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Comité National 23-09-2006 – rapport
introductif
En cette rentrée de septembre, les attaques du
capital relayées par le gouvernement se développent sur tous les plans.
Face à cela le mécontentement des salariés et du
peuple en général continue de grandir mais il est gravement freiné dans son
expression par les manœuvres politiques des partis de gauche ainsi que par
l’absence de combativité des organisations syndicales (celle de la CFDT
particulièrement).
Examinons cette situation de façon détaillée :
Patronat et gouvernement approfondissent leurs
attaques contre les salaires.
Les salaires nominaux (ou salaires directs) ne sont pratiquement pas
augmentés. La masse des bas salaires croît en permanence alors que le coût de
la vie avec en particulier les hausses du carburant, des loyers, de
l’alimentation s’est élevé dans
des proportions considérables.
Aujourd’hui 6 salariés sur 10 gagnent de 1 à 1,6
SMIC. Ils étaient 4 sur 10 en 1995. Ajoutons à cela que plus d’un million et
demi de salariés travaillent à temps partiel – imposé ( comme les caissières
des supermarchés – 30h. maximums par semaine) et gagnent de 700 à 900 euros par
mois.
Le pouvoir d’achat est une question vitale, la
question N° 1 pour les familles qui n’y arrivent plus.
L’objectif fondamental que le patronat capitaliste
et son gouvernement poursuivent nous est bien connu, c’est la baisse de ce qu’ils appellent le « coût du
travail » encore beaucoup trop élevé à leurs yeux pour qu’ils puissent réaliser
ces profits maxima indispensables à la conquête de nouveaux marchés.
Les hommes du pouvoir, la droite, Le Pen, le MEDEF
viennent de lancer une campagne
contre les « privilèges » dont bénéficieraient certains
travailleurs.
Comment osent-ils quand les profits capitalistes
s’envolent. Des exemples ?
Les plus grandes entreprises, celles du CAC 40,
vont réaliser 88 milliards d’euros de profits en 2006, ce qui représentera 4 milliards de plus
qu’en 2005 (chiffre officiel, donc minoré).
De plus, contrairement aux idées reçues
l’augmentation des profits dans les PME suit bien le mouvement (ex. MID et
SMALL + 36,9% en 2006).
Au total, la rentabilité des sociétés capitalistes
est passée en 4 ans, de 9% à 16%. Nous avons relevé sur notre site et dans
notre journal une liste impressionnante de leurs profits.
Ajoutons à tout cela,
*les cadeaux que le gouvernement fait chaque année
au patronat – 20 milliards en 2006 – pendant que les prélèvements sur les
salariés, les retraités, les assurés sociaux, augmentent et que le pouvoir
d’achat régresse.
*les milliardaires qui voient leur fortune
s’accroître : Mme Béthencourt de l’OREAL, 12,7 milliards d’euros est en 16ème
position sur les 691 milliardaires dans le monde – B. Arnault de LMVH –
(propriétaire des maisons de vêtements de luxe – Dior, Vuitton...) - 12,6
milliards etc…
Et les PDG ? pour eux c’est noël tous les
jours. Les patrons du CAC 40 gagnent en moyenne 400 fois le SMIC et
s’augmentent chaque année de 10 à 80%. Vous vous souvenez du scandale du PDG de
Vinci – Zacharias- qui avait revendu ses stocks-options pour 173 millions
d’euros (14.000 ans de SMIC net)et qui est parti avec une retraite de 2,1 millions d’euros annuels.
Dans le journal financier « Les Echos »
on apprend qu’un certain Jean Pierre Teyssier, président de l’Alliance
Européenne pour l’éthique en publicité, explique que ces révélations font des
dégâts considérables dans l’opinion. Il appelle donc à une certaine
« autodiscipline » mais, surtout pas d’interventionnisme car il faut
laisser aux entreprises la liberté de fixer la norme, parce que la marche des
entreprises dépend des PDG et si on légifère, les entreprises en paieront le
prix. Et puis somme toute, ces gens-là sont moins payés qu’aux USA et qu’en
Grande-Bretagne.
Preuves à l’appui, nous affirmons
qu’on peut en France augmenter les salaires sans mettre sur la paille les
capitalistes et leurs dirigeants.
Le SMIC doit être fixé à 1500 euros net et cela
tout de suite ( et non pas à 1500 euros bruts en 2012 comme le propose le PS).
D’ailleurs, dans cinq ans où en serait l’inflation si les choses devaient
continuer ainsi ?
Nous disons qu’il y a de quoi
combler le déficit de la Sécurité Sociale, développer une véritable politique
de santé pour tous et payer à tous les salariés des
retraites correctes.
A condition de s’attaquer aux privilèges là où ils
sont, les privilèges capitalistes et de supprimer les centaines de milliards de
cadeaux qu’on leur octroie chaque année.
Il n’y a pas que le salaire nominal qui est dans la
ligne de mire du capital. Le salaire indirect l’est aussi.
Dans un article du
« Figaro », un
éditorialiste vient de commettre un article intitulé : « il reste 200
jours pour lever les tabous économiques qui pèsent sur la France ». Il affirme que si l’on a pu évoquer en une semaine
une question tabou comme celle des régimes spéciaux de retraites, on devrait
pouvoir en aborder bien d’autres d’ici aux présidentielles. D’autant plus
facilement ajoute-t-il qu’en une semaine on a vu des personnalités de la
majorité comme de l’opposition partager le même diagnostic, une égale volonté
de réforme et le désir de ne pas laisser un enjeu aussi important en marge du
débat électoral.
La Cour des comptes et avec elle le gouvernement s’en prennent à nouveau aux
retraites.
-Ce sont les régimes spéciaux
qu’il faut supprimer au nom de l’abolition des privilèges
-Il faut travailler plus longtemps, reculer l’âge
du droit à la retraite
-Permettre aux retraités d’avoir un travail pour
compenser le faible niveau de leur retraite. Evidemment tout cela s’inscrit
dans une campagne globale pour faire baisser le coût du travail, source de tous
nos maux.
Même chose pour ce qui concerne la Sécurité Sociale. La Cour des Comptes dans son rapport annuel,
évalue les besoins à 37 milliards d’euros à l’horizon 2009. Conclusion :
elle juge inévitables de nouvelles réformes profondes. Lesquelles :
-Une nouvelle hausse des prélèvements sur les
assurés.
-Un nouveau plan d’économies allant au-delà de la
réforme de 2004 : diminution des remboursements, diminution des dépenses
hospitalières.
Rappelons que l’Etat doit 7 milliards d’euros à la Sécurité Sociale
Autres verrous qu’il faudrait
lever :
*La durée légale du travail, donc le nombre
d’heures travaillées par semaine et par jour. Dans ce cadre il faut favoriser
les ouvertures dominicales et lever les verrous des professions réglementées.
*Supprimer l’impôt sur la fortune
*Réduire considérablement les dépenses publiques en
évitant toute redistribution exagérée aux plus pauvres (par ex. les Rmistes)
qui a prouvé son inefficacité puisque la pauvreté continue de progresser. Il
faut donc dire clairement qu’on va y mettre fin et pourquoi.
Il faut sortir des sentiers banalisés à l’œuvre
depuis 1/4 de siècle !
Voilà le cadre dans lequel les hommes du capital
voudraient enfermer la campagne électorale ! Entre les oui – oui, les oui
– mais, les non – mais on voit d’ici, la richesse du débat !
Sarkozy a inscrit la suppression des régimes
spéciaux dans son programme.
J. Chirac lundi a dit oui, mais pas tout de suite
« mon gouvernement n’a aucune intention de les modifier dans l’état actuel
des choses. Il faudra les étudier… »
Trois fois oui dit Le Pen qui est à fond pour leur
suppression.
Oui chez Bayrou, toujours au nom de l’égalité.
Quant aux socialistes, c’est un oui mais prudent
(élections obligent). « Bien sûr qu’il faudra réformer ces régimes »
dit Hollande. « Il faudra rouvrir l’intégralité du dossier » répète
Fabius.
La CFDT acquiesce comme d’habitude et le oui – mais
des autres centrales est évident. Jusqu’à, hélas, Le Duigou secrétaire de la
CGT qui déclare : « Nous sommes prêts à discuter de l’égalité dans le
système mais sur qui doit-on
s’aligner ? »
Finalement tout ce beau monde est d’accord :
il faut supprimer les avantages sociaux acquis » pour mieux pouvoir
diminuer l’ensemble des retraites. Reste la méthode à employer…
Cela rappelle ce qu’un certain Henri Queuille,
vieux politicien radical-socialiste, trois fois président du Conseil sous la 4ème
République disait : « la politique n’est pas de résoudre les
problèmes, la politique c’est faire taire ceux qui les posent ». On
pourrait ajouter : ou de les faire parler d’autres choses. C’est dans ce
carcan que les uns et les autres, droite / gauche confondues, veulent enfermer
les Français. Tous les grands moyens d’information donnant à fond dans cette
voie.
C’est ainsi que tout un battage est fait autour
d’un soi-disant recul du chômage et du développement de la croissance. Recul du
chômage ? L’OFCE, organisme officiel, annonce que 78% des emplois créés
sont des CDD dont une majorité sont des emplois d’un mois et des emplois aidés
(payés par l’Etat).
Au moindre ralentissement économique que
restera-t-il de ces emplois ?
En réalité le chiffre global de sans emplois, de
ceux qui sont en recherche, reste de 6 millions pour une population de 63
millions.
Le recul continu de la
production industrielle est la cause
première du recul de l’emploi dans notre pays. Chaque année on compte 100.000
emplois industriels en moins et les chiffres de l’INSEE publiés ce mois-ci
montrent que ce recul s’accentue. Tous les secteurs sont touchés.
Par ex. l’automobile : -3,8% en Juin, - 1,4 en
Juillet. « les Echos » de lundi, annoncent « une redistribution
des cartes dans l’automobile mondiale ». Des dizaines de milliers de
suppressions d’emplois pour réduire les coûts salariaux, des restructurations
sont annoncées en France. Renault qui a vendu la SNR (roulements à billes, + de
4.000 emplois, vendu aux Japonais), Peugeot etc…
« L’économie peut-elle continuer d’accélérer
avec une industrie quasiment au point mort ? » interrogent des
économistes dans le même journal.
Des milliers de suppressions
d’emplois sont faites ou annoncées en
permanence : dans le textile, chez Thomson, H. Packard, F. Télécom, dans
la Fonction Publique…
Une statistique montre que les grands groupes
français augmentent légèrement leurs effectifs mais c’est à l’étranger, là où
le coût du travail et nettement plus bas qu’en France.
Ex. Auchan a créé 32 hyper en Chine – Gaz de France
a acheté une usine en Roumanie qui compte 10.70 salariés – SEB vient d’acheter
une usine en Chine – chez Carrefour moins d’1/3 de ses 440.000 salariés est en
France.
Et ce n’est pas le nouveau plan du gouvernement,
centré uniquement sur la baisse des cotisations patronales (100% jusqu’au SMIC
pour les entreprises de moins de 20 salariés) qui fera reculer le chômage.
L’Europe, la mondialisation,
c’est d’abord à ce niveau que les capitalistes qui dirigent la France agissent
et pensent. C’est dans ce but qu’a été
élaborée la privatisation et la fusion de Gaz de France et de Suez (notons au
passage le pitoyable spectacle qu’offre à ce sujet la caricature de discussion
à l’A.N.).
GDF entreprise publique se porte bien ; au 1er
semestre 2006 elle a réalisé un bénéfice record supérieur de 44% sur celui de
2005, à hauteur de 1,7 milliards d’euros. Moralité : pas besoin d’être
privatisée pour être compétitive.
Le but de cette fusion c’est tout simplement de
créer un géant mondial fait pour rapporter gros aux groupes capitalistes qui le
contrôlent. Il fallait pour cela rendre GDF libre de ses mouvements, dégagé de
la tutelle de l’Etat et libéré de toute obligation de service public.
GDF comme EDF appartiennent au peuple français. Ce
vol pur et simple met en cause l’intérêt national et l’avenir énergétique de la
France. On voit où mène le capitalisme. Pour lui la nation est devenue un cadre
bien trop étroit pour réaliser le maximum de profits.
GDF n’est qu’une étape de plus dans leur marche
pour achever la privatisation totale, celle de la SNCF, de la Poste, de
l’Equipement, de l’Education nationale, etc…
A ce sujet un autre débat faussé s’est engagé à
propos de la carte scolaire.
Sarkozy veut la supprimer. Comme les socialistes,
Chirac pense qu’il faut l’aménager, pour l’améliorer, bien entendu. Derrière
ces palabres, il y a la visée commune de livrer notre système d’enseignement
aux besoins des entreprises capitalistes. Ce qui aggravera encore la
ségrégation et favorisera de plus en plus l’école privée.
Une refonte économique fondamentale ne se conçoit
pas sans une modification profonde des rapports entre les capitalistes qui sont
à la tête du pays et le peuple, entre les exploiteurs et les exploités.
En même temps que le caractère
autoritaire et antidémocratique de l’Etat se développe, les tentatives
d’intégrer les salariés à la société capitaliste se multiplient. Les dirigeants d’entreprises, dans le privé comme
dans ce qui reste du public développent partout ce qu’ils appellent la
« communication » afin de créer et de développer partout
« l’esprit d’entreprise ». L’attribution de primes individuelles de
toutes sortes, l’intéressement aux bénéfices, la participation etc… prennent
une place grandissante sur la
fiche de paie au détriment du salaire lui-même qu’on se refuse d’augmenter. Au
total, le salarié est toujours perdant, qu’il s’agisse de la prime pour
l’emploi ou la prime, facultative, de transport qui pourrait être versée en
2007.
Le patronat et son MEDEF prônent
le « dialogue social » pour
examiner ensemble, exploiteurs et exploités, comment parvenir à s’entendre pour
réaliser les « réformes » indispensables au développement de la
société capitaliste s’entend. Mme Parisot veut beaucoup
« dialoguer », sur quoi ?..
-sur le droit au travail. Comment rendre plus
fluide le marché du travail, discuter d’une flexisécurité qui puisse répondre à
la liberté des entreprises.
-comment se libérer du SMIC, laisser la liberté aux
entreprises de fixer les salaires.
-Sans oublier les retraites et la Sécurité Sociale
dont j’ai déjà parlé etc… etc…
Le gouvernement et Chirac y vont de leur couplet.
Ils prônent le dialogue social pour négocier les reculs, examiner la façon de
s’y prendre.
Ils vont organiser une conférence sur les revenus.
Chirac a fixé ce qu’il faut étudier avec les
partenaires sociaux.
-Economie : l’accroissement des recettes doit
être affecté à la réduction de la dette – pas question des
salaires -Régimes spéciaux : il faut les étudier -La carte
scolaire ; il faut l’assouplir
-GDF – Suez : c’est un bon projet, il est
conforme à nos intérêts
Chirac presse le gouvernement de réformer le
dialogue social.
Le Patronat s’en félicite
Qu’en pensent les
syndicats ? Chérèque, vous vous souvenez qu’à
propos du CPE il a dit à Villepin « si seulement vous m’aviez consulté
nous aurions pu éviter ce mouvement. Comme on l’a fait pour les retraites, on
aurait pu avancer au mieux ». « Dialoguer » avec le patronat et
le gouvernement, la CFDT est à fond pour ça.
La CGT a pris place dans ce soi-disant
« dialogue social ». Son dernier congrès a marqué une nouvelle
étape en ce sens. Prenons la question des salaires, qu’a dit B. Thibault à la
réunion de rentrée des syndiqués sur le parvis de la gare Montparnasse :
« La CGT veut peser sur la conférence sur les revenus que va organiser le
gouvernement ». Par la lutte ? Il n’en a pas été sérieusement question.
B. Thibault dialoguait récemment dans le
« Nouvel Observateur » avec L. Parisot de la nécessité du dialogue
social, il regrettait que la France soit un des rares pays d’Europe où il soit
si difficile !
Le CCN de la CGT se réunit jeudi prochain pour
avaliser la participation de la CGT à la création en novembre d’une nouvelle
centrale syndicale mondiale. « Le congrès fondateur n’est que le premier
acte symbolique, un point de départ d’une nouvelle manière d’agir »
déclare le document préparatoire de la CGT. Nouvelle manière d’être et d’agir,
c’est hélas bien évident, quand on sait que la CISL, cette organisation liée à
la CIA qui a brisé l’union des forces syndicales mondiales pendant la guerre
froide dirigera pratiquement le nouveau syndicat et que la fonction nouvelle affichée du
syndicalisme international avec cette nouvelle organisation est de devenir une
composante sociale de la mondialisation capitaliste, « une composante
sociale de la gouvernance mondiale » comme il est écrit dans l’exposé.
Concernant la CGT, je rappelle
notre position : Syndiqués, agissons partout, à tous les niveaux dans
notre syndicat pour modifier l’orientation actuelle.
Les travailleurs qui luttent actuellement nous
montrent la voie. Ils le font dans des conditions difficiles, souvent seuls,
souvent privés du soutien national de leur syndicat. Suivons de près les
actions et apportons leur tout notre soutien et notre aide, que soit à EGF, aux
enseignants en grève le 28 septembre et à
d’autres dans les entreprises.
Le besoin de changer les choses est grand, mais il
se heurte non seulement au manque d’activité syndicale au niveau national mais
aussi, mais surtout à l’absence
d’une perspective politique capable d’entraîner à l’action.
A huit mois de l’élection
présidentielle, les manœuvres
politiciennes se multiplient à gauche comme à droite. Il n’est pas utile de
s’appesantir sur les formes qu’elles peuvent prendre actuellement, sur les
multiples rivalités pour être investis etc… La ligne de force qui se dégage de
tout ça c’est l’absence de propositions réelles pour changer la situation.
A droite Sarkozy déclare s’il est élu vouloir aller plus
vite dans la mise en œuvre de la politique du capital.
Bayrou avec son UDF entend se consacrer à appuyer parfois la droite,
parfois la gauche au gré des circonstances, en gardant en tête de dépasser le
clivage gauche/droite si cela s’avérait nécessaire. Ce genre de construction
politique, existe par exemple en Allemagne et en Italie. Droite gouvernant
seule ou avec l’UDF Bayrou, PS et ses alliés gouvernant seuls ou avec l’UDF,
quel que soit le cas de figure, le capitalisme pourra poursuivre son chemin en
toute tranquillité.
A gauche toutes tendances
confondues, on entrevoit l’éventualité
de revenir au pouvoir en 2007.
Au PS les coups bas se succèdent, qui sera
candidat ? On s’applique à parler fort contre la droite, mais on se garde
bien d’en dire trop. Difficile de se différencier d’elle sur des questions
sérieuses quand la politique suivie est fondamentalement la même ! Pour l’anecdote
Lang et Strauss-Kahn ont participé à l’Université d’été du MEDEF « dans un
esprit de dialogue » ont-ils affirmé. Et voilà qu’on annonce la
participation de S. Royal au Forum des femmes les plus puissantes de la planète
(le pendant du Forum des hommes les plus puissants qui a lieu chaque année à
Davos) début octobre à Deauville, Forum qui réunira des femmes chef de grandes
entreprises, Laurence Parisot du MEDEF, la Reine de Jordanie etc… toujours dans
« un esprit de dialogue » bien sûr.
Pour sa part le PCF tente d’obtenir une place qui ne soit pas trop
réduite dans cette nouvelle version de la gauche unie (ou plurielle) qui se
construit derrière le PS. A la fête de l’Humanité, M.G. Buffet a répété :
« je veux un gouvernement de gauche le plus large possible » en
laissant entendre qu’elle ou l’un des siens étaient postulants pour un poste
ministériel si cette gauche l’emportait.
Rien de nouveau, l’alternance peut avoir lieu en
France comme elle a eu lieu en Italie, comme elle se prépare (en sens inverse)
en Grande-Bretagne, comme la droite vient de remplacer la gauche au pouvoir
depuis 12 ans en Suède, etc...
Deux mots sur ceux à la gauche du PS
qui voudraient une place, J. Bové, Besancennot, maintenant même Clémentine
Autain (adjointe au maire de Paris) sont de la partie. Ils ont réuni à St Denis
leurs collectifs dans lesquels on retrouve des alter mondialistes, Bové, le
PCF, des dirigeants de la LCR etc… Ils ont produit une déclaration intitulée
« pour que ça change et que ça change vraiment ». Ils fustigent le social-libéralisme. Je vous lis les
trois phrases de conclusions : « A la présidentielle et aux
législatives dans le cas où nos candidats ne seront pas arrivés en tête de la
gauche au premier tour, nous mobiliserons toutes nos forces pour battre la
droite et l’extrême droite en faisant voter pour le candidat de gauche le mieux
placé, sans conditions ni négociations d’un accord politique entre les deux
tours ». Tout est dit.
Le Pen tire le plus grand profit de la situation
actuelle. Il bat la campagne avec un discours simple : « depuis 30
ans droite et gauche chacun à son tour ont gouverné et ça va de plus en plus
mal pour le peuple. Je veux bousculer tout ça, moi seul le peux ».
C’est sur cette politique antisociale que l’extrême
droite progresse en Europe, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Belgique,
en Hollande, en Scandinavie. En Allemagne dimanche dernier aux élections
régionales l’extrême droite vient d’entrer dans le gouvernement d’une troisième
région.
En France Le Pen table sur la colère et le rejet de
ceux qui dirigent droite ou gauche par ceux qui sont le plus atteints par la
politique actuelle.
Nous devons dénoncer la démagogie de Le Pen auprès
des travailleurs, en leur montrant qu’il tente de dévoyer leur colère à son
profit, alors que toutes ses prises de positions, son programme prouvent qu’il
est comme ceux qui gouvernent, a fond pour les intérêts capitalistes et pour
étrangler le peuple, que ce n’est pas de côté-là qu’ils peuvent exprimer leur
colère et espérer un changement
Rappelons qu’il était à fond avec Villepin pour le
CPE. Il est pour la suppression des régimes spéciaux de retraites, pour élever
l’âge de la retraite à plus de 65 ans, pour que les jeunes aient recours à
« l’épargne » pour payer leur future retraite, pour supprimer les
indemnités aux chômeurs, pour supprimer le droit de grève etc… Il rivalise avec Sarkozy sur le
discours sécuritaire.
Quelques mots maintenant sur la
situation internationale
Ce qui s’est passé pendant l’été et ces dernières
semaines illustre ce qui est en train de bouger dans le monde.
La concurrence capitaliste mondiale, la lutte pour
la conquête de nouveaux marchés, le développement rapide de secteurs comme
l’Asie, tout cela contribue à créer une situation qui se modifie rapidement.
La semaine dernière se sont réunis les Ministres
des finances des pays du G7. Le FMI fait le constat que la croissance mondiale
est en expansion avec le développement du capital des pays asiatiques, en
particulier de la Chine.
De nouveaux pays veulent prendre leur place dans le
concert des grandes puissances, ce qui complique les objectifs de domination
des impérialistes en particulier des USA pour la recherche de matières
premières à exploiter et leur domination politique.
Face à la Chine et à la Russie, face à l’Inde et d’autres
pays d’Asie qui aspirent à jouer un plus grand rôle à l’échelle mondiale, les
USA multiplient les tentatives, ils s’efforcent d’être présents partout. C’est
le cas avec ce grand Moyen-Orient qu’ils veulent s’accaparer et qui va du Maroc
à l’Afghanistan avec d’immenses réserves de pétrole et de gaz. Mais s’imposer
définitivement dans cette région n’est pas facile.
L’agression d’Israël au Liban se situe dans ce
cadre. Israël qui continue à
coloniser la Palestine par la force est la pointe avancée des USA au
Moyen-Orient. Les USA insufflent des milliards de dollars en Israël.
Au bout de trois semaines de guerre au Liban, les
israélo-américains ont été contraints d’accepter le cesser le feu. Dans
pratiquement tous les pays Arabes, y compris ceux alliés des USA, la
réprobation des peuples a pris une ampleur inquiétante. Ce facteur a pesé lourd
dans le retrait israélien.
L’Iran avec ses 88 millions d’habitants, ses
immenses réserves de gaz et de pétrole, sa position stratégique veut jouer un
rôle de grande puissance. Il aspire légitimement à l’énergie nucléaire
pacifique.
Disant cela, précisons s’il en était besoin, que
nous ne soutenons pas la politique intérieure du gouvernement iranien. Nous
portons ici une appréciation sur la politique dans le monde.
L’Iran bloque la création du Grand Moyen-Orient.
Les USA n’ont pas pu jusqu’à
présent employer la manière forte. Il y a des contradictions d’intérêts avec
d’autres Etats, la Russie, la Chine, qui ont des échanges importants avec
l’Iran.
La France, Chirac a les intérêts à défendre des
capitalistes français dans les pays Moyen-Orient (comme Total par ex.). A ce
propos Chirac a voulu faire croire une fois de plus, qu’il a une politique
indépendante des USA, après avoir déclaré à Europe 1 un lundi avant son départ
à l’Assemblée générale de l’ONU qu’il n’était pas favorable à des sanctions
contre Téhéran, il s’est empressé dès son arrivée à New York de se déclarer
tout à fait en harmonie avec Bush sur le dossier de l’Iran et qu’il fallait
d’abord que l’Iran suspendre l’enrichissement avant de discuter…
Pour la petite histoire : trois
présidentiables socialistes, L. Fabius, Strauss-Kahn, Lang ont approuvé dès
lundi la position
« indépendante » de Chirac. Raté !
Les USA ont en plus le bourbier de l’IRAK et de
l’Afghanistan.
Il est très important de voir ce qui se passe en ce
moment en Amérique du Sud et plus généralement dans les pays en voie de
développement.
La volonté de se libérer de la tutelle des US a
grandi dans les peuples, leur exigence de vivre autrement s’est vue dans toutes
les élections de ces derniers mois, en Argentine, au Chili, avec des évolutions
à des degrés divers. Au Brésil, au Vénézuela où Chavez développe une politique
sociale, nationalise les principaux moyens, en Bolivie avec Evo Moralès.
A Cuba s’est tenu du 11 au 16 de
ce mois le 14ème sommet des NON-ALIGNÉ.
116 pays étaient représentés, 50 chefs d’Etat dont
le Président Iranien, le premier Ministre Indien. La Chine était présente comme
observateur.
Les participants représentent les 2/3 des états
membres de l’ONU.
Il faut rappeler que le sommet des NON-ALIGNÉS a
été créé après la conférence de Bandung de l955, en pleine guerre froide des
occidentaux contre l’URSS. Tito y a joué un grand rôle. Les objectifs affirmés
de l’époque étaient, de refuser l’antagonisme capitalisme – socialisme et de
rechercher une troisième voie.
Aujourd’hui ces pays subissent de plus en plus
l’impérialisme et ses objectifs de domination, mais ils s’en accommodent de
moins en moins. Ils veulent peser plus lourd dans les relations
internationales, pour combattre l’impérialisme, imposer le respect de
l’indépendance des peuples.
Vous avez vu dans le journal un article qui montre
que cinq après le 11 septembre, l’image des Etats-Unis est en perte de vitesse
et la condamnation du comportement des dirigeants américains de plus en plus
forte.
Les médias ont fait le silence complet sur ce qu’a
été ce sommet, son rôle et son contenu. Pratiquement pas de compte-rendu mais
des articles scandaleux sur la santé de Fidel Castro accompagnés de larges
commentaires écrits par des « opposants », connus ou non, à Cuba
socialiste.
Tout notre soutien est acquis aux camarades
cubains, tous nos vœux vont au camarade Fidel Castro pour lui souhaiter un
prompt rétablissement.
Des possibilités nouvelles apparaissent pour
l’élargissement d’un nouveau front anti- impérialiste. Plusieurs chefs d’Etats
ont appelé à une plus grande unité contre les menaces et l’usage de la force
par les impérialistes.
Les 116 pays membres ont apporté leur soutien au droit
de l’Iran à maîtriser l’intégralité de la filière nucléaire pacifique.
Ils ont demandé la réforme de l’ONU au moment où la
61ème assemblée générale de cette organisation mondiale se tenait à
New York. 80 chefs d’Etats et de gouvernements y ont participé
L’ONU est l’expression du monde capitaliste, mais
l’assemblée qui vient de se terminer a été imprégnée des exacerbations de la
concurrence capitaliste, des nouvelles exigences qui se font jour, des crises
qui naissent du monde capitaliste : la guerre d’Israël au Liban, les
menaces sur l’Iran, la Palestine, la Côte d’Ivoire, le Darfour...
Malgré l’insistance des USA elle n’a pas pris de
décision concernant l’Iran.
J’en viens à COMMUNISTES
Dans la situation que j’ai
résumée, nous voulons aller à contre courant du consensus général qui va du
patronat au gouvernement, à contre-courant des partis politiques de tous bords
qui, tous, prêchent, l’adaptation au capitalisme comme seul horizon possible,
la résignation. Si nous voulons
contribuer à développer les luttes sociales, l’exigence politique de
changement, nous devons déployer avec tous nos moyens, sur chaque question, un travail d’explication
politique et idéologique.
Pour nourrir la réflexion des salariés, des jeunes, des habitants dans les
cités, les localités, nous devons les rencontrer dans le maximum d’endroits. En
leur proposant des discussions à 3, 4, 5 ou plus. En allant distribuer notre
journal, des tracts, dans les entreprises, les localités, les Universités.
Les camarades, à la réunion du Bureau National, ont
souligné qu’on a des gens à toucher, des gens qui nous approuvent ou sont
intéressés par nos analyses, nos propositions.
Partout où nous le faisons, on aide à la prise de
conscience.
Dans cette situation, notre Parti a une place à se
faire.
Il faut en permanence réfléchir avec qui et comment
prendre des contacts avec des militants syndicaux, associatifs, des collègues,
des voisins, non seulement dans notre entourage immédiat mais aussi dans les
départements, les entreprises ou nous ne sommes pas encore connus (et ils
sont nombreux). C’est comme cela que nous élargirons notre audience, notre
implantation.
Nous venons d’en faire une fois de plus
l’expérience. Un camarade a pris l’initiative d’envoyer à un syndicaliste de sa connaissance, dont il pensait
qu’il serait intéressé, le journal et les rapports au CN. Après mûre réflexion,
celui-ci a pensé que c’était bien. Il en a parlé à des camarades, des amis de
son entourage. Il nous a contacté pour avoir de la documentation.
Résultat : une rencontre à laquelle nous avons participé s’est tenue la
semaine dernière dans la Creuse. A l’issue d’un débat qui n’a rien laissé de
côté, 5 premières cartes remises, une direction mise en place. L’activité
démarre.
Nous devons avoir un véritable
plan de rencontres, de recrutement, de propagande et en suivre la réalisation.
Nous avons amélioré notre propagande. Notre journal joue un rôle important dans la bataille d’idées et comme organisateur. Il est
reproduit à des milliers d’exemplaires dans les départements et il nous permet
de rencontrer les salariés.
Nous avons nos tracts, et nous sommes présents avec
notre matériel dans la plupart des rassemblements, des manifestations.
Notre site est précieux car de plus en plus de gens, de
jeunes, utilisent internet. Nous avons progressé. Chaque semaine nous répondons
le mieux possible à l’actualité en donnant les informations, les éléments de
réflexion, notre analyse. Mais nous ne sommes pas encore un véritable
hebdomadaire régulier. Y parvenir nécessite de nous donner plus de moyens. Les
camarades du secteur propagande interviendront et vous feront quelques
propositions pour avancer.
L’élection Présidentielle et les
élections législatives de 2007 se rapprochent.
Nous allons les utiliser pour nous faire connaître
et avancer nos propositions à des centaines de milliers de personnes.
Concernant la Présidentielle,
nous n’aurons pas les 500 signatures d’élus qui nous permettraient d’avoir un
candidat. Sans parler des sommes astronomiques dont il faut disposer rien que pour le matériel officiel.
Pour autant nous ne serons pas absents de la campagne, bien au contraire.
Nous dénoncerons le caractère complètement
antidémocratique de cette élection qui fait plébisciter un homme ou une femme
par 12% des électeurs (Chirac a fait au premier tour 20% de 50% des électeurs -
puisqu’il y a eu plus de 50% d’abstentions - et qu’au deuxième tour ne reste le
choix qu’entre deux candidats).
Et nous dirons pourquoi nous ne pouvons pas avoir
de candidat.
Nous développerons une campagne politique partout
et nous donnerons une position claire.
Il est superflu de rappeler que nous n’appellerons
jamais à voter pour un parti de droite ou d’extrême droite.
Nous devons nous expliquer tout aussi clairement
sur les raisons qui font que nous n’appelons pas non plus à voter pour un
candidat qui, au nom de la gauche, s’apprêterait, s’il était élu, à pratiquer
la même politique que son prédécesseur.
Pour marquer ce scrutin de notre politique et
permettre aux électeurs qui le souhaitent d’exprimer leur opinion, nous
éditerons un bulletin « COMMUNISTES » avec un mot d’ordre, à déposer
dans l’urne. Pour toucher les électeurs, nous le distribuerons massivement avec
notre matériel, dans les entreprises, les lycées, les universités, dans les
cités…
Pour les législatives, partout où nous le pourrons, nous présenterons
des candidats / candidates et des suppléants.
Quel est l’intérêt d’avoir des
candidats ?
-Bien entendu nous présenterons notre politique,
nos solutions et là où nous présenterons un candidat, en votant pour elle ou
lui les électeurs se prononceront pour ces propositions.
-Mais je dirai que l’intérêt majeur et combien important,
c’est que cela fera connaître notre Parti, sa politique et ses propositions à un nombre de
personnes infiniment supérieur à celles que nous contactons habituellement.
Nous nous sommes fixé 70 candidats et suppléants,
que nous pouvons présenter où nous voulons dans tout le pays, quel que soit
leur lieu de résidence. A moyenne nationale d’électeurs d’une circonscription
est de 60.000 électeurs. Avec 70 candidats on touche automatiquement 4.200.000
personnes qui recevront notre circulaire et notre bulletin de vote. C’est très
important.
Le plus souvent, la presse régionale et
départementale présente tous les candidats et leur appartenance.
Les discussions ont commencé, certaines décisions
ont été déjà prises. Il nous faut accélérer, recenser tous les candidats et
candidates possibles et discuter de l’intérêt d’aller ainsi se faire connaître.
Des camarades et c’est normal hésitent. Ils n’ont
pas l’habitude et ils s’imaginent être là devant un travail de titan. Aux
cantonales de 2004 nous avons présenté « au pied levé » 13
candidats. 90% ne l’avaient jamais été auparavant. Le secrétariat national a
rédigé des modèles de circulaires, de tracts, certains les ont aménagés,
d’autres les ont édités tels quels.
Dans certains endroits où nous étions déjà bien
organisés, il y a eu une véritable
Campagne électorale avec des rencontres, des collages, des
meetings… Dans d’autres seulement l’envoi de la circulaire et du bulletin de
vote. Tout le monde s’en est très bien sorti.
Des camarades s’interrogent également et c’est
normal : et si on ne fait que 0,50% est-ce que ça sert à quelque chose.
D’abord on ne connaît pas à l’avance les résultats.
Ceux qui votaient pour nous aux cantonales de 2004 savaient qu’ils ne seraient
pas élus, c’était donc un vote politique pour exprimer leur volonté. Nos
candidats ont recueilli de 0,71% à 5,47%.
Cela a été l’occasion dans tous ces endroits de nous faire connaître,
de prendre des contacts, de multiplier les discussions politiques. Des
camarades ont été surpris des soutiens, des encouragements qu’ils ont reçu dans
les entreprises, la population.
Oui, présenter des candidats aux législatives quel
que soit par ailleurs le résultat obtenu, c’est un moyen exceptionnel de nous
faire connaître, de contribuer à élargir notre audience et à renforcer le
Parti, y compris en adhérents.
Bien entendu, le Bureau National aidera plus encore
qu’aux cantonales à la rédaction de la propagande, au règlement des problèmes
matériels.
Je le redis, dès maintenant il faut accélérer
l’établissement de la liste du maximum de candidats et candidates. Le BN et le CN ont pour tâche d’impulser et de suivre pas à
pas la réalisation de cet objectif. C’est la responsabilité de tout le CN. Vous direz
dans la discussion comment vous voyez cela, où on en est, les questions qui se
posent. A la prochaine réunion du CN, nous ferons ensemble le point des
candidatures.
Nous avons lancé dans le journal la souscription. Aux cantonales, la trésorerie nationale a aidé là
où c’était nécessaire mais aussi beaucoup d’argent a été récolté dans les
départements où il y a eu un candidat. Une candidature si l’on s’adresse
largement aux amis, aux électeurs, suscite l’aide de gens autour prêts à nous
soutenir à cette occasion. Pour les législatives il faut beaucoup plus
d’argent, il faut donc développer
dès maintenant développer les initiatives financières. A l’occasion des
fêtes de fin d’année, il y aura ensuite le muguet du 1er mai,
d’autres initiatives comme la vente de vin, des lotos, des tombolas… et bien
entendu, lancer la souscription, établir des listes de gens à voir. Plus vite
on désignera des candidats, plus vite on pourra faire souscrire pour les
soutenir. Bien entendu il faut mettre à jour les cotisations.
En ce moment se font les réunions de rentrée.
Réunir les adhérents, discuter politiques et établir les plans de travail
est très important.
Vous
avez eu au congrès les nouveaux fascicules avec les cinq cours théoriques de
base. Des stages sont prévus dans plusieurs départements. Il faut partout
prévoir des écoles, des stages,
des conférences. La formation des
militants, des cadres est une tâche première pour notre Parti.
Voilà les questions que j’étais chargée d’aborder.
A vous la parole.
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