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Comité National 23-06-2012 – rapport introductif
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Cher( e)s camarades, Quelle
est la situation après les élections législatives ? Pendant plus de 6 mois de
campagne, tout a été fait pour masquer les vrais problèmes, quels étaient les
responsables de la situation et quelles étaient les conditions d’un vrai
changement. Sarkozy ou Hollande, un battage médiatique a déversé l’idée que
la seule alternative était celle-là. Toute la démagogie des fausses solutions
a pu se développer, désorienter des électeurs. Ajoutons à cela un mode de
scrutin complètement antidémocratique. Le PS et ses alliés sont
majoritaires à l’Assemblée Nationale avec 344 députés. Le PS seul et à plus
forte raison avec ses alliés a la majorité absolue. Notons au passage que les
écologistes obtiennent 17 élus avec 2,3% à la Présidentielle, résultat de
l’accord conclu avec le PS avant les élections. Le fait marquant au 2ème tour
encore plus qu’au 1er a été l’abstention massive. Au 1er tour 41,2% des
électeurs inscrits se sont abstenus. 66% chez les 18-24 ans – 53% dans les
couches les plus modestes. Au second tour, 44% - 20.250.000 électeurs sur 46
millions ne sont pas allés voter. Ce pourcentage a une très grande
signification. Ils ne sont pas allés voter
parce qu’ils ne croient pas que cette élection puisse leur apporter la
moindre amélioration dans leur situation. Le Front National avec 13,6% au
1er tour, confirme ses progrès bien
que n’ayant que 2 députés du fait du mode de scrutin. Son ancrage dans
l’électorat est aujourd’hui un fait réel. Le Front de Gauche, Mélenchon
et le PCF ont eu 10 députés. Pour ce qui nous concerne, nous
avons pu constater une fois de plus qu’il y a de la place pour les idées
révolutionnaires que nous sommes les seuls à défendre. Faute de moyens
financiers nous avons présenté seulement 19 candidats. Il est dommage que
nous n’ayons pas pu en présenter davantage, comme le prouve le calcul qui
suit : Nos 19 candidats ont recueilli 2.967 voix. 2967 électeurs qui ont
émis un vote clairement anticapitaliste, un vote de lutte, car notre discours
était sans ambiguïté. Ces salariés, ces jeunes, qui
veulent lutter contre le capitalisme, qui s’intéressent à la politique de
notre parti existent sur tout le territoire national. Un calcul rapide,
montre que si nous avions présenté des candidats dans chacune des 577 circonscriptions nous aurions obtenu environs 89.000, ce qui constitue une base pour faire
avancer les idées révolutionnaires. Cette élection nous fournit une preuve
réelle pour renforcer notre parti Hollande Président PS a succédé
à Sarkozy UMP mais le capital est toujours aux commandes. Quand un
gestionnaire au pouvoir est usé, il le remplace par un autre qui peut, pour
un temps au moins, continuer la même politique en essayant de faire
croire au changement. Mais dans la situation actuelle, cela
s’avérera de plus en plus difficile. On le voit déjà ! Car
la situation du peuple, du pays, s’est
considérablement dégradée ces dernières années et cette nouvelle alternance
va conduire à une aggravation très rapide des conditions de vie du peuple. Actuellement : -le chômage est massif :
il y a plus de 5 millions de chômeurs, + 8% en 1 an. 22% des jeunes de 18 –
24 ans sont au chômage. -2.100.000 emplois industriels
ont été supprimés entre 1980 et 2012. Et ça va s’aggraver : 45.000
nouvelles suppressions sont déjà annoncées. -Les salaires sont bloqués. En
2011 les augmentations générales ont été inférieures à 1%. Les prévisions
2012 sont identiques. -Des coups sévères ont été
portés contre le système des retraites – contre le système de santé et la
Sécurité Sociale. -Le Pouvoir d’achat recule de
plus en plus. Les loyers, les transports, le gaz et l’électricité augmentent
– les produits alimentaires de 8%. -La production industrielle est
passée de 25% du PIB (Produit Intérieur Brut) en 1980 à 13,5% en 2011.
Pendant le 1er trimestre seulement de cette année, elle a reculé de
1,8% ! -Les parts de la France dans le
marché mondial sont passées de 6,5% en 1990 à 3,5% en 2012. Le déficit du commerce
extérieure est de 3,5% du PIB (Le PIB de la France est de 2.808 milliards de
dollars en 2011). Mais
le capital veut aller beaucoup plus loin. Il lui faut abaisser le plus vite possible le « coût du travail ». C’est la seule façon pour lui
d’élever son taux de profit, de se placer dans ce qu’il nomme la
« compétitivité », dans la concurrence capitaliste. Le mode même
d’existence du système capitaliste c’est ça ! La feuille de route de Hollande
et Ayrault est prête. Rappelons rapidement ce qu’elle contient : -Intégration complète des
salariés aux besoins du patronat : dérèglementation complète du droit du
travail avec par exemple de nouvelles possibilités de licencier sans entrave.
Suppression des garanties collectives
nationales qui reposent sur le code du travail. Fixation des conditions de
travail et des salaires au niveau de chaque entreprise. Remplacement accéléré
des CDI par des CDD avec les conséquences que l’on devine sur la
précarisation des salariés, les garanties de l’emploi. Etc… C’est ce que le
MEDEF nomme, une nouvelle étape de réforme du marché du travail. Il faut encore ajouter : -le démantèlement du système de
santé et du financement de la Sécurité Sociale et une nouvelle réforme des
retraites permettant d’aller encore plus loin. Hollande a annoncé une réforme du
financement de la Sécurité Sociale et la reprise de la discussion sur la
réforme des retraites à la fin de l’année (on sait ce que cela signifie). -La réduction de toutes les
dépenses publiques -L’achèvement de la privatisation
de l’Université et de la Recherche. La privatisation de l’enseignement et de
la formation. Il n’y a aucune illusion à se
faire. Le nouveau gouvernement va prendre dès la rentrée un nouveau train de
mesures très sévères. La situation va continuer à se dégrader, sauf si la
lutte arrive à les stopper (j’y reviendrai). A peine élu, Hollande donne
chaque jour des gages au capital. 2 exemples : Il a participé le 12 juin au
Conseil Economique et Social. Dans son intervention, il a affirmé :
« Tout pour la compétitivité. Pas question d’augmenter la dépense
publique » Il a rappelé son « sérieux budgétaire ». Sur l’emploi et l’industrie, où
45.000 emplois menacés, d’autres annoncés, le Conseil des Ministres a adopté
le plan d’action d’A. Montebourg. Il va désigner 22 commissaires régionaux –
qui d’ailleurs, remplaceront ceux mis en place par Sarkozy. Ils seront
chargés de « détecter » les problèmes ! Dans les Pays de Loire où
l’avenir des chantiers navals est menacé, ils vont, avec le président de région
socialiste, lancer un emprunt de 100 millions auprès des particuliers, pour
« aider les entreprises ». Pas un mot sur les
multinationales géantes qui ont doublé leur chiffre d’affaire en 20 ans, dont
les capitaux propres ont augmenté de 265%, qui ont annoncé 104 milliards de
profits en 2011 ! Au contraire, le gouvernement annonce une nouvelle aide
financière aux constructeurs automobiles. Et le Ministre approuve
chaleureusement la fusion envisagée d’Orange et Deutsche Telekom qui donnera un
N°1 mondial. Il est aussi favorable à une augmentation du tarif des mobiles, que paieront les clients. De son côté J.M. Ayrault a
déclaré dimanche : « la période va être difficile ». Pour le
peuple Hollande va s’appuyer sur le rapport que va sortir la Cour des Comptes
début juillet, qui pointera bien
entendu la gravité de la situation, la dette et sur la prévision de l’INSEE d’une croissance au
dessous de 0,5%, pour prôner les remèdes radicaux dont j’ai déjà parlé. Dès juillet, Ayrault annoncera
un collectif budgétaire pour revoir
les dépenses, faire des économies. Le projet de budget 2013 sera marqué par
toutes ces mesures. Michel Sapin, concernant le
coup de pouce au SMIC qui sera annoncé le 26 juin, nous prévient :
« ce sera une hausse forcément limitée pour ne pas peser sur le
« coût du travail ». On
comprend que dans une telle situation, Hollande ait un besoin absolu de la
participation des centrales syndicales. D’où les couplets sur le « dialogue
social » rassemblant, on pourrait même dire : unissant, les
dirigeants syndicaux, les patrons, le gouvernement. A son tour, Hollande veut
parvenir à mettre sur pieds une forme nouvelle, de l’association capital –
travail, au service du capitalisme ! La conférence sociale qui se tiendra
en Juillet sera un pas en avant dans cette voie. Son objectif déclaré sera,
après avoir dressé un bilan commun de la situation de fixer ensemble les priorités Les syndicats se prêtent à
cette manœuvre. Ils se félicitent de la démarche du gouvernement. Au moment où il faudrait
appeler les salariés à la lutte, car on sait que seule la lutte de plus en
plus forte tous ensemble les fera reculer, ils se compromettent de plus en
plus dans des discussions dans les salons ministériels sur le terrain
choisit par le gouvernement et le patronat. La CFDT est évidemment comme
toujours en pointe. Elle a commis avec l’UNSA, la ligue de l’Enseignement et
quelques autres, un manifeste pour « promouvoir une société où cohésion
sociale et compétitivité doivent s’articuler harmonieusement ». On croît
rêver ! Ils affirment
indispensable « la réduction des déficits publics en préservant la
cohésion sociale » La CGT a sorti un document pour
préparer cette conférence sociale qui s’intègre totalement dans les thèmes du
gouvernement. Pas un mot pour dénoncer le capitalisme, ses objectifs,
l’exploitation. Pas d’appel à la lutte. Le syndicalisme français est
dans la ligne du syndicalisme mondial. La CSI est intégrée au capitalisme
mondial et la CES est intégrée à la construction européenne avec le patronat
et les gouvernements européens. Tous les syndicats français sont adhérents à
ces organisations. L’ensemble
que constitue l’Union Européenne est en crise comme tout le monde
capitaliste. Dans ce monde capitaliste,
l’Union Européenne est un géant économique. Son PIB représente 25% de la
richesse mondiale, loin devant la
Chine 9%. Elle est la première puissance commerciale mondiale : elle
compte pour 17% dans les échanges de biens dans le monde devant les USA 14%,
la Chine 12%. Les BRIC (Brésil – Russie – Inde – La Chine) étaient en 2011
parmi les 10 partenaires commerciaux de l’Union Européenne Sa crise a naturellement des
répercussions dans tout le monde capitaliste (les USA exportent beaucoup en
Europe – 94 milliards d’euros en
2011). En même temps tout cela se passe dans une concurrence capitaliste
mondiale exacerbée et à l’intérieur
même de la communauté européenne. L’affrontement considérable qui existe
entre les groupes capitalistes internationaux à l’intérieur de l’Europe se
traduit par ce que nous voyons actuellement. La concurrence s’exprime avec
une force rarement atteinte entre tous
les chefs d’Etats Européens, socialistes ou autres, entre Hollande et Merkel
en particulier. Les compromis qu’ils finiront
par retenir, traduiront le rapport des forces existant entre les uns et les
autres. Il traduira surtout celui qu’ils
jugent fondamental entre eux et les peuples, car tous sont d’accord sur ce
qui est pour eux l’essentiel : protéger la machine capitaliste en
faisant payer les peuples qui
manifestement de plus en plus fortement leur opposition à cette politique. C’est
particulièrement visible en Grèce ou
l’accord qui vient d’être signé entre la droite, les socialistes du PASOK et
la gauche démocratique, leur permet pour l’instant de maintenir le
capitalisme en Grèce comme dans le reste de l’Europe. Au sommet européen des 28 et 29
juin, le Pacte de Stabilité sera donc ratifié. Une partie sur la croissance
sera ajoutée qui n’aura aucun effet sur la suite. Au contraire, l’engagement
de revenir à l’équilibre budgétaire dans tous les pays européen, se traduira
par de nouveaux plans d’austérité.
« Il faudra faire des efforts » a dit Hollande. Rappelons
que sous Sarkozy le MES (Mécanisme Européen de Stabilité) a été voté par la
droite, grâce à l’abstention du PS, qui aurait pu l’empêcher. Ce pacte va donner le départ pour une
nouvelle étape dans l’intégration économique et politique de l’Europe
capitaliste. Quelques
mots sur la situation mondiale Une
des caractéristiques de cette situation c’est le développement des luttes
dans le monde. Dans les pays européens – en Grèce – en Espagne – au Portugal- en
Italie – en Angleterre – en Belgique – en Roumanie – dans des entreprises
très nombreuses en France. Il y a eu de grandes
manifestations contre la situation faite au peuple et contre la finance en
2011 dans plus de 100 villes aux USA. La lutte des étudiants au Québec se
poursuit. Il y a des luttes nombreuses pour les salaires, les conditions de
travail, en Chine, au Vietnam, dans d’autres pays d’Asie. Il y a les luttes dans les pays
du Maghreb, en Tunisie, en Egypte pour les revendications sociales et un
changement de politique, qui, nous l’avons dit, n’en sont qu’à leur tout
début. On le voit aujourd’hui où rien n’est réglé. Rappelons la lutte du peuple
palestinien pour son indépendance, auquel nous redisons toute notre
solidarité. C’est
dans ce climat que le G20 – les 19 pays les plus riches plus l’Union Européenne, qui totalisent 85% des richesses de la
planète- s’est réuni en début de semaine
au Mexique. Ils se sont
« inquiétés » de la crise de la zone euro, qui pèse lourd dans
l’économie mondiale. D’autant que la crise mondiale qui a éclatée en 2008,
perdure. La croissance américaine est
retombée sous 2%. La crise touche tous
les pays du monde, elle a des répercussions jusque dans les pays émergents
qui voient leurs performances ralenties. Le G20 comme tous les sommets
capitalistes a mis la croissance au menu tout en renforçant l’exploitation
des peuples. C’est ce qu’ils veulent imposer aujourd’hui partout de plus en
plus. Tous veulent tout faire pour relancer le capitalisme par tous les
moyens. Cela se fait dans une situation
du monde capitaliste où la concurrence est effrénée entre les multinationales et les états qui
les servent. Affrontement pour la conquête des marchés, des matières premières,
pour la mainmise sur les ressources de la planète. C’est une guerre économique et
politique qui peut conduire à la guerre tout court. On le voit avec les
tensions entre les USA et la Russie pour l’exploitation du gaz en mer de
Barents – avec le déploiement des armements nucléaires : sous-marins,
lance missiles, avions, dans
l’Arctique par les pays qui veulent s’emparer des immenses richesses de cette
région – avec le renforcement de la flotte américaine en Asie pour s’opposer
à la puissance de la Chine. La Chine de son côté développe son armement comme
tous les autres. Hollande
a participé au sommet du 20 mai de l’OTAN qui va accroître ses moyens
pour intervenir partout où les intérêts impérialistes sont menacés. En
particulier au Moyen-Orient avec l’installation du bouclier anti-missiles. En Syrie ils veulent s’emparer
d’un obstacle majeur à la politique impérialiste US dans la région en plaçant
des dirigeants à leur solde. On le voit, il ne s’agit en aucun cas de lutter
contre la dictature – bien réelle – de Assad, ni de l’intérêt du peuple
Syrien. Tout
ce qui se passe aujourd’hui dans le monde, confirme qu’il faut abattre le
capitalisme et construire une société socialiste qui permettra un
développement harmonieux de l’humanité. Le
capitalisme est en crise mais il ne tombera pas de lui-même. Et sans attendre
il faut lutter pour le faire reculer. Seule la lutte, une lutte pied à pied
de chaque peuple peut le faire reculer. La lutte de classe est un
fait. Tous les peuples ont le même ennemi, le capitalisme, le même intérêt à
lutter ensemble pour se libérer. Comme je l’ai montré au début
de ce rapport, des possibilités nouvelles
existent pour développer notre parti dans tout le pays. Comment saisir ces
possibilités pour élargir notre audience, renforcer notre intervention dans
tous les domaines, recruter de nouveaux adhérents chez les travailleurs, les
jeunes, les sans emplois etc… Comment recueillir les moyens financiers
indispensables au développement de notre activité ? Telles sont aujourd’hui les
questions déterminantes qui nous sont posées, en fonction de nos progrès. Il
sera très intéressant que nombreux d’entre nous interviennent
aujourd’hui sur ces points. Cela d’autant plus que nous avons obtenus des
résultats positifs. Nous devons discuter, que chacune et chacun s’exprime au
CN. Il y a des expériences intéressantes, plusieurs adhésions ont été faites. Quelles initiatives prendre ; quels
contacts, quelles rencontres, quelles discussions organiser dans les
entreprises, les établissements d’enseignement, les quartiers populaires.
Quel travail de propagande développer ? Comment
proposer l’engagement politique avec l’adhésion à notre parti ? Comment
créer de nouvelles bases du parti ? Elargir
nos liens, renforcer notre parti en adhérents et en organisations de base,
est la condition pour faire grandir notre capacité à développer les idées
révolutionnaires, à développer la lutte des classes. Ces questions seront au
centre des travaux de notre prochain congrès et de sa préparation. Aujourd’hui, discutons-en
largement, échangeons nos expériences, notre point de vue, nos idées. Nous devons lancer un vaste
plan d’initiatives et, en particulier un plan d’initiatives financières. Car
dans ce secteur nos rentrées d’argent sont sans commune mesure avec nos
besoins. Un plan de travail rigoureux doit être immédiatement mis en place.
Nous devons discuter de cette question aujourd’hui. Les
moyens d’une autre politique existent en France. Nous le disons et nous le
démontrons : Le SMIC à 1800 euros nets, créer des centaines de milliers d’emplois,
investir dans l’industrie actuelle et d’avenir, avoir une politique de
logement, développer un enseignement, une formation de qualité. Tout cela est possible, à
condition de prendre l’argent là où il est : Sur les profits pharamineux,
sur les 210 milliards de dividendes versés aux actionnaires en une
année. Il faut supprimer les 170
milliards d’exonérations fiscales et de cotisations fiscales aux entreprises,
récupérer les 950 milliards de richesses produites par les salariés, utiliser
autrement le budget national… Il
faut s’en donner les moyens, en enlevant le pouvoir aux multinationales, en
stoppant les privatisations et en renationalisant les secteurs clés de
l’économie. C’est tout cela qu’avait
exprimé dans sa campagne, Christophe Ricerchi notre candidat à l’élection
présidentielle qui n’a pas pu aller au bout,
à cause de cette loi antidémocratique qui exige 500 parrainages de
Maires ou élus régionaux ou nationaux. C’est ce qu’ont exprimé et
diffusé partout nos candidats aux élections législatives. Je l’ai dit, devant les attaques
du capital et du pouvoir, il va falloir développer une lutte d’envergure. Il ne peut pas y avoir d’issue positive pour
les salariés en France comme dans toute l’Europe en dehors d’une lutte d’envergure contre le capital. Ce rapport a déjà parlé du
comportement actuel des dirigeants des centrales syndicales. Or, les salariés ont
absolument besoin d’un syndicat de lutte de classe. Ils ont besoin d’un
syndicalisme qui défende les salariés, qui s’oppose au capital de toutes ses
forces, qui appelle à résister, sans compromis. Depuis de nombreuses années,
des opérations multiples s’acharnent à liquider tout syndicat de lutte. Nous le savons, l’objectif du patronat est
de réduire le syndicalisme à n’être plus qu’un syndicalisme de collaboration
de classe. Dans les entreprises, dans tout
le pays, des responsables syndicaux,
des syndicalistes ne sont pas disposés à accepter cela. Avec eux des
centaines de milliers de salariés sont prêts à lutter contre le capital, à
retrouver un syndicat de classe comme l’était la CGT. Il
est urgent que cette volonté s’exprime partout, que grandisse l’exigence de
la lutte de classe, d’une lutte coordonnée de tous les salariés du secteur public et du secteur privé, pour
bousculer ceux qui s’opposent à la lutte ou la retiennent. C’est sur tous ceux là qu’il
faut s’appuyer pour que grandisse l’exigence d’un syndicalisme de classe. Son
existence et son renforcement dépendent du poids que pèseront les syndiqués
et les travailleurs. C’est de ceux là que dépendra l’issue de ce combat. Après
ces élections, on peut sans risque prévoir quel sera le comportement des
différents partis. -Le
PS a tous les
pouvoirs, la majorité absolue à l’A.N. Le PRG a 13 députés. Avec ses alliés il a la majorité absolue au
Sénat et il dirige 20 régions sur 22. A l’A.N. les
Verts avec 17 députés grâce au PS vont développer
leurs thèmes platement réformistes sous couvert d’écologie. Le
Front de gauche a soutenu le PS dans l’espoir de sauver ses députés. Cela n’a pas été
possible, il en a perdu la moitié. Il va tâcher de se refaire une santé comme
« gauche radicale ». Le PCF ne participera pas au gouvernement,
tout en restant disponible au cas où les conditions se créeraient. A droite, L’UMP après son échec, se prépare à
sa recomposition, y compris avec le Centre au nom des « valeurs
républicaines ». Une partie peut créer les conditions des passerelles
avec le FN. Cela a déjà été amorcé. On voit
cela dans plusieurs pays européens. Le
FN d’ailleurs, avance sa stratégie de recomposition de la droite à son
avantage. Il a progressé notamment dans les couches les plus atteintes par la
politique actuelle, en tablant sur le désarroi populaire, sur le rejet des
partis politiques institutionnels qui se sont succédés au gouvernement. Nous
devons montrer le danger qu’il représente et le combattre, en montrant que
contrairement à ses propos, c’est un parti qui soutient le grand capital et
est une relève à sa disposition. (voir notre article : le capital a 3
fers au feu). C’est
dans cette situation que nous allons tenir notre 6ème congrès qui pourrait
avoir lieu à Paris: vendredi 7 décembre à 18h. et samedi 8 décembre
toute la journée. A
l’Ordre du jour : Le développement de notre Parti
dans la lutte anticapitaliste pour le changement de société, pour une société
socialiste. Donnez votre avis sur cette proposition. Cela
fait 10 ans que nous avons créé COMMUNISTES. En débutant le rapport au 1er
congrès, nous disions : « A l’issue de ce congrès nous aurons créé
en France le parti révolutionnaire qui manque tant aujourd’hui. Nous allons
donner l’outil indispensable à celles et ceux qui combattent le capitalisme
et qui veulent changer de société. C’est une très grande responsabilité qui
nous est conférée ». Nous
avons fait du chemin. Nous avons fait un grand travail politique, développé sur chaque
situation – chaque évènement, une analyse politique de classe. Nous avons
participé à toutes les batailles politiques. Notre ancrage dans la vie
politique nationale est un fait ; nous le constatons dans chaque
élection, législatives, européennes, présidentielle… Nous avons élargi de façon
importante notre capacité de propagande, en particulier avec notre hebdo,
notre journal. Notre action s’est renforcée.
Des salariés nous reconnaissent comme une force politique clairement identifiable, qui compte et sur laquelle ils peuvent compter. Nous menons notre bataille dans
une lutte de classe acharnée, dans un système où tout est fait pour museler
le peuple. Avec un système médiatique qui en est un relai immense et
quotidien. C’est une bataille difficile à la fois urgente, quotidienne et de
longue haleine. Bien sûr nous voudrions aller
plus vite mais nous avons beaucoup avancé en peu de temps. Je veux dire à ce propos un mot
sur l’union. Plus on est nombreux,
plus il peut y avoir de résultats. Mais à une condition, pour quoi
faire ? Si c’est la lutte anticapitaliste clairement, sans
compromis : oui. Sinon, cela conduit à dévoyer le mécontentement, la
volonté de changement, à l’échec.Voyez tous ceux qui dénoncent le capital et
s’allient avec le PS. Regardez ces groupes qui dénoncent le capital mais
appelaient à battre Sarkozy donc à voter Hollande. Nous
avons la responsabilité de construire un parti révolutionnaire que chacun et
chacune peut clairement identifier. C’est ce que nous faisons. La bataille est rude.
Nous allons la continuer. Nous devons faire un pas en
avant, notre développement est un impératif. Je le redis, discutons –en dès
aujourd’hui pour faire fructifier nos acquis d’ici le congrès. J’y reviens : il faut
encore améliorer le contenu de notre propagande ainsi que sa diffusion. Nous
devrions aussi demander à des camarades de travailler sur des questions
économiques, sur les grandes questions internationales, pour produire des
études, des analyses qui serviront notre activité. Comment mieux utiliser les techniques
nouvelles de communication avec Internet pour élargir la propagation de nos
idées, faire connaître notre parti ? Je reviens sur la question des
finances. Nous ne pouvons pas bloquer notre activité, comme ce qui s’est
produit lors de ces élections législatives, par manque d’argent. Nous devons
également continuer la formation des militants, des nouveaux adhérents, en
organisant des stages avec nos fascicules. Discutons aujourd’hui de ces
questions décisives. Au
congrès nous élirons Le Comité National. Le Comité National et le Bureau National élus
lors du dernier congrès se réunissent régulièrement et jouent leur rôle de
direction. Réfléchissons aux nouveaux cadres, aux jeunes, aux femmes, pour
renforcer notre direction. Dans
les départements aussi seront désignées des directions. Il nous faut confier des
responsabilités à de nouveaux camarades, de nouveaux adhérents, leur donner
des tâches. Pour
préparer le congrès : Le Comité National adoptera un document politique qui permettra
d’assurer la discussion la plus large partout, lors du déroulement des assemblées préparatoires au congrès. Au cours de ces assemblées, les
directions seront élues et les délégations au congrès constituées. Faisons
participer au congrès des camarades d’entreprises, des jeunes, des femmes,
des nouveaux adhérents pour qui ce sera sans aucun doute une expérience
enrichissante pour leur engagement politique. Notre congrès sera enrichi de
l’expérience et des propositions de tous. Chers camarades, Depuis 10 ans nous construisons
le parti révolutionnaire indispensable à la France. Nous allons continuer à le
construire, à faire un nouveau pas en avant, sans chercher à contourner les
difficultés mais au contraire en les affrontant. Pour terminer, permettez – moi de
citer cette phrase de conclusion de notre congrès fondateur en 2002 : « Nous créons un parti
révolutionnaire du 21ème siècle. Quoi de plus moderne que de lutter contre
l’exploitation capitaliste vieille comme le système, que de vouloir l’abolir
et construire une société de progrès au service de l’humanité ». -Le CN a retenu les dates des vendredi et samedi 8 décembre 2012 pour
le congrès. . Lire, enregistrer
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