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Ce rapport est centré sur les élections régionales,
les propositions de
notre Parti et le développement de son activité.
1°/ - Les enjeux
des régionales
Un mot sur le climat politique. Tous
les chiffres sont au rouge. La politique de Hollande a aggravé
la crise. Le chiffre du chômage a grimpé continuellement en 3
ans, passant de 2 800 000 à
3 500 000 ; l’austérité règne en maître, avec le
pacte de responsabilité, la loi Macron, les 275 milliards
donnés aux patrons.
Le mécontentement est généralisé
mais pas de débouchés politiques véritablement alternatifs. La
responsabilité des maux est reportée sur le capitalisme, dont les
dirigeants du PS et leur gouvernement sont les serviteurs
zélés. Voir la montée de
la droite et surtout du FN avec le rôle de diversion du PCF, de
Mélenchon qui prônent un capitalisme autrement.
Cela ouvre un espace réel à notre
Parti. J’y reviendrai.
Autre toile de fond en lien étroit
avec les enjeux de
classe des régionales. C’est l’offensive tous azimuts du capital pour remodeler, transformer, faire glisser la société française dans un
sens plus réactionnaire que jamais.
La réforme administrative (loi NOTRE)
s’est faite à l’initiative de la classe capitaliste pour les
seuls intérêts des multinationales françaises et
internationales. Réforme qui s’inscrit dans les diktats de l’UE
et veut transformer l’espace territorial français sur le modèle
des länders et des États américains pour casser le cadre
national de luttes : salaires, conditions de travail,
contrats, horaires etc. C’est l’affaiblissement considérable et
continu de la souveraineté nationale.
-
les régions deviendront le cadre économique de
développement → : abandon d’une
stratégie économique nationale au profit de métropoles
régionales dans le cadre de l’UE.
-
Le capital n’attend pas puisqu’il a déclenché une
offensive pour, conjointement avec l’enjeu des régionales,
exploiter toujours plus les travailleurs : attaque
généralisée contre le Code du Travail, attaques contre les
services publics, santé, éducation, Postes et leur caractère
national.
A cette stratégie du capital
pleinement relayée par tous les Partis et appuyée par les
syndicats jaunes CFDT en tête et les positions d’accompagnement
de la CGT, le Parti Révolutionnaire –COMMUNISTES – a un rôle
irremplaçable pour défendre
les conquêtes sociales et le cadre national de luttes,
le plus favorable pour le développement de la lutte de classes,
pour faire grandir l’alternative révolutionnaire.
C’est là le sens
de nos listes et de notre bulletin de vote pour les listes
« Communistes ».
2°/ -
Positionnement des partis politiques
Tous les partis du capital (PS – Les
Républicains – FN) inscrivent leur action dans le cadre voulue
par la réforme territoriale.
A cette fin, ces partis opèrent une
diversion majeure en occultant totalement les enjeux des
régionales. A droite et à l’extrême-droite, c’est actuellement la question des
réfugiés, de l’immigration « sauvage » qui est mise
en avant.
Au PS, on va essayer de limiter la perte prévisible de la
majorité des régions qu’il dirige, en parlant abondamment d’un
« redressement » (sic) opéré et le retour de la
croissance (re sic !).
Au Front de Gauche, ces différentes
composantes connaissent crise et divisions. Les illusions
placées sur Syriza et l’échec une fois de plus du réformisme
montrent où conduit la stratégie d’un autre capitalisme
« social » et « humain ». Mélenchon croit
contourner le problème en prônant le plan B et la sortie
possible de l’euro et prône l’alliance avec les écologistes y
compris sans le PCF.
Pierre Laurent
(« président » ont scandé des militants à la fête de
l’Huma, ce qui prouve que là comme chez les autres, les
régionales ne sont vues que dans la perspective de 2017 !)
appelle à une large coalition « avec les Verts, les
Frondeurs du PS pour
construire un rassemblement « Anti-austérité ».
Mais comme en Grèce, la lutte contre
l’austérité est indissociable de la lutte contre le capital
pour abattre historiquement le capitalisme, sa propriété
monopoliste et son État.
La politique de Hollande et la
déception engendrée ouvrent un espace politique important pour
les tenants de l’alternance.
Lors des dernières consultations, le
FN a progressé dans les couches populaires et chez les jeunes.
Les campagnes du PS et du Front de Gauche à caractère
moralisantes, culpabilisantes, sociétales, ne résolvent rien.
L’idée est forte qu’après
« avoir essayé la droite puis la gauche » … pourquoi
pas le FN ? Le rappel historique du régime de Vichy n’est
pas parlant aux jeunes générations dans un pays où la mémoire
historique sur la Résistance surtout communiste n’est pas
cultivée. Il faut s’attaquer au FN comme parti du capital, de
la relève pour les monopoles en cas de rejet de la droite et du
PS.
FN Parti du
capital : quelques illustrations.
Le FN connu pour sa prétendue
défense de la souveraineté nationale, pour ses diatribes contre
« Bruxelles » et « l’euro », dans le cadre
des régionales, annonce s’inscrire dans la « région
stratège économique » ce qui va précisément dans le sens
des intérêts des multinationales et de l’UE.
Il
se prononce pour la « libre entreprise »,
l’allongement du temps de travail avec le passage aux 39 heures
(payées 39 sauf dans les PME et les entreprises en difficulté),
pour les aides financières régionales aux entreprises notamment
les PME, pour la refonte du Code du Travail.
Le Fn se prononce pour la
collaboration de classe, en exigeant une réforme des syndicats,
pour les « intégrer à des logiques de concertation avec le
patronat », il s’inscrit dans la baisse du coût du travail
avec sa proposition de diminution des charges de cotisations
sociales. Il veut la
disparition de l’ISF (impôt sur la fortune) et… «
l’intolérable pression fiscale sur les entreprises ».
Le FN aux Parlements français et
européens a voté toutes les mesures d’austérité et les lois de
régression sociale. Dans
ses municipalités, les économies sont réalisées par la
réduction des budgets sociaux : crèches, bibliothèques,
cantines scolaires, transports, aides sociales diverses.
Il faut rappeler tout cela pour
démontrer aux électeurs dans le désarroi que le FN est un défenseur des intérêts capitalistes et
du renforcement de l’exploitation.
Notre bataille
pour faire mesurer l’enjeu de ces régionales est décisive... Il
faut que notre Parti, avec ses moyens, contribue à la
remobilisation politique de notre peuple. Tous les autres Partis
éludent les enjeux réels pour mieux tromper les
travailleurs. A
l’intérieur de tous ces partis, ce ne sont que grenouillages,
coalitions montées de toute pièce, débauchage pour servir les
ambitions personnelles et la lutte pour les postes, dans la
lutte concurrentielle pour les présidentielles.
3°/ - La campagne
de notre Parti
-
L’unification de Communistes et de l’URCF en un seul
parti révolutionnaire va permettre d’avoir des listes dans
plusieurs régions mais partout nous ferons campagne avec les
bulletins de vote « Communistes ».
-
Seuls nous en dévoilerons les enjeux et a fortiori les enjeux
de la bataille de classe.
L’engagement militant porte ses
premiers fruits : le travail remarquable de la cellule de
Loire Atlantique au CHU,
est à mettre en avant, les camarades nous donneront les
précisions nécessaires.
Plus de 110 personnes ont été contactées, la liste est
quasiment close, de plus la parité est respectée.
-
Dans le Calvados et le Centre, les choses avancent.
-
En région
parisienne le travail de prospection a commencé, mais des
sympathisants contactés acceptent d’être candidats.
Dans l’Aude qui part dans une
bataille difficile, tout
est engagé jusqu’à fin
octobre pour le dépôt d’une liste.
-
Il y a quelque chose qui bouge. Nul doute que nous aurons
des informations supplémentaires sur la campagne en cours.
La réunion
publique nationale du 7 novembre revêt une grande importance
pour mobiliser l’ensemble du Parti, faire connaître les enjeux,
nos propositions et l’atout majeur pour les travailleurs et le
pays que constitue un parti révolutionnaire unifié.
Une réunion publique qui nécessite
que chaque département fasse le maximum pour la venue nombreuse
de communistes, de travailleurs qui cherchent une réponse et
une issue à leurs difficultés
Tout le Parti doit être en ordre de
bataille pour la réussite du 7 novembre et pour les régionales
– il faut tenir partout des
réunions dans les départements –– collecter les
candidatures des présents, se partager le travail pour
contacter les autres membres du Parti, les sympathisants, les
lecteurs de nos publications avec une attention particulière
pour les syndicalistes attachés au syndicalisme de classe,
mener la bataille financière pour la souscription des membres,
des sympathisants, de nos collègues de travail.
Avec ces élections, nous entrons dans les travaux
pratiques de l’unification, en apprenant à militer côte à côte,
les premiers échos sont positifs. Les réunions de direction, de
départements se déroulent bien : homogénéité et unité
politique.
L’atout principal de
l’unification est d’avoir su impulser un Parti marxiste-léniniste tourné vers la défense exclusive des
intérêts des travailleurs et du pays.
Bien sûr, il reste à surmonter
certaines différences organisationnelles et de fonctionnement
mais nous les surmonterons par le travail et l’échange pour
remplir pleinement notre rôle de Parti révolutionnaire. Nous
avons tous cet objectif.
Pour la campagne : les
militants utiliseront notre matériel politique : articles
parus dans l’Hebdo et dans Intervention communiste, rapport au
BN d’août, tracts et professions de foi à distribuer dans les
quartiers populaires et entreprises.
Dans la campagne : les
militants plus largement qu’au Congrès vont pouvoir se
connaître. On présentera nos listes et propositions. Moment
important également pour faire connaître notre Parti.
La venue des adhérents,
sympathisants mais aussi des syndicalistes est très importante.
Notre Parti aux
régionales contre l’offensive du capital
La Campagne est à relier au
combat contre l’offensive brutale du capital.
Les questions du Code du
Travail, des
privatisations des services publics (Éducation, Santé, Postes,
Énergie) des aides publiques au capital sont parties
intégrantes de notre campagne exprimée à travers notre presse
et nos tracts.
Objectif aux Régionales pour
le capital: contourner le cadre national qui régissait nos
conditions de travail, salaires, temps de travail et de
carrière pour y substituer un cadre de branches ou
d’entreprises. Cet objectif s’accompagne tout de suite de
mesures antipopulaires et antisociales prônées par le MEDEF et
relayées par les médias et le gouvernement.
C’est l’attaque frontale contre le
Code du Travail préparée depuis des mois. Cf. Macron
devant le MEDEF, le rapport Combrexelle, l’article de Michel
Noblecourt dans « Le Monde » et Gattaz qui déclare
« le gouvernement qui réglera ce problème entrera dans
l’histoire ».
Effectivement, c’est un pan
important des conquêtes sociales qui est dans la visée du
capital.
PS et CFDT relaient les exigences
patronales sur la
« lourdeur et illisibilité du Code du
Travail » et appellent au « partenariat
social ».
Sans attendre la réforme (en fait la
disparition du Code du Travail) le patronat s’inscrit dans le
renforcement de l’exploitation : les accords/consultations
des salariés pour sauver les emplois avec abaissement des
salaires et allongement du temps de travail.
Accord qui ne règle rien :
Bosch-Continental l’a montré au détriment des travailleurs.
Les enjeux avec la réforme
territoriale avec
l’attaque contre le Code du Travail, sont clairs : faire baisser le « coût » du
travail, baisser les salaires, limiter les
droits de défense et garanties sur l’emploi et les
rémunérations des travailleurs, elle vise à donner les droits
aux seules entreprises.
Hollande a déclaré « Il faut
une meilleure adaptation du droit du travail à la réalité de
l’entreprise ». Donc, la nécessité d’appliquer des droits
variables selon les entreprises !
Tout cela a été précédé et
accompagné d’une vaste campagne (guerre) idéologique, en lien
direct avec le grand capital.
Le livre de Badinter et Lyon-Caen
qui va diffuser l’idée d’un Code du Travail trop lourd,
« illisible » qui ne devrait retenir que 50 grands
principes. Ensuite Terra-Nova un think-tank du PS dirigé par
Chérèque (ancien dirigeant de la CFDT) prend position pour
alléger le Code du Travail avec comme pivot le « dialogue
social » fondé sur des « dispositifs d’ordre
public » renvoyés aux négociations entre partenaires
sociaux dans l’entreprise. Primauté de l’accord d’entreprise
sur l’accord national.
Des dérogations seraient possibles
par branche. Ensuite c’est le rapport de la Commission
Combrexelle qui avait dans le passé commis deux tentatives de
mise en place de décrets légalisant le travail à la tâche sans
durée légale du temps de travail, mesures annulées par le
Conseil d’État !
Dans cette Commission
siégeaient des représentants des monopoles suivants :
Lafarge, Thalès, Onet, Euronext, des membres de cabinets de
ministres UMP ou PS …, Jean-Dominique Simonpoli, ancien
secrétaire général de la fédération CGT des banques devenu
directeur général de l’association « Dialogues » et
Tiziana Treu, ancien ministre italien qui a détricoté le Code
du Travail dans son pays !
Le résultat est salué par la presse
capitaliste. Le
« Monde »
salue « la révolution culturelle du rapport
Combrexelle ». La ligne générale étant « de faire
prévaloir les accords collectifs sur les contrats de
travail », de réintroduire de fait le « SMIC
jeune » cher à Balladur.
Valls annonce que
la loi sera votée avant l’été et prétend ne pas toucher au temps de travail, aux
salaires, aux conditions de travail … Ce sont des propos
démagogiques car justement la primauté des accords d’entreprise
ou de branche sur les droits liés à un Code du Travail, c’est
la mise en place d’une variable d’ajustement entre salariés,
l’avènement des inégalités de droit entre eux.
Tout cela pour prétendument
faciliter la création d’emplois. La réponse cruelle pour les
salariés est dans les chiffres avec l’explosion du chômage,
depuis la refonte du Code du Travail sous Sarkozy depuis 2008,
depuis l’adoption du Pacte de Responsabilité du MEDEF, par
Hollande et la CFDT.
Parallèlement et conjointement, a eu lieu la consultation des
salariés de SMART (Daimler-Benz) sur fond de chantage au
maintien de l’emploi alors que le groupe a réalisé 41 % de plus
de profits.
Là aussi, l’objectif est de baisser
le salaire réel en travaillant plus pour renforcer la
compétitivité face à la concurrence. Pour cela travailler 39 h
payées 37, renoncer à des jours de RTT !
56 % de OUI à la proposition
patronale. Mais les résultats montrent que 61 % des ouvriers
ont déposé un bulletin NON et que CGT et CFDT relaieront ce
refus.
Quelques
réflexions sur le rapport de forces capital/travail.
L’offensive
capitaliste est le résultat des reculs importants du
syndicalisme de classe qui a donné la primauté à la négociation
entre « partenaires sociaux à coups de propositions »
au détriment de la construction préalable d’un rapport de
forces par les grèves nationales.
Mais il faut aussi
être attentif à ce qui bouge. Dans les réunions CGT grandit
cette idée : pourquoi ne parle-t-on jamais et ne
s’attaque-t-on pas au capitalisme en tant que responsable des
maux ? La colère et le mécontentement grandissent
particulièrement chez ceux qui ont cru aux promesses de
Hollande.
La préparation du Congrès CGT incite
aussi à la réflexion et au débat sur la stratégie. Martinez le
secrétaire général de la CGT déclare (Libération 16/09) :
« on nous vend le Pacte de Responsabilité comme la panacée
mais depuis 2013, c’est beaucoup d’aides pour les entreprises
et rien pour les salariés… » .
Mais que propose-t-il par rapport à
ce constat accablant : « actuellement
on est davantage dans le monologue social que le dialogue. Le
gouvernement n’a pas tiré les leçons de l’échec de la dernière
négociation entre partenaires sociaux ; qu’il commence par
revoir les modalités pour qu’on ne discute pas toujours d’un texte écrit par le patronat.
Quant au prochain rendez-vous (…) si c’est pour casser le Code
du Travail, on n’ira pas. Mais si c’est pour parler des
salaires ou des 32 heures on ira en courant ».
D’une certaine
façon, Martinez essaie de capter le mécontentement, mais
syndicalisme d’accompagnement oblige, il avoue son impuissance
(comme si l’ordre du jour dépendait du seul gouvernement) et son refus d’une stratégie
nationale de luttes et grèves.
La méthode éprouvée, la seule
pour stopper l’offensive du capital, c’est la voie des luttes
et grèves avec pour mot d’ordre « pas touche au Code du
Travail », « stop aux cadeaux aux
patrons ! », voie que nous populariserons aux
régionales en saluant et prenant appui sur toutes les
résistances comme celles des ouvriers de SMART, des postiers et
de nombreux autres qui luttent contre les suppressions de
postes et la répression des personnes de santé et du secteur
éducatif dont il faut coordonner les luttes.
La politique internationale du
gouvernement est dictée par les mêmes impératifs capitalistes.
Autour des réfugiés se livre une formidable diversion politique
de la part des partis du capital lors des régionales. Rappelons
la réalité. Ce sont les guerres impérialistes conduites par les
États-Unis, la France etc. qui ont déstabilisé le Moyen-Orient.
Guerres qui ont pour but le contrôle des ressources économiques
et la mise sous tutelle des pays concernés.
La destruction de
l’État libyen, la guerre civile internationalisée contre la
Syrie d’Assad, la politique de colonisation et de guerre
d’Israël contre le droit fondamental du peuple palestinien à un
État libre et indépendant, l’agression de la Turquie contre le
peuple kurde, le pillage économique des ressources de l’Afrique
par les multinationales françaises et autres poussent des
millions de gens à fuir les guerres et la misère.
Nous disons NON
aux guerres menées par l’impérialisme français et l’OTAN y
compris les bombardements en Syrie. Nous exigeons le retrait
des corps expéditionnaires.
On nous parle de la
« générosité » de l’Allemagne, Valls vante celle de
la France. Ici nous ne parlons pas de l’opinion publique mais
des buts des gouvernants.
Ces derniers servent uniquement les intérêts de leur oligarchie
financière.
Les monopoles pourront s’emparer
plus facilement des ressources (pétrole, gaz …) avec des pays
exsangues, vidés de leur population. Les réfugiés pourront
également constituer une main-d’œuvre à bas prix. Les
migrations accompagnent la révision totale des accords
impérialistes Sykes-Picot qui ont tracé les frontières
actuelles pour se repartager à nouveau le Moyen-Orient dans
l’intérêt des grands pays impérialistes occidentaux, des
puissances régionales (Turquie, Israël) des monarchies
pétrolières.
Seul notre Parti dénoncera cette
politique de guerre du capital en reliant cette dénonciation à
la nécessité de la lutte revendicative avec une politique de
paix et de coopération.
Les propositions
aux régionales du Parti Révolutionnaire –COMMUNISTES –
La Nation forgée par le capitalisme
ascendant et davantage les droits démocratiques et sociaux des
travailleurs conquis par les luttes de classe sont devenues des
entraves aux yeux du capital pour assurer le profit maximum,
pour assurer la compétitivité des monopoles français.
La réforme territoriale (13
régions) permettra l’adaptation économique, financière,
politique du territoire aux exigences et besoins du capital mis
en œuvre à l’échelle européenne par l’UE. La casse accentuée de
la souveraineté nationale par la promotion de régions
« stratèges économiques » va de pair avec la casse du
Code du Travail qui fait de l’entreprise (et non les accords
nationaux) à l’échelle du pays, le pivot des conditions de travail
et de salaires.
Les régions nouvelles et les
métropoles seront ainsi directement connectées et
interdépendantes de la stratégie d’expansion des
multinationales impulsée par l’UE. On le mesure également dans
le micro nationalisme de certaines bourgeoisies comme en
Catalogne, dans les Flandres, en Italie du Nord pour s’inscrire
dans la division internationale du travail prônée par l’UE.
Ces nouvelles régions
« stratège économique » assureront de nouvelles aides
publiques massives aux entreprises, l’augmentation des taxes et
impôts, sur fond de réduction des dépenses publiques.
Il y aura détournement accentué et
accaparement de l’argent public par le capital. Une des
conséquences sociales majeures c’est la fin de l’égalité des
droits, certes formelle des travailleurs, l’inégalité des
régions selon qu’elles seront ou non des pôles européens. Mais partout les travailleurs seront
exploités de manière accrue et victimes, seuls les capitalistes
industriels et agraires seront les bénéficiaires de cette réforme.
Les propositions de notre Parti qui
seront enrichies par le débat au CN, nous devons, sur toutes
les questions, à
l’affrontement capital/travail. Comme nous l’avons dit au début
du rapport, pour notre Parti, nous nous engageons dans une
bataille de classe à ces élections contre le capitalisme et son
offensive.
Bataille qui doit poser la question
des moyens économiques spoliés par le capital (275 milliards
d’aides publiques, 80
milliards de fraude fiscale, les richesses produites pillées
par l’exploitation).
Contrairement à ce que prétend le
PS, l’argent existe pour satisfaire les besoins et
revendications. Contrairement à ce que dit le PCF, ce n’est pas
par l’utilisation autrement du crédit ou de la BCE mais par le
développement d’un puissant mouvement de luttes et de grèves.
De même dans la
lutte contre l’UE, les propositions visant à sortir de l’euro,
la construction d’un pôle des pays du Sud contre l’Allemagne
sont d’autres solutions capitalistes mais ne permettront pas de
satisfaire les revendications.
On ne peut lutter efficacement
contre l’UE sans lier ce combat à la perspective historique de
renversement du capitalisme.
Avec les régions, le capital veut
affaiblir les droits, poursuivre les privatisations. Nos
propositions vont lier défense de la souveraineté nationale
(commune – département)
et revendications sociales.
-
défense des droits et du Code du Travail,
(statuts, salaires, conditions de travail) du cadre national de
luttes (mis à mal aussi par les syndicats inscrits dans les
régions stratèges).
-
défense des travailleurs en lutte contre
les suppressions de postes et d’emplois et les conséquences des
restructurations, la baisse des budgets sociaux.
-
pour la défense et le
développement des services publics notamment de proximité
(postes, EDF, transports, santé, écoles, crèches …) et contre
les fermetures de sites.
-
Nationalisation des monopoles casseurs
d’emplois, actions pour défendre et développer les emplois
industriels.
-
défendre le caractère national
et public de la santé et de l’éducation dans le collimateur de
la réforme régionale.
-
développer notre voie révolutionnaire pour
une véritable alternative populaire : pour abattre le
capitalisme par l’appropriation sociale par le peuple des
moyens de production et d’échange (nationalisation sans
indemnisation des monopoles avec gestion démocratique) et
transfert du pouvoir d’État à la classe ouvrière et aux
travailleurs par une révolution anticapitaliste.
Enjeux de classe, propositions et
dénonciation des partis du capital et de la stratégie des
multinationales, tels sont les axes de la campagne que notre
Parti va mener partout dans le pays !
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