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Cher(e) s camarades,
L’année
2015 qui vient de s’écouler aura été riche d’enseignements pour notre parti.
Face à la
politique du capital et à l’ensemble des partis politiques à son service,
nous sommes les seuls à proposer au peuple et à la classe ouvrière une réelle
perspective politique crédible : engager la lutte sans tarder contre le
capital pour construire une société socialiste gérée par le peuple pour le
peuple.
Dire
cela, ce n’est pas pour se faire plaisir ou pour se donner une posture
différente de celle de tous les autres partis politiques. Au contraire, c’est
affirmer constamment notre but, supprimer le capital, le remplacer par une société socialiste,
mais cela dépend du niveau des luttes et du rapport de force politique que
nous serons en capacité de construire avec le peuple.
Le
capital frappe fort, de plus en plus fort et de plus en plus vite et aucun
parti politique ne s’y oppose frontalement ou en tout cas ne situe le capital
comme étant la seule cause d’une situation sociale et économique qui se
dégrade gravement. Ceci est valable pour la France mais aussi pour l’ensemble
de la planète. J’y reviendrai plus en détail plus loin.
Nous
voyons bien le chemin qu’il reste à parcourir, le capital domine tout mais,
répétons-le, il est incapable de résoudre les problèmes de l’humanité, il
conduit à sa destruction.
Nous
sommes lucides sur les difficultés pour parvenir à le supprimer. Les forces
du capital dominent et s’engouffrent dans le vide politique, dans l’espace
dénué de rapport de force politique et social conséquent, pour accélérer
l’exploitation du peuple.
Certes,
il y a des luttes et elles ne s’arrêtent pas quelle que soit la période, mais
le niveau de ces luttes doit s’amplifier pour stopper, faire reculer les
exigences du capital.
L’année
2015 nous a démontré que la question de la perspective politique est
essentielle. Notre parti à des propositions sur l’ensemble des sujets utiles
à la vie sociale et économique. Répondre aux besoins sociaux du peuple, c’est
possible rapidement mais il faut que l’on explique comment et ce qu’il faut
mettre en œuvre pour y arriver.
De ce
point de vue nous avons franchi en 2015 une étape qui doit nous amener à
débattre de l’organisation de notre parti, le combat militant qu’il faut
mener, le travail qu’il faut entreprendre dans les masses.
Ce sont
les élections régionales, notre façon de les aborder, ce que l’on a mis en
œuvre pour participer au débat politique, avec les moyens que vous
connaissez, qui nous font réfléchir sur ce qu’il faut entreprendre pour
progresser.
Je ne
reviendrai pas sur les résultats de notre parti dans les détails, mais
simplement rappeler que dans les Pays de Loire, la région où nous avons
présenté une liste, nos résultats ont été multipliés par quatre, ce qui n’est
pas banal même si nous partons de loin. Multiplier nos voix par quatre ce n’est
pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un travail politique
intense : contacts multiples avec les adhérents, les sympathisants, les
syndicalistes, ceux qui nous lisent, réunions élargies, distribution de
milliers de tracts devant les entreprises, participation aux luttes etc. Le
résultat est donc ce travail politique qui démontre bien que là nous sommes
présents dans le débat et le combat politique, il y a des résultats. C’est
comme cela que nous progressons en influence, mais aussi en adhésions et
surtout en conscience politique sur la crédibilité de nos propositions.
Il y a de
l’espace pour nos idées, nos propositions et notre perspective politique, ce
sont les leçons qu’il faut retenir de ces élections régionales.
Dans les
autres régions nous avons progressé dans l’activité menée pour construire des
listes partout, c’est plus de 500 contacts qui ont été pris, avec la volonté
de poursuivre et de maintenir ces contacts pour organiser des assemblées dans
les départements.
Ces
élections ont également confirmé le profond rejet de la politique actuelle.
L’abstention massive, notamment dans les quartiers populaires, les résultats
du parti au pouvoir, ceux de la droite confirment ce rejet. Le Front National
dont les médias assurent une promotion sans précédent est confirmé comme
étant le recours à la politique du capital, on observe son silence concernant
les mesures gouvernementales sur la restriction des libertés publiques, les
droits démocratiques et les atteintes graves aux droits syndicaux.
Les élections
passées, Hollande et son gouvernement annoncent la couleur pour 2016. Ils
disposent pour cela du cahier de revendications du Medef. La lettre envoyée
par le Medef à Hollande, signée par 150 multinationales fixe le cap. Les
exigences du patronat sont reprises une par une dans les annonces du
gouvernement qui veut aller vite. Le premier trimestre 2016 est la limite à
atteindre pour appliquer « des mesures d’urgence contre chômage ». Hollande
comme Gattaz appellent à « l’union
nationale » contre le chômage, et demandent à l’ensemble des partis
politiques de soutenir leurs propositions.
Ils
veulent ensemble un contrat de travail « agile » (ça évite de prononcer le
mot précaire), flexible aux souhaits des entreprises. Ce nouveau contrat de
travail « agile » serait conditionné au chiffre d’affaires de l’entreprise et
aux objectifs fixés au salarié. Autrement dit, le salarié signe en même temps
son contrat de travail et… sa lettre de licenciement, ceci sans aucun recours
possible. « Il faut adapter le droit du travail aux réalités de l’entreprise
», cette phrase prononcée par Macron et Gattaz c’est le signal de la
poursuite de la casse du code du travail.
Un seul exemple récent pour illustrer le niveau de la casse des droits
sociaux : le ministre Le Guen, grand ami et serviteurs du CAC 40 vient
de déverser sa haine à l’encontre des syndicats et notamment la CGT, qui ont
refusé de signer l’accord pour l’ouverture de la Fnac le dimanche. Il dénonce
la présence de « trop de syndicats en France » ce qui affaiblit le « dialogue
social ».
Il faut
traduire dans ses propos : les syndicats qui refusent de s’adapter aux
objectifs du capital sont de trop en France, il faut les éliminer et il
appelle les salariés à ne plus voter pour eux !
La
ministre du travail El Khomri dévoile ses intentions en disant : la « réforme
du code du travail servira à inventer de nouvelles règles sociales y compris
l’ouverture des magasins dimanche, elle servira également à faire sauter le
verrou des 25 % de majoration des heures supplémentaires ». L’objectif c’est
la baisse continuelle du « coût du travail », la cible ce sont les acquis
sociaux et la suppression des contraintes contenues dans les garanties
collectives. Le patronat veut obtenir que les négociations sociales se
déroulent à l’entreprise, encouragé en cela par les accords d’entreprises
obtenus chez Renault, Peugeot, Michelin, et dernièrement chez Smart, avec
l’aval des syndicats saufs la CGT.
Les
mesures annoncées sont toutes dirigées contre les travailleurs et toutes
favorables au capital.
De
nouveaux cadeaux sont offerts aux entreprises, une prime de 2000 € sera
octroyée dans les entreprises de moins de 250 salariés pour chaque salarié
payé entre 1 et 1,3 SMIC ce qui va de nouveau permettre et encourager le
paiement de bas salaires. C’est la
suppression totale des cotisations sociales dans ces entreprises, ce que le
patronat réclame depuis longtemps, mais il en veut plus : il demande la
suppression définitive des cotisations sociales pour les apprentis.
Dans sa
« campagne » contre le chômage, Hollande annonce également la
formation de 500 000 chômeurs pris en charge sur le budget de l’État,
dont on sait sans se tromper que cette mesure comme les autres n’aura aucun
effet sur l’emploi, elle ne servira qu’à camoufler encore plus les chiffres
réels du chômage pour servir ses objectifs électoraux.
Les
privés d’emploi ne sont pas oubliés dans les annonces du gouvernement. Les
négociations sur le financement de l’Unedic vont commencer, des rencontres
parallèles ont déjà eu lieu avec les centrales syndicales qui pour l’instant
sont hostiles à la réduction des droits des chômeurs. Nous connaissons la
finalité de ces négociations avec le Medef qui veut réduire la durée
d’indemnisation et leur montant sous prétexte d’un déficit de 29 milliards de
l’assurance-chômage. Rappelons que les entreprises sont exonérées de
cotisations sociales dégressives sur les bas salaires entraînant une perte de
25 à 33 milliards par an pour la protection sociale. Rappelons également
qu’un chômeur sur deux n’est pas indemnisé et que 25 % touchent moins de 625
€ par mois. Voilà la réalité que Medef et gouvernement veulent encore
aggraver.
Toutes
les mesures prises contre le chômage par les gouvernements successifs depuis
le début des années 70 n’ont eu aucun effet sur l’emploi. Les centaines de
milliards accordés aux patrons année après année n’ont servi qu’à gonfler les
profits des entreprises et à distribuer des dividendes aux actionnaires.
En 2014,
ce sont 231 milliards de dividendes qui ont été distribués aux actionnaires
du CAC 40. Les chiffres 2015 ne sont pas encore connus mais sont annoncés
comme étant des chiffres record. À cela il faut ajouter 30 à 40 milliards (80 milliards selon les
journalistes économiques) d’évasion fiscale.
Concernant
l’emploi, un dernier mot sur un aspect caché (et pour cause) des suppressions
d’emplois : depuis 2008, 2 millions de ruptures conventionnelles ont été
comptabilisés dont 350 000 pour la seule année 2015. C’est le plus vaste
plan de licenciement jamais réalisé. Cette rupture conventionnelle est
présentée comme étant un « divorce à l’amiable entre le salarié et le patron
», les indemnités sont décidées en commun. Une fois la signature obtenue, la
rupture ne peut pas faire l’objet de poursuites judiciaires, le contrat de
travail «agile » réclamé par le Medef et le gouvernement existe déjà, là
également sans aucun effet sur l’emploi.
Voilà les
mesures en préparation concoctées par le CAC 40 et le gouvernement serviteur
dont l’application devrait intervenir avant la fin du premier trimestre de
cette année. Le coût serait de l’ordre de 2 milliards financés par des
restrictions sociales supplémentaires.
Pendant
que Hollande annonce l’accélération des mauvais coups, les restructurations,
les suppressions d’emplois s’accélèrent également : Alstom (Général Electric)
va supprimer 20 % de ses effectifs en Europe soit 6500 emplois dont 765 en
France. Le gouvernement approuve, il déclare « rester vigilant sur la
promesse de Général Electric de créer 1000 emplois en France », on croit
rêver !! EDF annonce qu’il va supprimer 3500 emplois d’ici 2018, la SNCF
1400, l’État français est actionnaire majoritaire dans ses entreprises et
comme pour Renault, Peugeot et bien d’autres entreprises le gouvernement
approuve les décisions des multinationales et prépare avec ses annonces
contre le chômage l’aggravation des conditions d’accès aux allocations
chômage aux salariés privés d’emploi par les grands groupes. Tout pour le
capital, rien pour les travailleurs prend ici tout son sens.
Le groupe
Vallourec annonce également d’importantes suppressions d’emplois sous
prétexte de difficultés dans l’industrie pétrolière, cette multinationale
avait annoncé 2000 suppressions d’emplois en 2016, elle revoit sa copie à la
hausse, les suppressions d’emplois pourraient doubler.
Une seule
industrie prévoit des effectifs en hausse, c’est l’industrie de la défense
qui compte embaucher 40 000 salariés en 2016. Pour faire la guerre il
faut fabriquer des armes, les va-t-en-guerre du gouvernement montrent
l’exemple, d’autant que cette industrie génère des énormes profits.
À cette
politique de casse industrielle viennent s’ajouter les mesures prises
concernant les collectivités territoriales qui vont être amputées de 50
milliards d’euros de dotations. Cela entraîne l’absence d’investissement, la
privatisation des services et la diminution voire la suppression des
subventions versées aux associations locales avec des effets non négligeables
sur l’emploi. Ajoutons à cela les « réformes » sur la santé, l’éducation, la
protection sociale qui se poursuivent, la baisse des salaires et pensions,
des allocations sociales et on a fait à peu près le tour des conséquences
dramatiques de cette politique.
Très peu,
pour ne pas dire aucun parti politique (à part le nôtre) ne s’oppose
frontalement aux décisions prises. Au contraire, au nom de l’unité nationale,
ils ont tous voté l’État d’urgence, approuvé la loi sur les libertés, soutenu
le gouvernement dans ses bombardements en Irak et en Syrie, aucun n’a dénoncé
les causes du flux des réfugiés qui fuient leur pays à la suite des guerres
organisées et déclenchées par l’Europe, l’État français en tête, et les USA.
La
droite, l’extrême droite ont déjà annoncé leur intention de voter la réforme
constitutionnelle à venir. La droite encore, par la bouche de Xavier Bertrand
déclare à propos des mesures sur l’emploi : « je me moque de la couleur du
gouvernement, l’essentiel est qu’il prenne les bonnes décisions ». On a vu
des alliances se créer entre le PS et ses alliés avec la droite et les siens
à l’occasion des élections régionales. Ces alliances se poursuivent
aujourd’hui pour permettre l’application des décisions prises contre les
travailleurs et le peuple. Le Front National, après l’opération promotion des
médias pour les régionales, annonce qu’il sera moins visible dans les médias,
préférant se consacrer aux « rencontres avec les Français sur le terrain ».
En clair, il prépare les futures échéances électorales et observe le silence
sur les sujets actuels, il compte récupérer le profond mécontentement
constaté lors des régionales et qui se confirme dans les sondages d’opinion.
Comment
capter ce mécontentement et en même temps servir les intérêts du capital ?
C’est à
cela que travaille l’ensemble des partis politiques. Les alliances multiples
sont possibles : droite – PS – centre, droite – Front National, PS – Vers –
UDI, ça va dans tous les sens, mais les recompositions s’organisent pour
offrir une équipe de rechange pour servir le capital.
Le front
de gauche a été déclaré mort par ses dirigeants Pierre Laurent et Mélenchon,
mais ils préparent ensemble les futures élections. Aucun d’entre eux
n’appelle à lutter contre les objectifs capitalistes d’Hollande, aucun ne
développe de perspective politique crédible en rupture avec le capitalisme.
Les
partis politiques actuels sont rejetés par le peuple. Le Front National se
tient en réserve et la bourgeoisie l’utilise pour favoriser les
recompositions politiques.
Un appel
récent à l’organisation de « primaires à gauche » a été lancé par des
personnalités de la « société civile » ! Cohn-Bendit dont on n’a pas oublié
le rôle qu’il a joué et qu’il joue encore pour développer le capitalisme
européen, Rosanvallon, dirigeants éminent de la CFDT stratège du dialogue
social, Piketty, économiste théoricien et défenseur de l’économie capitaliste
pour ne citer qu’eux seraient ainsi les sauveurs de la gauche. L’opération
politique relayée constamment par les médias consiste évidemment à offrir une
« alternative » (encore une !) politique menant à une nouvelle impasse. Dans
cet appel à une primaire à gauche, jamais le mot « capitalisme » n’est
prononcé, par contre l’entreprise y tient une place de choix. Dès le
lendemain de la publication de l’appel, Pierre Laurent, prêt à tout pour
sauver les derniers élus PCF, s’est déclaré « attentif et prêt à discuter de
cette question ». Comme on le voit, les partis politiques sont loin, très
loin des préoccupations du peuple, ils ne cherchent qu’à offrir la meilleure
image possible, la meilleure équipe possible pour assurer la relève et
poursuivre la politique du capital.
Du côté
des syndicats on sait ce qu’il en est de la CFDT, toujours absente de toutes
les luttes mais toujours le stylo à la main, la centrale a atteint un niveau
de compromission jamais égalé. Elle a même tenté de justifier la condamnation
des syndicalistes de Goodyear comme l’ont fait le PS et la droite qui s’en
sont réjouis. Ce jugement inique pris à l’encontre de travailleurs qui se
battent depuis des années pour l’emploi et la pérennité de l’entreprise
montre une nouvelle phase dans la lutte de classe. Sollicité par le représentant de l’État, ce
jugement est à mettre en cohérence avec la loi d’exception, les restrictions
des libertés démocratiques, l’État d’urgence, la réforme de la constitution.
C’est un tout destiné à museler l’expression du mécontentement profond qui ne
peut que s’exprimer. Le capital a toujours agi comme cela chaque fois que le
rapport de force lui permet de faire. Il utilise la répression comme un moyen
pour appliquer ses décisions. Mais cela démontre aussi que le capital est
obligé de mettre des pare-feu aux luttes à venir. Il en a peur et s’y prépare
car il sait que la lutte de classe et le seul moyen à disposition du peuple
pour le faire reculer. Il tente de protéger par avance ses intérêts.
Du côté
des syndicats on sait ce qu’il en est de la CFDT, toujours absente de toutes
les luttes mais toujours le stylo à la main, la centrale a atteint un niveau
de compromission jamais égalé. Elle a même tenté de justifier la condamnation
des syndicalistes de Goodyear comme l’ont fait le PS et la droite qui s’en
sont réjouis. Ce jugement inique pris à l’encontre de travailleurs qui se
battent depuis des années pour l’emploi et la pérennité de l’entreprise
montre une nouvelle phase dans la lutte de classe. Condamnations multiples de
militants syndicaux, fermetures d’unions locales, d’unions départementales,
d’unions syndicales professionnelles n’ont jamais été aussi nombreuse. Les
centrales syndicales, même si quelques-unes protestent plus que l’autre, sont
passives devant cette situation. Seuls les syndicats d’entreprises, quelques
unions locales et départementales organisent la protestation avec leurs
moyens.
Les
atteintes aux droits syndicaux sont de plus en plus courantes et de plus en
plus violentes. Le choix politique des centrales syndicales qui privilégient
le « dialogue social » et qui le revendiquent est une des causes de la
violence antisyndicale parce que le terrain des luttes a été abandonné laissant
le champ libre au patronat et à sa politique. Condamnations multiples de
militants syndicaux, fermetures d’unions locales, d’unions départementales,
d’unions syndicales professionnelles n’ont jamais été aussi nombreuse. Les
centrales syndicales, même si quelques-unes protestent plus que l’autre, sont
passives devant cette situation. Seuls les syndicats d’entreprises, quelques
unions locales et départementales organisent la protestation avec leurs
moyens.
Les
luttes sociales doivent s’amplifier, la gravité des mesures prises contre les
travailleurs ne peut rester sans réaction. Des luttes ont lieu actuellement,
les salariés d’EDF mènent la bagarre contre les suppressions d’emplois et
pour un service de qualité. Les Goodyear organisent la riposte à la condamnation
de militants syndicaux à 9 mois de prison ferme. La fonction publique
manifeste le 26 janvier prochain. Des luttes sont nombreuses dans la santé,
la métallurgie, la chimie, luttes méconnues car les médias n’en font pas état
par peur de contagion. Même si elles sont insuffisantes, ces luttes existent
nous devons leur apporter tout notre soutien et notre aide.
Il y a
besoin de construire un syndicalisme de lutte de classe en France, le capital
en a peur. Il déclare par l’intermédiaire de son fidèle serviteur Jean-Marie
Le Guen : « le discours salarié contre les patrons ne correspond plus à la
réalité économique et sociale du pays ». C’est clair, pour Jean-Marie Le
Guen, patrons et salariés sont dans la même galère, l’antagonisme entre
capital et travail ne serait qu’une vue de l’esprit !
La
bataille idéologique est intense, elle traverse toute la société française,
les partis font le choix stratégique de développer le capital ou de
l’accompagner, nous en avons parlé, les syndicats également, nous les
connaissons.
La CGT va
tenir son 51ème congrès en avril, le
syndicalisme de classe n’est pas à l’ordre du jour, ce n’est pas une surprise
(voir le document d’orientation paru dans le Peuple). Pour info, 60 000 amendements au texte
d’orientation ont été déposés à la centrale syndicale pour être soumis à la
discussion. Nous suivons de près les préparatifs de ce congrès.
Comme on
le voit, les motifs ne manquent pas pour engager la lutte tout de suite,
revendiquer pour satisfaire les besoins sociaux. L’argent ne manque pas, les
moyens considérables possédés par les multinationales doivent revenir au
peuple mais il faut lutter pour aller les chercher.
Ceci est
valable en France comme ailleurs. Le G20 se déroule en ce moment à Davos, les
grandes puissances capitalistes sont confrontées à la « crise » permanente de
leur développement. La baisse de la croissance mondiale due à l’activité en
Chine entraîne en cascade des difficultés économiques notamment dans les pays
dits « émergents » qui étaient jusqu’alors source de profits importants pour
les multinationales mondiales. Les bourses s’effondrent et les économistes du
capital s’inquiètent, ils craignent une crise « plus importante qu’en 2007,
du niveau de la crise de 1929 ». Traduit en langage courant : pour faire face
aux difficultés de développement du profit et à la baisse de rentabilité
immédiate du capital, il faut faire payer les peuples. C’est ce que nous
subissons avec les plans d’austérité en France, en Europe et dans le monde.
Le
journal « Le Monde » indique d’après un rapport de l’OIT (Organisation
Internationale du travail) qu’il y a 200 millions de chômeurs dans le
monde, les prévisions pour 2016 sont de 2,3 millions supplémentaires soit 30
millions de plus qu’en 2007. Toujours
selon l’OIT, la précarisation de l’emploi touche 1,5 milliards de travailleurs dans le monde soit plus de
46% de l’emploi total. En Asie du Sud et en Afrique subsaharienne ce sont
plus de 70% des travailleurs qui occupent un emploi dit « vulnérable ».
Voilà les
effets sociaux de la politique du capital, il faut y ajouter pauvreté, misère
etc. qui explose. Il faut également y ajouter la concurrence acharnée que se
livrent les multinationales mondiales pour conquérir des territoires nouveaux
afin d’y exploiter les peuples et les richesses. Cette concurrence
internationale entraîne des guerres ouvertement provoquées par les états au
service du capital. Nous retrouvons cette situation sur l’ensemble des
continents, les guerres se sont multipliées, les dépenses d’armement ont explosé,
le risque d’une guerre généralisée existe, d’autant qu’une nouvelle « crise »
du capital est en gestation. Pendant ce temps 1000 milliards de dollars ont
été distribués aux actionnaires dans le monde sous forme de dividendes, c’est
un record absolu.
Nous
tiendrons le 13 février prochain un bureau national sur les questions
internationales pour mieux comprendre de quelle manière l’impérialisme
s’organise, avec quels moyens pour dominer le monde, et bien sûr affirmer nos
propositions et nos actions pour le combattre.
Chers
camarades,
Au début
de l’introduction à la discussion, nous avons fait le constat de l’activité
de notre parti et après avoir tiré les enseignements encourageants des
élections régionales, une conclusion s’impose : là où nous sommes présents
dans le débat et le travail militant, il y a des résultats. Il faut donc
élargir notre présence pour développer notre parti et les idées
révolutionnaires que nous sommes seuls à porter. Il y a de la place pour
cela, il suffit de l’occuper en ayant la volonté de toujours déployer, faire
partager au plus grand nombre possible nos propositions qui trouvent un écho
favorable parmi la population, les élections en pays de Loire en sont la
démonstration.
Cette
démarche commence à produire des effets positifs, trois assemblées élargies
se sont tenues dans trois départements différents et ceci avant le 15 janvier
ce qui n’a jamais été fait auparavant. Dans les trois départements, des
sympathisants sont venus participer à la discussion et à chaque fois des
adhésions ont été réalisées. Les camarades ont tous souligné la qualité des
débats, la soif de comprendre la situation et de connaître nos propositions.
Nombre de participants ont demandé la tenue de réunions régulières, des
initiatives militantes sont en construction.
Nous
pouvons faire cela partout et nous avons la volonté de le faire partout. Le
secrétariat a réfléchi sur la question de notre développement dans les
départements, il apportera toute son aide à la construction de réunions
élargies pour aller au débat politique avec les adhérents, sympathisants,
candidats aux élections, lecteurs de nos journaux etc.
Ce
travail fera l’objet de compte-rendu de réunion régulier, le comité national
sera associé et informé. Nous avons besoin de nous développer et il faut que
l’on se donne des outils pour cela. Je viens de parler de l’organisation du
parti, il en est de même pour la formation des militants, des nouveaux
adhérents qui sont demandeurs d’une formation. Nous avons également commencé
la réorganisation de la politique financière, essentielle à notre
développement, la prise en compte de notre souscription dans les
départements, les initiatives financières, les cotisations.
J’ai déjà
parlé des questions internationales qui vont faire l’objet de la prochaine
réunion du bureau national de notre parti le 13 février prochain. La question
de notre propagande a également été examinée et a déjà fait l’objet de
plusieurs discussions sur l’utilité de l’existence de deux journaux et deux
sites différents pour un même parti. Nous nous sommes donnés jusqu’en juin
pour résoudre ce problème.
Beaucoup
de travail en perspective mais la priorité des priorités concerne notre
développement dans les départements, l’année 2016 doit marquer un progrès
significatif, discutons-en.
À vous la
parole.
° ° °
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