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Comité National 19-02-2005 – rapport introductif

Après les multiples actions qui ont marqué le mois de janvier dans le secteur public et dans le privé, la journée du 5 février avec 500.000 manifestants dans toute la France a été une journée importante.

-Journée importante parce qu’elle a exprimé le mécontentement grandissant dans le pays. Rappelons qu’un sondage du « Parisien » réalisé avant le 5 février relevait que :

*65% des gens interrogés sympathisaient avec cette journée d’action.

*75% se disaient prêts à manifester pour le pouvoir d’achat.

-Journée importante parce que ces manifestations contre la politique du gouvernement et du patronat pouvaient être le point de départ de luttes plus importantes.

On a pu constater lors des manifestations que le rejet de la construction européenne était très présent ; les salariés constatent de plus en plus nettement que la source de leurs difficultés se situe dans le regroupement des forces du capitalisme multinational qui s’effectue à l’échelle de l’Europe.

En même temps on peut constater que les idées sont encore très confuses. Les salariés, les gens, vérifient quotidiennement que ça ne va pas mais ils ne voient pas quelles solutions modifieraient la situation, quoi faire d’autre, comment y parvenir.

Il faut dire que tout est fait par le gouvernement, les partis politiques, relayés par les médias eux-mêmes dans les mains du grand capital, tout est fait pour brouiller la situation et pour enfermer tout raisonnement dans un cadre pré-établi : hors du capitalisme pas de solution, la société est comme ça, c’est inéluctable, il n’y a pas d’autre solution. Le débat politique est inexistant, éliminé.

Exemple : CHIRAC –HOLLANDE d’accord pour que la campagne du référendum sur le traité constitutionnel européen ne porte surtout pas sur la situation française, d’accord pour le déconnecter des problèmes que les français vivent dans leur propre pays.

Cela souligne notre rôle pour donner notre éclairage, nos explications sur les raisons de la situation, les solutions que nous proposons, le rôle de la lutte qui seule peut faire évoluer les choses dans le bon sens.

Nous avons distribué un tract le 5 février dans plusieurs manifestations  qui a été très bien accueilli. Nous avons aussi rédigé plusieurs articles qui figurent sur notre site.

Nous connaissons la limite de notre intervention, nous savons qu’avec 40000 ou 50000 tracts diffusés dans les manifestations notre influence  est encore limitée. Mais nous pouvons constater que notre intervention partout où elle a lieu, notre expression que nous développons de plus en plus sur notre site, jouent déjà leur rôle dans les luttes actuelles.

Poursuivons nos efforts pour développer notre activité, pour élargir notre audience, pour recruter, renforcer notre parti.

 

RAFFARIN : « Je continue »

Le gouvernement entend poursuivre sa politique au service du capital. RAFFARIN l’a même confirmé dès le lendemain des manifestations du 5.

Je rappelle leur objectif : tout pour l’entreprise, tout faire pour réaliser le profit maximum. Toutes les mesures, les réformes, constituent un ensemble cohérent pour adapter la société à cet objectif.

*La réforme de la Sécurité Sociale et celle des Retraites dont on subit les premières conséquences.

*Le blocage des salaires.

Le SMIC (910 euros nets par mois) gagne du terrain. De 8,4% des salariés au SMIC en 1994 on est passé en 10 ans à 16% des salariés, dont 80% de femmes. La pauvreté s’étend, 3,5 millions de personnes touchent les minima sociaux.

*Les prélèvements ne cessent d’augmenter : taxes et cotisations sociales, CSG, mutuelles (La Fédération Nationale Interprofessionnelle des Mutuelles annonce une hausse de 14% à venir),  évaluées à 2,4 milliards d’euros de ponction supplémentaire sur les ménages.

*Hausse des prix de tous les services : timbres, EDF, transports SNCF et urbains… Hausse également des prix des articles de grande consommation. Une enquête de « l’UFC que choisir », confirmée par l’INSEE, montre que sur 800 grandes surfaces, 47 articles ont augmenté de 12,2% entre 2.000 et 2.004. Les salaires sont très loin d’avoir suivi.

*Par contre, les entreprises bénéficient de nouvelles baisses de prélèvements de cotisations sociales : 2,3 milliards d’euros déjà en 2005 et le gouvernement prépare une réforme pour aller vers la suppression de la taxe professionnelle. L’enjeu est de 80 milliards d’euros.

Bien entendu, les profits se portent bien. Je citerai juste l’annonce récente des profits record : chez RENAULT, 3,55 milliards d’euros en 2004, en hausse de 43% sur 2003 et de plus de 300% sur 2001. A la SOCIETE GENERALE, 1,45 milliards d’euros, + 40% sur 2003, TOTAL, 9 milliards d’euros en 2004. Le groupe européen LIDL (hard discount) qui a 1100 magasins en France, publie pour la première fois son chiffre d’affaires, 36 milliards d’euros en 2004, + 40% en trois ans.

*La situation de l’emploi continue de se dégrader.

-L’emploi industriel : on annonce 50.000 nouvelles suppressions : 800 chez ATOFINA – chez MICHELIN, ils parlent de supprimer la production à Clermont-Ferrand…

-France-Télécoms annonce 8.000 suppressions dont 5.500 en France, auxquelles il faut ajouter 2.000 fonctionnaires qui vont rejoindre d’autres administrations.

-7.200 emplois vont être supprimés dans la Fonction Publique en 2005 et le gouvernement annonce entre 16 et 21.000 suppressions de postes en 2006.

Le gouvernement accélère les privations en 2005 : les autoroutes du Nord et Est ouvriront leur capital au privé et entreront en Bourse début avril, Gaz de France avant l’été, Aréva à la fin de l’été, EDF avant la fin de l’année.

Avec la décentralisation il prépare la privatisation de secteurs jusqu’alors sous la responsabilité de l’Etat comme l’Equipement et une partie de l’Enseignement. Il annonce le transfert aux régions dès 2006 des infrastructures et de la gestion des Ports de pêche et des Aéroports, la gestion pourra être confiée à des concessionnaires privés.

*La réforme des 35h. votée à l’Assemblée Nationale, aggrave de beaucoup la situation existante : c’est une nouvelle offensive contre le régime des heures supplémentaires, c’est la relance de l’objectif de l’emploi des 55 – 64 ans à des conditions salariales scandaleuses, alors qu’il y a officiellement en France 9% de chômeurs et que plus de 30% de moins de 25 ans sont sans emploi. Cela pour répondre aux exigences du patronat de baisser beaucoup plus le « coût du travail » et de disposer de salariés taillables et corvéables selon les besoins du patronat et du gouvernement, d’un gouvernement qui veut rendre inopérant le code du travail qui constitue encore un obstacle à l’adaptation des salariés aux besoins exclusifs des entreprises.

*La réforme de l’instruction publique est faite dans le même but : faire beaucoup plus pour favoriser l’entreprise capitaliste.

Le patronat et le gouvernement ont besoin d’employer une main-d’œuvre bien formée au niveau des directions d’entreprises ou d’administrations, au niveau des postes de haute technicité. Pour l’essentiel le système français d’enseignement les leur fournit. Les ouvriers, employés, techniciens, seraient formés à leurs frais, dans des établissements de plus en plus différenciés adaptés à leurs « missions ». Un service minimum d’enseignement serait assuré à toutes celles et ceux qui seraient les laissés pour compte, quittant l’école avec un minimum de connaissances. Dans le journal « L’Humanité » une élève  de seconde résume bien ce que les propos de FILLON dissimulent : « le gouvernement met sur le même plan la connaissance, l’usine et l’argent…on veut faire de nous des sortes d’employés disposant seulement des connaissances nécessaires aux entreprises. Les plus pauvres n’auront droit qu’au socle commun de connaissances, délivré par l’école publique, les autres iront chercher les compléments dans le privé ».

« ZEP ça veut dire « Zone d’élèves pourris » disaient les banderoles.

Allons à la rencontre des jeunes. Voyons comment nous allons participer à ces luttes, faire connaître notre opinion, présenter « COMMUNISTES » à ces jeunes que nous rencontrerons pour la première fois. Nous leur distribuerons un tract lors des prochaines manifestations. Il n’y a que nous, pour leur tenir le langage de la vérité,  pour leur dire qu’il n’y a que la lutte, la lutte anticapitaliste sans compromis qui peut leur ouvrir un autre avenir. Soyons avec eux, faisons nous connaître, pour leur proposer de refuser le capitalisme qui ne peut leur offrir que de se faire exploiter comme il exploite leurs aînés.

Quelles perspectives leur offrent les autres ? La droite : sa réforme Fillon, la gauche : l’Europe capitaliste assortie de promesse d’autant plus mirobolantes qu’ils les oublieront aussitôt si l’alternance les porte au pouvoir en 2007. La LCR ou LO : des mots, encore des mots !

Devant l’ampleur des manifestations, le gouvernement a reporté à plus tard le point qui apparaît le plus aigu : la réforme du Bac, tout en maintenant sa réforme en discussion à l’Assemblée Nationale. Pour le faire reculer, là aussi il faut pousser la Lutte. Les lycéens ont fait  de nouvelles puissantes manifestations mardi. Ils sont décidés à continuer leur action.

La lutte des lycéens et celle des salariés ont un but commun : faire reculer la politique de régression du gouvernement et du patronat.

 

A cette politique « COMMUNISTES » dit NON ! Cela suffit, il y a les moyens de faire une autre politique à condition de s’en prendre aux intérêts capitalistes. Nous disions après le 5 février que cette journée appelait sans tarder des décisions  pour élargir les luttes, leur donner plus d’efficacité.

Un sondage CSA paru le 10 février faisait apparaître que 70% des salariés attendaient des syndicats qu’ils appellent à faire  grève. Cela exprime une volonté de ne pas se laisser faire qui grandit ainsi que l’attente que les syndicats jouent leur rôle d’animateurs des luttes.

 

Les centrales syndicales, CGT, FO, CFTC appellent  les salariés à une journée nationale interprofessionnelle d’arrêts de travail le jeudi 10 mars. Elles leur demandent de participer aux manifestations et rassemblements organisés localement par les unions départementales

 Après le 5 février ce sera une grande journée qui doit porter l’action encore plus haut et plus fort pour la développer au niveau nécessaire, jusqu’à faire reculer le gouvernement et le patronat.

Le 10 mars avec « COMMUNISTES » nous serons aux côtés des travailleurs qui luttent. Préparons cette journée avec eux.

 

La situation que nous connaissons en France est la même dans tous les pays de l’Union Européenne. L’objectif que poursuit le capital est le même partout : bien se placer dans la compétition mondiale.

Cela nous ramène au projet de traité constitutionnel qui après les traités de Rome – Maastricht –Nice, est un pas de plus, un grand pas dans la construction de l’Europe capitaliste.

Un bref rappel sur comment se situent les forces politiques sur cette question :

Deux mots d’abord sur le NON de LE PEN qui va s’appuyer sur les grandes difficultés que rencontrent celles et ceux qui sont le plus férocement exploités. Montrons, programme à l’appui, que derrière Le Pen se cachent les forces réactionnaires anti-sociales du capital, que l’extrême-droite est utilisée actuellement comme épouvantail ( comme en 2002 par exemple) mais qu’elle pourrait l’être aussi pour remplacer le système actuel d’alternance.

FABIUS, par ailleurs « Européen » convaincu, signataire des accords de Maastricht, capte l’opposition à l’Europe chez une partie des électeurs PS et par la même occasion il se place pour être candidat à la présidentielle de 2007. Il était à la manifestation de Carcassonne le 5 février. Il déclare à ce sujet dans « Le Parisien » : « il ne s’agit pas de voter contre l’Europe mais de la question : approuve-t-on l’orientation libérale, ou souhaite-t-on une Europe plus sociale ».

Les dirigeants des partis politiques qui appellent à voter NON agissent en  commun. C’est le cas du PCF, de la  LCR, LO. Ils claironnent « qu’une victoire du NON ouvrirait la voie à une Europe sociale ». Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité » s’adresse même à J. CHIRAC : « Monsieur le Président. Vous détenez la clef qui permettrait d’ouvrir la porte d’une Europe sociale. Cela nécessite de mettre un nouveau traité en chantier… » !!

Les uns et les autres s’inscrivent dans la construction de cette Europe. « Leur « Europe sociale » c’est une Europe réformiste, social-démocrate  mais toujours capitaliste. Cette Europe a été créée par les capitalistes pour eux-mêmes. La social-démocratie, le réformisme sous toutes ses formes, ne veulent pas changer ça.

En France tous ces partisans du NON et de « l’Europe sociale » se placent dans la perspective de 2007.

Le 5 février on a vu les dirigeants du PS partisans du OUI ou du NON, banderoles déployées dans les manifestations, alors qu’il sont – comme la droite- responsables de la dégradation de la situation des salariés. Et que dire du PCF qui appelle une fois de plus à l’union de la gauche contre la droite ! Pour faire quoi ?

Toute cette soi-disant « gauche » s’emploie à récupérer le mécontentement des partisans du NON, à le canaliser au service des différentes variantes du réformisme.

Mais ce qui est plus important que toutes ces manœuvres, c’est qu’il y a aujourd’hui des millions de français qui s’apprêtent à voter NON au référendum. Un NON composite, politiquement fragile, récupérable certes, mais avant tout un NON qui a compris que l’Europe aggravait déjà et allait aggraver encore les difficultés du peuple. Un NON qui peut se développer sur des bases plus claires, plus assurées.

Le rejet de la situation faite aux salariés accentuée par le poids de cette Europe s’est traduit au CCN de la CGT. Au départ la position de la direction de la CGT était de ne pas prendre position sur le traité. L’expression de l’exigence du rejet de la constitution dans les entreprises, les corporations, a modifié la donne. Le CCN s’est prononcé pour le rejet.

Voyons ce qu’il y a à faire pour que le NON révolutionnaire à l’Europe capitaliste grandisse partout dans cette campagne du référendum.

Tout en dénonçant très fermement les promoteurs du OUI, nous clarifierons  en même temps les objectifs des propagandistes sociaux-démocrates du NON. Nous devons montrer en quoi notre NON est un NON différent.

Je résume notre argumentation :

*Cette Europe s’est créée et se construit au service des capitalistes.

*Elle se construit donc contre les peuples. Elle ne peut se développer qu’en les exploitant encore plus.

*Pour ce faire, il est indispensable de faire disparaître les nations qui la composent parce qu’elles sont devenues des obstacles gênants au développement capitaliste.

*Ce n’est pas l’Europe de la paix. C’est l’Europe qui apporte les plus fortes capacités militaires dans l’OTAN. L’Europe de la défense est créée. Une force d’intervention rapide  prête à intervenir n’importe où dans le monde est en place

*Le traité constitutionnel est une nouvelle étape très importante du renforcement de la domination capitaliste sur nos peuples

*Tous les gouvernements français de droite ou de gauche ont œuvré et oeuvrent activement à sa construction.

Etablissons sur cette base un plan de travail dans chaque département, dans les entreprises, les quartiers populaires.

-pour faire connaître largement notre opinion en utilisant les moyens à notre disposition.

-allons à la rencontre des salariés et particulièrement de nos collègues, pour discuter.

-organisons des discussions dans les entreprises, les quartiers.

-tenons partout les réunions publiques que nous avons décidé d’organiser dans les départements ou par groupes de départements. Un certain nombre sont déjà décidées. Vous en parlerez.

Il nous faut les préparer en allant voir des militants syndicaux, du mouvement associatif, des salariés, des voisins.

Une pétition sera encartée dans le journal qui sortira la semaine prochaine. Elle va beaucoup nous servir pour aborder la discussion, inviter à nos réunions publiques.

Mettons à profit cette campagne pour faire adhérer à « COMMUNISTES » celles et ceux qui partagent notre opinion.

Je n’aborderai  pas la situation internationale et la politique extérieure de la France, puisque nous en parlerons cet après-midi avec le 2ème cours des stages éducatifs dont le thème est : Dans quel monde vivons nous ?

Quelques mots simplement sur les déclarations scandaleuses du Président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) Roger Cukierman samedi dernier.

A ce repas annuel, tous les partis politiques étaient présents, ainsi que le premier Ministre et 16  autres Ministres.

R.Cukierman a déclaré : « La politique extérieure de la France est en contradiction avec la lutte contre l’antisémitisme ». Il a précisé à France-Inter : « La France soutient trop les Palestiniens et pas assez Israël ».

Ainsi selon le CRIF, tous les français qui s’opposent à la politique d’Israël au Moyen-Orient seraient antisémites !

Jusqu’à présent cette affirmation n’a suscité aucune réaction des partis politiques. Raffarin a même rassuré Cukierman. « J’irai en Mars en Israël, je suis très heureux de découvrir cet Etat ami ».

Rappelons ce que nous avons déjà dit. Nous luttons contre l’antisémitisme, nous ne serons jamais antisémites mais nous condamnons sans réserve la politique d’Israël qui  colonise la Palestine, soutenu par les USA et avec la complicité de l’Europe et de la France. Nous soutenons la lutte du peuple Palestinien pour sa liberté et l’indépendance  de son pays,  nous demandons au gouvernement français de se prononcer clairement et d’agir pour l’évacuation par Israël des territoires palestiniens, pour l’instauration d’un Etat Palestinien indépendant. Cela n’a rien à voir avec l’antisémitisme.

 

Comme nous venons de l’examiner, la situation mérite réflexion, décisions et surtout intervention.

Dans le domaine politique nos orientations sont claires, reste si j’ose dire, à les faire partager par le plus grand nombre, partout, c'est-à-dire là où nous sommes.

 

La question du syndicalisme en France

Sans faire le tour de nos champs d’interventions possibles, il en en est un qui revêt un caractère particulier dans la situation d’aujourd’hui : le rôle du syndicalisme révolutionnaire dans notre pays.

Le manque de débat se fait cruellement sentir et la mainmise du capital sur tout ce qui touche à la vie, amène petit à petit à un repli sur soi et plus grave encore, à une acceptation du moindre mal.

Cela se ressent dans la mobilisation pourtant indispensable. Mais cette mobilisation nécessite d’apporter des réponses claires aux revendications. Comment se retrouver dans les débats inexistants ou tronqués comme sur les retraites ou la protection sociale.

Que dire  de ce faux débat instauré dans la CGT à propos du référendum sur le traité constitutionnel.

Dans un premier temps la CGT annonce un débat avec les syndiqués pour déterminer son attitude face à cette importante question. Cela pose déjà un problème puisqu’il n’y a pas d’acte de direction comme pour le traité de Maastricht.

Dans le même temps, Joël Decaillon, dirigeant de la CGT et membre du secrétariat de la CES, prend publiquement position pour le OUI. D’autres membres du bureau confédéral comme J.C. Le Duigou s’expriment publiquement dans le même sens.

Tous ces éléments jettent un véritable trouble parmi les militants qui s’interrogent sur la signification de ces positionnements.

C’est naturellement que les débats s’engagent dans les syndicats, qui amènent la grande majorité de ceux-ci à prendre position contre ce traité. Des réunions s’organisent également dans les unions locales et dans les unions départementales. Dans certaines d’entre elles, il apparaît rapidement qu’il n’est pas souhaité prendre position. C’est le sens souhaité par la direction confédérale, qui pour cela, délègue ses conseillers dans les départements.

La tension monte, les militants réaffirment dans les structures où ils sont, leur position et le souhait de les faire remonter.

C’est ce qui se passe à l’occasion du CCN (Comité Confédéral national) des 2 et 3 février.

Un premier document soumis à discussion, démontre qu’une prise de position claire n’est pas l’objectif recherché. Le débat cristallise un désaccord, ce qui amène l’intervention de Bernard Thibault. Le débat reprend de plus belle, ce qui amène la direction confédérale à proposer un nouveau texte le lendemain matin. Celui-ci sera discuté et voté. Le texte se prononce clairement contre le traité et sera voté par 82% du CCN.

Nul doute que cela laissera des traces dans la CGT et fera réfléchir, puisque le prochain CCN devrait être convoqué pour le 30 mars, avec à l’ordre du jour : lancement et préparation du 48ème congrès confédéral, qui devrait se tenir en février 2006.

Ce que nous COMMUNISTES devons tirer de cet évènement, c’est que les positions de classe existent toujours dans le pays et que les vrais débats sur le fond peuvent amener les réponses de lutte attendues par le plus grand nombre mais qui ne sont pas voulues au départ par la direction.

Ce qui vient de se passer nous montre aussi que le combat pour le développement de la démocratie syndicale dans la CGT est de première importance.

Cela nous confère des responsabilités. Notre orientation c’est, porter partout le débat et l’éclairage permettant de rester sur la lutte anticapitaliste pour un véritable changement de société et non de sombrer comme beaucoup nous y invitent dans une gestion prétendue sociale du capital.

Ce CCN aura également démontré que le fonctionnement de la CGT sur la base du fédéralisme, avec un rôle prépondérant des syndicats, joue un rôle très important dans le débat et les décisions. Cela souligne la nécessité que le CCN existe toujours sous la forme actuelle et que son rôle soit confirmé.

Le débat est loin d’être clos. Le 48ème congrès aura aussi à son ordre du jour, la résolution concernant les cotisations et surtout les structures de l’organisation.

Vaste débat en perspective sur l’orientation de la CGT.

 

J’en viens à nos tâches

 

Le besoin d’un grand parti révolutionnaire se fait plus sentir encore

Quand des travailleurs, des jeunes agissent contre la politique actuelle, ils se posent en même temps les grandes questions de notre époque.

*Comment changer de politique, à quoi servent les partis politique de « gauche », quel est leur rôle exact ? Quel est le rôle des syndicats ?... Que proposent les uns et les autres ? Sur qui pouvons-nous nous appuyer pour mener notre combat, à qui faire confiance ?

Des centaines de milliers de salariés, anciens électeurs du PCF s’estimant trahis l’ont abandonné. Des centaines de milliers d’autres piégés par la démagogie du PS se demandent que faire aujourd’hui. Il y a aussi cette masse énorme de travailleurs qui se sont réfugiés dans l’abstention. Il y a enfin toute cette jeunesse qui lutte et qui veut que les choses changent.

Aujourd’hui, ce que nous exprimons répond aux questions que se posent une masse énorme de français. Les moyens dont nous disposons sont très très loin de pouvoir faire face à ces énormes possibilités, il en sera ainsi pendant longtemps encore. Mais ayons toujours présent à l’esprit que des gens que nous côtoyons dans notre vie de tous les jours sont prêts à regarder de notre côté. Quand ils ont connaissance de ce que nous disons, dans notre journal, nos tracts, sur notre site, ils s’y intéressent. Déjà des syndicalistes, des collègues de travail, des salariés, des retraités, lecteurs de notre journal, le reproduisent à 10, 20, 100 exemplaires et ils le diffusent car ils en partagent les idées. Ces travailleurs ne sont pas encore membres de « COMMUNISTES ».

Ce que nous disons intéresse, exprime une opinion qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.

En janvier il y a eu 750 visites de notre site et parmi elles, 450 personnes différentes. C’est encore très peu mais la progression est indéniable.

Nous avons un gros effort à faire en quantité et en qualité en matière de propagande. Nos premiers résultats sont très encourageants.

Nous avons conscience de la disproportion entre l’ampleur de ce qu’il y a à faire et ce que nous faisons avec nos forces actuelles. Nous savons notre limite. Nous savons que nous devrons longtemps travailler d’arrache-pied pour nous faire connaître, nous implanter, nous développer.

Mais nous savons aussi le rôle irremplaçable de notre Parti, l’impact de notre activité, de notre expression, partout où nous sommes présents.

Il faut donc continuer, c’est notre tâche primordiale, à prendre des contacts, à nous faire connaître, à proposer l’adhésion à ceux que nous côtoyons. Chaque adhésion est précieuse ! Pensons-y pendant la campagne du référendum qui s’ouvrira bientôt et dont j’ai parlé plus haut.

Mettons à profit les assemblées publiques qu’il faut préparer dès maintenant. Grâce à elles nous allons nous faire connaître, élargir notre audience, nous renforcer.

Encore une question très importante : toute cette activité nécessite des moyens financiers. Il faut donc développer encore notre bataille financière.  

 

 

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