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La réunion est
présidée par Marie-Noëlle Démaret, membre du Secrétariat National
Notre Comité National a rendu un vibrant hommage à
notre camarade Jean Luc SALLE secrétaire National adjoint de notre Parti,
décédé brutalement.
Les questions politiques et d’activité de notre
Parti ont été abordées dans les nombreuses interventions. Extraits des
interventions :
*Un camarade de Seine et Marne évoque l’action des
jeunes du Parti – la création d’un bulletin qui s’adresse aux jeunes
« La Relève ». Le 1er numéro porte sur l’action pour exiger le retrait
de la Loi El khomery.
*Une camarade du Loiret : Le système
capitaliste se porte mal, il faut montrer toute sa dimension répressive et
revenir sur l’analyse de la crise politique, sur la politique de guerre. A
propos de l’élection Présidentielle de 2017, faut-il présenter un
candidat ? Il faut expliquer ce qu’est le présidentialisme. Si nous
présentons un candidat, nécessité d’être d’accord sur la nature de cette
candidature.
*Un camarade de Paris : les niveaux de
conscience sont divers mais il y a une volonté de se battre qui grandit
partout. Le gouvernement n’a pas reculé sur la Loi El Khomri contrairement
à ce qu’on voudrait faire croire. Il faut développer encore plus la lutte,
appuyons-nous sur son élargissement.
*Un camarade de la Sarthe : la loi El Khomri
vient de loin. Depuis le gouvernement socialiste Mauroy en 1983 il y a de
nombreuses attaques pour augmenter l’exploitation de la force de travail
par le capital. La mobilisation grandit, elle n’est pas encore suffisante.
Il y a des débats préparatoires au 51ème congrès de la CGT – sur le rôle de la CGT comme
syndicat de lutte. Dans les élections nous devons être présents, avancer
nos propositions.
*Un camarade de la Meuse : Le gouvernement et
les médias ont célébré le centenaire de Verdun mais la guerre capitaliste
de 14/18 a causé des millions de morts. En distribuant nos tracts on a
constaté que les salariés sont intéressés par nos explications – nous
sommes les seuls à tenir un discours clairement anticapitaliste. La
Présidentielle est un grand moment d’une lutte politique importante qu’il
faut mener.
*Un camarade de Paris : Nous avons une
activité régulière dans plus de 20 entreprises. Nous sommes encore loin du
compte car il y a des centaines de milliers de travailleurs à Paris !
Mais les salariés sont intéressés par ce que nous disons, par ex. notre
tract sur la Loi El Khomri, nos explications claires les ont aidées à se
positionner. Nous devons nous renforcer c’est vital. Concernant la CGT,
dans mon syndicat les syndiqués veulent un syndicat de lutte de classe et
sont contre « le syndicat rassemblé » avec la CFDT partenaire du
patronat et du gouvernement.
*Un camarade de Jussieu : La loi El Khomri a
amené une cristallisation de tous les mécontentements de la jeunesse en
particulier sur son avenir. Appelons-les à agir pour un vrai changement,
contre les fausses solutions qui conduisent dans une impasse. Nous devons
être sur le terrain des questions politique d’aujourd’hui.
*Un camarade de Paris : Accélération de
l’attaque du capital qui veut aller beaucoup loin. La riposte grandit, ils
font tout pour empêcher son développement. Les groupes capitalistes savent
que Hollande est battu, par qui le remplacer pour que le capital reste
au pouvoir ? Toutes les recompositions possibles se préparent, les
manœuvres politiciennes de tout bord vont se multiplier. Bien expliquer
quels sont leurs objectifs politiques et surtout quelle perspective nous
proposons. On nous écoute davantage, on nous entendra beaucoup plus si nous
sommes audibles et clairs.
*Un camarade du Nord : le mécontentement
s’exprime de plus en plus. Il faut revenir à la question classe contre
classe. Il y a plusieurs luttes à Dunkerque, chez Arcelor Mittal pour une
prime. Il est légitime de s’interroger sur la Présidentielle, sur notre
participation, sur ce qu’on peut y gagner.
*Un camarade de Jussieu : En France comme
dans les autres pays, le capital ne veut rien céder. Nous sommes les seuls
à montrer ce lien. Il est nécessaire d’avoir une réflexion sur comment se
situent les forces syndicales (exemple : grève du 22 mars dans la
fonction publique). Il est important d’intervenir sans être à la remorque
du mouvement syndical. Il faut nous exprimer sur les questions de la guerre
et du terrorisme…Ils entretiennent la peur parmi ceux qui veulent lutter
contre le capitalisme. Il faut s’attaquer à la domination du capital. Sur
la Présidentielle je suis interrogatif, il faut déterminer un axe
d’activité qui ne soit pas purement électoral, le fond de la bataille ne se
réduit pas à une question institutionnelle mais à une candidature
d’agitation.
*Un camarade de l’Aude : la situation
mondiale commande tout. En France, les annonces de janvier et les travaux
pratiques, question des salaires, Loi El Khomri rassemble les
mécontentements. La jeunesse fait irruption dans la lutte. Comment faire
pour développer l’action partout, appréhender ce qui bouge ? La
préparation de la journée du 31 mars montre que la situation bouge. Il faut
bien expliquer la perspective, clarifier les différentes manœuvres politiciennes
de tous bords, s’en prendre à la source de ces manoeuvres. Il faut cerner
les contradictions au sein de la bourgeoisie. Sur la Présidentielle, bien
voir les enjeux de classe et avoir une campagne d’agitation.
*Un camarade du Calvados : Le capital doit
aller vers plus de flexibilité du marché du travail. Berger de la CFDT a
dit à propos de la loi El Khomri « la loi n’est pas faite pour créer
de l’emploi mais pour donner de la souplesse ». Les salariés dans les
entreprises savent ce que veut dire « la souplesse » ! 1
ex. la lutte avait aboutit à ce que Renault -Truck Vénissieux (Rhône) soit
classé en zone amiante. Le Ministre Rebsamen veut casser ce jugement. Dans
le Calvados nous avons fait des adhésions, nous avons une bonne activité du
Parti et une meilleure écoute des salariés. Nous veillons à l’intégration
dans la discussion politique des nouveaux adhérents et à leur activité.
Nous faisons des stages de formation théorique. Le tract des jeunes a eu un
très bon accueil à la manif du 9 mars.
*Un camarade de l’Indre : Apporter un
éclairage politique pour que le mécontentement et les luttes ne soient pas
dévoyés. Mettre en relief la nécessité de transformation de la société. Ils
faut bien suivre le développement des luttes – la direction de la CGT qui
se situait au départ sur l’idée d’une réforme de la loi sur le travail
était nécessaire et possible a dû bouger vers le retrait total de la loi El
Khomri, grâce au développement de la lutte. Cela nous indique nos axes de
travail politique.
*Un camarade de l’Aude : constate que nos
tracts sont mieux reçus. Il explique une lutte dans l’entreprise textile
Monblason à Espéraza sur les conditions de travail et les méthodes
patronales d’un autre âge. (il a préparé un article à ce sujet que nous
publierons).
*Une camarade du Puy de Dôme : nous avons
fait 5 adhésions depuis les élections régionales. Nous avons un bon accueil
des salariés. Nous allons plus développer notre activité chez Michelin à
Clermont. Nous avons contacté des militants, une rencontre est prévue avec
des jeunes, des étudiants. Il y a beaucoup d’inquiétude, de grandes
difficultés. Elle souligne l’importance de l’hebdo internet apprécié pour
les analyses, les explications qu’on y trouve... Nous devons être clairs
dans notre expression dit-elle, lisibles, nous ne devons pas nous
éparpiller. Aujourd’hui nous sommes reconnus en tant que Parti
Révolutionnaire Communistes.
*Une camarade de Loire Atlantique : tient à
dire que les camarades ont été fiers d’avoir eu l’aide de Jean Luc Sallé
dans la campagne pour aider notre liste aux élections régionales. La prise
de conscience, le mécontentement s’expriment de plus en plus. Dans les
entreprises, les localités où nous sommes présents, nous élargissons notre
audience. Nous avons fait 5 adhésions, nous avons accru notre capacité
militante. Cette campagne a donné une nouvelle dimension politique dans les
5 départements de la Région. Nous présentons Olivier Terrien pour
l’élection législative du 17 avril pour remplacer J.M. Ayrault nommé
Ministre. Nous allons mener une grande campagne avec le concours de
nombreux sympathisants, nous montrerons que la politique du gouvernement et
celle de Ayrault député socialiste sortant de la circonscription sont les
mêmes. Nous allons expliquer nos solutions, appeler à voter pour notre
candidat, seul candidat du changement, le seul qui peut faire du neuf.
*Un autre camarade de Loire Atlantique : le
développement de notre Parti passe par l’élargissement du nombre de
sympathisants. Notre présence dans les luttes est déterminante, nous
l’avons constaté au CHU de Nantes. Notre clarté politique est capitale dans
une situation comme aujourd’hui où les gens manquent de repères. La
situation des hôpitaux se dégrade ; 22.000 postes ont été supprimés en
3 ans dans les hôpitaux. L’élection présidentielle est un moment de lutte
important. Notre expérience montre qu’il faut être présents.
*Une camarade de Paris : Le capitalisme
domine le monde mais la concurrence inter-capitaliste est de plus en plus
vive. Jusqu’où peut aller l’exploitation ? Il leur faut aller le plus
loin possible. Ce qu’ils craignent par-dessus tout ce sont les luttes. Voir
le rôle de la CFDT et des partis politiques qui visent à emmener le
mouvement dans une voie de garage sous leur coupe. Nous devons développer
la conscience révolutionnaire, sur chaque question nous devons donner dire
que l’on peut faire autre chose et comment y parvenir. Montrons les
objectifs et le rôle des autres partis politiques pour faire réfléchir à
cette réalité : seul notre Parti propose une alternative pour changer
vraiment de politique. Le rôle d’un parti politique révolutionnaire est de
mener toutes les batailles politiques. La Présidentielle est une grande
bataille politique.
Le Secrétaire National Tonio Sanchez :
La discussion a fait ressortir que nous avons
avancé ces derniers mois. Nous avons noué des contacts, fait des adhésions,
autant de preuves que notre activité est en développement.
Il a souligné l’importance d’avoir eu ce débat
politique qui a montré combien il est décisif pour nous de mener partout le
débat politique, d’avoir une expression politique claire, de bien montrer
les objectifs du capital et de son gouvernement, de développer nos
propositions, la perspective que nous proposons.
La discussion a également montré combien il est décisif
d’aller à la rencontre des salariés, des jeunes, de débattre, d’appeler aux
luttes et d’y être présents, de développer notre Parti et notre influence.
La 1ère étape proche, est la journée de grèves et de
manifestations du 31 mars, qui devrait être une étape importante de la
lutte contre la politique du MEDEF et de son gouvernement.
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