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s) COMMUNISTES 6ème
congrès 07-08 décembre 2012 Compte-rendu de la discussion (suite)
Un
délégué des Hauts de Seine, enseignant,
syndicaliste : La notion de « compétence » de plus en plus
utilisée aujourd’hui par l’administration, dissimule l’objectif du
gouvernement socialiste de recruter des emplois sans grande qualification
pour effectuer un travail jusque là réservé à des enseignants qualifiés. D’où
une dégradation de l’enseignement chez les enfants des milieux populaires. Face
à cette situation les personnels sont à la recherche d’une solution réelle,
opposée à ce qui se passe aujourd’hui. Ceux, celles qui nous connaissent
sont nombreux à approuver nos propositions et notre action. Certains qui
pensent à adhérer à notre parti se posent la question de sa force. Pour être
plus forts, nous devons être encore plus nombreux, nous leurs disons, vous
avez besoin de nous, notre parti a besoin de vous. Nous constatons que les
syndicats d’enseignants n’appellent pas à l’action en dépit du mécontentement
des personnels. Pour faire face aux coups du gouvernement, l’action est
indispensable, « Communistes » s’emploie à la développer. Un
délégué de l’Indre, responsable syndical :
« syndicalisme partenaire », de « dialogue » avec le
patronat et le gouvernement ou au contraire syndicalisme de lutte ? C’est
la grande question qui se pose partout aujourd’hui dans le mouvement syndical. Nous
devons combattre les fausses idées répandues comme celle sur le »partage
des richesses » entre le capital et le travail. Ceux qui les
justifient pratiquent la collaboration
avec ceux qui nous exploitent. Le travail seul produit des richesses, le
capital les détourne à son profit. Il faut les lui reprendre. Continuons plus fortement à faire
émerger des idées à contre-courant de tout ce qui est dit et fait
aujourd’hui. Combattons le « magma » actuel. Les gens manquent de
perspective. Améliorons encore le contenu de nos interventions, utilisons
mieux tous les outils à notre disposition. Rendons visible le sens des
politiques conduites contre le peuple par la droite, le PS, le FN. Un
délégué des Alpes Maritimes : Mesurons bien
la situation de plus en plus inquiétante que vivent les gens. La lutte est
dure, les camarades le ressentent. Nous avons un grand travail d’expression à
mener, nous devons améliorer le contenu de nos interventions en utilisant
mieux tous les moyens de propagande à notre disposition. Il faut que nous
arrivions mieux à nous adresser à ceux qui sont les plus sensibles à ce que
nous disons. Notre intervention auprès de la jeunesse dans les quartiers et
les établissements d’enseignement est capitale. Un
délégué du Calvados : Nous réunissons
régulièrement tous nos adhérents pour faire le point de la situation et
prendre des décisions de travail. Nous avons des contacts réguliers avec les
salariés de Citroën, Renault Véhicules Industriels, EDF, France-Télécom. Nous
avons aussi des contacts au CHU de Caen, à l’Université (25000 étudiants).
Nous avons amélioré la bataille pour la souscription mais nous sommes encore
loin du compte au regard des besoins du parti dans notre département. Un
délégué des Alpes Maritimes : Améliorons notre
organisation à tous les niveaux. Assurons davantage la liaison indispensable
entre les organisations de base et la direction nationale. Les stages de
formation doivent être plus fréquents. Soyons encore plus proches des
travailleurs en lutte. Comment suivre de plus près ce qui s’écrit par exemple
dans les réseaux sociaux ? Certaines questions y sont posées auxquelles
nous pouvons répondre. Un délégué du Calvados :
l’appellation « parti de gauche » ne correspond pas à ce qu’est le
PS qui est un parti de plus à la solde du capital. Par exemple le PS réclame
encore plus d’autonomie pour les universités, avec des universités
archi-payantes pour les enfants de familles riches et d’autres de second
ordre pour les autres. Cette politique est dans la continuation de celle du
gouvernement précédent que ce soit pour l’université ou pour le reste. Plusieurs
intervenants ont souligné : Il y a 6 mois
des gens ont voté Hollande en pensant que ça pouvait être mieux qu’avec
Sarkozy. Six mois après, le mécontentement grandit et grandira de plus en
plus vite. Dans cette situation
« Communistes » est là. Nus ne sommes pas partout et pas encore
assez nombreux mais notre force c’est que nous sommes le seul parti avec une
politique révolutionnaire. Comment améliorer notre travail du Comité National
jusqu’aux cellules. C’est normal, il y a des impatiences
partout, parce qu’on est le seul parti à contre courant, on voudrait
entraîner plus. Comment avancer encore plus vite? Ce n’est pas facile d’être
révolutionnaire, il y a des obstacles, on ne cherche pas à les contourner, au
contraire nous les abordons franchement. A propos des manœuvres, des mots
d’ordre qui proposent des « aménagements » du capitalisme, qui
veulent assurer sa pérennité, avec l’Europe Sociale, le partage des
richesses, développer des pôles publics etc…, qui évitent la critique du
capitalisme et refusent le combat anticapitaliste, nous devons toujours
clarifier le fond du débat, montrer que pour changer vraiment, le mot d’ordre
c’est « il faut sortir du capital ». Il faut sur chaque chose
combattre le capital. Après l’intervention de notre
trésorier national sur le bilan financier, plusieurs camarades sont
intervenus sur la nécessité de changer notre
état d’esprit sur les finances. Nous ne disposons que de l’argent de
nos adhérents et des salariés qui nous soutiennent. Il faut en permanence
s’adresser à eux et organiser des initiatives, car mener la lutte, développer
une grande propagande, demande beaucoup d’argent. Nous sommes solidaires de tous celles
et ceux qui luttent, chacun dans son pays pour construire un parti
révolutionnaire pour faire avancer les idées révolutionnaires, sur lequel les
travailleurs puissent s’appuyer pour leur combat. Nous sommes solidaires de
tous les peuples qui luttent pour leur liberté, l’indépendance nationale et
la paix. Après l’adoption d’un texte public
édité en tract, après l’élection des organismes de direction, d’ Antonio Sanchez, secrétaire National de
notre Parti, le Président de séance a souligné que, munis de nos 10 années d’expérience, nous possédons
les outils pour porter notre activité au niveau exigé par la situation pour
aller plus loin dans la voie que nous nous sommes tracée, pour construire un
grand parti révolutionnaire en France. . Lire, enregistrer et/ou imprimer ce
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