Retour ACCUEIL

 

 

Comité National 23-04-2005 – rapport introductif

  A un peu plus d’un mois du référendum tout se précise comme si le NON devait l’emporter.

Sur qu’elle base ce Non s’est développé ? Il exprime d’abord, de façon décisive, le refus de la situation économique et surtout sociale que vivent des millions de français :

1-Le recul du pouvoir d’     achat, les bas salaires. En France 16,2% des salariés gagnent moins que le SMIC, 29% ont un salaire inférieur à 1100 euros (1,3 SMIC). Le patronat et le gouvernement proposent aux salariés des augmentations de 0,8% à 1,5% pendant que les profits en 2004 font un bond – en moyenne – de 30% (certains atteignent plus de 150%). Il y a en France 7 millions de pauvres.

-Le chômage. Une étude récente dit que  les personnes victimes du chômage sont au nombre de 3,9 millions. 22% des jeunes de moins de 25 ans sont sans travail.

-La précarité se développe considérablement. En 20 ans, le nombre de CDD est passé de 263.000 à 1.624.000 (+ 517%) et les emplois partiels de 148.000 à 1.186.000 (+701%).

-Les délocalisations avec des suppressions massives d’emplois

-Les privatisations, la casse des services publics

-Les « réformes » des retraites, de la Sécurité Sociale qui cassent les acquis.

Depuis 25 ans, quel que soit le gouvernement, les Français voient que dans notre pays, ça va de mal en pis.

2-Ils sont des millions  qui voient que leur situation en France découle nettement de ce qui se passe en Europe, que cette Europe ne fait qu’accentuer toutes leurs difficultés.

Ils sont de plus en plus en nombreux à voir que la situation est la même dans tous les pays européens.

Comment s’étonner qu’ils ne voient rien de bien  dans ce que leur racontent les promoteurs du OUI ? Qu’ils n’aient aucune illusion sur ce que pourrait leur apporter une victoire du OUI ? Leur vote exprimera leur inquiétude pour l’avenir en même temps qu’un besoin de changement fortement exprimé.

Examinons ce qui se passe avec lucidité. A entendre la plupart des promoteurs du NON, la défaite du OUI ouvrirait la voie – pour certains une voie royale – à des changements fondamentaux en France et en Europe. Il nous est arrivé à tous ici d’entendre ou de lire de telles outrances. J’en cite une risible: « De ce jour, date une nouvelle époque dans l’histoire du monde. Vous pourrez dire j’y étais. C’est ce qu’écrivait, commentateur lucide Goethe, l’Européen, qui était à Valmy. Il n’est pas impossible qu’on puisse faire la même réflexion le 29 mai prochain… » lit-on dans un bulletin. Sans aller jusque-là, relevons dans  « l’Humanité » : « Mettre au pas, réguler, juguler le capitalisme mondial, sur la terre d’Europe, c’est possible, et déjà plus rien n’est pareil. Il y a comme une résurrection de l’espoir, le bout du tunnel… » et encore dans un édito du même journal : « Le non est le vote d’espoir, l’espoir de relancer la gauche en l’éloignant des sirènes autodestructrices du libéralisme qui ont tant de fois conduit à la déception ». Sérieusement, est-ce avec un Fabius, pour ne citer que lui, que la situation en France et en Europe pourrait être radicalement modifiée ? Retrouver côte à côte pour défendre le NON, des dirigeants socialistes, J. Bové, ATTAC, le PCF, la LCR etc !.. Tous ces gens dits « de gauche » qu’on a vus à l’œuvre, ne peut amener rien de positif ! Ne nous étonnons pas cependant qu’ils rencontrent une audience réelle, forte même, chez celles et ceux qui s’apprêtent à voter NON. Depuis la disparition de l’URSS, l’absence d’une réelle perspective révolutionnaire de masse en France et dans le monde a conduit à la récupération du mécontentement populaire par toutes les variantes de la social-démocratie.

Ceux qui aujourd’hui animent la campagne pour le NON sont ceux-là mêmes qui n’ont qu’un objectif : s’inscrire dans le développement du capitalisme et qui en sont venus à le dire ouvertement.

Cela dit, voyons que cette campagne est pour « COMMUNISTES » une occasion qui nous est fournie de développer une grande activité de propagande pour nous faire connaître, pour dire que notre NON est fondamentalement différent de celui de tous les autres. Pour nous, il n’existe pas de « bonne » ou de « meilleure » façon de construire l’Europe capitaliste. Notre NON est définitif.

Chaque voix que nous aurons gagnée sur cette base – et nous pouvons en gagner beaucoup – sera un nouveau pas important vers le renforcement de ce parti révolutionnaire que nous construisons en France.

Chirac et Hollande ont convenu de ne pas parler de la situation en France, pour ne parler que de l’Europe. Raté, la situation française s’est invitée, on peut dire qu’elle envahit le débat, comme l’a bien montré le débat de J. Chirac avec les jeunes. Ceux-ci parlaient de leur avenir compromis, des difficultés qu’ils vivent, des délocalisations, de leur difficulté à trouver du travail, de l’utilisation de leurs diplômes, de leurs salaires. Derrière leurs questions apparaissait en même temps leur scepticisme à l’égard de l’Europe, de celle d’aujourd’hui mais aussi celle de demain. Chirac essayait de leur répondre en se réfugiant derrière une Europe mythique qui solutionnerait leurs problèmes ! Ce « débat » a bien montré l’opposition profonde d’une partie de la jeunesse  à la politique actuelle. Mais, Chirac l’a annoncé, quels que soient les résultats du référendum, il faudra continuer à développer la même politique en France et en Europe.

Ce même impératif est partagé par tous les partis politiques, les organisations dites de gauche et aussi par des organisations syndicales comme la CFDT en particulier.

Oh bien sûr, les choses n’apparaissent pas de manière aussi abrupte sur le terrain, mais ne nous y trompons pas, la seule question qui les sépare est, comme ils le disent eux-mêmes, « une question de méthode ». Fabius l’a très bien expliqué. Il dit «  je suis un européen convaincu mais j’ai toujours pensé qu’il y avait besoin de règles ». On imagine à quel point les « règles » d’un Fabius favoriseraient les travailleurs et le peuple ! Fabius, ministre de Mitterrand, au bilan désastreux ! Pour lui, rien de grave ne sépare le OUI du NON, il faut simplement « changer de méthode ». Traduisez : pour construire l’Europe capitaliste la méthode Fabius est plus efficace que celle de Hollande… et même de la droite ! Après Fabius, Guillaume Sarkozy (l’autre, celui du MEDEF) dit exactement la même chose. Il écrit dans « Le Monde » du 19 avril : « la question n’est plus de savoir si nous voulons l’Europe ou non, elle est devenue une évidence quasi indiscutée, la seule question qui vaille est celle de son fonctionnement ». « Je ne suis pas antieuropéen » tient à préciser Bové. « Moi, comme paysan, je travaille depuis 20 ans pour l’Europe ». M.G. Buffet va dans le même sens : « l’Europe ne doit pas être gâchée…Nous travaillons à un autre projet de traité avec des propositions alternatives…Oui à l’Europe et non à un projet de traité que nous ne voulons pas ».

Chirac, Sarkozy et l’UMP, Hollande et une partie du PS, Fabius et l’autre partie, M.G. Buffet et le PCF, les Verts, la LCR etc… Certains appellent à voter OUI, d’autres appellent à voter NON, mais tous ont en commun qu’ils sont pour l’Europe. Seule la façon de la construire les sépare, c’est à qui sera le plus efficace du OUI ou du NON. La méthode… c'est dire si la marge entre les uns et les autres est étroite ! Dans un cas comme dans l’autre, les groupes capitalistes industriels et financiers ne courent pas de risques majeurs ! Ceux qui règnent sur l’Europe, les TOTAL, SCHELL, BP, RENAULT, ARCELOR, SCHNEIDER ELECTRIC, ALCATEL, la SOCIETE GENERAL, PARIBAS etc…etc… Ces énormes groupes européens multinationaux dont les profits viennent de battre des records, cèderaient gentiment leur place parce que le NON l’emporterait ? Quant à leurs larbins qui gouvernent nos pays, qu’ils soient socialistes, de droite ou autres, ils font et ils feront ce qu’on leur dit de faire, comme d’habitude.

Qu’avons-nous de commun avec le NON du socialiste Fabius ou des partis de la gauche plurielle ? Rien. Si ces gens-là reviennent en 2007 au gouvernement, qui croit sérieusement que la situation des Français s’améliorera ? Pour chasser les fabuleuses puissances économiques et financières qui règnent sur l’Europe il faudra infiniment plus qu’un NON au référendum !

A gauche les uns auront voté oui les autre non mais passé le référendum la réconciliation est prévue. Car ni les uns ni les autres n’oublient ce qui est leur grand objectif : revenir aux affaires en 2007. De Fabius à Besancenot, tous, absolument tous le disent. « Moi je respecte les tenants du oui à gauche dit M.G. Buffet, car après le 29 mai, il faudra bien qu’on travaille ensemble ». Mélenchon du PS, renchérit : « il faudra panser les plaies pour donner  corps au rassemblement des gauches ». Et Besancenot de la LCR en appelle à la refondation de la gauche. Le Parti des travailleurs qui développe la phrase révolutionnaire a tenu meeting commun avec M. Dolez dirigeant national du PS et secrétaire du Nord. M. Dolez a insisté sur « le besoin d’unité à gauche sans exclusive » et D. Gluckstein secrétaire national du P.T. a précisé « il ne s’agit pas de polémiquer avec la direction du PS ». Un mot à propos de lutte ouvrière qui est très discrète. On le comprend puisque A. Laguiller a été pour la monnaie unique et pour l’élargissement de l’Europe capitaliste.

Ainsi dès le 30 mai tous veulent repartir ensemble ; PS, Verts, PCF, ATTAC etc… pour préparer 2007 et assurer l’alternance une fois de plus. Depuis 25 ans, cette gauche unie a gouverné deux fois, pendant 15 ans, sans rien changer. Elle a fait la même politique que la droite en France et en Europe, la politique du capital.

L’alternance droite – gauche fonctionne dans tous les pays européens. Que ce soit le socialiste Zapatero à la place d’Aznar de droite en Espagne, ou la droite demain à la place du socialiste Schroeder en Allemagne, ça ne porte pas à conséquence pour les capitalistes. En France, à tous ceux-là qui ont l’œil rivé sur 2007, le référendum leur sert de rampe de lancement. Chacun essaie de tirer la couverture à soi pour être le mieux placé en vue des présidentielles.

A l’extrême droite, le F N est entré en campagne. Il développe comme d’habitude sa démagogie sociale. Il annonce clairement la couleur. Lui aussi se place pour 2007. N’oublions surtout pas le danger qu’il représente et qui a grandi depuis 2002, nourri par la politique actuelle. Le FN est un parti du grand capital. Dénonçons sa politique antisociale et réactionnaire et rappelons que la seule façon de le faire reculer est la lutte anticapitaliste.

Le 29 mai nous appelons à dire NON à l’Europe capitaliste, NON à toute constitution.

Nous disons NON sans ambiguïté car nous rejetons l’Europe capitaliste. C’est un NON total, un NON lucide, porteur d’avenir. Etre lucides c’est ne pas faire dire à ces millions de NON plus de choses qu’ils ne disent. Ces NON, dans leur masse expriment fortement leur opposition à la politique actuelle comme nous l’avons dit mais en même temps ils sont chargés de lourdes ambiguïtés, l’absence d’une perspective permettant de changer de politique pèse lourdement. Des électeurs vont aller voter NON en espérant que la victoire du NON permettra peut-être de modifier certaines choses. Le NON, c’est inévitable dans la situation actuelle est un NON composite de gens à la recherche d’une solution qui tarde à venir. Etre lucides c’est aussi constater que cette campagne nous donne la possibilité par notre travail, de faire grandir la prise de conscience partout où nous nous exprimons. Quand on discute avec les salariés, les habitants, on est en phase avec beaucoup de monde. Que ce soit dans les entreprises, sur les marchés, dans les Universités, dans les immeubles, outre le bon accueil aux dizaines de milliers de tracts ou de journaux que nous distribuons, la signature de notre pétition, ça marche, les discussions, les débats sont très intéressants. Notre pétition convient à nombre de ceux à qui nous la présentons car elle répond clairement au rejet de cette politique, à l’exigence d’autre chose.

Un camarade disait dans une de nos réunions publiques, que les jeunes qu’il côtoie sont inquiets à l’idée du chômage et de la précarité, qu’il y a en même temps une combativité importante, qu’ils sont en recherche de quelque chose d’autre, ils réfléchissent, ils ont besoin d’entendre une véritable voix anticapitaliste. A nous de leur donner une perspective politique. Ce n’est pas rien, alors que nous n’avons aucune publicité, aucun média (tous les partis politiques et médias disent l’inverse de ce que nous disons) de récolter des signatures, 30,40,50 … Et on ne nous confond plus avec le PCF. D’autant que notre affiche est d’une grande clarté, elle nous situe clairement. On le voit dans les manifestations et l’on commence à nous connaître partout où nous allons régulièrement.  Des lecteurs du journal qui ne sont pas adhérents à COMMUNISTES nous renvoient la pétition remplie avec des signatures, des adresses pour envoyer le journal. Un autre camarade lors d’un débat faisait remarquer : « les salariés discutent volontiers politique en ce moment. Nous avons des possibilités de nous faire entendre et comprendre ». Des sympathisants, des salariés qui nous regardent avec intérêt, viennent dans nos réunions, comme en Loire-Atlantique, à Paris, en Seine St Denis, dans les Alpes-Maritimes etc… pour mieux nous connaître, en savoir plus sur ce que nous proposons. Nous faisons des adhésions une à une, de jeunes, de salariés qui pour  la plupart n’ont jamais été adhérents à aucun parti, de syndicalistes qui veulent un parti qui ait une politique clairement définie qui s’engage à lutter  pour une autre société.

Ainsi dans cette campagne du référendum avec notre journal, nos tracts, notre site, dans les points de rencontre, avec nos adhérents dans les entreprises, les établissements scolaires, les quartiers, dans les réunions publiques, nous faisons connaître « COMMUNISTES », nous nous renforçons.

C’est tout ce travail qu’il faut déployer encore plus largement dans toutes les initiatives, avec la vente du muguet le 1er mai, dans les luttes et manifestations. Nous avons encore 5 semaines d’ici au 29 mai !

Rappelons les idées sur lesquelles nous appuyer dans la bataille idéologique :

Pourquoi nous sommes contre l’Europe ? Pour ou contre cette Europe ? Le capitalisme a fait ses preuves en Europe comme dans le monde entier. Avec l’Union Européenne, il s’agit de la construction d’un grand ensemble capitaliste dans le cadre de la mondialisation capitaliste. Après la disparition de l’URSS et des pays socialistes européens, le capitalisme qui n’a plus rien en face de lui domine le monde sans partage. Il se réorganise. De grands ensembles capitalistes régionaux se construisent. L’Europe en est un très important. Les projets de rapprochements se multiplient dans le monde (on en dénombre 17 aujourd’hui, de différentes grandeurs). Ces ensembles permettent aux groupes capitalistes mondiaux de réaliser les profits les plus élevés.

C’est dans ce cadre là que se construit l’Europe actuelle. Déjà en 1957 le traité de Rome a créé le marché capitaliste commun. Aujourd’hui elle va dépasser les 500 millions d’habitants. 25 pays, et demain la Roumanie, la Bulgarie, l’Ukraine, probablement la Turquie, peut être même le Maghreb. Economiquement, elle est aujourd’hui l’ensemble le plus puissant. Pour combien de temps ? Les rivalités inter-capitalistes sont féroces. Les capitaux sont investis là où les profits les plus élevés sont garantis, au moins momentanément. On assiste aux fusions, aux concentrations, aux acquisitions qui créent les groupes multinationaux. Leur rivalité pour la conquête de nouvelles sources de matières premières s’est encore exacerbée comme le montrent les évènements actuels. Le développement du capitalisme à l’échelle mondiale s’effectue aujourd’hui à une tout autre échelle qu’à l’époque où MARX a découvert cette loi du développement du capitalisme il y a 150 ans.

Le but premier de l’Europe capitaliste c’est de se doter des moyens les plus aptes à notre époque pour exploiter au maximum les peuples qui la composent afin de réaliser le maximum de profit. C’est ce qu’ils appellent être compétitif. En Allemagne, en France, en Italie… partout dans cette Europe, c’est la même course à « l’abaissement du coût de la main – d’œuvre » comme ils disent. C’est la course au renforcement du capitalisme dans cette région du monde.

Est-ce cela le progrès ? Est-ce cela la société moderne dans laquelle tout devrait s’organiser ?

Oui, répondent les dirigeants politiques qui appellent à voter oui.

Oui répondent aussi les dirigeants politiques propagandistes du non, mais il faut s’y prendre autrement pour la construire et la faire admettre. « Nous avons besoin d’un traité pour lequel on pourrait voter oui » a écrit sans vergogne un dirigeant du PCF ! Encore et toujours la méthode ! Finalement, la différence entre les apôtres du oui et les propagandistes du non est décidément ténue. Quant aux différences à l’intérieur du PS, mieux vaut ne pas en parler ! D’autant que tout ce beau monde se sera, je le confirme, rabiboché passé le référendum, sinon ça ferait mauvais effet ! Une fois de plus nous sommes en présence d’une énorme opération de récupération du mécontentement populaire au profit de la sociale – démocratie réformiste. Ce qui n’est pas pour nous étonner.

Mais surtout, que cela ne nous masque pas ce qui est en train de se passer dans la conscience politique de celles et ceux qui voteront NON, leur mécontentement qui grandit, leur recherche – tâtonnante certes mais combien réelle – d’une solution politique à leurs difficultés croissantes. Des moments comme celui-là favorisent grandement la rencontre entre les travailleurs et notre parti. A condition, bien entendu, que nous soyons sur le terrain, comme le prouvent les exemples que j’ai cités dans ce rapport.

 

La perspective que nous défendons est à l’opposé de celle que vendent tous ces marchands d’illusions dits « de gauche ».

Notre perspective n’est pas du genre : « une victoire du NON le 29 mai ébranlera profondément le système ». Nous savons tous ici qu’une intervention du peuple beaucoup plus forte, beaucoup plus directe, beaucoup plus politique sera indispensable pour ébranler l’édifice capitaliste et l’abattre.

Notre perspective, la seule qui ouvre les portes d’un autre avenir, c’est la lutte. La lutte économique quotidienne, pour défendre pied à pied nos conditions de vie et de travail ; c’est la lutte politique contre le capitalisme et pour une société nouvelle, le socialisme. Seule la lutte vraiment dirigée contre le capitalisme permet d’avancer.

Revenons au référendum pour revenir à des questions qui nous sont posées :

Faut-il connaître la constitution sur le bout des doigts pour se faire une opinion valable ? Sans décourager ceux qui veulent la lire entièrement et l’étudier en détail, on peut vite se rendre compte que la grande majorité des 448 articles noient l’essentiel sont des formules floues, ronflantes.

Le dernier numéro de « COMMUNISTES » en parle, vous pouvez vous y reporter. Je rappelle simplement que trois idées essentielles constituent le fond même de ce texte :

*Qui l’a faite ? Ceux qui ont fait l’Europe et la construisent. V. Giscard d’Estaing maître d’œuvre du projet, est leur digne représentant.

*Au service de qui est-elle ? Au service des groupes capitalistes et des gouvernements qui les servent.

*Quels sont ses objectifs ? L’envolée des profits capitalistes par la surexploitation des salariés et des peuples.

A partir de ces trois données fondamentales, nous pouvons aider efficacement nos amis, nos collègues, toutes celles et ceux que nous rencontrons, à se faire une idée juste de ce que contient ce projet de constitution.

La campagne du référendum nous donne la possibilité de marquer fortement notre opposition à la politique actuelle. Cette possibilité utilisons-la à fond en votant NON !

Nous savons bien qu’après le 29 mai le combat continuera, longtemps encore, hélas, que les manœuvres de récupération de toutes sortes se multiplieront.

Mais forts de ces millions de NON qui signifient bien plus qu’une simple opposition à un texte constitutionnel comme « la gauche » voudrait nous le faire croire, nous poursuivrons le combat dans de meilleures conditions.

 

La pression des salariés sera plus forte contre les employeurs privés et publics qui ont déjà programmé de nouvelles attaques contre les travailleurs. Il y a par exemple : 

-le rapport Virville qui propose de « simplifier le code du travail » trop contraignant pour les employeurs.

-le rapport Marimbert qui veut renforcer le « contrôle des chômeurs »

-le rapport Blanchard Tirole qui vise à simplifier les licenciements.

-le rapport Cahuc Kramarz qui lui aussi s’attaque au code du travail et au contrôle des chômeurs

-Le rapport Camdessus qui propose une réforme globale rassemblant  toutes les mesures des autres rapports.

Chérèque a engagé la CFDT dans la campagne du OUI. Normal !

Mais la CGT ? Combien de temps restera-t-elle l’arme au pied dans l’attente de pseudo-négociations dans le public ou le privé ?

Il va falloir pousser pour que des décisions d’action à la hauteur des exigences soient prises.

Les millions de NON au référendum pèseront lourd dans ce sens, d’autant qu’on se souvient du CCN de la CGT qui a contraint B. Thibaud et bien d’autres dirigeants à infléchir sérieusement leur position de départ.

Plus il y aura de NON, plus les conditions seront meilleures pour développer la lutte politique et idéologique, la lutte anticapitaliste, pour faire grandit l’exigence d’un changement de politique, de société.

Chacun va donner aujourd’hui son opinion sur la situation, faire part des expériences, des questions, des discussions, des initiatives d’ici le 29 mai.

Il nous reste 5 semaines. Partout, diffusons notre matériel, dans les entreprises, les établissements d’enseignement, dans les quartiers. Allons à la rencontre des salariés, des jeunes, des chômeurs etc… avec notre pétition.

Continuons à organiser des réunions publiques dans les entreprises, les quartiers, pour débattre de toutes les questions.

Faisons connaître notre journal «COMMUNISTES » qui est un très bon moyen de populariser notre politique. Le référendum doit être l’occasion de recueillir de nouveaux lecteurs.

Proposons l’adhésion à celles et ceux qui sont prêts à construire avec nous ce parti au service des travailleurs, au service de la lutte anticapitaliste.

L’occasion nous est donnée d’occuper un très large terrain, occupons-le au maximum.

 

 

Pour obtenir ce texte en fichier « .doc » (format Word) cliquer ICI

 

Recommander ce rapport à un ami

 

Haut de page

http://www.sitecommunistes.org