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Comité National 26-09-2009 – rapport introductif
Au
terme de la période estivale, il nous appartient de travailler et de faire
grandit ce que nous avons construit ces derniers temps et plus particulièrement
durant le premier semestre 2009. Lors de européennes de juin, nous avons fait la démonstration de
notre capacité à être présents avec nos candidats sur tout le territoire, a être
présents nationalement dans la bataille politique. Nous pouvons maintenant élargir
notre activité, à faire grandir notre parti nous.
Où en est la
situation économique sociale et politique ?
Dans la situation,
il y a la crise du système capitaliste et ses conséquences
Le G20, réunion
des chefs d’Etats de 20 pays capitalistes les plus puissants qui représentent 85%
de la richesse produite dans le monde
vient de se tenir à Pittsburg (USA). Il s’est déclaré gouvernement économique
du monde (du monde capitaliste, bien entendu). « Le G7 cède
progressivement sa place au groupe des 20 en tant que directoire de l’économie
mondiale » écrit « Le Figaro » de ce 26septembre.
Au-delà
des discours, des déclarations sur le « contrôle des excès », des
paradis fiscaux, des bonus… qu’en est-il de la réalité ? La succession des
crises c’est le mode même d’existence du capitalisme. Celle-ci capitaliste est
encore plus profonde que les précédentes, pourquoi ? Depuis la disparition
de l’URSS et des pays socialistes de l’Est européen, le capitalisme domine aujourd’hui
le monde entier. Son développement
à l’échelle mondiale produit par une exploitation effrénée des peuples pour la recherche permanente du taux de
profit maximum et immédiat l’a provoquée.
La
crise n’est pas terminée, loin de là.
Des
dizaines de millions de salariés sont jetés au chômage. Le BIT (Bureau
International du Travail) annonce que fin 2009 il y aura entre 39 et 61
millions de chômeurs de plus dans le monde. L’OCDE (Organisation de Coopération
et de Développement Economique), estime que depuis le début de la crise, le chômage a progressé de plus
de 25 millions de personnes dans les 30 pays riches qui la composent et qu’ils
seront 57 millions en 2010. Partout les jeunes sont les premiers touchés, leur
nombre est de 30% plus élevé que la moyenne de la population.
Les
entreprises capitalistes se servent de la crise pour baisser le « coût du
travail », ils utilisent l’emploi,
les salaires, comme variable d’ajustement pour relancer le taux de profit.
C’est
la même situation dans tous les pays. L’OCDE et le FMI estiment qu’en Espagne le chômage
pourrait dépasser 20% en 2010, dontau Royaume uni l’activité ne redémarrera pas en 2010, que le chômage
continuera de s’envoler en Europe de l’Est, que le PIB pourrait baisser
plusieurs années de suite en Allemagne etc… En France même, l’investissement
est en chute libre, il devrait baisser de 9% cette année selon l’INSEE, 300.000
emplois industriels sont menacés et l’explosion du chômage va continuer.
Tous
les états réduisent les dépenses publiques et coupent dans les programmes
sociaux.
La
pauvreté progresse. Plus d’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim. Le
Programme alimentaire mondial (PAM), agence de l’ONU, avoue qu’elle manque de
fonds pour lutter contre la faim. En 2009, elle n’a pu secourir que 108
millions d’êtres humains sur un milliard ! Il lui manque 2,9 milliards de
dollars qui n’ont pas été versés (sur les 6,7 milliards d’engagements) par les
pays donateurs (rapprochez ça des 5.000 milliards de dollars versés aux banques
et aux entreprises !)
« Les
Etats ont sauvé le système » écrivent « Les Echos ». En effet,
5.000 milliards de dollars ont été injectés dans les plans de relance capitalistes. « Du
jamais vu dans l’histoire… Il y a depuis l’an dernier une nouvelle imbrication
entre le secteur financier, les banques centrales et l’Etat » écrit dans « Le Figaro » Henri
Guaino, le conseiller spécial de
N. Sarkozy.
Dans
un papier qui examine la conjoncture, le journal « Les Echos » écrit :
« si la consommation des ménages (qui recule, -1% en Juillet, - 1,2% en Août)
inquiète, le moral des chefs d’entreprises s’améliore. Et pour cause !
Le
premier semestre 2009 ne s’achève pas sur l’apocalypse boursière qui avait été
pronostiquée. C’est même l’inverse. Les résultats semestriels des sociétés du
CAC 40 sont bien meilleurs que prévus.
Au
niveau du secteur financier les premiers résultats du 2ème trimestre
montrent la bonne santé du secteur : BNP-Paribas 1,6 milliards d’euros, en
progression de 3% sur 2008 etc…etc… (nous avons publié des informations dans
notre journal et sur notre site sur les profits des banques et des
entreprises). Les profits repartent, les fusions-acquisitions aussi, les spéculateurs
continuent à faire leurs affaires.
Le
but unique du G20 de Pittsburg (comme de celui de Londres il y a six mois) c’est
de rechercher les moyens pour le capitalisme de repartir de plus belle, d’exploiter
les peuples encore mieux et encore plus fort.
« Le
G20 n’inquiète pas Wall Street » écrit « Le Parisien ». Il a
raison. Ils sont tous d’accord pour défendre le capitalisme même si cela se
fait dans le cadre d’une concurrence capitaliste mondiale accrue qui exacerbe
encore leurs divergences.
Le
G20 se résume à un discours qui voudrait faire croire aux peuples qu’on se
soucie de leur « bien être », qu’on va « moraliser » le
système et que leurs solutions sont les seules possibles. Henri Guaino écrit
encore dans le « Figaro » « si l’on veut sauver le capitalisme,
il faut qu’il redevienne aux yeux du plus grand nombre synonyme de progrès et
non plus de régression ». Impossible M. Guaino, impossible parce que le
fond même du capitalisme , la raison de son existence et de son développement,
c’est la recherche permanente de l’exploitation de plus en plus poussée des
peuples.Pour quelque progrès que ce soit en faveur du peuple, il faut s’attaquer
au profit capitaliste, au pouvoir des multinationales.
Un
seul exemple : regardez l’Amérique
Latine, le Vénézuela, la Bolivie qui ont nationalisé des secteurs clés. Au Brésil
même, l’Etat vient de décider de
prendre tout le contrôle de sa production de pétrole (il est dans les 5
premiers pays pour les réserves pétrolières).
Le
capitalisme, cette nouvelle crise et ses conséquences le confirment une fois de
plus, est un frein au développement, au progrès social économique, culturel, de
l’humanité. Il faut l’abattre et construire une société socialiste.
J’en viens à la
situation en France.
Le
quotidien, c’est pour la classe ouvrière un recul social généralisé, un recul
social qui touche tous les aspects de la vie, c’est la recomposition de la société
engagée depuis des années par le capital et qu’il accélère à la faveur de sa
crise afin de toujours mieux mettre en place un ordre économique, social,
politique, idéologique nouveau répondant à son stade d’évolution, à son stade d’expansion,
d’accumulation et de concentration.
En
matière d’emplois, le seul emploi salarié dans les secteurs concurrentiels, a diminué de 106.800
postes durant le deuxième trimestre 2009 après 178700 suppressions de postes au
premier trimestre. En un an, ce sont 380.000 emplois qui ont été supprimés avec
143.800 liquidations dans l’industrie (38% de l’ensemble) particulièrement durant le second trimestre 2009, dans l’industrie,
le caoutchouc, le plastique et le bois. 250.000 dans le tertiaire (65% de
l’ensemble), ceci sans compter les 30.600 suppressions d’emplois de
fonctionnaires en 2009 qui s’ajouteront aux 23.000 de 2008. Fin juillet les
statistiques officielles relevaient 4.180.200 demandeurs d’emplois avec une
hausse de 20,3% sur un an et un chômage partiel qui en un trimestre avait doublé
par rapport au trimestre précédent (319.000 personnes en chômage partiel fin
juin contre 160.000 au trimestre précédent).
En
matière de salaire, une récente étude (du cabinet Hewit-associates) met en
relief que les entreprises appliqueraient pour 2009 des augmentations moyennes
de l’ordre de 2,8% contre 3,7% annoncés et qu’elles prévoient pour 2010 un taux
d’augmentation moyenne de 2,6%, soit un taux d’augmentation qui n’a jamais été
aussi faible depuis 20 ans. Nous sommes au cœur d’une politique de baisse des rémunérations
que le capital cherche à dissimuler en développant participation, intéressement,
actionnariat salarié et autre élément aléatoire et d’individualisation des rémunérations
intégrant toujours davantage le salarié à la logique du capital, à sa propre
exploitation.
A
cette politique salariale du patronat, s’ajoute le niveau du SMIC, 1050 euros
nets environ et une hausse des prix de l’électricité (1,9% en moyenne pour les
particuliers), le relèvement du
forfait hospitalier de 16 à 18 euros par jour etc... etc…
A
propos de la protection sociale, une étude des « comptes nationaux de la
santé » publiée ces jours derniers, montre que la part des dépenses de
santé financées par la sécurité sociale (donc par la part des richesses créées,
socialisée), ne cesse de diminuer depuis 2005 pendant que la part des dépenses
de santé restant à la charge des ménages n’a cessé d’augmenter .Les patients
sortent déjà plus de 2 milliards d’euros de leur poche, sans compter les
cotisations complémentaires, avec dans le même temps un ralentissement de la « consommation
des soins et biens médicaux » ce qui revient à démontrer que les ménages
payent plus tout en se soignant moins, pendant que le coût du travail baisse
pour le capital qui par ailleurs voit le champ du marché de la santé s’ouvrir
toujours davantage aux organismes complémentaires, à l’assurantiel.
Dans
tous les domaines, une même logique : restructurer, abaisser le coût du
travail, conquérir de nouveaux marchés via l’ouverture à la concurrence et la
privatisation, en un mot, adapter, recomposer la société en fonction du stade d’évolution
du capital et sa crise qu’il faut faire payer aux salariés. Les salariés ne
sont-ils pas la variable d’ajustement du capital ?
Selon
ce que rapporte le journal économique « Capital » de septembre 2009, « l’assouplissement »
du droit du travail mis en œuvre ces dernières années, autrement dit les déréglementations
du droit du travail, permettent de compresser les coûts salariaux de 8 à 13%
sans avoir à licencier.
Les
dossiers du gouvernement pour la rentrée, notamment la suppression de la taxe
professionnelle (allègement de 10 milliards des impôts des sociétés), la réforme
de l’Etat, le partage de la valeur ajoutée qui n’est rien d’autre qu’un nouveau
développement des outils d’intéressement et de participation, la taxe carbone
qui n’est autre qu’un nouvel impôt, ou encore la réforme des retraites à venir
en 2010, sont autant de nouvelles réponses du capital qui ouvriront de
nouvelles zones de liberté au capital.
Il
en est ainsi de la taxe carbone qui s’inscrit dans une démarche de baisse du coût
du travail. « Plus nous taxerons la population et plus nous pourrons alléger
les charges qui pèsent sur le travail » disait Sarkozy devant le congrès de
Versailles le 22 juin. Charges qui entre 1991 et 2008 ont été l’objet d’exonérations qui atteignent en cumulé 260,6 milliards d’euros avec une
compensation de l’Etat de 221 milliards (plus de 28 milliards d’euros en 2008) qui
année après année conforte la logique de fiscalisation de la protection
sociale. On est là avec la taxe carbone devant un outil qui va pousser encore
plus loin les transferts sur les ménages avec les compensations comme la prime à l’emploi, ces
compensations deviendront autant de nouveaux régulateurs au service des
politiques de bas salaires, au service du patronat.
Même
logique au niveau des retraites où, dans la poursuite des réformes mises en œuvre
depuis 93 (réforme Balladur), le MEDEF dans son université d’été a, à nouveau
confirmé qu’il militait pour une « vraie grande réforme » des
retraites, susceptible notamment de mettre en place « un système »
mixte alliant répartition et
capitalisation.
Poursuivre
la transformation de la société c’est encore ce que porte l’avant-projet de loi
relatif aux collectivités territoriales, qui dessine une tout autre
organisation du territoire, où il n’existerait plus que des métropoles, des regroupements de communes et 7 ou 8
régions (au lieu de 22 aujourd’hui). Les départements disparaîtraient à terme.
Cette réforme est en parfaite cohérence avec ce que porte la construction européenne
où les collectivités territoriales deviendraient les instruments de mise en œuvre
des politiques européennes.
Réforme
de la poste (ouverture totale à la concurrence, transformation en société
anonyme, privatisation, poursuivant tout ce qui a été engagé depuis les années
par les gouvernements successifs), réforme du fret SNCF en vue de la
privatisation et qui porte 4 à 6.000 suppressions d’emplois, autant de
chantiers concourrant à la même logique de transformation de la société.
Ce
contexte de crise généré par le capital est opportunément mis au service d’une
accélération des restructurations et recompositions capitalistes et d’un développement
d’une idéologie portant renoncement, résignation, recherche d’intégration des
salariés.
Le mécontentement s’étend,
des salariés agissent, de plus en plus nombreux. Les
journées d’action du 17 septembre dans la métallurgie, la chimie, le verre céramique,
le 22 septembre à la poste, sont l’expression
de l’exigence de lutte portée par les salariés dans les entreprises. Le fond revendicatif de certaines actions, révèle aussi un certain
désarroi quant à l’avenir de leurs luttes.
Pourquoi
en est-on là ? Parce qu’il y a une absence de perspectives politiques et
une perte des repères de classe. Les luttes qui se développent dans les
entreprises se trouvent ainsi limitées et enfermées, les idées sociales-démocrates prennent
le pas sur les concepts remettant en cause la logique du capital, sur les
concepts révolutionnaires.
S’appuyant
sur le fait que la démarche de la CGT de « rééquilibrer la négociation
sociale dans un sens plus favorable aux salariés » repose sur la recherche
de conclusions de « compromis », Michel Noblecourt dans « Le
Monde » du 30 juillet développe « réformiste sans le dire, la CGT s’inscrit
dans un processus de
transformation sociales progressives ». C’est dans ce sens qu’à quelques
semaines de son congrès confédéral, son secrétaire général explique dans le
journal financier « Les Echos » que « la CGT doit se remettre en
cause pour adapter son organisation à l’évolution du monde du travail et aux
besoins des salariés d’aujourd’hui ».
La
CFDT, début septembre, par la voix de Marcel Grignard, rappelle une fois de
plus que « les organisations syndicales doivent continuer à faire leur mue »
appelant à la « rénovation du dialogue social » qui devrait être
producteur « d’efficacité économique ». Dans une logique capitaliste,
on sait à qui répond l’efficacité économique !
Parallèlement,
l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) qui vient
de présenter un rapport que le ministre du travail Darcos considère être « dans
le droit-fil des préoccupations actuelles du gouvernement » appelle à une « rénovation
du dialogue social basée sur une intégration des élus et mandatés, des
syndicats et également des salariés, qui tous deviendraient de loyaux
partenaires ». Encore une fois, il s’agit d’avancer dans l’association
capital- travail.
En
parallèle, J.F. Pillard, délégué général de l’UIMM (Union Interprofessionnelle
du MEDEF de la Métallurgie), explique dans « Les Echos » du 24
septembre : « On ne peut pas progresser sur les politiques sociales, s’il
n’y a pas de partage plus fort des enjeux économiques et industriels ».
Résister,
s’opposer aux attaques du patronat et du gouvernement, appelle un syndicalisme
de classe qui n’émergera que d’un développement des luttes et de la prise de
conscience de la masse des salariés. Si l’on veut les faire reculer, il faut
que les luttes se développent à un autre niveau.
On
ne part pas de rien. Des dizaines de milliers de syndicalistes dans la CGT, des
salariés se battent, il faut faire monter l’exigence de la lutte.
Les partis politiques
se fondent chaque jour davantage dans
le capitalisme. Tous, absolument tous, entendent
gouverner dans le capitalisme. Prenons les grandes manœuvres qui se succèdent en prévision des élections
régionales de mars 2010. Tous ces regroupements électoralistes auxquels nous assistons vont se
poursuivre de plus belle, dès les élections régionales passées. Ne faut-il pas
préparer la présidentielle de 2012 ?
Sarkozy
est en train de faire revenir dans le giron de la majorité le MPF de De
Villiers et le Parti des Chasseurs de F. Nihous. Tous deux viennent de rejoindre
le comité de liaison de la majorité présidentielle.
Le
FN quant à lui, garde ses assises sur fond de crise. Les dernières élections
locales montrent que non seulement il n’a pas disparu mais même qu’il
progresse.
Le
PS qui dirige 21 régions sur 22, voudrait une fois de plus, être l’axe d’un
regroupement permettant comme il le dit de « battre Sarkozy. Pour faire
quoi ? En réponse à cette question, quelques déclarations sans conséquences.
Le
retour de Cohen-Bendit et de ses Verts avec leur succès aux élections européennes
est venu compliquer la situation. Il entend aujourd’hui jouer le rôle essentiel
dans le regroupement contre Sarkozy. Pour faire quoi ? (voir ce que je
viens de dire plus haut !)
Le
NPA utilise la phrase révolutionnaire mais sans excès, d’autant plus qu’on vote
dans cinq mois. Les dirigeants de cette formation développent une tendance
affirmée à affadir leur discours. S’allieront-ils avec les autres, au premier
tour, au second tour ? A suivre…
Le
Front de Gauche de Mélenchon dont l’audience est actuellement réduite, ambitionne
de gagner du terrain sur un PS qui recule et un PCF déliquescent.
Et
Bayrou ? Il a clôturé son université d’été par « une offre publique
de dialogue à tous ceux qui ont la volonté de l’alternance en commun, une
alternance crédible pour le pays ». Une de plus !
Ils
sont nombreux ceux qui aspirent à jouer un rôle important voire le rôle
principal dans un regroupement contre Sarkozy. Ils le sont d’autant plus qu’il
s’agit d’une simple alternance sans risque pour le capital ni pour eux-mêmes.
Une fois Sarkozy et les siens, une fois les autres…
Rappelons
une fois de plus que l’alternance c’est la stratégie même du capital dans tous
les pays où il règne.
Communistes ne
mangera jamais de ce pain là. Nous portons d’autres choix, en
dehors de toute combine politicienne. Nous luttons pour combattre le capitalisme et édifier une autre société.
Notre appréciation sur les choix et orientations à mettre en place pour stopper
le capital et changer de société est totalement opposée à ce que proposent tous
les autres.
Nous
devons réaffirmer avec force que nous sommes le seul parti qui propose un
changement véritable. Ce changement ne se fera que par l’union des travailleurs
et du peuple. Mais une union contre le capitalisme, une union qui aille dans le
sens d’un changement révolutionnaire dans le pays. Voilà ce que nous devons répondre
aux millions de français qui sont à la recherche d’une issue politique qui
changera leur vie.
Tenons
toute notre place dans la bataille idéologique actuelle en développant notre
activité et en multipliant les initiatives.
Expliquons-nous
en premier lieu avec nos adhérents afin qu’ils soient en capacité d’intervenir
au quotidien dans le débat, en capacité de faire comprendre le sens de ce qui
est mis en place par le patronat et les gouvernements, en capacité d’élever le
niveau de conscience de la clase ouvrière afin qu’elle résiste aux charmes des
sirènes qui ne cessent de travailler l’intégration à la marche du capital, à la
recomposition de la société.
C’est
certes une bataille qu’il nous faut conduire sur la distance. Elle exige que l’on
s’inscrive dans la durée mais dans un effort permanent, en fonction des évènements
qui se succèdent.
Le
journal, l’hebdo, notre site, les tracts diffusés à l’entreprise, la rencontre
de salariés, ce sont les outils dont nous disposons pour nous inscrire dans la
bataille politique et idéologique
pour nous faire connaître et asseoir notre parti. En mars 2010
auront lieu les élections régionales. Nous discuterons au cours de la prochaine
réunion du Comité National de notre bataille politique à l’occasion de cette
campagne.
L’éducation
marxiste doit être portée au cœur de notre activité si l’on veut être en
capacité de répondre à ces prétentions,
qui demandent aussi à ce que l’on dispose de moyens, que l’on développe une bataille financière qui soit l’affaire
de tous en lançant la souscription dans les mois qui viennent. La bataille
financière c’est une bataille qui ne peut se dissocier de notre activité à
partir de sections et cellules qui vivent, qui font de la politique, qui sont
présentes, qui portent réflexion et analyse aux salariés, bref qui déploient
une activité militante.
Discussion riche à partir du
rapport (21 intervenants, des débats
sur la situation – où en est le mouvement social – comment avec notre
politique intervenir plus fort et plus largement).
Depuis
le dernier CN, les mesures
antisociales du gouvernement se sont accrues, les difficultés des salariés et
du peuple s’aggravent.
Le
mécontentement grandit, les actions se développent, touchent des couches plus
larges. Exemple : la journée du 17 septembre avec les entreprises de la métallurgie
et de la Chimie, le 22 à la poste, des luttes dans des entreprises comme au CHU
de Nantes, les producteurs de lait… Ce mouvement va s’étendre parce que les
attaques du capital et du gouvernement sont de plus en plus fortes et touchent
toute la population.
Ce
qui limite actuellement le développement des luttes, c’est l’absence d’une
perspective, celle d’un changement de politique.
Les
partis politiques, du PS au NPA, jouent l’alternance au gouvernement actuel sans
toucher au système capitaliste et le syndicalisme qui a perdu sa base révolutionnaire,
glisse de plus en plus à un réformisme le plus plat et s’intègre dans un « partenariat de
dialogue social ». C’est comme l’a souligné le rapport, une nouvelle forme
de l’association capital-travail.
Communistes :
comment passer à un autre niveau ?
Tous les camarades ont constaté que quand nous sommes sur le terrain avec
des travailleurs, les idées révolutionnaires sont largement approuvées et les salariés peuvent enfin entendre un discours
fondamentalement différent. Alors que tous les autres parlent de changer de
gouvernement dans le capitalisme, nous disons: il faut abolir le capitalisme et
changer de société parce que c’est la seule solution.
Nous
devons être partout où il se passe quelque chose, là où des actions ont lieu. Partout
où nous sommes présents, partout où nous assurons une présence régulière, nous
constatons les progrès de nos idées, de notre Parti.
Tous
les intervenants ont mis en avant la nécessité pour notre Parti, de répondre
encore plus précisément et en permanence à ces énormes campagnes d’intoxication
politiques et idéologiques.
Le
CN a adopté les objectifs proposés dans le rapport.
Nous
reviendrons de façon plus détaillée sur certaines questions débattues à cette réunion
du Comité National.
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