Retour ACCUEIL

 

 

 

 

Comité National du 23-01-2016 – discussion

 

Notre Comité National a examiné de nombreuses questions, particulièrement celles que se posent aujourd’hui les travailleurs dans les entreprises et les habitants des quartiers populaires qui sont souvent les mêmes.

Le mécontentement se développe partout ont souligné avec force les camarades qui sont intervenu(e) s dans la discussion. En même temps, « beaucoup de choses se posent dans les têtes » a affirmé un camarade et particulièrement la question d’en finir avec la politique actuelle et ceux qui la dirigent, les grands groupes capitalistes et leur gouvernement socialiste.

Le pourcentage très élevé d’abstentions, 50,9% aux dernières élections régionales ainsi que les résultats obtenus par le FN, montrent que cette question est au centre de la situation présente et que toutes les forces au service du capital, PS, Les Républicains, FN…, agissent et utilisent tous les moyens énormes dont elles disposent pour aggraver considérablement le sort de notre peuple.

Les faire reculer tout de suite puis les vaincre définitivement c’est aujourd’hui possible à une condition : que tous les travailleurs s’unissent et mènent ce combat.

C’est ce qu’ont souligné les camarades. En même temps, tous et toutes ont montré la nécessité de répondre aux questions de plus en plus pressantes qui se posent dans le pays, que cela passait par notre activité au service des travailleurs et du peuple.

 

° ° °

 

Un camarade du Calvados relate qu’à leur assemblée de début d’année, ils étaient 27 participants, 10 personnes s’étaient excusées, 2 ont donné leur adhésion à notre Parti. La discussion a porté essentiellement sur deux questions. 1) les luttes immédiates avec la condamnation des Good Year, la défense du mouvement social attaqué par le patronat, 2) quelle perspective avons-nous pour avancer vers le changement de société que propose notre parti ? Une très large discussion s’est instaurée.

Il souligne l’intérêt marqué par ceux qui reçoivent notre hebdo internet et appelle à élargir la diffusion.

Un camarade de Paris souligne que la prolongation de l’Etat d’urgence annoncée par Valls signifie qu’ils veulent l’instaurer pour des années.

Un camarade des Hauts de Seine, montre que la lutte des Good Year pour le maintien de l’emploi, montre qu’un syndicat de classe peut exister localement et se battre. Aujourd’hui dans les entreprises, les établissements scolaires, toute la CGT se retrouve avec les Good Year. La direction Confédérale doit répondre à cette exigence de lutte. Le 26 notre syndicat donne un mot d’ordre clair d’appel à la grève. La question des salaires est centrale dans l’enseignement primaire. Les conditions de travail se sont considérablement dégradées.

Le discours de notre parti est plus largement entendu aujourd’hui.

Une camarade de Loire Atlantique et Vendée : A notre assemblée du début janvier nous étions 25 présents 18 sympathisants de notre parti. 20 personnes s’étaient excusées. 2 ont donné leur adhésion ce soir là. Nous avons beaucoup discuté sur ce que propose notre Parti et comment faire tous ensemble pour faire bouger la situation

Tous les participant(e) s ont demandé qu’une nouvelle réunion se tienne afin de continuer à travailler ensemble. Elle se tiendra en février

Une camarade a évoqué la situation des petits paysans qui ne cesse de s’aggraver, les agriculteurs sont endettés, pris à la gorge, la colère gronde. La volonté des capitalistes et du gouvernement est de liquider les petites et moyennes exploitations. Il faut dénoncer cette situation et appeler à l’action qui seule peut faire bouger les choses.

Un camarade de Seine et Marne constate l’intensification de la lutte des classes. On peut constater dit-il partout, la situation de la jeunesse. Les jeunes sont en transition dans des études, dès la sortie de ces études, ils subissent le chômage massif, ils ne voient pas d’issue à leur situation. Nous devons mieux leur parler car ils sont largement démunis. Nous avons besoin d’outils de propagande. Que faire pour nous adresser à la jeunesse ?

Un camarade de Paris souligne que dans son milieu universitaire nous sommes mieux entendus mais qu’en même temps il vient aujourd’hui plus de questions, comme : comment faire quelque chose aujourd’hui, pour faire bouger la situation ?

Nous devons bien expliquer le pourquoi de la situation, montrer ce qu’on peut faire et avec qui.

Notre cercle marxiste nous permet de rencontrer beaucoup de gens et de débattre. Nous constatons que beaucoup de choses se passent actuellement dans la réflexion des gens. Nous devons être plus offensifs sur l’idée qu’on peut obtenir quelque chose aujourd’hui si on mène la lutte de classe.

Un camarade de la Somme qui est avec les Good Year depuis le début de leur lutte, revient sur la condamnation inique des militants. Pourquoi eux ? Parce qu’ils sont sur une position de classe, ils mènent la lutte des classes. La pétition a déjà recueilli plus de 135.000 signatures. Sans attendre la prochaine convocation au tribunal, il y a des rassemblements à Lille, Toulouse, Chambéry... et Il faut faire du 4 février une grande journée.

Il rappelle dans quelle situation humaine si difficile se trouvent ces syndicalistes, sans travail, exclus, menacés de prison et leurs familles toutes entières.

Au-delà de Good Year, il y a d’autres atteintes aux droits plus larges (chez Ford – Blanquefort…). La guerre est engagée contre le syndicalisme de classe.

Il rappelle le rôle de la nouvelle direction de Région, de son Président Bertrand (Les Républicains) quoi annonce qu’il va utiliser l’argent de la région pour supprimer les cotisations sociales patronales.

Un camarade de Paris, dit son accord sur le constat que le climat change. Il y a des arguments qui passaient difficilement il y a 2 ans et qui aujourd’hui sont écoutés, mieux compris.

Il faut revenir sur la question de la crise du système capitaliste. Le capital est à l’offensive contre le monde du travail. Les inégalités dans le monde n’ont jamais été aussi grandes : 1% de la population mondiale possède autant que les 99% restants

Un camarade de la Sarthe : notre département perd de plus en plus d’emplois.

La campagne des régionales avec notre liste des Pays de Loire nous a permis de faire un travail énorme, dans les entreprises comme chez Renault et sur les marchés populaires. Aujourd’hui sur cette lancée, nous continuons ce travail, nous allons à la rencontre des travailleurs

Un camarade de l’Indre, souligne la globalité des réformes en cours.

Le code du travail : faire disparaître toutes les lois – les règles collectives – les droits collectifs des salariés, pour passer à des relations sociales individuelles – le salarié seul face au patronat.

-le compte personnel d’activité va dans le même sens : aller à des droits attachés à la personne – et non plus à des droits collectifs – en terme de parcours professionnel – avec une règle imposée : le marché du travail fait le droit ! (Entendez le marché du travail capitaliste – selon les besoins du patronat pour la rentabilité capitalistes).

Cette recomposition totale du droit du travail que le capital veut imposer est un enjeu fondamental. Seule la lutte de classe peut faire reculer le capital et le gouvernement.

Le document préparatoire au 51ème congrès de la CGT vient d’arriver. Il faut examiner quel sens politique lui est donné. Il ne faut pas oublier le caractère nécessaire de classe et l’objectif de l’abolition du capitalisme qui a présidé à la construction de la CGT et son indépendance par rapport au pouvoir politique.

Un camarade de Paris : le fil rouge de la situation politique est que la crise du capitalisme est devenue permanente il ne peut plus faire de concessions majeures, d’où la destruction des conquêtes sociales, des droits.

Il y a une guerre idéologique intense pour détourner les consciences de l’idée d’exploitation.

Nous devons poser la question des luttes, celle de la remise en cause de la propriété privée, la perspective de la nationalisation.

Un camarade de l’Aude, rappelle que nous voulons des syndicats qui luttent. Les travailleurs qui souffrent ont la haine envers le système, les politiciens.

Il y a la recherche d’une voie pour en sortir. L’exploitation entraîne des luttes même si elles sont encore faibles au regard de la situation. Le 26 aux finances publiques, nos camarades feront grève. La question des suites est posée.

Un camarade de Paris : ce qu’ils veulent faire, c’est faire sauter les 35h., rendre le licenciement automatique.

Nous devons expliquer la politique du capital. Nous sommes mieux écoutés et plus de questions se posent. Avec nos assemblées publiques, nous devons viser grand.

Une camarade du Loiret : nous sommes dans une nouvelle phase de la lutte des classes et des perspectives.

Qu’est-ce que le capitalisme ? Nous devons montrer le lien entre le rôle de l’Etat capitaliste et la réalité du vécu des gens, leurs souffrances, leurs difficultés.

Dans l’éducation nationale, le second degré est marqué par une vision qui formate et veut mettre au pas les enseignants. Ceux-ci refusent, le mécontentement se nourrit de cela.

Nous devons appeler à la lutte pour un mouvement qui ouvre la porte vers une autre société vraiment démocratique.

Une camarade de Paris : ce qui se passe en France part de ce qui se passe dans le monde : la concurrence mondiale exacerbée, le besoin absolu pour le capitalisme d’exploiter partout beaucoup plus fort. Le développement vertigineux de l’exploitation dans un contexte de développement des techniques de communication, scientifique nouveau.

Des réformes et une grande campagne pour l’individualisation «  faites votre entreprise » avec de nouvelles formes d’exploitation. Economie du partage ? Non, fondamentalement c’est la recherche du profit.

Pécresse, un éditorialiste des « Echos », spécialiste de la campagne idéologique, à propos de la FNAC écrit : «  il faut balayer ces syndicats et voir directement avec les salariés ».

Le FN qui vise comme les autres partis 2017 est amené à dire plus clairement qu’il est avec les entreprises et soutient le patronat

Notre parti a, nous le savons, des limites mais là où nous parlons nous influençons, nous sommes effectivement plus écoutés, approuvés. Nos explications sont uniques. Nous devons encore améliorer notre expression à partir de la réalité, de chaque événement, montrer que des possibilités existent aujourd’hui, de faire bouger les choses. Nous devons nous servir encore plus de notre hebdo internet qui joue un rôle important, étendre sa diffusion dans tous les départements.

Une camarade de l’Indre, rappelle que chez Télécom – Orange, des milliers d’emplois sont supprimés. Il y en a déjà eu 5.000, ils en prévoient 30.000 alors qu’il y a un manque criant de personnel pour la maintenance du réseau. Il est impossible d’assurer l’entretien.

A la poste aujourd’hui il y a 50% de précaires. Il y a partout des restructurations, des réorganisations. On va vers la liquidation totale des services publics.

Nous allons distribuer le tract national dans les entreprises et mardi nous nous réunissons pour préparer une initiative plus large.

Un camarade de Seine et Marne : dans l’entreprise on pousse à la compétitivité entre salariés. C’est vrai dans la santé où l’on accentue la notion de productivité nécessaire. Nous avons un travail de longue haleine à faire, nous avons des possibilités.

Dans l’après-midi, la discussion du CN s’est poursuivie encore sur notre activité, les initiatives en cours ou à prendre. 14 camarades y ont pris part.

Le secrétariat du Parti va rencontrer nos camarades adhérents de la jeunesse pour discuter de l’organisation d’une rencontre publique.

On est revenu sur la priorité aux entreprises. Du travail se fait depuis des années, nous devons aller plus loin et plus régulièrement.

A Paris, notre assemblée du début d’année a réuni 22 camarades et amis. Nous travaillons dans de nombreux centres PTT et plusieurs gares SNCF. Nous allons organiser des débats.

La nécessité de mieux nous servir de tous nos moyens d’expression en plus des tracts, pour développer la politique de notre Parti a été soulignée. Nous pouvons l’améliorer de façon significative.

Notre secrétaire national a conclu cette réunion du CN en revenant sur quelques questions.

Il faut expliquer ce qu’est le capitalisme. Nous devons avoir le souci permanent d’expliquer la politique du capital, à partir de la réalité, revenir sur le fond et expliquer notre politique. Tout cela en termes compréhensibles.

Concernant nos secteurs d’activité :

La presse c’est la voix du Parti. Il faut une expression très politique, simple et juste. Le secrétariat travaille sur les propositions pour l’améliorer encore. Le CN se réunira pour en discuter.

Le 13 février se tiendra le Bureau National sur les questions internationales et par la suite sur les autres secteurs de travail.

Nous sommes présents en tant qu’organisation dans 60 départements (nos journaux ont des lecteurs dans les 95 départements). Comment aider les forces qui existent dans les départements à se mettre en mouvement. C’est ce à quoi doit s’attacher le CN.

La bataille idéologique et politique est intense mais nous l’avons vu, nous progressons dans une bataille de classe acharnée. Nous devons continuer à avancer avec la tenue des assemblées, avec tous les contacts acquis avec les élections régionales.

Nous allons préparer la rencontre avec les jeunes et avec eux développer une grande organisation de la jeunesse.

 

° ° °

  

 . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce rapport au format PDF ( 6 pages) .  

 

Description : escription : image007Recommander ce rapport à un (e) ami (e)

 

 

Haut de page

 

 

http://www.sitecommunistes.org