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Comité National 29-11-2003 – rapport
introductif
Nous devons aujourd’hui discuter de la situation
politique et de nos tâches et décider de la date du prochain congrès deux ans
après la tenue de notre congrès constitutif.
Faisons d’abord le point sur le développement de la
situation dans le pays.
Le gouvernement accélère encore l’allure vers son
objectif qui est la liquidation de tous les acquis essentiels des travailleurs
et du peuple. L’Etat est, dans toutes ses fonctions, directement au service du
patronat.
La Sécurité Sociale :
patronat et gouvernement procèdent par étapes rapprochées, avec à chaque fois
des mesures importantes : réduction des dépenses – faire payer les assurés
– augmenter la part des complémentaires et des assurances privées – créer une 5ème
branche pour les personnes âgées – réformer le financement des hôpitaux etc…
Je rappelle leur but : être prêts pour la « réforme »
qui doit être votée en 2004. Leur objectif : liquider le système de Sécurité
Sociale, privatiser l’assurance maladie.
C’est ce qui nous attend si d’ici là il n’y avait pas
de réaction assez forte, de luttes assez importantes. Il faut mesurer la gravité
de ce qui se passe.
La pression sur les salaires directs et indirects, pour baisser les « coûts », s’accentue.
Le gouvernement pousse aux bas salaires. Il ne donne rien pour les salaires aux
fonctionnaires, il instaure le salaire au mérite, c’est un pas très important
vers l’individualisation au mépris des statuts et des conventions collectives
qu’ils veulent supprimer.
Patronat et gouvernement organisent la venue d’une
immigration qu’ils contrôleront, en particulier avec l’élargissement de l’Europe :
des ouvriers qualifiés, des techniciens, des cadres, des médecins… qu’ils
paient au rabais et qui pèsent sur les salaires. La concurrence capitaliste s’élargit
en Europe et dans le monde. Un exemple : THOMSON fusionne avec un
fabricant de téléviseurs chinois, il ne fabriquera plus de téléviseurs en
France.
Patronat et gouvernement poursuivent les réductions
massives d’emplois, les fermetures d’entreprises avec, les fusions, les
concentrations, les délocalisations, les privatisations.
Dans tous les pays européens, les mêmes mesures
antisociales qu’en France sont prises par les gouvernements, qu’ils soient de
droite ou sociaux démocrates : retraites, Sécurité Sociale, privatisations,
mesures contre les chômeurs…
Dernière décision en date : une mesure qui s’attaque
non seulement aux indemnités des chômeurs mais quoi fait pression sur les
salaires et offre un nouveau cadeau au patronat. Il s’agit de la création du R.M.A. (revenu minimum d’activité). Le
R.M.A. est un contrat à
durée déterminée – 18 mois maximum, à temps partiel –20 h. minimum par semaine :
Pour 20h. de travail par semaine, un RMA touchera 545
Euros net soit 183 Euros de mieux que le RMI qui continuera d’être payé par la
collectivité. L’employeur, lui, ne paiera au salarié RMA que 183 E., les
charges sociales étant pratiquement nulles. En un mot, le patronat gagnera 580
E. par mois s’il embauche un RMA au lieu d’un CDD au SMIC.
FILLON veut embaucher 100.000 RMA en 2004 et 400.000
dans les toutes prochaines années. Un calcul rapide montre que les patrons
empocheraient ainsi, dès 2004, 58 millions d’Euros par mois, près de 700
millions par an. Le cadeau atteindrait près de 3 milliards d’Euros par an si
FILLON atteignait son objectif de 400.000 RMA.
Bien entendu ils ne veulent pas s’arrêter là, ils ont
l’intention d’aller encore beaucoup plus loin. C’est un pas de plus, et quel
pas ! Dans le financement par l’Etat (donc par nous) d’une main-d’œuvre
bon marché au profit du patronat. C’est une pression de plus à la baisse sur
les salaires et quelle pression ! Ce fameux « contrat » c’est un
sous – contrat de travail de plus, pire encore que les précédents, tout bénéfice
pour les employeurs qui vont remplacer des employés au SMIC par des RMA.
Une riposte forte des travailleurs doit intervenir
rapidement pour les faire reculer. Malheureusement l’action syndicale, sur ce
point comme sur bien d’autres, reste inexistante.
Le démantèlement du système des retraites se poursuit. L’accord signé pour adapter les retraites complémentaires
à la loi FILLON peut se résumer ainsi : les salariés vont payer plus, les
pensions vont baisser. Parallèlement, les fonds de pension font leur entrée :
le plan d’épargne populaire à la Caisse d’Epargne et le plan entreprise.
On assiste à une campagne contre le service public. Exemple :
-la campagne contre la CCAS d’EDF (corruption et détournement
de fonds etc…) : 1% des recettes, 400 millions d’Euros consacrés aux réalisations
sociales pour le personnel, c’est intolérable pour le capitalisme.
-la campagne médiatique contre les cheminots :
la SNCF va mal, les trains toujours en retard, les cheminots râlent sans arrêt,
ils font des grèves, les usagers sont pris en otage etc…
Comme par hasard, ces campagnes sont menées contre
deux corporations qui bénéficient encore d’un statut que le patronat n’a pas
encore pu détruire.
Deux grands services publics sur la liste des
privatisations.
La décentralisation qui se met en place (le Sénat a
adopté et cela va se faire à l’Assemblée Nationale, la première vague de
transferts vers les régions et les départements), a pour but de préparer l’organisation
des futures régions rattachées à l’Europe. Les élections régionales et les élections
Européennes qui elles se feront sur sept grandes régions en France métropolitaine,
avanceront ce processus.
Les mesures de décentralisation ont pour conséquences
l’éclatement des services publics : l’équipement, la santé, l’éducation
nationale… Devant la lutte des étudiants, le gouvernement a été obligé de
reculer comme il avait dû le faire en juillet devant la lutte des personnels et
des enseignants. Cela prouve bien qu’on peut mettre en échec l’ennemi de
classe. Bien entendu celui-ci n’a pas renoncé, la lutte doit encore se
renforcer.
Face à l’ampleur des attaques du MEDEF et du
gouvernement, seule une riposte nationale d’envergure peut les faire reculer,
modifier la situation. Or, il n’y en a aucune de la part des centrales
syndicales. Pas d’explications de fond sur la stratégie gouvernement –
patronat, pas d’appel à l’action. Pendant que les coups se multiplient les
organisations syndicales, y compris hélas de plus en plus la CGT, s’enferment
volontairement dans un « dialogue social » avec le patronat et le
gouvernement. Plus les coups tombent et plus on « dialogue » ! Où
cela nous mènerait – il si cela continuait ? Ce n’est pas vraiment le
moment de « dialoguer ».
Contre le gouvernement et le MEDEF, il n’y a que la
lutte. Il n’y a que la lutte qui puisse les contraindre à reculer, à faire
bouger les choses.
Des luttes il y en a. Par exemple : à l’équipement
où 5000 travailleurs ont manifesté devant le ministère contre la décentralisation,
les étudiants, les intermittents du spectacle. Des luttes dans les entreprises.
Mais pas de lutte interprofessionnelle.
En Europe, la CES non plus n’appelle pas à la riposte
contre les attaques dans tous les pays. Il y a des actions, en Italie, en
Allemagne, en Autriche… mais pas d’action globale
.
Il y a un potentiel d’action partout, en France, en
Europe mais les centrales syndicales stérilisent. Certaines même signent des
accords qui font reculer les acquis, comme par exemple le cas en France de la
formation professionnelle que toutes ont signés ou les retraites complémentaires
signés par toutes sauf la CGT.
Quelques mots sur les remous à la CFDT
dont il ne faut pas s’exagérer la portée. Certains adhérents dont des
dirigeants ont rejoint la CGT car disent-ils, ils se sentent bien à l’aise dans
ce syndicat. Ce qui veut dire que la CGT se rapproche de la CFDT et pas l’inverse.
En ce qui concerne la CGT, le constat est
que sa direction a encore aggravé son comportement réformiste. Elle s’intègre
au système.
Au Forum social européen, B. THIBAULT a déclaré à propos
de la fameuse « charte européenne des droits sociaux », je cite :
« les points déjà marqués nous encouragent pour construire une Europe dans
laquelle les droits sociaux occuperaient une place fondamentale ». Quels
points ? Quel encouragement ? N’oublions jamais que ce sont les
capitalistes qui ont fait et construisent cette Europe pour eux.
Est-ce en remplaçant de plus en plus l’action
revendicative nationale par sa participation aux Forums européens et mondiaux
que les dirigeants de la CGT pensent avancer ?
Fort heureusement, il y a dans la CGT une combativité
revendicative qui demande à s’exprimer. Des adhérents et des militants s’opposent
à cette collaboration de classe que la direction de la CGT veut imposer à toute
l’organisation.
L’actualité confirme le bien fondé du document que
notre CN a adopté à ce sujet. Nous redisons aujourd’hui : « un
syndicalisme de classe est indispensable aux salariés ». Oui le danger de
liquidation de la CGT comme syndicat de classe est un danger réel. Nous donnons
notre opinion, à partir de la réalité, des faits, c’est notre devoir et notre
responsabilité. Tout ce qui concerne la situation, donc le syndicalisme,
concerne « COMMUNISTES ». Nous agissons pour que la CGT soit ce grand
syndicat dont les travailleurs français ont besoin aujourd’hui.
Travaillons fort pour que l’exigence d’une CGT de
classe devienne une force qui s’exprimera. Nous nous adressons à toutes celles
et tous ceux qui veulent conserver à la CGT son caractère de lutte
intransigeant contre le patronat et le gouvernement. « Son existence et
son renforcement dépendent du poids que pèseront les syndiqués et les
travailleurs » avons-nous écrit dans notre document.
Concernant les partis politiques, la riposte est absente, ce qui n’est pas pour nous étonner.
A Gauche. Ils préparent activement les
prochaines élections. Pour faire quelle politique ? Ils critiquent la
droite et réclament l’alternance mais en fait ils sont pour les « réformes »
de type capitaliste. Ce qu’ils critiquent c’est la manière de la droite de les
faire avancer, sa méthode. Exemple :
1-les retraites, la Sécurité Sociale, l’Europe. Ils
ont fait la même politique au gouvernement et ils ont aujourd’hui les mêmes
objectifs. L’Assemblée Nationale a adopté cette semaine le texte autorisant l’élargissement
de l’Europe capitaliste à dix nouveaux pays le 1er mai
prochain. Le PS et les Verts ont voté pour. Le PCF n’a pas pris part au vote en
précisant qu’il est pour l’élargissement.
2-la mondialisation. Ils ont fait des Forums :
pas un mot pour dire qu’il faut abattre le capitalisme.
On assiste en France à des tentatives multiples de
regroupements réformistes, de plus en plus à l’approche des élections : PS
– ancienne Gauche plurielle –Chevènement – LCR. Avec la question des uns et des
autres : qui dirigera ?
En ce qui concerne l’Extrême – Gauche :
LO et la LCR se regroupent pour les élections. C’est le seul moyen pour eux
pour avoir des élus, ils s’électoralisent, ils s’intègrent dans le système. Ils
ont un terrain à occuper laissé par le PCF et certains déçus du PS.
Nous l’avons déjà dit, nous jugeons un parti
sur ce qu’il fait et non sur ses déclarations fussent-elles anticapitalistes.
Or le constat, outre les positions sur l’Europe de LO et de la LCR que nous
avons déjà relevées, est que la LCR vise à prendre la tête d’un regroupement à
gauche. Au Forum social européen, sur une tribune commune BESANCENOT – BUFFET,
Besancenot a déclaré : « on est condamnés à s’entendre, on est une
alternative ». M.G. Buffet a tenu le même discours. On pourrait ajouter
que la LCR et LO sont très présents dans les médias, ils sont invités dans les
débats. Apparemment leur présence ne semble gêner personne.
Le Pen avec le FN s’active partout. La situation
sociale, les difficultés, le servent.
Il faut continuer à dénoncer très fort sa politique
anti-sociale : emploi, retraites, salaire, libertés syndicales etc…, à
montrer que c’est un Joker du capital. Ce n’est pas anodin que MARINE LE PEN
soit allée parler aux USA à l’invitation des femmes républicaines. Ce n’est pas
fortuit si LE PEN a été invité à débattre avec SARKOZY sur le plateau d’Antenne
2. LE PEN a pu comparer SARKOZY à « un écureuil sympathique qui a
même du panache et qui a obtenu quelques succès limités mais réels » et
lui prédire « qu’il ferait un très bon Ministre avec Le Pen
président ». Sauf à répéter : « vous êtes un homme du
passé », Sarkozy n’a pas interpellé Le Pen sur sa politique, elle est
celle du capital comme celle de la droite.
A droite les
rivalités se manifestent entre ses différentes fractions surtout à l’approche
des élections, sur un but commun : adapter de plus en plus la France aux
besoins du capital.
En fait, tous les partis politiques, chacun à leur
manière, se couchent derrière le capitalisme
Un mot sur les alter mondialistes. Le Forum social européen a eu lieu à la mi –
novembre. Tous les partis, droite et gouvernement, gauche, extrême-gauche, les
ont salués, applaudis. Le gouvernement, St Denis, Paris, les ont financés.
Ne confondons pas certains de ceux qui participent
(une partie de jeunes surtout étudiants, des couches moyennes, il n’y a pas les
salariés des entreprises), qui veulent changer des choses et qui cherchent
comment le faire et avec qui. Ne les confondons pas avec ATTAC, J. BOVE qui
était la vedette, les responsables des partis politiques qui ont participé et
parmi lesquels nombre de vieux chevaux de retour. Pas un mot chez ceux-là pour
abattre le capitalisme, sur la nécessité d’une autre société.
La visée de ce mouvement est de créer si possible une
force politique. Ils voudraient couvrir tout le champ des contestations et le
stériliser car ils ne veulent surtout pas abattre le régime capitaliste.
« La révolution c’est terminé » a dit J. Bové pour ne citer que lui.
Ils font partie de ces tentatives de regroupements
réformistes que je viens d’évoquer.
Quelques mots sur la situation internationale :
A propos des contradictions inter-impérialistes,
soulignons un fait très important : le développement des pays d’Asie qui
s’accélère : Chine, Inde, Thaïlande, Malaisie, Corée du Sud.
Par ailleurs apparaissent les évolutions en
Afrique :
La place que prend l’Afrique du Sud dans ce
continent.
Les pays d’Afrique du Nord avec une partie du Moyen –
Orient, intitulés PPM (Pays des peuples méridionaux) récemment réunis à Naples,
recherchent le libre échange privilégié avec l’Union Européenne.
Ces exemples rapides nous rappellent que la
mondialisation capitaliste c’est inévitablement l’expression du développement
inégal du capitalisme (mis en lumière en son temps par LENINE). Tous les Etats
en question sont évidemment au service du capital.
Concernant le Moyen – Orient –l’IRAK.
S’il y a des contradictions inter-impérialistes, USA, Europe, France, c’est
parce que les USA n’entendent pas partager le leadership avec d’autres, qui,
eux aussi, veulent leur part. Reste que pour dominer, exploiter, ils sont tous
d’accord. Ils ont d’ailleurs tous voté la récente résolution de l’ONU
approuvant l’occupation américaine de l’IRAK.
A propos de la Palestine.
Une grande campagne se développe en France sur le thème : « si on ne
défend pas l’Etat d’Israël, Sharon et sa politique, on est antisémites ».
On a entendu le président du CRIF mais tous le reprennent. CHIRAC entre en
campagne contre l’antisémitisme, les dirigeants socialistes etc…etc…
Serions-nous antisémites parce que nous luttons contre la politique d’Israël en
Palestine, parce que nous affirmons notre solidarité avec le peuple palestinien
qui lutte contre l’oppression pour sa liberté ? Nous combattons ceux qui
oppriment les peuples quelle que soit leur nationalité ou leur confession. Nous
devons continuer à rétablir les faits : Israël colonise la Palestine, il
doit se retirer de Palestine. La libération de la Palestine doit être un combat
universel.
COMMUNISTES :
Une fois de plus on voit que les évènements appellent
à une très forte riposte politique, que la bataille politique est primordiale.
Prenons conscience de toute la place que nous devons tenir dans cette bataille.
Je me limiterai à un seul exemple : personne,
absolument personne ne dit que la part des profits capitalistes dans la
production est passée de 28 à 36% ces dernières années, pendant que la part des
salaires chutait de 72 à 64% dans le même temps. 8 points de déplacement de la
valeur ajoutée, en défaveur des salariés, cela fait chaque année 120 milliards
d’Euros, 15 fois le déficit actuel de la Sécurité Sociale ! Ni la droite
et Le Pen, ni la gauche…personne ne l’a dit. Personne à part nous qui l’avons
écrit dans notre journal « Communistes », dans des tracts ou dit dans
des réunions. Ce n’est qu’un exemple, il est vrai que c’est un exemple de
taille, à faire connaître partout.
Ainsi, sur chaque question, dénonçons les décisions
du MEDEF et du gouvernement, montrons qu’il y a des solutions autres, qu’il n’y
a pas de fatalisme, que seule l’action contre le capital et ceux qui le
soutiennent peut avoir du résultat, que c’est le moment d’agir et pas de
« dialoguer ».
Notre grande question, c’est : comment faire
connaître cela à beaucoup plus de monde ?
Nous on ne bénéficie pas des médias. Les autres,
tous, droite, Le Pen, PS, PC, Verts, LCR, LO ont le relais des médias
(dernièrement Sarkozy – Le Pen). Or, il n’y a que nous pour donner le
fond politique de l’explication.
Utilisons donc tous les moyens possibles. Nous
faisons déjà. Nous avons fait beaucoup de progrès en deux ans. Maintenant il
faut le faire plus, nous le pouvons.
-faire des rencontres, des réunions ouvertes, des
débats dans les entreprises avec les salariés, dans les quartiers, pour
s’expliquer, discuter, convaincre, développer des arguments pour la bataille.
Pour appeler ceux qui sont prêts à nous rejoindre.
Nous allons faire la remise des cartes 2004, c’est
l’occasion d’organiser de multiples rencontres. Des réunions se préparent, vous
en parlerez.
-sortir encore plus de matériel, le distribuer
massivement dans les entreprises, les quartiers populaires.
-Le journal est un bon instrument de propagande.
Quand on fait tout ça, on constate que des salariés,
des jeunes, sont en phase avec nous, s’intéressent à ce qu’on dit. On a un
terrain, il faut y aller.
-il y a le site. C’est aujourd’hui un moyen de
propagande qui s’élargit. Nous l’alimentons davantage mais nous sommes encore
loin du compte, il faut le faire encore mieux.
Il nous faut continuer à construire, ce qui se fait
montre qu’on est dans la bonne voie. C’est une lutte rude, c’est une lutte de
chaque jour qu’il faut mener avec persévérance.
Il faut aussi nous renforcer idéologiquement. Nos
militants doivent être de plus en plus aptes à jouer un rôle d’avant –garde
politique. Un militant ça se construit, dans la vie militante, dans l’action,
dans les discussions politiques collectives, par la lecture, par l’éducation.
Vous aurez comme prévu cinq schémas de cours pour fin décembre, pour tenir des
écoles, des stages, auxquels les membres du CN devraient participer en premier.
Je veux aborder maintenant les élections de 2004 et le congrès. Le Bureau National en a discuté. Il vous soumet ses
réflexions et ses propositions.
Les élections de 2004 :
Les dates : Régionales et Cantonales (pour la
moitié des cantons) : 21 et 28 mars
Européennes :un seul tour, le 13 juin
Sur le plan politique, je résume. Nous reviendrons
ultérieurement sur le contenu de notre campagne. Les élections régionales et
européennes sont conçues par le gouvernement et tous les partisans de l’Europe
capitaliste pour avancer dans la construction européenne et la faire avaliser
par l’opinion. Les modifications apportées au mode de scrutin en
témoignent : élections régionales, les listes seront régionales ( et non
plus départementales) et il y aura renforcement du pouvoir des régions.
Elections européennes, elles auront lieu sur 7 grandes régions en métropole et
une pour les DMO – TOM.
Le mode de scrutin pour les deux élections, impose
aux listes 5% au premier tour pour fusionner avec une autre liste et 10% pour
se maintenir. C’est conçu pour éliminer tous les partis qui ne sont pas dans le
consensus, pour pousser au regroupement, pour favoriser l’alternance gauche –
droite sans risque pour l’Europe capitaliste.
Ces élections seront donc un moment important de la
bataille politique en France. Nous aurons à revenir sur cette Europe
capitaliste, pourquoi la combattre, ce que nous voulons. D’autant que les
autres, tous les autres, y compris ceux qui se disent contre la constitution
prévue ne sont pas contre cette Europe. Or, la constitution n’est que
l’expression de l’Europe capitaliste, il ne peut donc pas y avoir de bonne constitution
de cette Europe.
Bien entendu nous dénoncerons ce scrutin
antidémocratique, nous redirons la nécessité d’exiger la proportionnelle.
Le B.N. vous propose donc de confirmer la position
que le Comité National a adoptée lors des élections de 2002 :
-nous participons pleinement aux campagnes
électorales
-à chaque élection, partout où on le peut on présente
des candidats. Cela nous permet de concrétiser l’appel à soutenir notre
politique en appelant à voter pour nos candidats qui l’expriment.
-quand on ne peut pas, on mène une campagne de
propagande, on dit au besoin pourquoi on ne présente pas de candidat. On dit ce
qu’on pense des autres et pourquoi on ne peut voter pour eux.
C’est la position de principe que le BN vous propose
de retenir.
Concrètement pour 2004 :
Régionales :
les listes sont régionales avec des sections départementales obligatoires. Le
nombre de candidats est important. Nous avons les moyens militants dans une
série de départements, pas partout, ce qui nous empêche à ce stade de
constituer des listes.
Par ailleurs les dépenses sont très élevées. Un
exemple : une petite région de trois départements, Basse Normandie :
933.000 électeurs. Matériel officiel minimum (circulaire et bulletin de vote),
coût : 25.000Euros (164.000f).
Cantonales :
Nous sommes en capacité d’être présents dans un certain nombre d’endroits. Des
camarades s’y préparent. Nous vous proposons donc de présenter un
candidat partout où on peut (là où le canton est renouvelable). La direction
nationale aidera financièrement là où cela se pose et en plus des initiatives
des départements nous proposons de lancer une souscription nationale.
Européennes :
Il y aura 7 grandes régions comprenant de 10 à 14 départements. Nous avons
partout la capacité de présenter le nombre de candidats nécessaires.
La question est la dépense car nous ne serions pas
remboursés. Le nombre d’électeurs par région, va de 5.800.000 à 6.700.000. Le
prix du matériel officiel minimum obligatoire pour 6.000.000 d’électeur est
de : 150.000Euros ( 1 million de F). Ça ne nous permet pas pour cette fois
de présenter des listes.
LE CONGRES
Selon les statuts « le congrès a lieu au moins
tous les deux ans »
Le premier a eu lieu en mars 2002
L’objet du congrès est :
*l’analyse de la situation et les enseignements à en
tirer
*notre orientation politique, développer notre
activité, renforcer notre parti
*l’élection du Comité National
Compte tenu du calendrier au premier semestre 2004,
le Bureau National vous propose de tenir le congrès : vendredi 14 mai à partir de 18 h. et samedi 15 mai
toute la journée. Ce qui
nous permettrait d’avoir un très large débat en pleine bataille politique.
Le CN devra préparer un document qui pourra être
utilisé pour préparer le congrès dans nos organisations, dans les entreprises,
les localités et les départements.
Vous avez tous les éléments et les propositions du
BN, à vous de donner votre avis.
CONGRES : après un échange de vues, le Comité National a
décidé que le congrès se tiendra,
les vendredi 4 juin à 18h.
et samedi 5 Juin toute la journée
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