|
* Le Comité National a pour objectif de faire
le point sur la situation politique et sociale et d’examiner l’avancement
du parti dans la perspective des élections du printemps.
Une compétition électorale
est ouverte depuis longtemps pour nos adversaires.
Le capital pour se
maintenir doit agiter tous les éléments politiques à sa solde, en créant la
confusion et le repli sur des solutions simplistes et nuisibles. Ses
solutions on les connaît : la surexploitation et/ou la guerre.
L’histoire démontre cette affirmation et la crise actuelle le prouve :
le capital pour sa survie doit aller plus loin et le plus rapidement
possible. Conséquence, la situation globale s’est aggravée pour le peuple.
Toutes les forces
du capital sous toutes ses formes s’emploient à dévoyer, à détourner le
mécontentement qui s’approfondit. Nous sommes confrontés à cette situation
où la pensée unique, véhiculée par les médias omniprésents, est orientée
vers le renoncement voire le ralliement.
Il y a 5 ans
Sarkozy prématurément usé servait de repoussoir, il était le prétexte du
ralliement de la gauche à Hollande. Ce dernier, « ennemi de la
finance » le temps d’un meeting, puis élu, mettait en place quelques
mois plus tard une attaque frontale et coordonnée contre le monde du
travail avec comme bouquet final la loi El Khomri. Aujourd’hui en bon valet
Hollande ira jusqu’au bout des besoins de ses mentors du capital et de la
finance. Il a servi il est usé, il lui faut un remplaçant pour poursuivre
dans la même voie, et plus loin.
Le cirque
électoral est donc en place :
- à droite les chamailleries
pour désigner le remplaçant tournent à plein régime. La surenchère des
prétendants est à la mode : âge de la retraite 67 ans, disparition de
la fonction publique, salaires droit syndical, emploi, le tout passe à la
moulinette du capital. Le MEDEF regarde avec gourmandise d’autant plus qu’à
sa gauche il n’a vraiment pas grand-chose à craindre, la preuve par le
quinquennat de Hollande. Il vient d’ailleurs de présenter ses exigences
pour les élections présidentielles.
- les socialistes dans leur
pseudo diversité pour couvrir tous les terrains cherchent un sauveur pour
faire illusion le temps d’une campagne et dans l’éventualité d’une
recomposition politicienne si nécessaire (voir Macron et autres
socialistes).
- les écologistes (ceux qui ne
sont pas ministres) se préparent à justifier un ralliement derrière le
PS et contre le FN sur fond d’union sacrée.
- le FN opportunément discret
justifie son utilité politique et stratégique pour les besoins du
capital : politique : il servira le moment venu;
stratégique : il sera le
repoussoir pour justifier un éventuel vote pour le candidat de droite ou réformiste
au 2ème tour. L’hypothèse avancée par les sondeurs d’un duel Juppé (ou
Sarkozy) / Le Pen illustre bien cette stratégie « d’union
sacrée » contre le Front National, repris par l’ensemble des partis.
La candidate du FN
n’a, elle, pas grand-chose à dire ou à faire, la situation dans le pays est
telle, le mécontentement est si profond qu’elle n’a qu’à attendre ;
D’autant que les discours démagogiques du FN sur la « défense des
laissés pour compte de la société » sont largement relayés par les
médias. Le programme du FN qu’il vient de faire paraître est clair :
c’est l’accumulation de mesures qui vont toutes dans les sens de
l’intérêt du capital contre les
salariés et leurs organisations, contre le peuple. Nous nous exprimons dans nos articles sur les positions
politiques du Front National. Nous démontrons que le FN comme tous les
autres est un parti au service du capital.
- le PCF poursuit sa voie
réformiste. Il est à la recherche d’un candidat de « très large
rassemblement » sans dire pourquoi faire, il est sur la même ligne
politique que Mélenchon sur le « partage des richesses », il est
même prêt à rallier les propositions de Montebourg.
Tous ceux-là ne
remettent pas en cause le capital, tous sont prêts à le gérer, à
l’aménager. Ils créent des illusions en proposant des impasses politiques,
c’est le propre du réformisme.
- Macron, la dernière découverte
du capital, représentant de la haute finance dont il a défendu les intérêts
chez Rothschild et au gouvernement vient de se déclarer candidat. Il a
présenté son programme. Pour lui la flexibilité a un sens, ainsi la semaine
de travail pourrait varier de 32 à 39 heures. La retraite pourrait être à
la carte entre 60 et 65 ans (à quelles conditions?). L’UNEDIC pourrait être
prise en main par l’état comme la sécu. Elle échapperait ainsi à ceux qui
cotisent : les salariés. Il préconise aussi l’autonomie des
établissements scolaires dès le primaire. Bref, un programme où tous ceux
qui servent le capital peuvent se rejoindre.
- Mélenchon,
porte- parole un temps de Tsipras, devenu plus discret depuis sur le sujet,
prône pourtant les mêmes solutions que ce dernier. La répartition des
richesses serait la mesure phare. Il suffirait de demander au capital
d’être moins gourmand et plus partageur ! On évite ainsi le débat sur
la lutte des classes, l’antagonisme capital/travail qui est au cœur de la
situation. Bref, là encore la social-démocratie joue son rôle pour dévoyer
le mécontentement.
Ce mécontentement
qui a du mal à s’exprimer politiquement est à un niveau rarement atteint
depuis quelques décennies. Les sondages en témoignent. Ils expriment
essentiellement le ras le bol de la politique actuelle et le manque de
perspective pour en sortir.
Rien ne va plus.
Tous les aspects de la vie quotidienne sont affectés par l’austérité :
chômage, pouvoir d’achat, santé... Le Secours Catholique vient de publier
des chiffres éloquents : en France 9
millions de personnes en-dessous du seuil de pauvreté dont 3
millions d’enfants et 1,5 million de jeunes entre 18 et 30 ans. Toute une
génération ! L’évocation des problèmes débouche sur de fausses solutions dont tous ces
partis sont responsables et qui ne dérangent pas le capital :
abstention, vote FN, ou vote du
moins pire. Nous sommes les seuls à offrir une autre voie, nous devons
combattre ces fausses solutions, être présents sur le terrain avec nos
propositions.
Cela nous amène
sur le terrain des élections.
Dans la vie
politique de notre pays les périodes électorales sont traditionnellement un
temps fort où la population est plus réceptive. C’est un fait, un constat
que nous avons tous fait. Nous savons que les élections n’ont rien de démocratique, que les dés sont
pipés et que tous les obstacles sont dressés contre notre participation.
Nous savons que chasser le capital, lui arracher le pouvoir économique et
financier, le pouvoir politique, passe par la lutte politique quotidienne.
Mais nous l’avons constaté nous arrivons à nous faire entendre et à avancer
nos solutions en rencontrant les salariés et la population. Sur le terrain
électoral, nous sommes les seuls à offrir une perspective véritable aux
électeurs déboussolés, Nous leur
permettons ainsi de ne pas tomber dans le piège de l’abstention, d’exprimer leur exigence de changement,
de ne pas tomber dans le piège du vote FN
ou de ceux qui à leurs yeux représentent le moindre mal mais qui en
réalité mènera aussi à l’aggravation du mal.
On entend de plus
en plus la petite musique du « ça va mieux » du « on est sur
le voie du redressement avec les mesure prises donc poursuivons dans
cette voie ». Les chiffres du chômage qui diminueraient, ceux du pouvoir d’achat qui augmenteraient,
les créations d’emploi qui seraient en hausse sont des chiffres tronqués
interprétés à la sauce médiatique et partiels. Ces manipulations des
tenants du pouvoir ne trompent personne et surtout pas ceux qui souffrent
au quotidien du chômage, de la pauvreté, de la précarité, de ce recul
organisé de la société. Quant aux derniers chiffres qui nous annoncent la
création de 52000 emplois au 3ème trimestre rappelons que 80 % de ces
« créations » sont des emplois intérimaires. Bien sûr sont
occultées les 33000 disparitions d’emplois en un an dans l’industrie. Ces disparitions dans l’industrie durent
depuis 62 trimestres (plus de 15 ans) sans discontinuer. Pour embrouiller
les chiffres, et s’attaquer davantage au contrat de travail, ils ont
inventé une nouvelle catégorie pour les statistiques : « les CDI
intérimaires ».
Faire le constat
de cette situation sociale est nécessaire et nous devons argumenter sur les
causes et sur nos solutions. Les moyens existent pour faire autrement. Des
masses considérables d’argent sont là pour satisfaire les besoins. Des
milliards sont détenus par quelques-uns. La bourse se porte bien.
Au premier
semestre les seules entreprises du CAC 40 ont dégagé plus de 42 milliards
de profits, soit 11 % de plus sur la même période qu’en 2015. Ces
profits sont en grande partie versés aux actionnaires ou utilisés dans la
spéculation – 275 milliards en 2015 ; en tout cas loin des
investissements, très loin des salaires de ceux qui ont créé en 2015, 2500 milliards de richesses. Ces quelques
chiffres très utiles pour démontrer que nous avons raison de nous attaquer
au capital.
Devant cette
situation sociale désastreuse pour la population les organisations
syndicales ont organisé, sous la pression des salariés et tardivement, la
riposte contre la mal nommée « loi du travail » ; une
attaque contre le code du travail en préparation depuis des années et qui
répond totalement aux exigences du MEDEF.
Le printemps a été
celui de manifestations et de grèves nombreuses et puissantes. Ces manifs
soutenues par 70 % de la population ont été combattues par la droite
l’extrême droite et le MEDEF. A leurs côtés, le pouvoir socialiste utilise
l’appareil d’état avec la police et la justice pour casser le mouvement.
Cette répression policière et juridique vise particulièrement ceux qui
luttent et les militants de la CGT. Chez Goodyear et Air-France nos
camarades ont été présentés comme les pires délinquants par le gouvernement
avec la complicité tapageuse des medias, bien sûr.
Cette répression
du pouvoir socialiste approuvée par la droite et le FN n’a pas faibli, au
contraire : 160 procédures sont en cours. De son côté Valls annonce la
prolongation de l’état d’urgence jusqu’aux élections. Preuve que les forces
du capital et ses serviteurs craignent plus que tout la mise en mouvement
des salariés et du peuple.
Dès la rentrée,
malgré les manifestations du 15 septembre, FO a bien sûr sonné la fin des
hostilités s’en remettant aux décisions de justice suivie de près sur ce
terrain par la CGT. Cet abandon du terrain des luttes par les
confédérations réjouit le MEDEF et pose la question de la permanence des
luttes, de leur coordination, de leur unité.
A propos des
syndicats notons qu’un « sommet
social tripartite » s’est tenu récemment. Siègent à ce sommet
social :
- les institutions
européennes dont le président de la commission européenne Junker
- 3 organisations
patronales dont « Business Europ »
- et le secrétaire
général de la CES, l’organisation qui regroupe la quasi totalité des
syndicats européens, dont les syndicats français.
Ce sommet s’est
terminé par une déclaration commune du secrétaire général de la CES et du
directeur général de Business Europ (responsabilité assumée par Sellière
entre 2005 et 2009.
Cette déclaration
intitulée « politique industrielle de l’UE : il est temps
maintenant d’avancer » est un modèle du genre dans la collaboration de classe. C’est un
appel à agir ensemble, salariés, patrons et politiques.
Décidément la CES
est une machine à intégrer le salariat pour qu’il participe à son
exploitation aux grands profits des patrons. Le problème c’est que la
confédération CGT a rejoint cette organisation il y a quelques années au
prétexte de faire bouger les choses.
Aujourd’hui on constate sur le fond que c’est la CGT qui a bougé au
détriment de la lutte des classes et des salariés. Quant-à la CES, sa
discrétion pendant les actions du printemps en France a été remarquée.
Les périodes
électorales sont propices aux promesses et aux illusions - illusions
d’ailleurs souvent entretenues par les confédérations. Rappelons-nous de
l’appel à battre Sarkozy en votant Hollande il y a 5 ans. Ces périodes
entraînent des attitudes attentistes.
Mais aujourd’hui
on peut constater que les luttes se poursuivent.
Dans la santé, la
journée nationale d’action du 8 novembre à l’appel des 16 syndicats a été
d’une ampleur inégalée depuis 25 ans. Les personnels de santé ont agi pour
des embauches, l’amélioration des conditions de travail, contre la
réduction des dépenses de santé et la défense de la sécu.
Les agents des
finances publiques étaient dans l’action le 15 novembre. A ITV, 31 jours de
grève avec une participation de 80 % du personnel. A noter, Bolloré
propriétaire de ce média est une des plus grosses fortunes de France. C’est
d’ailleurs un aspect du conflit posé par le personnel : quelle
indépendance ont les journalistes quand ils exercent dans un média qui
appartient à un milliardaire qui
dicte la ligne éditoriale. Débrayages à la fonderie de Bretagne (filiale
Renault). A La Poste, divers
mouvements pour le maintien de bureaux de poste. Dans la police où des
problèmes de salaires, de conditions de travail sont légitimement posés.
Chez les agents de sécurité, un secteur où il est difficile de s’organiser
et de se battre. Chez les producteurs de lait contre Agrial dans la Manche,
et chez Yoplait au Mans. Appel à la grève chez les lycéens le 17 novembre.
Dans l’actualité
économique, après l’échec des discussions, c’est Hollande cette fois qui
revient à la charge et veut que les « négociations » sur l’UNEDIC
reprennent. Le MEDEF reste sur ses revendications, il est vrai qu’il
dispose de « partenaires sociaux » pour négocier à sa convenance.
Contrairement aux idées véhiculées seulement 8 % des petits boulots
débouchent sur un emploi stable.
Selon le ministre
de la santé le budget de la sécu ne doit pas être déficitaire. « Les
économies » vont donc se traduire par des coups portés à la qualité
des soins par des restrictions de tous ordres, (soins, examens médicaux,
séjours écourtés dans les hôpitaux et la baisse des personnels etc...
La Hollande
s’achemine vers la retraite à 67 ans en 2021, l’Allemagne aussi en 2029.
Les privatisations
des aéroports se poursuivent. L’état vend 60 % de ses parts à Nice et
Lyon. Peugeot continue de délocaliser. Cette fois c’est la fabrication des
moteurs en France qui est éparpillée un peu partout en Europe et dans le
monde. Rappel, l’état possède 14 % de cette entreprise et laisse
faire. Renault est sur la même stratégie. Quant à l’embauche tant vantée de
3000 salariés dans cette entreprise privatisée elle intervient après la
suppression de 8000 emplois en 4 ans. Renault emploie 9000 intérimaires. Là
aussi l’état a encore quelques parts. Marks & Spencer annonce la
fermeture de 7 magasins en France et 517 suppressions d’emplois. Bouygues à
nouveau au tribunal en appel pour l’emploi de 400 salariés polonais dits
« détachés » (en réalité au travail au noir). En première
instance il a écopé d’une amende symbolique.
Chez STX, c’est à
Séoul que se joue le sort de l’entreprise depuis le 11 novembre devant un
tribunal. Plusieurs offres sont faites pour le rachat de Saint-Nazaire.
Les banques et
leurs profits font état de leur bonne santé. Banque Populaire- Caisse
d’Epargne 955 millions. BNP 1,9 milliard. Crédit Agricole 1,4 milliard.
Société Générale 1,1 milliard. CNP assurance 886 millions. .. Et dans
l’industrie Arcelor 1,2 milliard, Alstom 128 millions.
La situation
internationale est marquée par l’élection de Trump aux USA. Trump avant
tout un milliardaire capitaliste qui va poursuivre la politique d’Obama,
voire l’aggraver avec ses effets dévastateurs contre les plus démunis. Une
élection saluée par une spectaculaire remontée des bourses mondiales.
Aujourd’hui, après avoir fait la fine bouche à l’égard de Trump, la plupart
des dirigeants du monde font allégeance. Ainsi, la chef de la diplomatie de
l’UE a organisé une réunion extraordinaire des ministres des affaires
étrangères qui se sont prononcés pour un « partenariat très fort avec
l’administration Trump » Il est vrai que pour Wallstreet le choix
entre Clinton et Trump n’était plus qu’une compétition entre deux styles.
Rien à craindre donc. Cela dit le système électoral est tellement bien
ficelé dans la « plus grande démocratie » que c’est le candidat
qui a eu le moins de voix des électeurs qui est élu (comme Bush en 2000).
« Elu » il l’est comme ses prédécesseurs avec un taux
d’abstention très élevé dans un pays qui compte 46 millions de pauvres, où
avoir un toit, un emploi, pouvoir se soigner sont des privilèges. Enfin,
constat, ce sont entre autres les plus démunis qui ont voté pour un
milliardaire en voulant voter contre le système. S’ils se trompent et sont
trompés, leur vote a une signification politique de rejet du système dans
le droit fil du Brexit en GB. En France le vote Le Pen a cette même
signification pour beaucoup. Marine Le Pen
en félicitant Trump a bien compris la signification de son élection
et le parti qu’elle pouvait en tirer.
D’ailleurs et ce
n’est pas un hasard, les médias, leurs éditions spéciales à répétition, on
aurait pu croire et pu craindre que la France soit devenu le 51ème état des
USA.
Derrière tout ça
la situation internationale est de plus en plus tendue dans toutes régions
du monde. Plus dangereuse encore autour du Moyen Orient ; la Syrie est
sous la menace d’une invasion des USA et de ses alliés. L’Irak,
l’Afghanistan et la Palestine sont autant de risques d’une déflagration
majeure. Avec la Libye et le Yémen toute cette région est donc
déstabilisée, pour faire l’objet, avec l’Afrique d’un repartage du monde
imposé par les états capitalistes pour le profit des multinationales.
Au centre de ces
affrontements inter-impérialistes vivent des peuples qui paient chèrement
le prix du capitalisme. Attentats, exils, guerres, sont le quotidien de ces
populations.
On mesure mieux
aujourd’hui les conséquences de la chute de l’URSS où les chantres de
l’anticommunisme nous annonçaient une période qui serait celle de la paix
et de la prospérité. Le capitalisme triomphant n’a prouvé qu’une chose, son emprise
hégémonique sur la planète a aggravé la situation des peuples, misère,
guerre, surexploitation sont ses seuls résultats.
Les 63 personnes
les plus riches de la planète possèdent autant que les 3,5 milliards des
personnes les plus pauvres. Le capital c’est ça.
Le socialisme est
à l’ordre du jour pour inverser cette situation et répondre aux besoins des
peuples. C’est possible. Il y aura 100 ans en 2017, alors que se déroulait
cette boucherie mondiale qu’était la première guerre provoquée par et pour
le capital, un peuple se libérait de son emprise. Il se donnait les moyens
de créer ce qui fut la deuxième puissance mondiale au service de son
peuple : l’URSS.
On l’a dit et
répété. Ce que nous avons entrepris sera long et difficile. Mais notre
projet de société, nos propositions sont la réponse aux besoins et
aspirations des populations car le capitalisme est incapable d’y répondre.
En arrachant au capital les moyens de production et d’échange, en donnant
les pouvoirs politiques et économiques au peuple, nous ouvrons la voie au
développement économique et social nous offrant une perspective d’un
réel changement de société.
La lutte des
classes n’a jamais cessé, le capital
la mène tous les jours. La collaboration de classe a mené notre peuple dans
l’impasse, on en voit et on en subit les conséquences aujourd’hui. Abattre
le capital par la lutte est donc l’objectif de notre parti. Nous sommes et
serons les seuls à nous battre sur ce terrain, loin de tout marchandage,
compromis ou détournement.
Notre candidat à
la présidentielle, nos candidats aux législatives défendront ces objectifs.
Nous appellerons les électeurs à les soutenir dans cette voie en
s’engageant à nos côtés et en nous donnant les moyens d’aller le plus loin
possible.
Le Renforcement de
notre Parti
Pour situer
l’enjeu politique commencerai par
citer notre brochure « tout montre le besoin d’un grand parti
révolutionnaire à la disposition de la classe ouvrière des travailleurs et
du peuple. Développer un grand parti révolutionnaire est indispensable pour
lutter contre le capitalisme et le vaincre. C’est un chemin difficile, la
bataille est rude la lutte de classe est acharnée, mais depuis notre
création nous avons beaucoup avancé ».
Nous sommes d’
accord sur le fond politique et nos
objectifs. Notre objectif premier doit être axé sur le renforcement
du parti dans tous les secteurs. Nous devons intégrer et faire partager
cette idée dans notre activité politique : renforcer le parti.
Avec la période
électorale notre présence sur le terrain devra tendre vers ce but.
Nous l’avons dit
la période politique est compliquée. Elle est aussi compliquée pour la
population, au travail et dans la vie quotidienne. Que l’on soit salarié,
sans emploi retraité ou jeune, cette
complexité entraîne une méfiance très développée à l’égard de tout ce qui
est politique, nous en connaissons les causes. Et ce climat est créé et
entretenu par le capital, on en mesure tous les jours les effets !
Or nous le disons
notre parti est différent, nous sommes les seuls à proposer à la population
d’abattre le capital. Par conséquent nous refusons toutes les combinaisons
politiques, alliances ou compromis qui aujourd’hui entraînent le rejet de
la politique.
Pour être à la
hauteur de nos ambitions il nous faut améliorer notre fonctionnement,
multiplier nos initiatives et faire participer l’ensemble de nos adhérents.
Ces efforts portent sur les secteurs de la vie politique du parti : finances,
propa, orga, formation.
- la formation : un secteur
essentiel. Former des adhérents, des militants, des cadres est aujourd’hui
impératif pour l’avenir de notre parti.
- les finances : notre
présence dans les élections va nécessiter des moyens financiers très
importants. Cette question doit être prise comme une priorité dans nos
plans de travail pour solliciter la population dans chacune de nos réunions
et de nos initiatives.
- la propagande : un
secteur où nous avons fait de gros progrès (régularité, en prise avec
l’actualité, avec notre hebdo internet, notre journal, nos tracts) mais
pour passer à une autre étape, il est nécessaire d’avoir des moyens
financiers plus importants. Nous sommes lus et nos idées sont utiles et
utilisées au-delà de nos rangs, on le vérifie fréquemment.
- l’organisation : même
niveau d’exigences, car ce sont nos forces, nos militants, le renforcement
est vital pour nous consolider. Un constat, une proposition : nous
sommes absents dans des départements, des villes importantes où des
salariés sont sensibles à nos idées. Ils ont besoin de nous, de ce que nous
représentons. Comment aller à leur rencontre ? Il faut réfléchir dans
ce comité national sur les possibilités que nous avons d’aller investir des
villes où nous avons recueilli des voix à l’occasion des élections
nationales ou locales : Le Havre, Le Mans, Brest...
L’espace politique
que nous voulons occuper est celui de la lute contre le capital. Personne
ne l’occupe et ne l’occupera sauf nous.
Alors comment
continuer à progresser ? Nous sommes à 5 mois des élections.
L’urgence, si ce n’est pas fait est de mettre sur pied un plan de travail
dans les départements :
- diffusions de
nos expressions sur les marchés, dans les entreprises, dans les manifs
- organisations de
rencontres et de meetings
- organisations de
porte à porte
- rencontres avec
des syndicalistes
- contacts avec la
presse (conférences de presse et communiqués)
- collages
d’affiches
sont autant
d’occasions de nous faire connaître. Il est intéressant de faire aujourd’hui le point d’avancement
des initiatives dans les départements et des propositions autour de cet
objectif global de renforcement du parti.
Nous savons que
c’est une bataille politique, une bataille de classe difficile mais en
partant de la réalité du terrain nous voyons aussi nos possibilités qui sont plus
importantes aujourd’hui.
Nous
savons qu’être révolutionnaire c’est être offensif !
° ° °
.
Lire, enregistrer et/ou imprimer ce rapport au format PDF ( 12
pages)
Recommander ce rapport à un (e) ami (e)
Haut
de page
http://www.sitecommunistes.org
|