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*Une
camarade de Loire Atlantique, note que les actions continuent à se
développer. De nombreuses entreprises privées participent à ces mouvements.
Des actions ont lieu chaque jour à des endroits différents. Il y a une
progression de la prise de conscience de ce que représente le projet de loi
El Khomri. Parallèlement à la lutte
contre cette loi, les travailleurs engagent de nombreuses actions qui concernent les revendications propres
à leurs entreprises, sur l’emploi, les salaires, les conditions de travail.
Nous
avons de nombreuses discussions avec les travailleurs dans les
manifestations, pendant les blocages de sites ou de routes, dans les entreprises. De nombreux
liens se sont créés, nous discutons de tout, y compris de la question d’un
changement fondamental de politique. Nos analyses, nos explications sont
bien perçues car elles correspondent à une demande des salariés, ils
apprécient le soutien de notre parti à leurs luttes. A Nantes plusieurs
manifestations ont été interdites, elles ont eu lieu malgré cela. Cette
interdiction a soulevé un sentiment de révolte chez les travailleurs.
Au
sujet du referendum concernant le projet de construction d’un nouvel
aéroport à Nantes, le journal « Presse Océan » nous a demandé la
position de notre parti. Nous avons rappelé les raisons pour lesquelles
nous sommes contre. Nous tenons une réunion publique le 22 juin. Continuons partout à faire
connaître nos analyses, nos propositions pour un changement réel de
politique en France.
*Une
camarade de Paris : Il est caractéristique que le PCF, le Parti de
Gauche avec Mélenchon, s’affirment pour un changement de politique mais
jamais ils n’abordent la question décisive, celle de la propriété des
grands moyens de production et d’échange, or si on ne la reprend pas aux
multinationales capitalistes pour en donner la propriété et la gestion au
peuple, la situation ne peut que s’aggraver. Parler de changement sans
traiter cette question est une duperie à l’égard du peuple, c’est
l’entraîner sur une voie sans issue car elle ne touche pas au pouvoir du
capitalisme. Le capital veut aller plus loin, il en a besoin. Le développement
des luttes va peser sur la campagne électorale.
*A son
tour, un camarade de la Sarthe, constate qu’il y a une grande combativité,
cela se voit dans les actions, dans les manifestations. Nous avons pris des
contacts avec les salariés. On mesure la
régression que constituerait cette loi El Khomri quand on voit comment le
patronat fait tout pour pousser à des accords de
« compétitivité » comme chez Renault pour réduire les salaires.
Le pouvoir socialiste se fait de plus en plus menaçant contre les travailleurs
mais ceux-ci ne s’en laissent pas compter.
*Un
camarade de Paris, constate que la situation dans les bureaux de poste est
de plus en plus tendue, la direction ferme des bureaux, supprime des
emplois. Nous avons distribué le
tract de notre parti concernant la Poste dans une dizaine de bureaux à
Paris. Nous avons été très bien accueillis, nous avons eu des discussions
très riches, noué des contacts nouveaux.
A
propos du réarmement, il constate que la France y participe activement.
L’argent coule a flot pour les interventions militaires. Exemple : 300
millions sont attribués pour participer à la réalisation de 350 blindés
pour les interventions en Afrique Centrale.
*Une
camarade de Vendée note elle aussi que contrairement à ce que propage la
propagande officielle, il n’y a pas de recul de la volonté d’action. De
nouvelles entreprises sous-traitantes participent aux luttes. La montée à
Paris a redonné de l’élan. En Vendée la casse des services publics
s’accélère, leur suppression est remplacée par des « maisons de
service au public » tenues par des salariés sous « contrats
aidés ». Cette situation est durement ressentie par la population.
Nous constatons une écoute, un intérêt grandissant pour nos propositions.
Beaucoup de bruit est fait autour des commandes à STX mais l’entreprise est
toujours à vendre.
*Un
camarade du Calvados explique : Nous avons une présence régulière
et des contacts dans plusieurs entreprises, nous sommes partout très bien
accueillis. Lors de la manifestation du 14 juin, 2.000 CRS avaient mis la
ville de CAEN en Etat de siège. Les salariés étaient très gonflés après
leur montée à Paris. Il y a une grande combativité, la participation est
importante malgré les pressions exercées par le battage médiatique. Il y a
un regain de confiance dans les luttes et les syndiqués CGT retrouvent leur
syndicat dans l’action.
*Un
camarade de Paris : souligne que des choses changent. Il est
aujourd’hui possible d’aller plus loin dans nos explications. Ne nous
perdons pas dans les détails, allons au fond des questions, montrons que le
capitalisme est derrière chacun de ces partis politiques ; du PS, de
droite ou du FN. La campagne présidentielle marquera une accélération de la
demande politique, nous avons de quoi y répondre.
*Une
camarade de l’Indre, souligne qu’on assiste
dans ce département à une liquidation des entreprises industrielles
et aussi à la liquidation des services publics.
Dans
notre département, notre parti a une influence qui compte. C’est un outil
important pour aller vers les salariés. Nous faisons connaître très largement nos
analyses, nos propositions, nos explications sont attendues et appréciées.
*Un
camarade du Calvados : insiste sur l’idée que nous devons clairement
identifier les responsables de la situation actuelle. Il faut bien montrer
aussi les responsabilités de ceux qui prônent le changement mais sans
jamais mettre en cause le système capitaliste. Nous devons expliquer qu’il
est nécessaire de s’organiser, montrer à quoi sert un parti politique
révolutionnaire comme le nôtre et appeler à nous rejoindre.
*Un
camarade de Seine-Saint-Denis : Nous devons expliquer clairement ce
que signifie être anticapitaliste. C’est vouloir par la lutte reprendre la
propriété des moyens de production et d’échange et en donner la propriété
et la gestion au peuple. Ceux qui veulent partager les richesses, se disent
anticapitalistes mais ils n’ont pas cet objectif, trompent l’opinion, ils
ne sont pas anticapitalistes. Nous avons créé notre parti parce qu’il n’y
avait aucun parti révolutionnaire anticapitaliste dans notre pays.
Tonio
Sanchez, secrétaire national, revient sur quelques questions :
Le
rapport précise bien le fond de la loi El Khomri. Elle va très loin, elle
revient sur les acquis essentiels obtenus par les luttes de la classe
ouvrière, des travailleurs, depuis le siècle dernier.
La
lutte actuelle atteint un niveau important, le pouvoir ne s’y attendait
pas, il la craint.
Le
capital est en train de chercher qui il va mettre en place pour continuer
sa politique. Aucun ce ceux qui disent vouloir faire du social, changer, ne
s’attaque au capital .
Nous
devons développer une grande campagne d’explications, montrer la réalité,
faire la clarté sur la politique des uns et des autres et expliquer que
l’alternative que propose notre parti est la seule véritable. Elle
seule peut changer fondamentalement la politique
actuelle. Tout le reste ne mène qu’à l’aggravation de la politique
actuelle. Abordons ces questions de manière à être compris de tous.
° ° °
*Après
la discussion sur la situation politique actuelle, le Comité National a
consacré un moment important à discuter du développement de notre activité
dans les prochains mois.
*Notre
candidat à l’élection Présidentielle a été désigné à l’unanimité. Antonio
SANCHEZ, secrétaire National de notre Parti, ouvrier métallurgiste.
*Nous
établirons très rapidement la liste
des candidat(e) s que nous présenterons pour les élections législatives
Notre
candidat à la Présidentielle et nos candidat(e) s aux élections
législatives seront porteurs de notre politique, de nos analyses, de la
perspective que nous proposons.
*Dès
septembre des réunions publiques seront organisées dans les départements
avec Tonio Sanchez et par d’autres
dirigeants de notre parti.
*Dans
chaque département, nous organiserons,
des rencontres avec les salariés, dans les quartiers populaires, les
universités, ainsi que de nombreuses distributions de tracts aux portes des
entreprises
*Nous
serons présents partout où il y aura des luttes, nous les soutiendrons,
nous appellerons à leur développement
*Nous
avons fait des adhésions à notre Parti ces derniers mois, nous continuons à
discuter avec nos sympathisants à les inviter à nous rejoindre.
*Dès
septembre le prochain numéro de notre journal sera édité. Nous allons
travailler à élargir sa diffusion ainsi que celle de notre hebdo internet.
*Nous
utiliserons par ailleurs tous les moyens actuels, internet, vidéo, pour
développer encore plus notre propagande.
*Dès la
rentrée nous éditerons une affiche électorale.
*Nous
lançons dès maintenant la Souscription nationale pour financer notre
campagne
*Notre
campagne sera l’occasion d’organiser
de nombreux stages d’éducation fondamentale sur les grandes questions
actuelles pour renforcer notre capacité politique.
*Réunissons
nos organisations de base
régulièrement, pour discuter politique, décider de nos initiatives
et les organiser.
Tonio
Sanchez a conclu cette partie de notre discussion en rappelant d’abord que
nous ne partons pas de rien. Nous avons élargi notre influence, renforcé
notre parti.
Il nous
faut aujourd’hui aller plus loin.
Une
bataille idéologique, politique, va s’accentuer. Nous allons la mener
partout avec nos analyses, nos propositions. Continuer le travail de
formation idéologique est très important pour accroître nos capacités
politiques.
Dès la
rentrée de septembre nous réunirons les adhérents et nous préparerons des
réunions publiques et des rencontres pour nous lancer dans la campagne.
Nous utiliserons bien entendu tous les moyens de propagande, … pour nous
faire entendre.
Cette
bataille politique nécessite un financement important. C’est pourquoi il
faut lancer sans tarder notre grande
souscription électorale.
Nous
avons un travail considérable devant nous. Nous allons le mener.
° ° °
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