![]()
![]()

![]()
![]()
Comité National 20-06-2007 – rapport
introductif
Quelle a été la caractéristique de
l’élection présidentielle et des élections législatives ?
Sauf notre parti, tous les autres partis sans
exception se situaient dans un cadre unique : le capitalisme, système
indépassable. Tous, chacun à sa manière. Pourtant l’antagonisme capital - travail
s’est beaucoup approfondi en France depuis 2002 mais rien n’y fait, la trahison
de cette gauche politique est irrémédiable. Ces élections viennent d’en fournir
une preuve éclatante de plus.
A l’élection présidentielle – nous l’avons dit au
dernier CN – Sarkozy et Royal ont développé tous les deux des propositions
similaires et tous les autres partis dits de gauche, du PCF à la LCR, de LO au
PT ont appelé à voter S. Royal au second tour. L’antagonisme capital - travail
a été complètement occulté au profit d’une campagne présidentielle à
l’américaine ! Même scénario aux élections législatives. Pas d’opposition
au capitalisme mais dès le soir du premier tour, toute cette gauche se rangeait
derrière le PS et consacrait toute son énergie à échafauder des combinaisons
électorales.
Ces élections ont confirmé la
faillite de tous les partis, PS en tête, qui se réclamaient de la gauche. Une
fois de plus ils ont refusé le combat contre les multinationales.
Tous, sauf nous. Nous avons été les seuls à faire entendre une voix
différente. Nous nous sommes placés
d’emblée au cœur de l’opposition capital - travail, sur le terrain de la lutte
contre l’exploitation capitaliste.
Nous avons appelé au rassemblement pour développer
cette lutte anticapitaliste, la seule perspective d’union possible pour changer
de politique. Union du peuple contre le capitalisme et non pour s’accommoder de
sa domination. Car la lutte anticapitaliste, pour changer de société est notre
raison d’être. C’est pour cela que nous nous sommes créés puisqu’il n’y avait
plus en France de parti politique pour mener ce combat.
A l’occasion de ces élections nous avons pu vérifier une
fois de plus l’unité idéologique profonde de notre parti. C’est sans aucune hésitation que nous avons appelé
dès le début à combattre les partis ouvertement pro-capitalistes mais
aussi tous les vendeurs de fausses solutions, sociaux-démocrates et
révolutionnaires de la phrase. Sans notre unité, nous nous serions perdus dans
de vaines palabres.
Pendant l’élection présidentielle, nous avons
combattu Sarkozy bien évidemment mais nous avons combattu également les
impasses proposées par S. Royal et tous les autres candidats. Nous avons en
tête les mots d’ordres « tous contre Sarkozy, référendum contre
Sarkozy » etc… dont ces partis ont abreuvé l’opinion inlassablement et
avec les moyens considérables dont ils disposaient. Une fois de plus une
proportion très importante de la classe ouvrière, des salariés et du peuple a
été trompée par les uns et les autres, ceci une fois de plus au nom du
changement. On a même vu un Bayrou s’y mettre. Finalement, de Sarkozy à Royal
en passant par Bayrou, tout ce monde proposait le changement chacun à sa façon,
l’essentiel étant que surtout rien d’important ne change !
Nous avons été les seuls -et nous le serons encore
très longtemps – à proposer autre chose, une solution qui aille dans le sens
d’un changement fondamental de société. Nous avons été les seuls qui avons
combattu cette « union sacrée » réalisée de bric et de broc,
rassemblant tout ce que la France compte
de dirigeants réformistes et autres, tous opposés à tout changement
révolutionnaire.
Nous avons été les seuls à brouiller le jeu des forces du capital et de
leurs alliés en tout genre. Les seuls qui disons clairement : le capitalisme n’est pas le
seul horizon possible, il faut l’abattre.
Nous sommes les
seuls qui le combattons vraiment. En
France d’abord mais aussi hors de nos frontières alors qu’au même moment
Sarkozy et Zapatero veulent accélérer la construction de l’Europe capitaliste,
alors qu’A. Merkel et le socialiste Blair font la même chose.
Rien
d’étonnant donc si nous avons été combattus par cette gauche intégrée partout
où nous présentions nos candidats. On nous a présentés comme opposés à l’union
du peuple et à ses représentants, comme refusant tout changement etc…
En présentant pour la première
fois des candidats aux législatives, dans une rude bataille politique, menée avec de très faibles moyens (pensons à
l’impact que nous aurions eu si nous avions pu disposer des grands moyens
d’information – télévision- radio etc…) nous avons pris place dans la vie politique nationale comme parti politique.
Ceci alors que nous n’avions pas de candidat à la présidentielle. Pratiquement
partout nous sommes et de loin, devant le PT et dans nombre de circonscriptions
nous passons devant LO.
Dans cette campagne, nous avons pu vérifier mais
cette fois à plus grande échelle que nos propositions sont déjà approuvées par
des dizaines de milliers de gens. Elles le seront bientôt par d’autres, au fur
et à mesure de notre travail. Pour la majorité de celles et ceux qui ont voté
pour nos candidates et nos candidats, c’était leur premier contact avec nous,
une découverte de notre parti, de notre politique.
Nous avons eu 45 candidats (es) dans 28
départements. Nous avons totalisé 12.563 voix. Cela fait déjà beaucoup de monde
à contacter, avec qui discuter, à qui proposer d’agir avec nous et de rejoindre
notre parti. Notons que sur cette base nous aurions obtenu plus de 160.000 voix
si nous avions pu avoir un candidat dans chaque circonscription.
Ce qui est intéressant, en regardant de plus près
les résultats, c’est que nous avons obtenu le plus de voix dans les cités
ouvrières là où il y a des
entreprises. Dans la circonscription d’Issoudun dans l’Indre -639 voix,
1,61%.Dans la circonscription de Longwy en Meurthe et Moselle (où nous ne
sommes pas encore organisés) 493 voix, 1,38% - devant LO 429voix, 1,20 –
dans des cités des mineurs de fer,
Villerupt 70 voix, 2,8%, Pienne 26 voix, 3,17%... A St Nazaire, nous avons 360
voix, 0,79% devant LO 261 voix, 0,50% etc... Cela nous ouvre des perspectives
de travail (j’y reviendrai et vous en parlerez).
Là où nous avons des adhérents, il faut souligner
la qualité de l’activité qui a été déployée, déployée pour la première fois
avec une telle ampleur. Là où nous sommes déjà bien organisés, il y a eu une
grande propagande vers les entreprises, sur les marchés, les collages, les
points de rencontre, les réunions. Là où nous avons des adhérents pas encore
organisés les camarades ont déployé une activité très dynamique avec les moyens
limités qu’ils se sont donnés. Partout où nous avons eu des candidats et où
nous comptons des adhérents, les camarades ont beaucoup milité, des sympathisants
ont participé. Il y a eu une mobilisation du parti comme nous n’en avions
jamais connu depuis sa création. De nombreux camarades ont été particulièrement
actifs pendant toute la campagne.
Posons-nous la question : quelle aurait été l’activité du
parti si nous n’avions pas participé à cette campagne électorale ? Nous nous serions probablement contentés de suivre
les évènements en spectateurs, de distribuer quelques tracts. Quelle
différence ! Cette campagne nous a fourni une capacité d’intervention dans
la vie politique française extraordinaire. C’est ainsi que plus de trois
millions d’électeurs ont reçu notre circulaire officielle. Nous sommes
conscients, nous savons que c’est encore petit, trop limité.
Bien des camarades ont vu que là
où il y a une activité, où l’on rencontre des gens, ça porte. Des gens nous ont approuvés, on a entamé un
dialogue avec eux. Un camarade de Seine St Denis, où nous avions deux
candidats, nous a écrit par Mail « Sur un marché populaire, des personnes
nous ont dit qu’on avait raison, d’autres nous ont parlé de leur réalité, les
jeunes sans boulot etc… Ces résultats, dit-il, sont un bel encouragement à
persévérer. Nous allons faire en sorte que cela dynamise notre parti ».
Nous avons constaté dans la campagne les craintes
que notre présence a suscitées chez ceux qui refusent le combat contre le
capital. Ils ont bien compris que notre parti sur ce terrain anticapitaliste,
inoccupé jusqu’à notre arrivée, a de l’avenir car il répond à une nécessité, à
une attente de millions de gens. Ils ont raison.
Avec cette bataille électorale
et le développement de notre activité, nous avons renforcé notre influence. Nous avons fait des adhésions. Nous sommes loin
de compte, nous le savons. Il faut continuer avec persévérance et se saisir de
toutes les possibilités nouvelles pour notre développement.
Comment dépasser notre limite
actuelle ? Si vous êtes d’accord,
discutons ensemble largement de cette question aujourd’hui. Comment s’adresser
à tous ceux-là qui approuvent la réponse que nous donnons à leurs
préoccupations, qui l’ont dit en votant pour nos candidats ? Comment
s’adresser à eux, faire connaissance avec eux, dans les entreprises, les
établissements d’enseignement, les quartiers populaires ? Comment proposer
l’adhésion à notre parti à ceux qui sont prêts à le construire avec nous ?
Comment continuer un travail là où nous ne sommes pas encore organisés et où
notre démarche a été approuvée, rencontrer l’opinion des salariés, répond à
leur recherche, à leur attente ?
Je rappelle qu’il va y avoir d’autres élections. Il
s’agit des municipales et des cantonales l’an prochain sans doute en mars.
Fixons nous comme objectif d’y participer encore plus largement qu’à celles que
nous venons de vivre. Mesurons dès à présent l’effort énorme que cela va
requérir pour être prêts dès la rentrée à s’engager dans cette nouvelle
campagne.
Je veux m’arrêter maintenant sur un aspect très
important, décisif même pour le développement de notre activité dans les mois à
venir. Il s’agit de
nos finances.
La présidentielle et les législatives ont révélé
avec une grande acuité que nous étions très loin, les uns et les autres, de
mesurer, les besoins financiers énormes que le développement même de notre
activité faisait naître. Par exemple, l’édition seule d’un matériel officiel
imprimé (à laquelle il faut ajouter le matériel de propagande édité par
certains départements) imprimé en noir sur blanc, adressé à environs trois
millions et demi d’électeurs inscrits a été une dépense très importante. Ce seul envoi nous a mis en déficit. Il
nous faut le combler pour pouvoir régler entièrement les frais de campagne.
Sans dramatiser, voyons bien qu’il est grand temps de prendre cette question
financière à bras le corps. Il s’agit ni plus ni moins de changer de vitesse,
d’aborder les problèmes qu’elle soulève au niveau réel auxquels ils doivent
être pris. Nous avons besoin de leur apporter une réponse rapide puisqu’il
s’agit d’abord de régler tous les frais de la campagne électorale mais ensuite de réunir
rapidement les sommes indispensables au développement de notre activité avec la
prochaine échéance de mars. Nous
n’avons pas encore jusqu’à présent consacré assez de temps, que ce soit au CN
ou dans tout le parti, à la question de nos besoins financiers.
Notons bien que c’est le développement
même de notre activité qui nous conduit à prendre conscience de son importance.
Nous sommes en face d’un grand problème de croissance que nous devons et
pouvons résoudre. Commençons donc
aujourd’hui même à engager une réflexion approfondie sur cette question et je
suis persuadée que nous allons dégager ensemble les premiers éléments d’une
solution dynamique.
Nous proposons qu’aujourd’hui, à partir d’une
introduction de notre trésorier Robert Veyrier nous consacrions du temps à
discuter de cette question.
Comme vous le savez nous avons fait un gros effort de propagande. Il
nous faut maintenant voir comment nous allons en recueillir les fruits. Comment par exemple, prendre contact avec une
partie de ces 15.600 électeurs qui sont politiquement si proches de nous ?
Comment prendre contact avec contact avec ceux qui sont proches de nous dans
les circonscriptions où nous n’avions pas de candidat. Quelles mesures
prendre ?
H. Gounaud a prévu de nous communiquer des éléments
d’information sur notre site qui est devenu un élément important de notre
activité de propagande. Le moment n’est-il pas venu de mettre en place un
groupe de camarades qui participeront à la conception, la rédaction, la
popularisation de notre site ? C’est devenu tout à fait possible. Je vous
informe au passage que notre journal sera expédié lundi pour être reproduit et
diffusé largement.
Bien entendu, attachons nous à voir celles et ceux
qui peuvent rejoindre notre Parti. Faisons-le systématiquement comme nous ne
l’avons encore jamais fait. Des réunions d’adhérents sont prévues. Partout il
faut faire le point politique et de notre activité après cette campagne, ainsi que des initiatives à
prendre.
Des départements font des rencontres amicales des
adhérents avec leur famille avant le départ en vacances.
A la rentrée, nous devons sans tarder reprendre les
réunions régulières pour faire de la politique, discuter de notre activité,
poser le problème des finances, préparer des réunions élargies.
Dans des départements où nous nous sommes développés
on peut maintenant organiser une direction. Des mesures sont à prendre avec
l’aide du CN.
Nous devons également reprendre l’organisation
d’écoles, de stages d’éducation. La période actuelle fournit une multitude
d’exemples pratiques, en France et dans le monde, à partir desquels on peut
mesurer la justesse des grands principes du marxisme.
Une nouvelle fois le capital a
pu construire avec ces élections une politique qui devrait lui permettre – au
moins momentanément – de poursuivre ses objectifs.
Avec 40% des suffrages au premier tour des législatives, avec le mode de scrutin
actuel, la droite par exemple a 60% des députés de la nouvelle assemblée. Ce
constat n’est pas nouveau. Nous sommes dans un régime présidentiel depuis que
De Gaulle l’a instauré. C’est le Président de la République qui dirige, ce
n’est pas le Parlement. C’est encore plus accentué depuis 1999 où Jospin a ramené le mandat présidentiel à cinq
ans et accolé les élections législatives dès le lendemain de la présidentielle.
Le président de la République, l’Assemblée
Nationale, rien ne représente les aspirations du peuple que la vague soit bleue
pâle avec Sarkozy et 345 députés
ou Rose avec Mitterrand et 370
députés de la gauche plurielle.
Il faut installer un système parlementaire. Il faut
supprimer cette élection présidentielle. Il faut une Assemblée Nationale qui
détienne tous les pouvoirs. Cette assemblée devra être élue à la proportionnelle intégrale.
Ces élections sont une illustration de plus des
possibilités politiques qu’ont les groupes capitalistes qui dirigent la France
d’opérer des recompositions politiques pour assurer le plus efficacement et le
plus longtemps possible leur domination. Domination possible seulement dans la
mesure où il y a complicité entre la droite politique et les dirigeants de la
gauche politique, ce qui est le cas en France.
Pour en rester à l’Europe, constatons que c’est
aussi le cas dans tous les pays. C’est particulièrement visible en Italie, en
Allemagne, en Espagne, en Grande-Bretagne. D’autant qu’ils se retrouvent ensemble, droite gauche
réunis, sur le terrain de la construction de l’Europe capitaliste.
Après ces élections, les
manœuvres politiciennes sont donc amenées à se développer en fonction même du
développement de l’antagonisme entre le capital et le travail qui va
s’approfondir très vite et considérablement dans la période qui s’ouvre.
C’est ainsi que l’opération Bayrou est basée sur la
construction d’une grande force « centriste » pouvant assurer la
continuité du pouvoir, en alliance soit avec la droite soit avec la gauche.
Au PS,
F. Hollande veut fédérer un grand parti qui irait de la gauche jusqu’au centre.
De son côté Mélanchon parle
de créer une force à gauche de la gauche avec des
socialistes, des communistes et d’autres.
Côté PCF, certains comme J.C. Gayssot,
F.Wurtz, voudraient « une
force d’avenir, avec des socialistes, des communistes, Ivan Levaï, etc… De son
côté M.G., Buffet lance une
réflexion sur l’avenir du PC et de la gauche tout entière. Pour sa part
Besancenot avec la LCR voudrait prendre la direction d’une « gauche
antilibérale », apparaître comme la nouvelle figure de proue du
changement.
Il
serait naïf de penser que c’en est fini du FN dont les dirigeants espèrent
récupérer les voix « soufflées » par Sarkozy.
A droite comme à gauche, surtout à gauche, ce genre
d’opération va se succéder d’autant plus rapidement que c’est en mars prochain
qu’auront lieu les élections municipales et cantonales et que d’ici là les
premières mesures prises par le pouvoir auront forcément frappé durement les
travailleurs et le peuple.
Car le gouvernement veut avancer
très vite dans tous les domaines. Pour
être plus « compétitif »,
le capital doit impérativement faire baisser ce qu’il appelle « le
coût du travail » par tous les moyens. C’est la loi même du capitalisme, celle de la
concurrence entre groupes économiques et financiers. « Baisser le coût du
travail » tout est tourné vers ça.
En France certes, mais également partout où le capitalisme domine, en Europe et
dans le monde. Nos fascicules destinés à l’éducation de nos adhérents traitent
largement de cette question. Il serait bien d’y revenir en l’actualisant avec
des exemples actuels. Celui de la « TVA sociale est particulièrement
démonstratif, puisqu’il s’agit d’alléger encore plus les taxes et cotisations
sociales que doit payer le patronat en les transférant sur le peuple. La TVA –
impôt payé par le peuple sur les produits de première nécessité rapporte
aujourd’hui déjà 99 milliards d’euros. Elle représente à elle seule près de la
moitié – 44% - des recettes du budget national. A la TVA, il faut ajouter la
CSG soi-disant destinée à financer la Sécurité Sociale, créée par M. Rocard
sous F. Mitterrand, qui rapporte 50 milliards d’euros et représente 22% du
budget national. Ajoutons la TIPP sur l’essence qui représente 6,2% du budget.
Remarquons qu’on a beaucoup entendu à gauche de protestations contre cette
décision de TVA sociale entre les deux tours, ainsi que des appels à voter
contre en votant PS, alors que Strauss-Kahn lui-même la préconisait dans la
campagne présidentielle. On a
aussi entendu, ce PS et le PC proposer la modulation des cotisations
patronales en fonction du comportement des entreprises sur l’emploi ! Mais
personne, absolument personne, en dehors de nous, ne demande qu’on en revienne
à la seule règle juste, celle qui avait été instaurée lors de la création du
système de protection sociale : une cotisation payée à 50% par les patrons
sur les salaires payés aux salariés. Et pour cause, en revenir à cette règle obligerait
à s’attaquer aux profits du
capital, au capital lui-même. Cela, aucun parti ne le veut, puisque tous
organisent leur politique dans le cadre du capitalisme, puisqu’ils veulent tous
faire baisser « le coût du travail ». Fillon explique que la TVA
sociale ça marche bien en Allemagne. Le patronat applaudit des deux mains, L. Parisot vient de déclarer : « si l’Allemagne a pu faire ce qu’elle
a fait c’est grâce aux réformes sur le marché du travail. La TVA sociale
permettra à nos entreprises d’être performantes ». Elle rappelle au
passage qu’il faut aller plus loin dans les réformes : « Il faudra
comme dans la plupart des autres pays européens qu’on abandonne le concept de
durée légale du travail pour négocier cette durée par entreprise ou par branche ».
« Il faut que notre Université soit à la hauteur de la demande (du
patronat s’entend) ».
La loi sur l’autonomie des universités qui
permettra l’accélération de ce processus doit être votée en Juillet.
Enseignement et formation professionnelle, nouvelles
attaques contre la Sécurité Sociale et tout le système de santé avec une
éventuelle franchise médicale, nouvelle réforme des retraites, nouvelle étape
de privatisation à EDF, GDF, la Poste, la SNCF… Défiscalisation pour les
employeurs des heures supplémentaires, blocage des salaires et baisse du
pouvoir d’achat, restructurations avec suppression de dizaines de milliers
d’emplois dans le privé et dans le secteur public, les administrations,
délocalisations, modification du code du travail, restriction du droit de
grève… Nous examinerons tous ces points en détail dès la rentrée de
septembre.
Ce qui est certain c’est que
« l’état de grâce » - si état de grâce il y a –censé suivre une
élection en France ne va pas durer longtemps. On pouvait lire dans « l’humanité » de la semaine
dernière, sous le titre « Les salaires au cœur des conflits, la
rémunération préoccupation première des salariés » :
« selon le baromètre annuel IPSOS publié la semaine dernière, non
seulement la rémunération est la première préoccupation de la majorité des
salariés français, mais elle est de plus en plus prégnante. A peine un tiers
d’entre eux se disent satisfaits de leur fiche de paie. Conséquence, les appels
à des arrêts de travail se multiplient, comme chez Kronenbourg, EADS ou dans le
secteur public ».
Je m’en tiendrai à ces quelques exemples limités
pour redire que ce
qui est au cœur de la société capitaliste, en particulier de la société
capitaliste d’aujourd’hui, c’est la lutte des classes. Cette réalité, il n’est
au pouvoir de personne de l’effacer !
Nous devons être partout sur le
terrain des luttes, sous toutes les
formes qui conviennent. Nous devons y être aussi pour contribuer à la prise de
conscience que seule la lutte, son développement au quotidien pour défendre les
intérêts de classe des salariés, fera reculer le patronat et le gouvernement.
Il faut rappeler que ce sont des luttes massives,
déterminées et elles seulement, qui ont imposé les conquêtes sociales dans
notre pays.
Nous le savons tous ici, il y a un grand mécontentement
dans tout le pays, une immense inquiétude pour l’avenir, il y a des luttes dans
des entreprises contre les suppressions d’emplois, les délocalisations, pour
les salaires.
Pour le moment, le développement des luttes se
heurte non seulement au capital et au gouvernement mais aussi à l’atonie des
centrales syndicales qui jouent le jeu, prôné par le patronat et le
gouvernement, de « partenaires sociaux » et s’inscrivent dans leur
« dialogue social ».
Sarkozy a appelé les syndicats à former un pôle réformiste.
L. Parisot à l’occasion d’une rencontre syndicats – MEDEF qui a débuté hier 19
juin pour décider des suites de la délibération sociale sur le marché du
travail – entendez flexisécurité, instauration d’un contrat de travail unique,
allègement des procédures de licenciement, obligation pour les chômeurs de ne
pas refuser plus de deux offres d’emploi sous peine de suppression des
indemnités – L. Parisot donc appelle les « leaders syndicaux à montrer
qu’ils sont responsables et modernes ».
La CFDT on le sait, est la tête de file syndicale
de cette régulation économique et sociale du capitalisme. Les autres, y compris
la CGT, s’inscrivent dans ce dialogue, sur le terrain du patronat et du
gouvernement.
Dans un récent article du « Monde »
intitulé « Une nouvelle donne syndicale », M. Noblecourt, éditorialiste, notait : « qu’à la
CE de la CGT, M. Guinot disait que la CGT « n’entend ni jouer la politique
du pire ni la suffisance vis-à-vis des salariés en répétant –« on vous l’avait
bien dit » – dès qu’une mauvaise mesure sera prise. Nous voulons avoir une
démarche d’utilité dans le cadre nouveau qui s’impose à tout le monde »,
ajoutait-il. Non, Monsieur ! Le cadre qui s’impose c’est celui de
l’opposition capital travail qui s’approfondit.
Il faut combattre cette politique de
l’accompagnement social de l’évolution du capital que patronat et gouvernement
veulent construire durablement en intégrant, après l’avoir réussi pour les
forces politiques, les forces syndicales et les salariés dans une association
capital travail actualisée.
Travaillons au développement de
la prise de conscience que l’opposition capital travail est irréductible.
L’origine des mesures très dures qui vont frapper les travailleurs doit être
expliquée. Il n’y a aujourd’hui que notre parti qui puisse le faire.
Quelques mots pour terminer sur la situation internationale.
Dans le monde comme en France, le capitalisme ne
connaît pas d’autre limite à l’exploitation, que celle des luttes des peuples.
Il a besoin d’étendre son exploitation pour se développer, se placer dans la
concurrence mondiale qui fait rage.
En
Afrique. Par exemple, Total est présent dans tout le golfe de Guinée, en
Angola, au Congo, au Nigéria. Le groupe de transport Bolloré est implanté dans
41 pays d’Afrique, il s’étend en Namibie, à Djibouti, en Mauritanie, en
Ethiopie. Ils doivent défendre leurs positions face aux concurrents.
Cette concurrence se développe au sein de l’Europe
même, cela s’est encore vu lors du G8 en Allemagne. L’Europe intéresse très
fortement les USA. On a vu leur tentative d’installer un bouclier anti-missiles
en Tchécoslovaquie et en Pologne. La Russie a réagi vivement. Un compromis a
été trouvé pour l’instant entre les uns et les autres. Pour combien de
temps ?
La situation en Palestine est
de plus en plus dramatique pour le peuple. Toute la propagande de droite ou de
gauche, relayée abondamment par les médias, veut réduire la situation en
Palestine, comme celle du Liban et de l’Irak à une lutte des
« islamistes » pour le pouvoir dans les pays du Moyen-Orient, avec le
soutien de l’Iran et de la Syrie. Mais on ne dit rien ou si peu -sur le rôle des USA et d’Israël dans cette région
du monde. Après avoir organisé l’embargo contre la Palestine après l’élection
démocratique du Hamas au gouvernement, Israël avec les USA et soutenu par
l’Europe veut affamer Gaza.
La Palestine est occupée, colonisée par Israël
depuis 1967. Israël s’est
approprié 85% du territoire de la Palestine historique, Israël qui est la
pointe avancée des USA au Moyen-Orient, Israël soutenu par l’Union Européenne
et la France qui ne fait rien pour contraindre Israël à cesser l’occupation.
Pour revenir à la Paix au Moyen Orient, il faut
d’abord contraindre Israël à évacuer les territoires Palestiniens, permettre à
la Palestine de créer un état indépendant et au peuple palestinien de décider
de son avenir. Il faut cesser l’occupation US en Irak et les ingérences
impérialistes au Moyen-Orient.
Pour terminer ce rapport je dirai,
cher (e) s camarades, que nous savons que recréer un mouvement
révolutionnaire en France et dans le monde est une bataille longue et
difficile. Nous sommes dans la bonne voie.
Recommander
ce rapport à un ami
http://www.sitecommunistes.org