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C’est le premier Comité
National après notre Congrès de Décembre 2012. Nous allons examiner
ensemble la situation politique
nationale et internationale, ainsi que
nos tâches et nos responsabilités dans cette situation. En France, Nous avons dit depuis
longtemps que le capital en recherche de profits nouveaux, a besoin
d’accélérer l’exploitation des peuples de la planète pour se développer. Il
génère ses propres crises, impose par tous les moyens ses décisions aux
peuples pour y parvenir. La France évidemment
n’échappe pas à cette règle. La situation économique et sociale ne cesse de se dégrader dans tous les
domaines : - Economique : La casse de l’industrie
se poursuit avec la fermeture d’Arcelor à Florange fleuron de la sidérurgie
française, de l’automobile avec Peugeot et Renault et toutes les conséquences
sur l’ensemble de la filière, les équipementiers et sous-traitants comme
Faurecia, Vistéon, Goodyear. La construction et le bâtiment, moins 35000
emplois en 2012, les patrons en prévoient autant en 2013, l’industrie
pharmaceutique avec Sanofi, moins 2000 emplois, c’est Pétroplus, Unilevers,
Virgin, les suppressions d’emplois dans les banques, le commerce, les
télécoms, les services publics avec la Poste, les collectivités
territoriales, l’enseignement, le recherche. Tous les secteurs sont
atteints par des suppressions d’emplois au nom de la rentabilité, de la
compétitivité, de la baisse des dépenses publiques, du « coût du
travail ». Pour en revenir à
l’industrie, la France a perdu 2087 usines en 3 ans, 122 000 postes ont
disparus. En 2012, c’est près de 900 sites de production qui ont été fermés,
42% de plus qu’en 2011. 12 500 emplois ont
disparus dans l’automobile en 2012, 42 000 en 3 ans, ces chiffres ne tiennent
pas compte des plans en cours chez Peugeot et Renault (16 000 emplois). L’industrie a perdu au
total en 3 ans 16% de son activité économique et 1 200 000 emplois.
L’activité est en baisse de 2,7% en 2012. Les investissements sont nuls (0%)
pour 2013. Le déficit commercial
de la France est de 67 milliards d’euros en 2012. Les conséquences
sociales de cette politique touchent une partie de plus en plus grande de la
population. Le chômage de masse s’installe, il concerne aujourd’hui entre 6
et 8 millions de travailleurs. La pauvreté s’étend, 14,1% de la population
vit sous le seuil de pauvreté, elle atteint 36,6%, soit 4 millions de
personnes dans les zones urbaines dites « sensibles ». Un rapport de la
fondation « Abbé-Pierre » donne des éléments sur l’étendue de la
pauvreté en France, indique que : - 10 millions de
personnes sont touchées par la crise du logement, on peut rapprocher ce
chiffre avec celui du chômage et celui du seuil de pauvreté. - 3,6 millions de
personnes sont mal logées (logements trop petits, insalubres, etc.). - La France compterait
aujourd’hui 150 000 personnes sans abri, nombre sous-estimé compte tenu
des difficultés de recensement. - 119 000 familles
ont été expulsées de leur logement en 2012, c’est 3000 de plus qu’en 2011. Ce
rapport est passé inaperçu, comme d’ailleurs les chiffres sur la pauvreté, la
précarité. Le gouvernement, l’ensemble des médias, dans leur rôle de
manipulation de l’opinion, sont plus attentifs à la cravate du président, au
comportement de Depardieu, à l’arrivée de Beckham au Paris-Saint-Germain, au
mariage pour tous, ou à la démission du pape. Chaque jour, chaque semaine qui
passent, le gouvernement et les médias à son service nous offrent un os à
ronger pour éviter autant que faire se peut, les débats de fond sur leur
politique. C’est un des aspects de
la bataille idéologique qui a ses limites, la lutte des classes est un fait
incontournable. Nous le verrons plus loin. La vie sociale est de
plus en plus dure, les besoins sociaux de moins en moins satisfaits. Se
loger, se nourrir, se vêtir, se soigner, éduquer devient de plus en plus
difficile pour une part de plus en plus importante de la population. Les dépenses de santé diminuent
« elles sont à un niveau historiquement bas » selon le journal
« Les Echos ». Le gouvernement a annoncé en Janvier qu’il ne
verserait pas 400 millions prévus dans le budget des hôpitaux sous prétexte
qu’ils auraient trop dépensé. Rappelons que le budget prévoit 2,7 milliards
d’ « économies » chaque année sur les dépenses de santé. Non seulement l’accès
aux soins est plus difficile du fait de l’appauvrissement de la population,
mais c’est aussi les moyens mis en œuvre pour soigner qui sont diminués. Pour
le capital, la santé doit être un secteur rentable, regroupement des
hôpitaux, des maternités dont on voit les effets dramatiques, charges de
travail accrue pour les personnels de santé, blocage des salaires,
privatisation des services sont les moyens mis en œuvre pour le profit. Cette politique au
service du capital est méticuleusement appliquée par le pouvoir en place et
approuvée par l’ensemble des partis politiques. On l’a vu concernant
l’industrie : - Arcelor-Mittal,
Florange est fermé avec l’aide du gouvernement, - 8000 suppressions
d’emplois chez Peugeot, fermeture d’Aulnay, « c’est inéluctable, un
moindre mal pour sauver le groupe » déclare Montebourg, - 8200 suppressions
d’emplois chez Renault : « cela passe par le dialogue social,
Renault n’a pas dépassé la ligne rouge » déclare le même Montebourg. - Goodyear Amiens, 1200
emplois menacés « la CGT doit faire face à ses
responsabilités »dit-il encore dans le concert antisyndical haineux
développé par les serviteurs du capital aujourd’hui. - Pétroplus
« l’Europe est en surcapacité de production concernant le
raffinage », d’autres exemples comme Doux, Unilever, Virgin
dernièrement, ou les déclarations du gouvernement sont du même tonneau. Les
multinationales décident, le pouvoir applique. Du côté des partis
politiques, la droite approuve bien sûr, l’extrême droite hurle contre la
mondialisation, appelle au repli national, mais ne dit rien sur le
capitalisme, cause de la situation économique et sociale. Le front de gauche
demande « une loi contre les licenciements boursiers » et la
création d’une « banque publique d’investissement ». Pas mieux dans
la gestion du capital. Même son de cloche au
parti communiste français qui vient de tenir son congrès. Les déclarations de son
secrétaire général sont claires : « il faut trouver des solutions
de gauche à la crise », « le monde doit se réinventer s’il veut
sortir de la crise du capitalisme ». Vous l’avez bien
compris, il ne s’agit pas pour le parti communiste français de sortir du
capitalisme mais de sa « crise ». Il va même plus loin en déclarant
déjà « à tout faire pour empêcher la droite et l’extrême droite à
mettre la main sur les communes en 2014 ». Cela rejoint les propos de
Mélenchon lorsqu’il déclare qu’il est dans l’opposition sans être un opposant
au pouvoir. Nous le savions, les alliés du front de gauche ont appelé de
concert à voter pour Hollande. Tout est dit. Les orientations
révolutionnaires sont au placard depuis longtemps, c’est d’ailleurs la raison
pour laquelle « Communistes » a été créé. On l’a bien compris,
tous les partis politiques ont les yeux fixés sur les élections de 2014 et
leur cortège d’alliances diverses et variées. Le capital peut dormir
tranquille et poursuivre sa politique. Dans cette bataille, le front national
tente de récupérer lui aussi le mécontentement populaire en lançant une
pétition. Dans cette situation,
le gouvernement Hollande va plus vite et plus loin. Après avoir fait voter
le budget national en novembre 2012 (abstention du front de gauche, 30
milliards de cadeaux fiscaux aux patrons, 60 milliards d’
« économies » sur la dépense publique), il veut en rajouter. La prochaine cible est la protection sociale qui comporte plusieurs
volets tous financés par le travail salarié : la maladie, la
retraite, le chômage, le logement, la famille. Le MEDEF réclame des
négociations rapides sur l’assurance chômage sachant que les cotisations
prélevées sur le travail s’élèvent à 30 milliards par an et que le déficit
actuel est de 18 milliards. Le gouvernement étudie
un calendrier pour répondre aux revendications du MEDEF qui exige la
dégressivité des allocations et des retours à l’emploi plus rapides.
L’objectif étant de diminuer les allocations chômage mais aussi de précariser
encore plus le travail. C’est à mettre en
cohérence avec l’accord sur le « marché du travail » signé par
trois syndicats minoritaires CFDT, CGC, CFTC, qui institutionnalise le
contrat de courte durée au détriment du contrat à durée indéterminée.
Rappelons que 86% des embauches actuelles sont réalisées avec des contrats
précaires. -Le deuxième chantier
concerne la politique familiale. Le journal «Les Echos » titrait le 8 Février dernier
« Ayrault prépare l’opinion aux efforts » « Matignon
prépare les esprits à des mesures d’économies sur les prestations familiales ».
Et le journal poursuit : « le champ de la mission est large
puisqu’il embrasse l’ensemble de l’architecture des aides aux familles, les
prestations familiales sont concernées, mais aussi les aides au logement, les
allègements fiscaux dont bénéficient les familles… » On est prévenu. - Troisième
chantier : les retraites. Des négociations ont lieu actuellement entre
syndicats et patronat sur les retraites complémentaires. L’objectif pour le
MEDEF, là encore sous prétexte d’un déficit, de désindexer les pensions du
taux de l’inflation en vigueur actuellement. Cette désindexation proposée par
le MEDEF serait de 1%. « Les syndicats ne sont pas d’emblée hostiles à
cette proposition » a déclaré le MEDEF qui veut aboutir à un accord
avant le 7 Mars. Encouragé par ces négociations et pour atteindre l’objectif
de 3% du Produit Intérieur Brut de dette publique, le gouvernement veut
avancer la « réforme » des retraites du régime général prévue en
2014 pour qu’elle soit applicable dès 2013. « Je m’inspirerai de l’accord
entre partenaires sociaux concernant le niveau des pensions » a déclaré
Ayrault. Les pensions qui vont déjà subir une baisse de 0,3% en Mai au titre
de la dépendance, sont dans le collimateur du patronat et du gouvernement
bien aidés en cela par les syndicats. Mais cette
« réforme » concerne aussi l’âge de départ en retraite et les
annuités pour y parvenir à taux plein. Et le MEDEF de rajouter « il
faudrait ajuster régulièrement l’âge de départ en fonction des gains
d’espérance de vie sans être obligé de négocier chaque fois ». Là aussi,
on est prévenu. Autre chantier
accéléré : les collectivités territoriales dont les budgets devaient
être amputés de 750 millions d’euros en 2014, puis de 1,5 milliards en 2015,
cette mesure a été avancée d’un an pour financer le crédit d’impôt aux
entreprises. Conséquences immédiates : gel des investissements et des
embauches, privatisation des services. -Enfin dernier
chantier, celui de l’école qui fait l’actualité avec les grèves massives des
enseignants qui refusent l’aggravation des conditions d’éducation des
enfants, des charges supplémentaires
de travail déjà très lourdes
après la suppression de 80 000 postes, et la dénationalisation de
l’éducation. L’école de la nation
deviendrait une école ségrégative et
non plus l’école au service des besoins éducatifs des enfants. On le voit, le pouvoir
au service du capital accélère ses mauvais coups. Aucun parti politique,
aucune centrale syndicale ne porte la lutte comme seule réponse aux attaques
sociales du pouvoir et du MEDEF et à la satisfaction des revendications des
travailleurs. La CFDT est plus que jamais la chambre d’enregistrement des
revendications du MEDEF. FO réclame plus de dialogue social pour
« résoudre les situations conflictuelles ». La CGT dans son objectif
de « syndicalisme rassemblé » et sous prétexte d’unité syndicale
s’en remet également au « dialogue social » et demande au
gouvernement qu’il soit « plus attentif aux revendications
sociales ». Les obstacles sont
nombreux pour que les travailleurs puissent exprimer leur mécontentement.
Toutes les centrales syndicales ont abandonné le terrain des luttes pour
gérer au mieux, et on voit ce que cela donne, les décisions du MEDEF. Les travailleurs ne peuvent compter que sur eux et sur leur force
pour lutter. C’est ce qu’ils font de plus en plus nombreux. Chacun a pu le
constater, le mécontentement, la colère commencent à s’exprimer. Nous avions constaté à « Communistes » cette montée des
luttes en 2012, aujourd’hui, elles commencent à se construire, à converger. Certes, on est encore
loin du niveau de luttes nécessaires, mais l’idée qu’il faut lutter fait son
chemin. Les fonctionnaires en lutte sur les salaires, gelés pour une
troisième année consécutive, les enseignants j’en ai parlé contre la casse de
l’école, les métallos d’Arcelor, d’Aulnay, de Renault, les salariés de
Goodyear, de Virgin, ceux de Fralib, de Presstalis, expriment le besoin de
lutter ensemble. Nous devons nous
efforcer d’être avec eux, tout faire pour les soutenir dans cette voie. La montée des luttes
pousse les centrales syndicales à tenir compte du mécontentement.
Rappelons-nous que l’initiative prévue par la CGT était fixée par la
Confédération Européenne des Syndicats au 13 Mars. Le développement des
luttes, le mécontentement grandissant a poussé la CGT et FO a décider d’une
initiative le 5 Mars contre l’accord sur le « marché du travail ». Le capital a peur des
luttes, c’est sa seule crainte parce qu’il sait que c’est le seul moyen à la
disposition des travailleurs pour le faire reculer. Il en a tellement peur
qu’il menace ceux qui luttent, syndicalistes au tribunal, manifestant
gravement blessé à Strasbourg, état de siège à Rueil pour réprimer les
salariés de Goodyear en lutte avec d’autres salariés, menaces de Vals à
l’encontre de ceux qui luttent, bref c’est l’arsenal classique du capital
lorsqu’il a peur. Cela doit nous
encourager à continuer à marteler l’idée que rien ne changera sans les
luttes, indispensables pour arracher les revendications et chasser le
capital. Les moyens existent
pour changer de politique. La liste des profits
engrangés par le capital est éclairante. Nous avons déjà publié
sur le site les profits boursiers, ils sont énormes, notamment dans les pays
ou les plans d’austérité sont les plus violents, par exemple la Grèce (plus
33% de hausse). « C’est le grand retour des dividendes
en Europe » titrait « Les Echos » en Décembre 2012. Traduction : les
dividendes n’ont jamais disparu, mais pour 2012, ils sont exceptionnels. La bourse de Paris fait un bond de 15,23% en 2012 et la hausse déjà
prévue pour 2013 est estimée à 16%. Dans le même journal, le même jour il est
dit que la hausse des profits des petites et moyennes entreprises cotées en
bourse (40 premières) est supérieure à la hausse des profits des
multinationales du CAC 40. Il y a des
multinationales que l’on connait bien parce qu’elles font l’actualité
régulièrement. Il y en a d’autres que
l’on ne connait pas comme étant des multinationales et pourtant : Dans le domaine de
l’exploitation de la précarité, il y a des championnes comme : - Manpower : CA en
France 4,4 milliards (+12,5% 2011/2010) 61 millions de profits (+68%
2011/2010), - Adecco : CA 6
milliards (+10% 2011/2010) 220 Millions de profits, - Randstadt : CA
16,2 milliards (monde) bénéfice net France 169 millions, comme quoi la
précarité est un marché intéressant pour le capital !! Sans vouloir abreuver
le Comité National de chiffres, je crois quand même qu’il est utile, si on
veut démontrer que les moyens existent, d’en donner quelques-uns qui
commencent à être publiés, ce sont des résultats 2012. - Unilever (The Lipton)
qui ferme son usine en France, CA 51,3 milliards (+7%), bénéfice net 4,9 milliards - Novertis (pharmacie)
7,2 millions de bénéfice net (+4%) - Sanofi (pharmacie)
qui a supprimé 2000 emplois, CA 34,950 millions, résultat net 8,2 millions, - L’Oréal CA 22,5
milliards, résultat net 3 milliards - Lagardère CA 7,3
milliards - LVMH CA 6 milliards résultat net 3,42 milliards - Alcatel qui supprime
des emplois, ferme des sites CA 14,4 milliards résultat net 1,1 milliard - Dassault Système
(logiciels) CA 2,4 milliards 501 millions de résultat net. Fin 2011, les
entreprises cotées en bourse en Europe disposaient de 750 milliards de cash
(argent disponible). C’est du jamais vu depuis vingt ans note Le Figaro. Ce n’est pas tout, ces
énormes profits alimentent la spéculation, mais rémunèrent les actionnaires.
Quelques exemples pour l’année 2012 : - Total qui augmente
les prix des carburants, a versé à ses actionnaires 5,25 milliards, - Sanofi qui a supprimé
2000 emplois 4,31 milliards, - GDF Suez qui augmente
le gaz 3,75 milliards - France Télécom qui
augmente ses tarifs et supprime des emplois 3,72 milliards - EDF qui augmente
l’électricité 2,12 milliards, Voilà pour les chiffres
connus, il y en aura d’autres nous les publierons sur le site. L’antagonisme entre le capital et le travail, c’est cela, la lutte
des classes est plus que jamais d’actualité. Nous avons vu la situation
économique et sociale catastrophique, c’est la conséquence des richesses
accaparées par le capital pour son profit. Il y a de quoi
satisfaire les revendications, toutes les revendications de tous les
secteurs. C’est au capital que
nous nous attaquons, nous sommes les seuls à le faire, toutes les autres
forces politiques, nous l’avons vu, sont soit dans le développement du
capital, soit dans sa gestion comme le front de gauche de Mélenchon et le
parti communiste français qui proposent de partager les richesses. Parti
communiste français qui vient, entre autre d’abandonner la faucille et le
marteau. Le fond politique est évident. Arracher les moyens de production et d’échanges des mains des
multinationales par les luttes, abattre le capital, qui le propose à part
« Communistes » ? Je ne vais pas
développer longuement sur la situation en Europe, elle ressemble à ce qui se
passe en France, mêmes attaques sur le social, les contrats de travail, les
retraites, les salaires, l’éducation, la santé, les services publics. Les
états capitalistes utilisent les mêmes recettes, ils sont en concurrence dans
la course aux profits. L’Europe distribue des milliards aux banques et aux
multinationales européennes pour appliquer les plans d’austérité en cascade
imposés aux peuples. Le budget européen
vient de faire l’objet d’un accord renforçant encore l’austérité dans la
zone. On ne peut terminer
l’examen politique en France et en
Europe sans parler de la situation internationale et pour ce qui nous
concerne, l’intervention scandaleuse du pouvoir français au Mali.
Intervention approuvée par tous les partis politiques et les centrales
syndicales sans exception ? Qu’en est-il de cette
intervention ? Il ne s’agit
certainement pas de libérer un peuple d’une dictature aussi féroce soit-elle. Il s’agit d’installer
un pouvoir à la botte des multinationales en recherche de profits nouveaux. Le Mali est un pays ou
d’énormes richesses sont encore inexploitées. Il regorge de pétrole, de gaz,
d’or, d’uranium et d’autres minerais rares. C’est un pays charnière en
Afrique ou des multinationales françaises sont déjà à l’œuvre (Areva-Total). D’autre part, l’Afrique
est un continent qui dispose d’un « marché » en développement
considérable. Le journal « Les Echos » a publié l’interview d’un PDG
d’une Banque marocaine qui éclaire sur les enjeux africains. L’Afrique c’est
2,5 milliards d’habitants dans 30 ans. La Chine a multiplié par 14 ses
échanges commerciaux avec l’Afrique en 10 ans, en concurrence avec l’Inde, le
Japon, la Turquie, la Corée. La concurrence internationale fait rage, les
Etats-Unis et l’Europe y participent peu, et il est évident qu’ils veulent y
prendre part. Le prétexte de la
libération du peuple malien de la dictature islamique, la mascarade organisée
autour de la visite de Hollande au Mali, masquent mal les vraies raisons de
l’intervention dans ce pays d’Afrique. Nous sommes les seuls à
dénoncer cette intervention, cette manipulation de l’opinion publique, les
seuls à dévoiler pourquoi l’état français est intervenu avec le soutien actif
des Etats-Unis et de l’Allemagne notamment. En Egypte et Tunisie,
les peuples luttent tous les jours pour leurs revendications sociales et pour
leur liberté, la répression est féroce, des manifestants sont tués, pourtant
les relations politiques entre ces dictatures et les puissances capitalistes
sont bonnes. La
« démocratie » qu’ils saluaient (ce qui est déjà douteux), le
« printemps arabe » qu’ils soutenaient (plus que douteux) ont
abouti à des dictatures, mais celles-là sont complaisantes. Silence aujourd’hui,
leurs intérêts sont préservés. Chers camarades, Nous l’avons dit au
congrès : nous avons eu raison de créer « Communistes », cela
se vérifie tous les jours. La volonté de
développer notre parti a fait l’objet de débats qui ont permis d’enrichir
notre réflexion, de cibler ce qu’il faut améliorer pour y parvenir. 1* Les finances : Nous l’avons déjà dit,
nous avons besoin d’argent, de beaucoup d’argent et nous ne pouvons compter
que sur nous-mêmes. Cette question est
indissociable de la bataille politique que nous menons et que nous voulons
développer. Cela doit devenir une préoccupation permanente dans cette
bataille politique. Il faut lui donner une
autre dimension. Nous ne pouvons en rester au paiement régulier des
cotisations, c’est important et il n’est pas question de négliger cet aspect,
mais on voit bien que pour développer notre activité, nous avons besoin de
multiplier nos moyens financiers. Des initiatives sont
prises dans les départements, cela nous aide beaucoup. Débattons-en, prenons
appui sur ce qui existe pour élargir ces initiatives dans tous les départements,
mettons les adhérents, les sympathisants dans le coup. Notre activité
politique ne doit pas être freinée par des questions financières. 2* Le renforcement du parti : On a vu les dégâts
économiques et sociaux du capital, le mécontentement qui s’exprime, les
luttes qui s’organisent. Nombre de travailleurs sont en recherche de
solution, de perspective. Développer les idées révolutionnaires passe par le
renforcement de notre parti, pour étendre son activité, pour la lutte contre
le capital. Nous connaissons les
difficultés et les obstacles, dépassons ce constat, posons la question du
renforcement partout là où nous sommes, dans les rencontres, les débats, dans
nos contacts avec les salariés, invitons les sympathisants dans nos réunions.
Cela prend du temps avant d’arriver à l’adhésion, nous en avons déjà parlé,
mais c’est parce que les travailleurs ont besoin de débattre. Des adhésions
sont réalisées dans cette période, c’est encourageant mais là aussi, il faut
que le Comité National prenne cette question à bras le corps. Nous avons la possibilité de franchir une étape important sur cette
question. 3* La propagande : C’est certainement le secteur où nous avons
le plus évolué. La création d’un collectif propa, la maitrise du site nous a
permis de progresser régulièrement, de créer un hebdomadaire, un journal
régulier et des tracts ponctuels, je n’oublie pas bien sur les articles que
nous publions chaque semaine sur le site tout au long de l’année sans aucune
interruption. Des dizaines de milliers de tracts sont reproduis et distribués
aux portes des usines, dans les quartiers. Ce constat étant fait,
nous avons besoin de débattre sur la manière de développer encore notre
propagande et comment y parvenir. - L’accès à notre site
est simple, les visites sont en augmentation. Le faire connaitre dépend
évidemment de notre activité politique dans les départements, de nos contacts
avec les adhérents, les entreprises, les quartiers, notre entourage. Aujourd’hui, Notre
hebdo est diffusé à 5700 destinataires environ, c’est en progression
mais nous pouvons faire des progrès
significatifs rapidement. Ils dépendent
de l’activité politique de l’ensemble des adhérents de
« Communistes ». Elargissons
considérablement sa diffusion,
d’autant plus que ses articles sont repris dans des tracts notamment
par des syndicalistes. Réfléchissons également à l’amélioration de nos pages. Nous ferons sur ces
trois questions un prochain bilan fin
Juin. . Lire, enregistrer
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