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Comité National du 21-01-2017 – Discussion

 

 

*Un camarade de Jussieu à Paris. Souligne l’importance d’expliquer que le peuple doit s’emparer de la politique, il doit maîtriser les moyens politiques pour pouvoir imposer un changement en profondeur.

*Un camarade de Paris. A propos du débat entre les candidats à la primaire socialiste, dénonce la proposition de Valls de revenir à la défiscalisation des heures supplémentaires instaurée par Sarkozy. Une mystification qui voudrait faire croire qu’il veut donner ainsi plus de pouvoir d’achat aux salariés. La réalité c’est que les CDD, le travail précaire, le travail du dimanche, le travail de nuit la flexibilité des horaires imposés se développent, les salaires sont très bas. Il faut en finir avec le travail précaire. Nous devons continuer à développer notre politique. Notre matériel de propagande est bien fait et très utile nous devons continuer au fur à mesure de l’évolution de la situation répondre à toutes les questions qui se posent. Il souligne qu’il y a des luttes dans les entreprises mais qu’elles sont freinées par les syndicats réformistes. Il ajoute à propos la Corée du Sud que ce régime réprime les libertés démocratiques. Il a condamné le secrétaire de la confédération des Syndicat pour lequel notre Parti est intervenu. Le secrétaire général sortant de l’ONU Ben Kim Moon se verrait bien prendre la Présidence du pays.

*Un court échange a lieu à propos des salaires. Plusieurs camarades rappellent que le capital a un besoin absolu de réduire toujours plus les salaires qui ont reculé toutes ces dernières années. Cette question est donc décisive dans la lutte de classe entre le capital et les travailleurs. Nous montrons concrètement que les moyens existent pour les augmenter ainsi que les retraites, pour que tous les travailleurs aient un salaire qui leur permette de vivre décemment. Nous disons comment disposer de ces moyens pour répondre aux exigences.

*Un camarade de la faculté de Jussieu de Paris évoque le dernier débat organisé par la cellule. Il indique qu’une camarade a adhéré à notre Parti. Il y a beaucoup d’exigences sur les réponses que nous donnons à la situation et sur nos propositions alternatives, parce que le mécontentement et l’exigence de changement sont énormes. On voit le piège qui est en train de s’organiser pour « enfermer les électeurs » autour de la multiplicité des candidatures. Le capital pour pouvoir continuer à avancer ses objectifs, a besoin d’une recomposition politique, c’est une nécessité pour lui. Il faut continuer à bien expliquer qu’on ne peut rien faire de bon avec le capitalisme et élargir la lutte anticapitaliste.

Sur le plan international, TRUMP est représentatif de l’impérialisme américain. Nous devons continuer à nous expliquer sur les pays impérialistes, les guerres pour la domination, la concurrence inter-impérialiste, l’importance pour la paix de lutter contre l’impérialisme.

*Un camarade du Calvados souligne que l’impérialisme USA n’a pas attendu TRUMP pour développer sa politique d’agression. Les USA ont 180.000 soldats dans 140 pays. TRUMP confirme «  nous conserverons la capacité de nous déployer ». Les affrontements ne sont pas que dans l’histoire, les conflits sont certains… Nous devons effectivement montrer ce qu’est la politique impérialiste contre les peuples, les nations.

La jeunesse en France est la cible du capital et de ses représentants. Ils veulent la formater avec le service civique obligatoire (350.000 jeunes y seront chaque année) où l’on prêche l’union nationale, tous solidaires pour servir la France. Nous devons montrer la réalité, la situation de la jeunesse dont ils sacrifient l’avenir, où ils veulent l’entraîner, faire connaître nos propositions, l’appeler à la lutte anticapitaliste avec nous, pour un autre avenir.

*Un camarade de Paris explique que les nombreuses hausses de prix, transports, énergie, produits de 1ère nécessité, font baisser le pouvoir d’achat. La question des salaires, des retraites est essentielle dans la lutte contre le capital. Ils prennent des milliards sur les richesses créées par le travail. Si on ne lutte pas ils nous saignent. Nous devons appeler partout à s’attaquer au capital, au pouvoir qu’ils s’accaparent. En ce qui concerne la Poste, à Paris, nous avons obtenu que la CGT se positionne contre la suppression des bureaux, il y a eu des luttes ont à fait reculer la direction et obtenu des maintiens.

*Un camarade du Calvados. Les sondages confirment le mécontentement, le rejet de la politique actuelle, l’exigence de changement. Nous le vérifions dans les discussions avec les salariés dans les entreprises et sur les points de rencontre. Notre matériel répond bien aux questions posées et permet d’engager la discussion. Nous avons fait une assemblée avec 18 participants, 1 camarade a donné son adhésion. Nous préparons des discussions avec des syndicalistes de 3 grandes entreprises. Le secrétaire de l’UL CGT de Caen doit passer en jugement, nous préparons un grand rassemblement pour le soutenir. Le 3 mars nous aurons une initiative publique avec Tonio Sanchez notre candidat à la Présidentielle. Nous préparons nos candidatures aux élections législatives et les initiatives de la campagne.

*Une camarade de Paris. A partir d’une situation de rejet de la politique actuelle et de ceux qui la mènent, le capitalisme a besoin d’une relève au pouvoir. L’élection Présidentielle qui fait tout tourner autour d’un homme ou d’une femme est utilisée pour mettre en place cette relève. Tous les candidats (sauf le nôtre) se situent dans le système capitaliste, or il n’y a pas de possibilité de changer la situation dans ce système. il faut le dire clairement. Beaucoup d’électeurs sont désorientés, car il n’y a pas d’offre des candidats mis en avant par les médias qui permette de changer. Nous avons un programme pour changer de politique avec un candidat pour le mettre en œuvre. Nous devons le faire connaître et en débattre avec les travailleurs, les jeunes. Sur chaque question nous mettons en avant les moyens qui existent, nous expliquons les conditions incontournables pour y parvenir : reprendre les moyens de production, les moyens économiques et financiers, le pouvoir politique aux multinationales capitalistes. Nous appelons à la lutte avec nous pour imposer ce changement car nous savons que rien ne pourra se faire sans lutte. Le capitalisme, les partis politiques qui sont dans le système ne veulent pas d’un candidat qui lutte contre le système et appelle à l’abattre. Il faut utiliser tous nos moyens et mobiliser tout notre Parti pour continuer à avancer.

*Un camarade des Hauts de Seine. On mesure les conséquences des privatisations des services publics, du recul de la fonction publique. On supprime des postes. La question des salaires et de l’emploi sont au centre de la préoccupation des travailleurs.

*Un camarade de la Sarthe. Contrairement aux idées véhiculées par les médias, ce n’est pas la fin du travail ni du salariat. Des gens font deux boulots pour avoir de quoi survivre, s’ils acceptent de travailler le samedi ou le dimanche c’est qu’ils ne peuvent pas refuser et ils ont besoin de ce salaire. Des maires de petites communes comme celui de la mienne ressentent durement les pressions (par ex. de la Préfecture) pour les pousser à accepter la fusion des communes. Il y a des choses qui bougent autour de nous, notre discours porte, il est mieux entendu.

*Un camarade Jussieu. Il y a des millions de salariés dans les entreprises, nous devons bien traiter cette réalité. Est-ce que le capitalisme peut répondre aux besoins du développement des sciences et des techniques ? Le capitalisme les utilise pour son objectif, le profit maximum. Nous devons être très offensifs avec notre politique par rapport aux besoins.

*Une camarade de l’Indre où ils sont en train de liquider l’entreprise publique la Poste. Tout ce qui est rural est laminé, ils s’attaquent aux villes. Ils ne veulent garder que ce qui rapporte des profits. Il y aura la Banque d’un côté, le « commerce » de l’autre. Les suppressions d’emplois s’accentuent, 16.000 en moins en 2016. On retrouve la même politique à la SNCF, à l’hôpital. Nous utilisons notre matériel pour faire connaître nos propositions. Nous pouvons être plus offensifs avec nos idées, nos propositions et notre candidat en particulier auprès des travailleurs dans les entreprises.

Elle insiste sur la question financière qui est primordiale. Nous avons besoin d’argent pour la campagne, pour nos candidats aux élections législatives. Nous devons accélérer la souscription, faire appel partout à nos sympathisants, à nos amis.

*Un camarade de l’Indre. L’évolution de la Poste en fait une entreprise multi services dont le courrier, qui en était la base, ne sera plus qu’une activité parmi d’autres. Le principal est l’activité qui rapporte du profit. Les candidats des autres partis veulent donner l’illusion de répondre au mécontentement, qu’on peut réformer le capitalisme. Pour pousser plus loin sa restructuration pour pérenniser le système, dans la lutte de classe actuelle, ils visent à associer le capital et le travail. Le capital cherche à faire évoluer le rapport au travail, c’est un impératif pour lui. Nous devons bien nous expliquer sur le pourquoi de la situation et faire tomber les opération des illusionnistes et mettre en perspective une autre politique : la socialisation contre la société privée. Rien ne sera obtenu sans lutte et évolution des consciences.

*Une camarade de Loire Atlantique. La discussion dans nos réunions et avec des salariés avec qui nous avons des contacts, montre que la compréhension de la politique de notre parti est plus importante et mieux partagée. Tous confirment que les candidats des autres partis ne parlent pas des véritables préoccupations des gens. L’idée est très répandue que quel que soit l’élu, la situation ne changera pas. Il y a un bon engagement des camarades dans la campagne. Nous devons bien expliciter nos propositions, les conditions du changement, la nécessité de la lutte anticapitaliste. Nous sommes les seuls sur ce terrain. A chaque élection nous progressons en voix. Nous préparons nos candidatures pour les législatives. Il y a des luttes nombreuses dans les entreprises, nous devons bien les évaluer. Nous leur apportons tout notre soutien. Nous discutons en permanence avec les syndicalistes.

Tonio Sanchez, secrétaire National, en conclusion

La discussion a confirmé que nous avons les moyens de déployer largement notre politique dans la campagne de l’élection Présidentielle. Dans cette lutte de classe qui se mène, il faut affirmer sans détour ce que nous sommes et ce que nous voulons.

Nous avons un véritable programme de changement fondamental de politique, de développement économique et social au service du peuple. Rappelons partout nos propositions, les moyens qui existent pour les mettre en œuvre et la condition incontournable pour imposer ce changement : arracher aux multinationales capitalistes le pouvoir économique, financier politique pour en donner la propriété au peuple.

Nous devons partout déployer au maximum notre activité, utiliser notre site, notre hebdo, les tracts, notre 4 pages, aller à la rencontre des travailleurs, des jeunes, discuter, débattre, appeler à la lutte, renforcer notre Parti. Nous pouvons encore beaucoup progresser. Nous sommes prêts, mobilisons- nous partout.

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-Le Comité National a convenu, pour préparer l’anniversaire de la Révolution d’Octobre 1917 d’avoir un échange dans une prochaine réunion sur la question du socialisme.

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