emploi, la protection sociale, la formation
professionnelle sont sous la tutelle du CAC 40. Le rapport Moreau
concernant les retraites indique clairement les revendications du MEDEF :
- Alignement
public-privé sur les années prises en compte pour le calcul des
pensions (au nom de la justice sociale)
- Allongement
de la durée de cotisation, le rapport propose 44 années,
-Hausse de la
CSG sur les pensions, de 6,6 à 7,5%, au nom de la justice sociale,
-Suppression
de l’abattement fiscal de 10%,
-Désindexation
des pensions de l’inflation, comme pour les complémentaires,
-Fiscalisation
des majorations pour familles nombreuses (10%)
-Mesures
revues tous les ans, réajustées selon leur efficacité,
-Augmentation
de 0,3% des cotisations entreprises, mesures sur la pénibilité.
Rappelons que
la moyenne des pensions des retraités est de 1250 euros par mois.
Le PS et ses
alliés, la droite et le front national approuvent.
Demain 16
Juin vont se tenir « les assises pour changer de cap et pour
construire une sortie de crise par la gauche ». Tout un programme
auquel vont participer 28 organisations dont Europe Ecologie les Verts,
le NPA, Gauche Avenir, la Fondation Copernic, la maison des potes,
Amnesty-International, le front de gauche avec ses composantes, ATTAC,
les syndicats Solidaires, FSU et des syndicalistes CGT. Cela donne une
idée sur le contenu de ce genre de réunion. La relève pour gérer le
capital s’organise.
Du côté des centrales
syndicales, on attend le sommet social.
La CFDT, la chambre d’enregistrement du
gouvernement et du MEDEF prône le « dialogue social et la
coopération », demande une réforme « systémique des
retraites », ce qui veut dire changer le système par répartition
et le remplacer par un calcul des pensions par point. Elle demande aux
fonctionnaires « de renoncer à des avantages » sous prétexte
d’équité.
FO et la CGT
disent ne plus faire de concessions supplémentaires sur l’âge de départ
et les annuités mais restent très vagues sur le financement, notamment
sur la CSG et la hausse des cotisations.
Le système solidaire des
retraites a toujours été contesté par le capital, dès le lendemain de
son application. Les luttes des travailleurs ont préservé le système
par répartition. Les attaques de Balladur en 1993, celles de 2003, 2008
sur les régimes spéciaux et 2010 ont été autant de brèches ouvertes
pour détruire cet acquis historique et le livrer au capital. On comprend
mieux pourquoi lorsque l’on sait que les retraites c’est 150 milliards
d’euros, l’assurance maladie 83,4 milliards, les allocations sociales
35,6 milliards, les accidents du travail 12,2 milliards. Ces milliards,
produits du travail, utile au peuple, font l’objet de convoitises des
multinationales de la finance, banques et assurances qui savent
qu’elles peuvent compter sur le gouvernement et la CFDT pour se les
accaparer. L’attitude de l’ensemble des centrales syndicales à la
veille du sommet social est éclairante : on discute dans la paix sociale
dans le cadre fixé par les patrons et le gouvernement. La CFDT est
aujourd’hui à la pointe de la compromission, Jean Kaspar, secrétaire
général de la CFDT de 1988 à 1992, est à la tête avec Dominique Fortin,
DRH de GDF Suez d’un « observatoire social international »
(OSI) qu’ils ont créé ensemble. Cette société entretient des liens très
étroits avec les banques et assurances notamment avec la société
d’assurances Malakoff-Médéric dont le PDG est Guillaume Sarkozy (le
frère de l’autre), membre du conseil national du MEDEF.
Malakoff-Médéric est connue pour mettre en place la privatisation de la
santé et des retraites.
Nicole Notat,
ex secrétaire générale de la même CFDT, employée un temps par le
gouvernement Sarkozy (le frère de l’autre), est présidente de Vigéo,
une agence de notation bancaire…
Quant à
Chérèque (le fils du casseur de la sidérurgie lorraine), ex secrétaire
général lui aussi de la CFDT, il
louvoie dans les couloirs de l’Elysée, certainement comme conseiller
aux affaires sociales.
Berger, l’actuel secrétaire général de
la CFDT est dans la ligne, il vient de décider avec le MEDEF du
calendrier et du contenu des discussions du sommet social. On peut
parier qu’il n’ira pas garder les moutons en fin de carrière syndicale…
Nous devons rappeler régulièrement
nos propositions sur les retraites sans oublier de marteler que les
luttes sont déterminantes. C’est indispensable pour aider les luttes
dont on sait que l’intégration des syndicats à la politique du capital
est un des obstacles majeurs.
Ce que nous
observons, principalement à la CGT, c’est l’intégration plus lente mais
continue des structures professionnelles, départementales, locales et
d’entreprises plus rares mais réelles. C’est le résultat d’une
orientation politique qui consiste à nier l’efficacité des luttes,
privilégier le « dialogue social » dans un
« syndicalisme rassemblé » et à accepter le moindre mal.
On assiste à
l’isolement volontaire des syndicats qui luttent, c’est vrai depuis
longtemps de la part des confédérations et fédérations, ça le devient
aujourd’hui de la part des départements et des unions locales.
Nous avons un
rôle à jouer dans cette bataille idéologique intense, les luttes ne
peuvent que s’amplifier, mais quelle issue, quelles perspectives leur
donner ?
Nous devons
nous exprimer, donner notre point de vue sur quel syndicalisme les
travailleurs doivent-ils construire ? Nous le faisons déjà mais
trop partiellement. Vous donnerez votre avis dans le débat mais il faut
revenir sur la question de la lutte de classe permanente contre le
capital pour s’en débarrasser, seul moyen pour satisfaire les besoins
sociaux.
Nous sommes
les seuls à pouvoir le faire, les autres partis politiques ont fait le
choix de soutenir un syndicalisme d’accompagnement à la politique du
capital puisque c’est leur politique. Ils sont tous d’accord avec
l’idée qu’il n’y a pas d’autre solution que de s’accommoder avec le
capital, que c’est le seul système économique viable, alors ne comptons
que sur nous pour aider à construire et développer un syndicalisme de
lutte de classe.
Nous pouvons faire évoluer les
consciences. Partout où nous avons des adhérents communistes, le débat
n’est pas le même, les luttes plus nombreuses, l’écoute plus grande,
notre utilité n’est plus à démonter, il faut la renforcer.
Nous avons vu
la casse de l’industrie, ses conséquences, la casse des acquis sociaux,
tous les secteurs de la vie sociale sont touchés.
Aujourd’hui,
c’est une journée d’action dans la santé.
Les
fermetures de lits dans les hôpitaux, le regroupement des centres hospitaliers,
les suppressions d’emplois, les objectifs de rentabilité aggravent les
conditions de travail des personnels. Le mécontentement est profond,
des luttes ont lieu depuis plusieurs mois dans de nombreux centres
hospitaliers, nous avons tissé des liens avec certains d’entre eux. Là
aussi nous avons à donner notre opinion sur la politique de santé.
En 1975, il
existait 1370 maternités en France relevant du public, en 2010, il y a
donc 3 ans, il en restait 535 et aujourd’hui certainement moins puisque
les maternités continuent à être fermées et regroupées en véritables
centres de production et gérées comme tels.
Même constat
dans l’action sociale, 21 caisses d’allocations familiales et 1200
emplois ont été supprimés entre 2009 et 2012. Le salaire d’embauche
aujourd’hui de droit privé d’un technicien CAF est de 1100 euros nets
par mois. C’est la même chose dans les caisses de sécurité sociale,
regroupements, suppressions d’emplois ajoutent des difficultés
supplémentaires aux personnels et à la population.
Les luttes actuelles,
aujourd’hui dans la santé, mardi et mercredi dernier le puissant
mouvement dans les transports aériens, jeudi la grève massive à la
SNCF, celles à EDF, GDF, RATP, La Poste, marquent un profond
mécontentement et surtout la volonté des travailleurs de se mobiliser
pour défendre leurs revendications, loin des mots d’ordre des
confédérations pour une « Europe sociale » ou pour un
« nouveau contrat social européen ». Les centrales syndicales
s’en tiennent là, rien n’est organisé contre les objectifs du sommet
social des 20 et 21 Juin, il serait envisagé, selon la CGT, une
possible mobilisation en Septembre si les centrales se mettent
d’accord.
Encore une
fois il est urgent d’attendre, mais nous savons pourquoi.
Du côté des partis politiques,
le front de gauche et le PCF sont entièrement occupés par les échéances
électorales de 2014. Ils préparent un programme électoral pour
« sortir de la crise par la gauche », nous avons vu dans
quelles conditions. Mais dans le même temps ils n’oublient pas de
voter dans les assemblées la loi sur la refondation de l’école,
prétendant avoir obtenu des amendements qui ne règlent rien sur la
régionalisation de l'école, rien non plus sur le nombre d’enseignants
nécessaires aux besoins d’une
école de qualité. Il faut rappeler que 80000 postes d’enseignants ont
été supprimés sous Sarkozy, les 60000 postes promis par Hollande sont
loin de compenser les pertes d’emplois. De plus, le 17 Juin, va se
discuter la baisse des salaires des profs débutants. Le gouvernement
prévoit une baisse de 20% au prétexte d’une qualification moindre pour
rentrer dans l’enseignement.
On est loin
du discours d’apparence révolutionnaire de Mélenchon et son complice du
PCF qui vocifèrent sur la politique de Hollande, mais qui votent ses lois.
Mais la campagne pour les municipales de 2014 commence à poser
problème. Le PCF appelle « au rassemblement le plus large
possible à gauche », il a besoin des voix du PS pour conserver ses
élus et ses moyens financiers. Mélenchon construit des listes « autonomes »
ce qui a pour but d’affaiblir le PCF. A suivre sans modération…
Quant au
Front National, au plus haut dans les sondages, il se voit vainqueur
des régionales et renforcé aux municipales. Dernièrement il a vomi sa
haine contre les syndicalistes qui luttent en qualifiant la loi
d’amnistie syndicale de « purement scandaleuse et
démagogique » et en traitant les syndicats de « casseurs et
violents ». Le front national est rassuré Hollande a retiré la
loi. La violence, Marine Le Pen en parle pour condamner ceux qui
luttent mais ne dit rien sur la violence sociale, les licenciements,
les fermetures d’entreprises, le chômage, la pauvreté, l’exploitation
des peuples, des guerres menées partout dans le monde pour le profit
des multinationales. Le front national, l’extrême droite a toujours et
de tout temps utilisé les difficultés sociales, elle en a fait son
terrain de chasse pour développer sa politique de haine contre les
travailleurs.
On ne peut pas évoquer
l’assassinat du jeune antifasciste Clément Méric en dehors de ce
contexte. La violence, c’est le capital qui broie les peuples sans état
d’âme.
Marine le Pen
défend le droit pour les actionnaires de toucher des dividendes, le
droit de licencier dans « les nombreuses PME ayant été transmises
ou rachetées ». Quand on évoque la fraude fiscale, elle répond par
la fraude sociale, le travail au noir, la fraude aux allocations, à
l’assurance vie et aux retraites. Condamnant à tout propos le
« mondialisme » ses élus au parlement européen votent pour ou
s’abstiennent sur les discussions engagées concernant « l’accord
transatlantique ». Cet
accord prévoit de supprimer les obstacles commerciaux entre les
Etats-Unis et l’Europe au profit des multinationales évidemment…
Les discours
trompeurs ne résistent pas aux actes, le capital peut compter sur le
front national pour le servir, nous n’en doutions pas.
Dans cette
situation économique et sociale, le peuple souffre nous l’avons dit du
chômage, de la précarité, de la pauvreté. Les conditions de vie
s’aggravent. En 2012, et pour la première fois depuis 1949, la
consommation des ménages a baissé en volume de 0,4%. Selon l’INSEE,
cela s’explique par la baisse du pouvoir d’achat de 0,9% en 2012. Les
dépenses de santé reculent, elles sont à un niveau historiquement bas
d’après l’étude de l’INSEE. « Les français hésitent à se
soigner » note le journal « Les Echos ». La baisse des
salaires et des pensions, les annonces de l’augmentation du prix de
l’énergie, celle des loyers, des carburants, des transports vont peser
encore sur le budget des ménages.
On peut faire autrement, les
moyens existent, nous le disons souvent et il faut continuer à le
marteler.
Le journal
« Les Echos » vient de publier les produits intérieurs bruts
réalisés dans tous les pays de la planète.
La France a produit,
selon le journal, 2000 milliards d’’euros de richesses en 2012, ce qui
correspond à 31000 euros par habitant. Que chaque habitant produise
31000 euros par an de richesses est déjà considérable mais ce chiffre
est faux car tous les habitants ne travaillent pas, ne serait-ce que
les enfants, les étudiants, les chômeurs, les retraités. En réalité,
chaque salarié a créé 75000 euros de richesses en 2012.
Il y a de quoi augmenter les
salaires, les pensions, les budgets sociaux, développer les services, satisfaire
l’ensemble des besoins sociaux. Ce n’est pas l’argent qui manque, nous
le démontrons régulièrement dans ce que nous publions sur
notre site, c’est à reprendre dans nos tracts.
L’exploitation
capitaliste, la course aux profits, la concurrence internationale
s’accélèrent. Nous avons démontré le poids des multinationales dans
tous les pays. Rien ne doit échapper à leurs décisions.
C’est le sens
de ce que proposent Hollande et Merkel avec la création d’un
« gouvernement économique européen ». Il s’agit de soumettre
les budgets nationaux à la seule volonté du capital européen. Les
choses sont déjà bien engagées avec la « troïka », la banque
centrale européenne, le parlement européen. Les peuples seraient
dessaisis de toutes décisions et les nations disparaîtraient avec leur
histoire sociale.
Il s’agit de
« créer un bloc économique compétitif pour faire face à la
concurrence internationale » écrit le journal « Le
Figaro ».
Cette
concurrence internationale s’intensifie, les grandes puissances
capitalistes s’organisent et sont prêtes à tout pour s’accaparer des
richesses qu’elles ne maîtrisent pas.
Les tensions
et conflits armés dans le monde n’ont jamais été aussi nombreux. Les
pays qui résistent à l’impérialisme sont systématiquement qualifiés de
terroristes ou de dictatures qui refusent la démocratie et oppriment
leurs peuples. Par contre, le gouvernement d’Israël allié aux fascistes
religieux viole tous les jours et ceci depuis près de 50 ans toutes les
lois internationales, continue d’annexer les territoires palestiniens,
d’étendre les colonies en détruisant des terres agricoles et des
habitations palestiniennes. Aucune
sanction n’atteindra Israël, c’est le bras armé de
l’impérialisme américain, pièce maîtresse dans le dispositif de
domination de la région.
Après
l’Afghanistan, l’Irak, la Lybie, c’est au tour de la Syrie d’être prise
pour cible pour mieux atteindre l’Iran et ainsi dominer l’ensemble de
la région et exploiter ses richesses.
Les gouvernements
français aujourd’hui comme hier jouent les premiers rôles dans ces
conflits armés, ils en prennent même l’initiative comme en Lybie avec
Sarkozy, on le voit aujourd’hui avec le Mali avec Hollande qui vient
d’être honoré de la médaille de la paix par la très impérialiste UNESCO
pour son action dans la « libération du peuple malien ».
Pour
justifier une intervention armée, Fabius déclare disposer de preuves
irréfutables sur l’utilisation de gaz « sarin » par le
pouvoir Syrien. Le Royaume-Uni a confirmé, rejoint hier par Obama qui
déploie des armes en Jordanie et fournit, comme l’Europe depuis
longtemps armes et argent à la « rébellion ». Le conflit armé
s’étend au Liban, le risque d’une guerre dans toute la région est réel.
Dans cette
concurrence internationale, les multinationales s’affrontent par
l’intermédiaire des grandes puissances capitalistes.
Le président
chinois vient de boucler une tournée en Amérique centrale avant de
rencontrer Obama pour « assouplir » les relations entre les
deux pays. La Chine a investi 77 milliards de dollars en 2012 dans 4425
entreprises de 141 pays.
Hollande qui
ne se déplace jamais sans une kyrielle de patrons est allé au Japon
vanter les mérites de son gouvernement, il a déclaré devant un parterre
de patrons japonais : « La France a assaini ses dépenses
publiques, réformé le marché du travail, abaissé le coût du travail,
encouragé la recherche développement par des crédits d’impôts et
définis de grandes filières industrielles » et il a ajouté pour
« renforcer l’attractivité de la France » vouloir
« lever les obstacles administratifs et fiscaux qui freinent les
investissements ». Et pour montrer sa bonne volonté, il a regretté
« que les réformes allemandes d’il y a dix ans n’aient pas été
appliquées en France en même temps ». C’est du Laurence Parisot
pur jus.
La bataille entre
multinationales est rude pour dominer le commerce mondial, l’accord
transatlantique en cours de discussion, la constitution d’organisations
transnationales diverses dans tous les coins du monde vont aggraver
l’exploitation des peuples.
Si la concurrence internationale
s’intensifie, les luttes aussi. Les peuples réagissent que ce soit en
Europe avec la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Allemagne, la Bulgarie,
l’Irlande ou ailleurs comme en Chine ou les salaires ont augmentés de
15 % en 2012 après de longues luttes des travailleurs chinois. Au Cambodge
les ouvriers du textile de la multinationale NIKE sont en grève sur les
salaires, au Bengladesh ou l’exploitation forcenée des travailleurs du
textile et d’enfants par les multinationales a fait plusieurs centaines
de morts, la grève des salariés est en cours pour obtenir de meilleures
conditions de travail et l’augmentation des salaires. En Turquie, le
mouvement populaire se poursuit malgré la répression du pouvoir. En
Tunisie, en Egypte les luttes ne faiblissent pas, la religion est
utilisée par les pouvoirs en place pour détourner les travailleurs de
leurs revendications.
Nous
apportons notre soutien à toutes ces luttes.
Au
terme de cette introduction, on voit l’ampleur de la tâche et nos
responsabilités dans cette période. Notre Comité National va discuter de ces questions.
Développer notre activité dans
tous les domaines et particulièrement, comment améliorer notre activité
de notre propagande, le renforcement de notre parti, notre souscription
nationale.
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