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*Un camarade des Hauts de
Seine : Les candidats de droite
ou de gauche à la Présidentielle tiennent le même discours. Tous veulent,
faire travailler plus les salariés pour gagner moins. Tous nos acquis sont
remis en cause les uns après les autres. Les responsabilités sont masquées,
on accuse les gens les plus en difficultés d’en être responsables. Chez les
travailleurs, les ripostes ne sont pas encore à la hauteur, d’autant plus
que toute la propagande les emmène sur de faux débats comme celui sur les
« affaires » Fillon et Cie.
*Un camarade de Paris :
Il y a une colère réelle chez les gaziers-électriciens avec entre autre la suppression
des boutiques d’accueil des usagers. Des salariés et des usagers agissent
ensemble pour interpeller la direction EDF sur ces problèmes et sur la
question des salaires des employés EDF qui sont bloqués. Le PDG d’EDF ne leur propose que des primes pour
répondre aux revendications. E.
Macron, lui, estime que les salariés
d’EDF ne sont pas à plaindre. A l’étranger, il évoque la situation en Corée
du Sud ou la Présidente a été destituée. Il y a une élection le 9 mai, le
syndicat de classe KCPU appelle à voter sur un programme comprenant l’abolition des contrats précaires.
*Un camarade du
Calvados : Explique que pour préparer la venue d’Antonio dans le
département, nous avons fait un travail important dans les entreprises et
sur plusieurs marchés. Ouest-France était représenté à notre débat et en a
rendu compte. Beaucoup de questions viennent dans les discussions, sur la
situation – comment la modifier – avec qui ? La loi El-Khomri se met en œuvre chez Renault-Trucksà
Blainville avec des conséquences : +15 mn de travail par jour – Les
RTT contre plus de travail et samedi travaillé. Des questions sont
nombreuses sur la situation internationale, dans plusieurs pays, sur le
développement de l’armement. Tout cela inquiète.
*Un camarade de l’Indre :
Nous devons bien cerner ce qui caractérise la situation. Le capital cherche
à poursuivre et à amplifier ses « réformes » pour adapter la
société à ses exigences. Aujourd’hui on constate une situation
inédite : il se déroule une campagne électorale qui évacue les les
questions politiques. Il faut renforcer encore notre travail d’explications
et d’ores et déjà envisager les
élections législatives. Le déploiement de notre activité embarrasse nos
adversaires. Le niveau de classe de nos explications et de nos propositions
se vérifie dans le contenu des articles de presse nous concernant.
*Un camarade de
Paris indique : chez les retraités le bilan de Hollande pèse
lourd : moins 10 à 15% de pouvoir d’achat. Le mécontentement se
nourrit de cette réalité. Il faut mettre en avant notre programme :
1800 euros nets pour le SMIC et bien montrer que les moyens existent,
qu’une autre politique est possible, car la propagande veut enfermer les
gens dans l’idée « qu’il n’y a pas les moyens ». Par ex.
« Ensemble » dans une confrontation entre économistes, affirme
« qu’il ne faut pas augmenter le déficit ». A la Poste, c’est la
même politique qu’à EDF et dans les banques : réduire de plus en plus
l’accueil, le service rendu aux usagers. Il y a des luttes contre la fermeture
des bureaux de poste et leur remplacement par des « maisons de service
au public ». Ces luttes contredisent la ligne du PCF et de Mélenchon
qui approuvent ce remplacement par des « maisons ».
*Une camarade de
l’Indre : Avec la venue d’Antonio pendant 2 jours, nous avons organisé
un déploiement important d’activité. Un débat publique où la discussion a
montré que l’ampleur de la propagande officielle qui tire tout vers le bas
nécessite de bien expliquer la situation, les moyens de la changer. A notre
conférence de presse, sont venus les 3 journaux régionaux, la Radio et des
comptes-rendus ont été publiés. « C’est la 1ère fois dans
cette campagne que nous entendons un candidat nous donner une analyse de la
situation politique en France et dans le monde » on remarqué les
journalistes présents. Tonio avec les camarades du département est
allé à la rencontre des ouvriers de la zone industrielle de Montierchaume.
Comme partout les ouvriers sont en butte aux attaques contre leurs acquis
sociaux, ils luttent contre ça. Tonio leur a remis son programme
anticapitaliste pour changer fondamentalement de politique et arracher le
pouvoir aux multinationales.
Antonio Sanchez a expliqué aux
journalistes qu’ partir du 18 mars il continuera à mener la campagne au nom
de notre Parti mais pas comme candidat, car malgré nos multiples démarches,
nous n’avons pas eu des 500 parrainages exigés, d’élus très responsables de
30 départements. « Vous imaginez un de ces élus (dont le nom est rendu
publique). qui parraine un révolutionnaire Communistes ! La réponse est évidemment négative. Ce
système de parrainage est fait pour éliminer tout candidat clairement
anticapitaliste. Cette élection Présidentielle est complétement
antidémocratique.
*Une camarade de Paris :
On constate la colère, le rejet des politiques menées et de ceux qui les
mènent. Le capital cherche le « meilleur cheval » pour continuer sa politique et si
possible éviter le développement des luttes. Beaucoup de gens sont
désorientés. La campagne permanente sur « les affaires » est faite pour éliminer le débat
politique. Parmi ceux qui aspirent
au changement nombreux sont ceux qui
constatent qu’aucun des candidat(e) s ne répond à leur attente, aucun ne touche
au système capitaliste, Mélenchon en les appelant à voter Hollande en 2012
les a entraîné dans une voie sans issue et aujourd’hui il reste dans le
système. Continuons d’expliquer
clairement la situation en France et
la situation internationale. Insistons sur les moyens qui existent pour
mettre en œuvre notre programme et sur la condition impérative pour
disposer de ces moyens : arracher le pouvoir aux multinationales.
« Le pouvoir aux citoyens, la constituante présentée comme la stratégie révolutionnaire du 21ème
siècle, sans toucher au système capitaliste
est une plaisanterie. On fait bavarder et le capitalisme peut
continuer à exploiter à outrance.
C’est pourquoi nous expliquons qu’il ne faut donner sa voix à
aucun(e) candidat(e). Nous n’appelons pas à s’abstenir, nous appelons
à faire un vote de lutte. Nous éditons pour cela un bulletin de vote à
mettre dans l’urne, nous allons l’envoyer partout, sur les réseaux
sociaux… Avec la loi actuelle, il sera jugé comme nul et les
bulletins nuls ne sont pas comptés comme un vote. Mais s’il y en a des
milliers, soyons certains que cela marquera. La Présidentielle sera ainsi
une étape dans la lutte contre le capitalisme, ceux qui le soutiennent et
pour le changement.
*Un camarade des Hauts de
Seine : Ce n’est pas le calme plat, il y a des luttes en ce moment
dans plusieurs secteurs, à l’appel de la CGT : les hospitaliers, à
ERDF, dans plusieurs hôtels, à l’office HLM de Malakoff. Il est intéressant
que dans les discussions avec des syndicalistes en lutte on parle du
capitalisme. Beaucoup affirment qu’ils ne voteront pour aucun des candidats
en lice. Certains disent qu’ils ne voteront pas Mélenchon en retrait sur ce
qu’il disait en 2012 (par ex. il ne parle plus de nationalisation). Dans
l’enseignement secondaire on parle beaucoup de Trump, le mal absolu, chez certains. Voter Macron pour barrer la route à M. Le
Pen, joue encore. Il faut bien expliquer, que ce qui est dangereux
aujourd’hui comme hier, c’est le capitalisme, ses objectifs, les
conséquences, que M. Le Pen, Macron, Fillon… sont au service du capitalisme, qu’il faut
tous les rejeter. Nous devons continuer à nous expliquer sur les conditions
du changement.
*Un camarade du Doubs :
Nous ne sommes pas « qualifiés » par le Conseil Constitutionnel
comme candidat à la Présidentielle mais nous continuons la bataille sans
candidat. Nous soulevons des questions, nous apportons des réponses.
Mélenchon dit dans son programme : « je veux une société plus
douce » mais le capitalisme ne peut être doux, au contraire il est
violent contre le peuple. Mélenchon ne peut pas changer de société. Tous
les candidats parlent d’autre chose. La Bourgeoisie semble avoir fait son
choix « Le Pen // Macron. Elle se prépare à appeler à « l’union
nationale » contre Le Pen. Nous devons continuer à nous expliquer.
Les initiatives dans l’Indre
et le Calvados confirment que notre discours politique interpelle car son
contenu politique est clair. Il y a chez les électeurs un manque de
perspective politique qui pèse sur les possibilités, il faut donc continuer
à travailler, à expliquer, à agir pour construire cette perspective sans se
laisser entraîner sur les « détails ». Il faut mener la lutte
politique avec des arguments crédibles. Nous devons être prêts pour la
bataille des élections législatives qui suivront la Présidentielle.
*Une camarade de Loire
Atlantique : Le 5 avril nous tiendrons une réunion publique avec Tonio
à Nantes. Nous avons eu de nombreux contacts en allant voir les salariés et
cette réunion suscite de l’intérêt. Au CHU les questions viennent :
sur les salaires qui sont faibles au regard de la qualification, de la
responsabilité de ce travail (1.400 euros nets au bout de 15 années de travail pour une aide soignante) - pour qui est-ce qu’on va voter au 1er
tour ? Nous devons expliquer
notre position : aucun(e) candidat(e) ne permettra le changement ou
même une amélioration de la situation. Le capital exigera toujours plus,
les salariés vont payer. Il faudra développer les luttes, notre appel à
émettre un vote de lutte fait partie de la lutte nécessaire. Il y a des
luttes dans le département en ce moment : le 7 mars, journée des
hospitaliers et de la fonction publique territoriale à Nantes, 1.000
personnes étaient dans la rue. Il y a des grèves dans plusieurs entreprises
et un soutien important des salariés, aux militants CGT poursuivis devant les
tribunaux pour leur action syndicale. Dans les entreprises il y a une
évolution de la compréhension de la situation. Nous devons continuer à nous
expliquer de manière claire. Nous nous préparons pour les élections
législatives avec nos candidats. Nous appellerons à voter pour nos
candidats qui se battent avec les travailleurs contre le capitalisme.
*Un camarade de la
Sarthe : Nous sommes allés sur plusieurs marchés rencontrer les gens
et aux portes d’entreprises, dont Renault. Dans les discussions avec les
salariés, avec des militants
syndicaux CGT, ils expriment des doutes sur le volet social du programme de
Mélenchon. Ils constatent que ses propositions sont en dessous des
revendications syndicales. Le manque de perspectives se fait sentir. Le
fait que nous sommes clairs dans notre analyse, cohérents dans nos
propositions et sur les conditions du changement porte. Nous sommes plus
écoutés et à l’aise dans les discussions.
*Un camarade de la faculté de
Jussieu à Paris : Dans les discussions on vient de plus en plus sur
les questions de fond. Nous ne sommes plus en 2012, il est plus difficile
de faire croire que Mélenchon peut changer quelque chose. Des discussions
avec les collègues sont plus faciles à condition de bien rester sur le fond
de notre politique : quelle réponse aujourd’hui sur la
situation ? Peut-on la donner dans le capitalisme ? Non. Le
capital veut continuer à gouverner ; avec qui ? Ce qu’ils
craignent par-dessus tout, c’est s’il y avait des luttes. Concernant les
Universités : la fusion recouvre
la volonté de livrer totalement les Universités et la Recherche aux mains
du capitalisme. Notre tract à ce sujet est très apprécié. Sur l’Industrie, il faut revenir sur le
contenu de la bataille politique et les solutions.
Nous devons prendre la mesure
de la vitesse à laquelle les choses évoluent sur le plan mondial. Nous
tiendrons une initiative le 18 octobre pour le 100ème
anniversaire de la Révolution d’Octobre. Nous devons bien montrer comment
elle a été possible. Parce qu’il y avait une direction politique, un parti
politique ; ce qu’elle a apporté au peuple d’URSS et aux peuples du
monde.
*Un camarade de Paris :
Il y a des luttes en ce moment, en particulier à EDF. A Paris a eu lieu un
rassemblement à l’Hôtel de Ville. Le 7 mars notre tract a été très bien
reçu. Sur le vote Mélenchon, il ne faut laisser aucune illusion, par ex.
quand il dit vouloir « une Europe digne ».
*Un camarade de l’Indre :
Il y a des luttes en réactions aux coups portés par le capital contre les
travailleurs. C’est bien et nécessaire mais il n’y a pas encore d’action
d’ampleur nationale, de revendications transformatrices et portant sur une
autre logique politique. Cela se voit depuis 1990. Par ex. la CGT se bat
pour la reconquête de l’industrie et des services publics, ce qui est juste
mais elle ne parle ni des nationalisations ni du caractère public et
universel des services. Il y a es contradiction à l’intérieur de la CGT.
Par ex. la fédération de la Chimie réclame les nationalisations.
*Un camarade des Hauts de
Seine : Estime que ce qui manque aux luttes est la coordination. Il
souligne en même temps que se battre pour les salaires est porteur
d’avenir.
*Une camarade de Paris :
Rappelle que la disparition de l’URSS a porté un coup terrible au mouvement
ouvrier dans le monde. La plupart des Parti communistes ont disparu ou se sont sabordés et ont évolué vers la
social- démocratie ce qui est le cas du PCF. Cela a eu des répercussions
dans la CGT. Nous avons créé notre Parti en 2002 parce que le peuple a absolument besoin
d’un parti révolutionnaire comme outil pour sa lutte quotidienne contre le
capital, pour prendre le pouvoir et
changer de société. D’où un travail
extraordinaire de notre part pour démontrer qu’il n’y a rien sans lutte
sociale et sans lutte politique.
*Une camarade de Loire
Atlantique : Combien de siècles a mis le capitalisme pour prendre le
pouvoir en France ? Changer de
société est une bataille de longue haleine. Il faut bien replacer notre
combat dans la perspective historique et mener toujours la bataille
politique. Comment mener la lutte contre les privatisations dans les
conditions politiques actuelles ? Il faut aussi toujours mettre en
lumière le rôle de l’expérience dans les luttes.
*Un camarade d’Eure et
Loir : Bien nous expliquer sur le capitalisme, sur le socialisme et
sur les intérêts des uns et des autres par rapport au système. Il faut bien
montrer quels sont les intérêts des travailleurs, le rôle des partis
politiques, de leurs candidat(e) s dans cette élection.
*Un camarade de Paris : Revient
sur le rôle des idéologues du capitalisme : Tout ce qu’ils mettent en
avant, que ce soit les « indignés », « nuit debout »…
C’est pour ne pas s’attaquer au capitalisme. Ils leurrent les gens. Il faut
a aussi clarifier : la
classe ouvrière ne vote pas
majoritairement FN, elle s’abstient : 47% aujourd’hui selon les
sondages.
Tonio Sanchez, secrétaire
National, en conclusion de la discussion :
Ce qui est le plus important
aujourd’hui, c’est l’explication que donne notre Parti. Les gens sont en
colère, ils ont envie de se battre, ils veulent que ça change mais ils ne
voient pas de débouché.
Avec les candidat(e) s que le
système électoral de la Présidentielle a autorisé à se présenter
officiellement, ils n’auront pas de changement politique. Au contraire, la
politique du capital va s’accélérer car il a besoin absolument d’aller
toujours plus loin pour le profit, de réduire les salaires, pour se placer
dans la concurrence capitaliste sans merci à l’échelle mondiale, de faire
payer le peuple. La situation va s’aggraver.
Fillon, M. Le Pen, Macron,
Hamon… sont au service exclusif du capital. Certains parlent de faire du
social mais ils ne changeront rien car ils se situent totalement dans le
système capitaliste. L’institution de Mélenchon montre qu’il ne touche pas
au cadre capitaliste.
La seule chose qu’ils
craignent ce sont les luttes. Ce sont les luttes justement qu’il faut
développer. Nous le savons. On a rien sans lutte. Les luttes économiques et
sociales sont indispensables. Tout ce qui a été obtenu l’a toujours été par
la lutte mais c’est insuffisant. Le capitalisme est toujours là et il
repart à l’attaque pour avancer ses objectifs.
Pour changer le fond, il faut
mener la lutte politique, la lutte politique pour prendre le pouvoir
économique, financier, politique. Tant qu’on n’aura pas imposé ça, on
n’avancera pas dans le changement fondamental de politique. Il ne peut rien
se passer de bon pour le peuple dans le cadre du régime capitaliste.
Il faut donc continuer à
développer notre politique, nos explications, nos propositions, travailler
au renforcement de nos idées, à l’élargissement de notre influence, au
renforcement de notre parti indispensable pour faire grandir cette lutte.
C’est une bataille longue
parce que c’est une bataille de classe permanente à un haut niveau. Il faut de la patience, de la
persévérance, mais nous le savons aussi, il y a de la place pour les idées
révolutionnaires et il y en aura de plus en plus dans cette situation. Chacun(e) l’a dit, partout où nous
allons, nous sommes écoutés avec intérêt.
Alors, développons partout le
maximum d’initiatives, de
rencontres, de contacts dans cette campagne électorale, jusqu’au 2ème
tour de la Présidentielle et dans la campagne des législatives qui suivra,
en particulier avec nos candidats.
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