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COMMUNISTES 6ème congrès
07-08 décembre 2012 Rapport introductif – Rolande PERLICAN 1-
COMMUNISTES : UN
OUTIL POUR COMBATTRE LE CAPITALISME AUDIO : 08mn
33s 2- DANS QUELLE SITUATION NOTRE PARTI DEPLOIE SON ACTIVITÉ ? AUDIO : 06mn
41s 2-2- L’EUROPE AU SERVICE DU CAPITAL AUDIO : 05mn
45s 2-3- LA RÉALITÉ DU CAPITALISME C’EST ÇA ! AUDIO : 05mn
54s 2-4- LA SITUATION
EN FRANCE AUDIO : 08mn
04s 3- IL N’Y A QUE LES
LUTTES POUR LES ARRÊTER AUDIO : 06mn
31s 4- POUR UN GRAND PARTI REVOLUTIONNAIRE: INTERVENIR, FAIRE GRANDIR NOTRE ORGANISATION COMMUNISTES :
UN OUTIL POUR COMBATTRE LE CAPITALISME Ce 6ème congrès de
Communistes coïncide avec le 10ème anniversaire de la création de
notre Parti.
Abolir le
capitalisme et le remplacer par une autre société de justice sociale et de
paix, une société socialiste, c’est pour cela que nous luttons. Notre combat
quotidien pour faire reculer le capitalisme, lui imposer des revendications,
développer la conscience d’en finir avec lui, s’inscrit dans cette direction. En 2002
il était indispensable de créer « Communistes », car le mouvement
populaire ne disposait plus d’une organisation politique révolutionnaire à
son service, d’une organisation sur laquelle il puisse s’appuyer. Tous les
évènements que nous avons vécus depuis 10 ans ont montré que la lutte des
classes a considérablement grandi que ce soit en France, en Europe et dans le
monde entier. Pour mener les luttes actuelles
et celles qui nous attendent, tout confirme que non seulement nous avons eu
raison de créer notre Parti mais je dirais, heureusement que nous l’avons
créé. A titre
d’exemple, revenons rapidement sur l’élection Présidentielle de mai dernier.
Tous les partis « de gauche », du PS au PCF, au Front de Gauche,
jusqu’au NPA, les Verts etc… ont porté Hollande au pouvoir, soit en appelant
à voter pour lui, soit en appelant à battre Sarkozy ce qui revenait au même.
Ajoutons pour mémoire à tous ceux-là, les divers « groupes » qui
manient à longueur de temps la « phrase
révolutionnaire ». La seule
voix différente, ce fut, une fois de plus, celle de notre parti. Les 6 mois
qui viennent de s’écouler, confirment une fois encore, que nous sommes les
seuls révolutionnaires. En même temps cette élection confirme, s’il en était
besoin, que la grande question qu’il nous faut résoudre, c’est celle de
l’union. Union avec qui, pour faire
quoi. Nous
sommes profondément pour l’union. L’union
et le rassemblement sont notre objectif central. Les travailleurs manuels
et intellectuels sont le nombre. Unis ils représentent une force
considérable. Leur rassemblement dans l’action est absolument
indispensable. L’union pour combattre
le capital, le faire reculer et finalement le vaincre. Oui, l’union mais sur
une base claire, une base de classe. Une union sans aucune compromission. Si
nous allions un tant soit peu dans cette voie en pensant être plus nombreux,
si nous allions si peu que ce soit dans le sens du vent, ce serait condamner
le peuple à l’échec. L’exemple de la Présidentielle a montré une fois de plus
où conduiraient de telles alliances sans principe. Prenez
l’Europe. Là encore nous sommes les seuls à montrer que cette Europe a été
faite et est construite par les capitalistes pour les intérêts capitalistes,
pour mieux exploiter les peuples, qu’elle ne peut être sociale, qu’il faut
lutter contre elle, nous expliquons notre conception des relations en Europe,
alors que les autres partis, syndicats, organisations diverses, ne contestent pas l’Europe mais en
appellent à une Europe dite « sociale ». Oui nous avons fait du chemin
depuis 10 ans Notre
ancrage dans la vie politique nationale existe. Des salariés dans les
entreprises, les établissements d’enseignement, nous reconnaissent comme une force
politique clairement identifiable ; ils comptent sur nous et nous le
disent. Nous avons noué des relations nombreuses et solides. Pourquoi ?
Parce que nous sommes les seuls à donner une perspective révolutionnaire. Aujourd’hui, c’est quoi donner
une telle perspective ? C’est expliquer que pour stopper les coups du capital
et du gouvernement, pour changer réellement la vie, il faut se rassembler de plus en plus nombreux
pour lutter de plus en plus fort contre le capital. Nous
avons renforcé cotre capacité idéologique et politique, notre capacité
théorique. Nous devons continuer à le faire de plus en plus en nous appuyant
sur la richesse de la réflexion individuelle et collective de tout le parti. Nous
avons été présents sur tous les évènements, les luttes, les batailles
politiques. Nous avons, à partir de notre analyse de classe, donné notre
opinion sur la situation, sur le moyen
d’en sortir, analysé le rapport des forces, le comportement des forces politiques
et syndicales. Nous avons montré et nous continuons de le faire, que seule la
lutte anticapitaliste peut changer les choses en bien. Bien sûr la bataille est rude,
la lutte de classe acharnée, c’est un chemin difficile et long dans lequel
nous sommes engagés.
Dans ce système, tout est fait pour museler le peuple. Tous les autres partis
sont intégrés au capitalisme. Le système médiatique est un relai immense et
quotidien pour le capitalisme et ses soutiens. Nous
voudrions aller plus vite, recueillir plus vite les fruits de notre action,
de notre travail. Nous savons que notre politique est juste, que nombreux
nous approuvent. Nous voudrions qu’ils viennent plus rapidement renforcer
notre parti. Nous savions en nous créant que le chemin serait long,
difficile, la bataille énorme. L’URSS a disparu, le PCF comme d’autres est
passé au réformisme, l’alternance droite – PS, et PS – droite non seulement n’a rien
changé mais le capitalisme continue à prospérer et la situation du peuple
continue de s’aggraver. Les centrales syndicales n’appellent plus aux luttes
et pratiquent « le dialogue
social » avec le gouvernement et le patronat. Faire de
« Communistes » un grand parti révolutionnaire demande beaucoup de
travail, de persévérance. 10 ans, c’est beaucoup dans une vie mais c’est peu
pour la tâche que nous nous sommes fixée. Ces
limites rappelées, notre 6ème congrès marquera une nouvelle étape
de notre développement. Nous pouvons, nous allons développer notre activité
dans tous les domaines. A partir de la base solide que nous avons installée
dans le pays, nous pouvons aujourd’hui aller beaucoup plus loin, progresser
sensiblement, appeler les salariés à nous rejoindre. Il est possible de
réaliser de nouvelles adhésions, de recueillir des sommes d’argent beaucoup
plus importantes à chacune des souscriptions que nous organisons. Il est
devenu possible de nous faire connaître beaucoup plus largement, d’étendre
notre propagande. Etre révolutionnaire, c’est
combattre au quotidien pour faire reculer le capitalisme et son gouvernement, c’est mener
la bataille idéologique, faire connaître nos idées, être sur le terrain.
C’est aussi, c’est même surtout prendre la mesure de tout ce qu’il est
possible de faire dans une période donnée et de tout mettre en œuvre pour y parvenir.
La vie a largement démontré qu’il y a une large place en France pour un parti
comme le nôtre. Mais nous
avons à l’esprit que construire un tel parti révolutionnaire dans les
conditions d’aujourd’hui est une tâche de portée historique, dont nous devons
prendre toute la mesure, une tâche qui nécessitera pendant très longtemps une
lutte de classe acharnée. Nous avons fait du chemin depuis
10 ans. Mais nous devons impérativement aller plus loin. Alors ensemble durant ces deux
jours, discutons, échangeons nos expériences, étudions ensemble comment
progresser, car ce parti représente l’avenir pour ceux qui luttent, qui
aspirent à une autre société. DANS QUELLE SITUATION NOTRE PARTI DEPLOIE SON
ACTIVITÉ ? La crise actuelle du capitalisme
a éclaté en 2008.
Tous les pays sont touchés, à des degrés divers. Nous l’avons analysée dès
son déclenchement : c’est, comme toutes celles qui l’ont précédée, une
crise du système capitaliste et non comme les gouvernements relayés par les
médias tentent de le faire croire, une crise financière dont tout
découlerait. Le facteur financier a été déclenchant mais la crise est celle
du système. Arrêtons-nous
quelques instants sur cette question en revenant sur le fonctionnement
capitaliste. Je me suis reportée à ce que nous écrivions en mai 2000 dans la
brochure : « qui sommes nous ? Que voulons-nous ? »
Où nous présentions notre organisation. « Ils s’enrichissent en
exploitant le peuple. La classe ouvrière et d’une façon générale les salariés
produisent toujours plus et profitent de moins en moins des fruits de leur
travail. Chez les salariés, les retraités, les privés d’emploi, le pouvoir
d’achat diminue de façon continue. Dans la métallurgie il a baissé de 32%
depuis 1980 selon l’indice du coût de la vie sur lequel s’est longtemps basée
la CGT. Il a reculé de 30% à la Poste et aux Télécommunications, de 63% à la
SNCF. Cela représente en moyenne un recul de 1,5% par an » (cela
était écrit en 2000, depuis le recul
s’est accentué). Dans la
période précédent 2008, les capitaux accumulés dans le monde, avaient gonflé
considérablement, bien au-delà de la richesse produite, la seule qui devrait
être prise en compte. Par ex. aux USA la capitalisation boursière avait été
multipliée par 6,5 (le PIB par 2,4), en France par 8,8 (le PIB par 2,1). La
masse monétaire mondiale avait doublé en 6 ans, 3 fois plus vite que la
production. La crise
actuelle est partie des USA et s’est étendue rapidement au monde entier. Le
capitalisme s’est organisé de plus en plus à l’échelle mondiale – fusions –
acquisitions – délocalisations – pour la conquête des marchés, l’exploitation
des matières premières, les « coûts
du travail » les plus bas. Il y a une interpénétration des géants
mondiaux et en même temps une concurrence sans merci. On l’a vu la
spéculation, la financiarisation de l’économie se sont accélérées dans les
dernières décennies et continuent de se développer dans la crise. Cette époque a aussi connu des
bouleversements politiques considérables, majeurs, qui ont eu et ont encore
des conséquences dont il faut mesurer l’ampleur. Tout en
travaillant à son développement après la guerre, l’URSS a été un appui important
pour les peuples du monde. Elle a joué un grand rôle pour le maintien de
la paix dans le monde malgré la guerre froide, le plan Marshall, la création
de l’OTAN. Elle a aidé et soutenu les mouvements de libération nationale
comme au Vietnam, pour l’écroulement du colonialisme. Elle a soutenu et aidé
économiquement Cuba qui avec F. Castro a renversé la dictature et instauré sa
société socialiste. L’existence de l’URSS, son influence a été aussi un
apport à la lutte des peuples contre l’exploitation, pour le progrès social
dans les pays occidentaux. En France, Le Général De Gaulle raconte très clairement cela dans
ses mémoires. Il explique en 1945,
être convaincu que, ou bien il serait procédé rapidement à un changement de
la condition ouvrière et à des coupes sombres dans les privilèges de
l’argent, ou bien les travailleurs glisseraient à des bouleversements de la
France. Il parle à ce propos de la lutte de classe, du rôle et de l’influence
du PCF, des soviets, dans la guerre. Il cite toutes les conquêtes instaurées
en 1945 et il conclut « certes les privilégiés accueillent cela
mélancoliquement mais sur le moment tous mesurent la force du courant, s’y
résignent, d’autant plus qu’ils avaient redouté le pire » ! Oui,
l’existence de l’URSS en limitant les ambitions capitalistes, impérialistes,
était un soutien à la lutte de classe des peuples. Ce que nous avons perdu avec la
disparition de l’URSS : Des guerres se sont développées immédiatement avec
l’éclatement des pays comme la Yougoslavie, fomentées par les occidentaux. Le
capitalisme règne sur le monde, on en voit tous les effets aujourd’hui. Le
mouvement révolutionnaire anticapitaliste a subi des reculs sans précédent.
Presque tous les Partis communistes ont disparu ou se sont ralliés à la
social-démocratie. On peut juger des répercussions dans notre pays où il n’y
avait plus de parti révolutionnaire de transformation sociale. C’est pour ça
que nous avons créé Communistes en 2002. Aujourd’hui
le capitalisme règne sur le monde. Son objectif partout est que le prix de la
force de travail soit le plus bas possible. Marx et Engels dans le Manifeste
du Parti Communiste décrivaient ces développements : « poussée par
le besoin de débouchés mondiaux la bourgeoisie mondiale envahit le globe
entier. Il lui faut s’implanter partout, exploiter partout. En un mot, elle
se façonne un monde à son image ». Après la 2ème guerre
mondiale, le capitalisme a créé des organismes internationaux à son service. L’ONU en est typiquement
l’illustration. Elle n’a jamais joué un rôle pour éviter ou arrêter les
guerres, les agressions impérialistes.
L’ONU jusqu’en 1990 a été l’expression de la guerre froide contre
l’URSS et depuis elle est l’expression de la concurrence des impérialistes
pour imposer leur domination. L’OMC (Organisation mondiale du Commerce), le
FMI (Fond Monétaire International), l’OCDR (Organisation de Coopération et de
Développement Economique), sont d’autres organisations contrôlées par le
capitalisme international. De grands ensembles continuent
de se former dans le monde pour accroître leur puissance dans la concurrence
capitaliste mondiale : L’ALENA (accord de libre échange Nord
Américaine), l’ANASE (Association des Nations de l’Asie du Sud Est) qui
prépare un grand marché commun économique, financier et monétaire, d’ici
2020, les BRICS (Brésil – Russie- Inde – Chine – Afrique du Sud) etc… L’EUROPE AU SERVICE DU CAPITAL C’est
bien sûr le cas de l’Union Européenne
qui a débuté en 1951 par la création de la communauté charbon acier et le
premier traité de Rome en 1957. L’Europe aujourd’hui est un géant économique.
Son PIB, c’est 25% de la richesse mondiale, elle compte pour 17% des échanges
de biens dans le monde, devant les USA, la Chine. Ce n’est pas pour rien que
le premier partenaire de la Chine est l’Europe. C’est
aussi une puissance militaire. Elle a créé une force d’action rapide prête à
intervenir partout. Elle a participé à la guerre en Lybie, intervient en
Afrique, en Afghanistan. Elle est dans l’OTAN à laquelle elle apporte une
forte capacité militaire. L’Europe
a été créée et se construit pour accélérer le développement du capitalisme à
dominante européenne. En
France, tous les gouvernements, droite, PS et ses alliés, ont œuvré à son
développement, à la structuration de l’Europe capitaliste, imposé des reculs
aux peuples, mis en cause l’Indépendance nationale. Seules
les luttes dans les pays européens, ici en France, ont contraints les
gouvernements et le patronat à des reculs et imposé des revendications.
Aujourd’hui l’Europe comme tout le monde capitaliste est en crise. Tous les
chefs d’Etats européens sont d’accord pour tenter d’imposer une
surexploitation sans limite aux peuples, faire baisser le « coût du travail »,
imposer une austérité drastique, tout cela au nom de la Après le
MES (Mécanisme Européen de Stabilité) en mars dernier, voté en France par la
droite et le PS ensemble, le traité budgétaire européen de Juillet signé par
Hollande et voté au Parlement français par le PS et la droite, les chefs
d’Etat poursuivent le renforcement de la construction européenne. Bien sûr cela
ne se fait pas sans heurt. La concurrence capitaliste est vive à l’intérieur
même de l’Europe, chaque chef d’Etat
défendant avec force l’intérêt de ses groupes capitalistes. Voyez la réunion
de novembre sur le budget 2014-2020,
tous d’accord pour réduire et pousser l’austérité partout mais la bataille
entre eux est rude pour décider qui obtiendra le plus de subsides. Nous le
redisons, Il ne peut pas y avoir de solution capitaliste en Europe pas plus
qu’en France ou dans le monde. La
seule solution pour les peuples européens est de s’opposer clairement à cette
Europe, de lutter dans chaque pays contre les plans d’austérité des
gouvernements. Les
manœuvres de récupération politiques de l’opposition à cette Europe ne
manquent pas. Par ex. en novembre s’est réuni à Florence le Forum Social
Européen, composé d’ONG, du Parti de la gauche européenne présidé par P.
Laurent secrétaire national du PCF,
des Verts, de socialistes, de tous les syndicats français, de la CES (qui est
intégrée au capitalisme européen). Ils vont lancer en juin prochain à Athènes
un « Front Social Européen ». Son but : « améliorer le
modèle social européen ». Evidemment dans leur propos on retrouve leur
slogan permanent de l’Europe sociale » ! Cette initiative est comme
toutes les autres du même type, un détournement de la réalité, un
détournement de la seule voie qui puisse modifier la donne : la lutte
contre le capitalisme et son pouvoir. C’est entraîner les peuples dans une
voie sans issue et laisser le terrain libre au capitalisme pour continuer de
prospérer en exploitant les peuples. Le FN se
proclame contre la monnaie unique, M. Le Pen reprend un de ses thèmes
favori en tablant sur les difficultés des couches
populaires : l’Europe qui ne règle rien, qui ne protège pas mais elle se
garde bien de dénoncer le capitalisme et pour cause ! Nous sommes clairement opposés à
l’Europe capitaliste. Nous avons une autre conception des relations entre les
nations, des rapports entre les peuples en Europe. Il nous faut la faire
connaître : Nous luttons pour l’indépendance de chaque nation, contre
tout organisme ou gouvernement supranational. La souveraineté, le rôle de
chaque nation, ses acquis sociaux et démocratiques doivent être
respectés. Nous sommes pour développer
une large coopération dans tous les domaines : industriel, scientifique,
technologique, culturel…, pour assurer le développement économique et social
de chaque pays. Nous sommes pour la coopération pacifique, une politique de
paix, d’interdiction des armes nucléaires, de désarmement dans le monde. Nous
sommes pour la dissolution de l’OTAN, de la force d’action rapide européenne
et de tous les pactes militaires. Cela, seul le développement de la lutte
peut le permettre. Les
capitalistes et leurs gouvernements, vont-ils pouvoir poursuivre leur
offensive contre les peuples, ou au contraire parviendrons-nous à les faire
reculer ? En Europe
les luttes sont de plus en plus nombreuses, de plus en plus fortes contre
l’austérité, la politique des gouvernements, en Grèce, en Espagne, en Italie,
au Portugal, en Angleterre etc… Nous n’en sommes qu’au tout début. Elles sont
appelées à se développer. En Europe comme ailleurs c’est la lutte de classe,
seulement la lutte de classe qui fera reculer le capital et non des compromis
avec lui. LA RÉALITÉ DU
CAPITALISME C’EST ÇA ! J’ai
parlé de l’Europe. N’oublions pas que dans
le monde plus d’un milliard d’êtres
humains souffrent de la faim. Aux USA, 1 citoyen sur 3 est classé
pauvre, ils sont 100 millions dont 46 millions classés très pauvres, parmi
eux 26 millions d’enfants. 8% de la population active est au chômage, 8
millions de travailleurs ont perdu leur emploi en 2009-2010. 50 millions
d’américains sont sans couverture maladie. Dans le même temps les marges des
géants capitalistes culminent à un haut niveau. Selon le journal financier
« Les Echos » pour parvenir à ce résultat : « ils ont
réduit leurs dépenses, rationalisé leur productivité. Des effets qui ont payé »
conclut le journal. Si la
crise à des répercussions dans tous les pays, la croissance économique des
pays du Sud Est Asiatique affichera une croissance moyenne annuelle de 5,5%
pour 10 pays d’entre eux d’ici à 2017 estime l’OCDE. La croissance de la
Chine est de 8,8%, celle de l’Inde de 6,4%, de l’Indonésie de 6,2%. Selon
l’OCDE les pays émergents devraient en 2030 représenter 60% du PIB mondial
(qui est aujourd’hui de 70.000 milliards de dollars). Les BRICS, représentent
aujourd’hui 27% du PIB mondial, contre 16% en 2001. Le développement inégal du
capitalisme à l’échelle mondiale est à l’origine des affrontements de plus en
plus aigus qui se développent partout. Les puissances impérialistes
emploient tous les moyens, y compris la guerre, pour imposer leur domination. L’OTAN
(dont la France fait partie du commandement) intensifie ses moyens pour
intervenir partout où ils estiment leurs intérêts menacés. Installation du
bouclier antimissiles au Moyen-Orient, la flotte américaine déployée en
Australie face à la Chine. La guerre
en Irak, en Lybie, a été pour le pétrole. Les impérialistes veulent balayer
tout ce qui fait obstacle à leur politique dans la région. Leurs armées
interviennent et entretiennent des conflits en Afrique pour maintenir le
pillage des ressources. L’Arctique même est aujourd’hui l’objet d’une
concurrence effrénée pour l’exploitation des ressources minières et des
hydrocarbures. Les
dépenses militaires explosent. Plus de 1.700 milliards de dollars en 2012.
Les USA restent de loin en tête avec 739 milliards de dollars, la Chine est
devenu le second avec 89,8 milliards, la France est 5ème avec 40
milliards. Israël est classé dans les tout premiers. La lutte pour la paix est d’une
grande urgence aujourd’hui. Faisons
connaître ces réalités que l’on nous cache. Les révoltes des peuples - fin 2010, début
2011- dans plusieurs pays arabes,
avaient pour cause profonde la misère. Elles ont porté avant tout sur des
revendications sociales comme l’emploi, les salaires. Malgré la récupération
de ces mouvements par des dirigeants à la solde du capitalisme occidental, malgré
l’utilisation scandaleuse de la religion avec la propulsion des islamistes,
malgré la répression qui sévit, les mouvements de lutte n’ont pas cessé. Ils
montrent à quel point les peuples refusent la misère qu’on leur impose. Nous
l’avons dit dès leur déclenchement, ces luttes n’en sont qu’au début, elles
se développeront... Leur lutte est notre lutte, nous sommes solidaires de
leur combat. Israël a
déclenché il y a quelques semaines une nouvelle opération de guerre contre
Gaza en Palestine. En Israël, seul le Parti Communiste Israélien a manifesté
contre cette agression et agit pour l’existence d’un Etat palestinien. Nous
saluons sa lutte courageuse. Israël qui ne veut pas d’un Etat palestinien,
voudrait que soit porté un coup définitif à l’idée même d’un Etat palestinien
indépendant, pour les raisons que nous savons. Les
occidentaux le soutiennent, les USA, la France… Hollande a déroulé le tapis
rouge à Nétanyahou qu’il a reçu à
Paris. Mais le 29 novembre, la Palestine est devenue Etat observateur de
l’ONU par la décision de 138 pays. Hollande qui avait assuré Israël de son
soutien a dû sous la pression de l’opinion (78% des Français sont pour un
Etat palestinien) réviser sa position, la France a voté oui. Il faut
maintenant contraindre Israël à stopper la colonisation, à se retirer de la
Palestine et à reconnaître la création de plein droit d’un Etat palestinien.
La France peut jouer un grand rôle. Hollande doit rompre ses relations avec
Israël et intervenir auprès des autres Etats pour qu’ils agissent pour la
création d’un Etat palestinien libre et indépendant. Tel est le monde capitaliste
aujourd’hui.
L’URSS a disparu mais l’opposition capital – travail est toujours là, elle a
même grandit. Un système qui ne vit et se développe qu’en exploitant les
peuples, ne peut apporter de solutions aux problèmes de l’humanité. Il est un
frein à son développement. Le capital n’a de limite que celles que lui
imposent les luttes de la classe ouvrière, des salariés, des peuples. Pour que le monde change, un
changement révolutionnaire est indispensable Ce qui se
passe aujourd’hui avec la crise, dans
le monde entier, ne fait que confirmer que tous les peuples ont le même
ennemi, le capitalisme, qu’ils ont le même intérêt à l’anéantir pour
construire une société socialiste. Nous sommes le seul parti politique en
France dont c’est l’objectif et qui l’affirme clairement. Nous sommes
solidaires de toutes les forces qui luttent dans le monde entier. La France
est après les USA, le pays qui compte le plus d’entreprises dans les 50
premières firmes mondiales. Elles sont au nombre de 6. Parmi elles :
Total – Carrefour – GDF, Suez… Dans le Top 500 des multinationales (en terme
de chiffre d’affaires) on trouve 40 entreprises françaises – le CAC 40. Bien
avant l’élection présidentielle nous écrivions : « le capital en
France à trois fers au feu : la droite – le PS – le FN. Le 6 mai au soir, pas de surprise, le
capital aura à nouveau son représentant aux commandes. La situation du peuple
continuera de s’aggraver dans tous les domaines. Seule la lutte pourra faire
reculer le capital ». Je l’ai
rappelé au début de cette intervention, on peut faire la différence entre
notre analyse de classe et celle de tous les autres. Aujourd’hui, le constat
est sans appel. Hollande c’est la même politique
de Sarkozy qui continue et s’accélère. Pour les raisons que nous avons évoquées à plusieurs
reprises, tout va très vite. Dès son installation à l’Elysée, Hollande est
allé à Bruxelles accepter le pacte budgétaire européen et il l’a fait
ratifier par le parlement français avec le soutien de la droite. En Juillet
au sommet de l’OTAN, il confirmait l’engagement total de la France dans ce
pacte. Le 9 septembre – sur TF1, Hollande annonçait qu’il fallait pour
« la compétitivité des entreprises » baisser leurs cotisations,
assouplir le marché du travail. Il annonçait des réformes, des économies dès
le budget 2013. Son 1er Ministre allait avec 10 autres ministres,
saluer le MEDEF lors de son université d’été et l’assurer de « son
esprit d’ouverture et de confiance ». Il l’a d’ailleurs démontré lors de
l’annonce des 8.000 suppressions d’emplois et la fermeture du site d’Aulnay
dans le groupe Peugeot, il le démontre encore aujourd’hui avec Mittal et la
fermeture des hauts fourneaux. Le 10 novembre, L. Gallois remettait son
rapport sur « la compétitivité ». Le 13 novembre, Hollande dans sa
première conférence de presse annonçait la première série de mesure en faveur
des entreprises : 30 milliards annuels de cadeaux supplémentaires, à
ajouter aux 200 milliards actuels de suppressions de cotisations, taxe professionnelle,
réduction d’impôts. Rappelons, qu’à partir de 1979 les cotisations patronales
ont été gelées et à partir de 1992 ont été instaurés les premiers
dégrèvements. Depuis, dégrèvements et
suppressions de cotisations, d’impôts,
n’ont cessé d’être augmentés par tous les gouvernements, droite – PS
et gauche plurielle, passant de 11 milliards 900 millions de francs (1,9
milliards d’euros) la 1ère
année à 200 milliards en 2012 et plus 30 milliards en 2013. C’est un
transfert sans précédent vers les profits.
Parallèlement, la part des salaires dans la production de richesses a
reculé de 9%. Hollande
a annoncé 60 milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques en 5
ans, soit 12 milliards par an, par des réformes d’ampleur : -10.000
suppressions de postes de fonctionnaires par an dans les ministères
considérés « non prioritaires ». -réforme
du financement de la protection sociale : Sécurité Sociale – nouvelle
réforme des retraites (la réforme Sarkozy élevant progressivement l’âge légal,
s’applique déjà). -réforme
de la TVA avec augmentation. -réduction
drastique des dotations aux collectivités locales (déjà les investissements
sont stoppés) et réforme territoriale. Alain
Duhamel écrit dans « Libération » : « Aucun gouvernement
n’a auparavant osé viser pareil objectif ». Hollande
veut accélérer la négociation en cours patronat-syndicats sur le marché du
travail. Il pousse les syndicats à accepter plus de flexibilité que demande
le patronat. Le patronat, les agences
de notation capitalistes lui disent : c’est bien – 1er pas-
il faut aller plus loin. C’est la fameuse agence de notation Moodys qui a
retiré le triple A pour « inciter le gouvernement à mettre en œuvre rapidement
ses réformes ». Hollande dans les 24h. a appelé « a tenir compte de
l’avertissement de Moodys et à tenir le cap ». Le
chômage touche plus de 6 millions d’actifs. Les destructions d’emplois se
poursuivent : 50.400 emplois détruits au 3ème trimestre. Le
mois dernier ce sont 45.000 chômeurs de plus. Un rapport de
l’observatoire des ZUS (zones urbaines
sensibles) observe que la moyenne de taux de chômage y est de 22,7%. Chez les
jeunes de moins de 25 ans elle est de 38% ! En France, 2.200.000 emplois
industriels ont disparu (38% des effectifs) depuis 2008 et la casse continue. Le
pouvoir d’achat recule, les salaires sont bloqués, le chômage partiel massif
ampute les salaires et les prix du carburant, du gaz, de l’électricité, des
produits alimentaires, augmentent. Les inégalités s’accroissent. La pauvreté
gagne du terrain. Il y a en France 8.650.000 personnes au dessous du seuil de
pauvreté (14,1%). Dans les ZUS ou vivent 4 millions de personnes, elle est de
36,6%. Les gens se soignent de moins en moins. Selon le baromètre Europ
Assistance sur l’accès aux soins en Europe, le renoncement aux soins pour des
raisons financières recule dans tous les pays européens : En Italie –
27%, en Allemagne – 30%, en France –
27%. Comment elles baissent ?
Dans le rapport de l’OCDE on lit : « elles ont été réduites via une
série de mesures : la baisse des salaires et de l’emploi, la hausse
restant à la charge des ménages après le déremboursement de produits
pharmaceutiques, la coupe dans le budget des hôpitaux, les gains de
productivité, via les fusions d’hôpitaux… ». Parallèlement,
malgré la crise les marges des profits des groupes capitalistes progressent.
On annonce 74 milliards d’euros en 2012. Les seuls groupes du CAC 40
envisagent de verser 38,3 milliards à leurs actionnaires soit 5% de plus
qu’en 2011. C’est la
situation dans laquelle le capitalisme avec Hollande plonge notre peuple et
notre pays. La seule issue globale à cette situation dans notre pays comme
ailleurs, nous le savons mais il faut le redire plus fort, c’est d’abattre le
capitalisme, de lui reprendre les grands moyens de production et d’échange et
de construire une société socialiste au service du peuple. Il faut faire
reculer le capital et le gouvernement socialiste. Comment ? Par la lutte. La lutte de classe est un
fait. En 1936
quand le gouvernement du front populaire a été mis en place avec la majorité
à l’Assemblée Nationale, les congés payés, les 40h. ne figuraient pas dans le
pacte d’unité communistes – socialistes. 2
millions de salariés se sont mis en grève, le rapport de force a été modifié,
en 48h. ont été signés les « accords Matignon ». Les 40h., les
congés payés, des augmentations de salaires de 15%. En 1968 des millions de
grévistes ont amené les accords de Grenelle, en 1995 la grève déclenchée par
les cheminots et qui s’est élargie a permis de gagner. Aujourd’hui
le MEDEF et Hollande veulent imposer une régression historique. La lutte peut
les stopper, les faire reculer. IL N’Y A QUE LES LUTTES POUR LES ARRÊTER Aujourd’hui comme hier, la seule
chose que le capital et le gouvernement craignent, ce sont les luttes, car ils savent que les
salariés, le peuple, sont le nombre, qu’ils sont une force immense s’ils la
mettent en mouvement, qu’ils peuvent les contraindre à reculer. Il y a
des luttes dans de nombreuses entreprises, contre les licenciements, les
salariés, les conditions de travailleurs ; les chômeurs ont manifesté le
1er décembre à l’appel du secteur CGT des sans emploi. Mais les
salariés sentent bien que devant l’offensive sans précédent du patronat et du
gouvernement socialiste, il faudrait lutter tous ensemble et fort. Les
syndiqués dans les entreprises expriment de plus en plus la nécessité d’un
tel mouvement. Alors,
qu’est-ce qui bloque, qu’est-ce qui gêne le développement de la lutte ? Du côté des Syndicats. Force est
de constater que les centrales syndicales, dont le rôle en principe est la
défense des intérêts des salariés, ont délaissé depuis longtemps le terrain
des luttes. Hollande
pour mener la politique du capital a un besoin absolu de la participation des
centrales syndicales. Dès son élection il a mis en place son fameux
« dialogue social permanent » avec dès juillet une
« conférence sociale » avec les partenaires sociaux, patronat et
syndicats. Une nouvelle forme de l’association capital – travail, qu’il veut
d’ailleurs faire inscrire dans la constitution. Pour l’instant, ça
fonctionne. La CFDT comme toujours est en pointe pour le « contrat de
confiance » avec le gouvernement. Elle est pour le « pacte de
compétitivité », prête à des « assouplissements » du marché du
travail. FO trouve que l’augmentation
de la TVA est raisonnable. Si la CGT
trouve le pacte de compétitivité inacceptable, si elle dénonce la prétention
du MEDEF à flexibiliser le marché du travail, elle s’en tient là, elle
n’appelle pas à la lutte des salariés. En somme, toutes les centrales
syndicales participent au « dialogue » permanent dans les salons
ministériels ou dans les locaux du MEDEF pour déterminer jusqu’où on peut
imposer des régressions aux salariés. Ils sont dans la ligne de la CES
intégrée à la construction de l’Europe capitaliste et de la CSI intégrée au
capitalisme mondial. Aujourd’hui plus que jamais, les salariés ont besoin
d’un syndicat de lutte de classe qui les aide à organiser, à développer leur
lutte dans les entreprises et qui appelle au rassemblement, à l’union des
salariés, qui coordonne leurs luttes.
Reconquérir un syndicalisme de classe dont les salariés ont un besoin
urgent est un objectif fondamental de notre époque. Du côté des partis politiques. Pour
sortir de la situation actuelle, stopper cette politique, sortir notre pays
de la récession, une autre logique s’impose. Nous
l’avons dit, les moyens existent en
France pour une autre politique : pour investir dans l’industrie,
développer l’emploi, la recherche, l’enseignement, le logement, porter le
SMIC à 1800 euros nets, augmenter les salaires, les retraites, les
indemnités, donner une Sécurité Sociale pour tous …La richesse produite chaque année par les
salariés – 950 milliards d’euros par ans- 200 milliards de cadeaux aux
entreprises, les profits de multinationales (72 milliards en 2012), une tout
autre utilisation du budget national de 360 milliards annuels etc… Pour
cela, il faut que la Nation ait la maitrise des secteurs décisifs, il faut
stopper les privatisations et se réapproprier les secteurs qui ont été
privatisés. Pour engager une telle politique, utiliser l’argent autrement, se
réapproprier les richesses produites par les salariés confisquées par le
capitalisme, il faut avoir la volonté
politique de s’attaquer au pouvoir des multinationales, des puissances
financières qui nous gouvernent. Il faut le constater, à part Communistes,
aucun parti politique ne souscrit à cela, aucun n’a cet objectif. Car tous,
absolument tous, droite – FN – PS, gauche, Extrême gauche, se situent dans le
système capitaliste comme seul système possible. A Gauche. On trouve tous les partis qui
ont fait élire Hollande, qui comme le Front de Gauche s’abstiennent au
Parlement sur les dépenses et recettes du budget 2013 qui imposent une
austérité drastique au peuple ; est-ce cela ce « partage des
richesses » dont ils parlent tant ? Dans le capitalisme il n’y a
pas de partage des richesses. Seule la lutte peut lui arracher une partie de
ce qu’il s’approprie et qu’il cherchera toujours à reprendre. Les partis
politiquent préparent l’alternance,
d’autant plus que la situation va vite. Sarkozy usé on a propulsé Hollande.
Hollande et les siens usés, quelle formation assurera l’alternance ? A
gauche, Mélenchon s’active. Il espère rassembler avec son Parti de Gauche, le
PCF, les Verts, des socialistes, le NPA, pour former « une majorité
alternative » à Hollande si besoin est. A droite, la lutte acharnée que
se livrent Copé et Fillon, illustre parfaitement cette situation. Au-delà de
l’ambition incontestable de ces deux personnages, il y a avant tout la
recherche d’une alternance possible au pouvoir actuel. Les uns pensent à une
alliance avec le Centre de Borloo et de Bayrou, les autres regardent du côté
du FN. Des recompositions politiques sont en préparation dès maintenant.
Borloo a créé l’UDI, organisation du Centre droit pour occuper le plus de
place possible. Le FN continue de se développer. Il compte beaucoup sur l’étape
des élections municipales de 2014 et des alliances qui pourraient se faire
avec une partie de l’UMP ou même un nouveau parti politique de droite. La
situation économique et sociale joue en faveur du développement du Front
National qui n’a jamais gouverné, ce qui lui permet de dégager sa
responsabilité à l’égard de la
situation actuelle. Le
capital a bien trois fers au feu pour continuer à gouverner : la droite,
le PS et le FN avec des variantes possibles qui peuvent apparaître sur la
scène politique. POUR UN GRAND PARTI REVOLUTIONNAIRE: INTERVENIR, FAIRE GRANDIR NOTRE ORGANISATION Dans cette situation notre parti
aura de plus en plus à intervenir. Pour donner à comprendre la situation, ce qui se passe.
Pour ouvrir une perspective pour changer cette situation. Seule la lutte de
classe clairement anticapitaliste peut modifier la donne. Pour combattre les
illusions de toutes sortes, d’où qu’elles viennent. Plus que
jamais, le peuple a besoin d’un parti révolutionnaire pour ce combat. Nous
sommes le seul parti politique sur cette ligne. Chaque situation, chaque
évènement vient le confirmer. Comment faire grandir les idées
révolutionnaires et pour cela, étendre notre influence, faire grandir notre
organisation, en somme comment en nous
appuyant sur nos acquis, porter notre activité au niveau exigé par la lutte
aujourd’hui dans notre pays. Nous
devons mesurer toute l’âpreté du
combat de classe. Nous sommes à
contrecourant de tout ce qui est fait et propagé par le pouvoir, les partis
politiques, avec l’appui total des médias. Mais dans
le même temps, des salariés, des jeunes, des gens du peuple se posent de plus
en plus fortement la question, comment changer les choses ? Cette
question ils seront de plus en plus nombreux à se la poser car l’opposition à
la politique actuelle va encore grandir rapidement. On voit
les manœuvres multiples du côté du FN, de ce qu’on appelle « le
Centre », du côté de la « nouvelle gauche » pour capter ces
dizaines de milliers de gens du peuple désemparés. Manœuvres qui ne sont pas
sans résultats. De notre
côté, notre politique, notre action,
peuvent être approuvées bien plus largement encore qu’aujourd’hui, car elles
répondent à l’attente de ceux et celles qui veulent que ça change. A condition que nous nous adressions bien
plus à tous. Il y a de la place pour un parti révolutionnaire en France.
C’est notre responsabilité de l’installer plus encore dans la vie nationale. Intervenir plus fortement encore sur les questions idéologiques,
politiques est notre rôle premier. Le capital, son pouvoir, ses soutiens, ont des moyens
immenses à leur disposition avec le système médiatique pour répandre
leurs thèmes, manipuler l’opinion. Nous
avons de façon appréciable amélioré notre expression, son contenu, sa
régularité, sa diffusion, avec notre hebdomadaire internet – avec la
diffusion de notre journal, les tracts, dans les entreprises, les facultés,
les quartiers populaires, qu’il faut diffuser encore plus largement .Nous
devons avec le collectif propagande,
travailler à améliorer encore notre expression quotidienne, son contenu, sa
diffusion, solliciter des camarades pour approfondir encore plus
régulièrement les questions idéologiques. Recruter de nouveaux adhérents, dans les entreprises, parmi
les jeunes, dans les quartiers populaires est notre objectif permanent. Etre
plus nombreux, avoir de nouvelles bases de notre parti est capital pour
étendre notre activité, notre influence, faire grandir les idées révolutionnaires,
pour la lutte. Pour toutes les raisons
déjà évoquées nous savons que c’est un travail de conviction pied à
pied. Nous avons une activité, un
parti qui agit, nous avons des liens nombreux, solides. Quand de nouveaux
camarades décident de nous rejoindre, c’est très précieux pour notre parti
mais eux aussi y trouvent un apport
pour leur lutte. Nous devons continuer
à organiser des rencontres, des débats, à inviter des sympathisants à nos
réunions, à leur proposer de venir avec nous construire ce parti
révolutionnaire qu’eux-mêmes jugent indispensable. Arrêtons-
nous sur une question vitale : la
bataille financière. Pour un parti comme le nôtre qui n’a ni l’argent du patronat, ni des
milliardaires, ni du gouvernement, il faut nous tourner vers les
travailleurs, les amis. Pour construire notre activité, développer notre
propagande, pour tout ça il faut de l’argent, la vie du parti, les réunions,
les déplacements, tirer du matériel, faire des affiches…De plus, le système
électoral en France, avec de nombreuses élections et qui est fait pour
éliminer le plus possible ceux qui ne sont pas dans le système – il faut des
centaines de milliers d’euros pour présenter des candidats. Les batailles
électorales sont des batailles politiques, nous menons ces batailles avec nos
candidats. Le système électoral antidémocratique de la Présidentielle a
éliminé notre candidat Christophe Ricerchi mais aux Européennes, aux
législatives, aux cantonales, c’est le manque d’argent, uniquement le manque
d’argent qui nous a limité. Il faut
impérativement qu’on trouve de l’argent, bien plus d’argent. Le paiement
régulier des cotisations est important
mais ça ne peut suffire. Il faut solliciter en permanence nos amis,
organiser des initiatives, créer comme certains le font une association qui
permet de participer à des initiatives, pour collecter de l’argent. Pour
déployer plus largement notre activité dans tous les domaines, la vie politique des cellules est
très importante. Elle existe et déjà beaucoup se fait. Quel que soit le
nombre d’adhérents dans une cellule, se réunir régulièrement pour discuter
politique, débattre, décider des initiatives, les organiser, est
indispensable. Nous devons veiller à la participation de tous les camarades,
ne laisser personne de côté. Des stages de formation
théoriques ont
été organisés dans les départements depuis le dernier congrès. Nous devons en
tenir le plus grand nombre dans la prochaine période, car la connaissance de
la théorie marxiste est indispensable à notre combat révolutionnaire. Les
réunions préparatoires au congrès se sont tenues. Les cellules ont constitué
leur collectif de direction, de jeunes militants prennent des
responsabilités. C’est ainsi que nous avançons. Cher(e)
camarades, Il y a 10
ans nous avons créé ensemble ce parti indispensable à la France. Il se
construit pas à pas dans l’action, dans une lutte de classe acharnée. De
nouveaux camarades depuis 10 ans sont venus avec « les
initiateurs » le construire. Nombreux sont ici parmi les participants au
congrès. Il vit,
il agit, son utilité n’est plus à démontrer, notre parti est ancré dans la
vie nationale. Nous
allons continuer à le construire, à le faire progresser pour qu’il soit
encore plus utile, sans chercher à contourner les obstacles sur notre chemin
mais au contraire en les affrontant. Nous
pouvons porter notre activité à un niveau plus élevé. Prenons-en conscience.
Nous allons discuter, débattre ce soir et demain de la politique, de la
situation, échanger nos expériences, nos points de vue. Nous prendrons les meilleures
décisions et nous élirons la direction de notre parti pour aller plus loin
dans la voie que nous sommes tracée : construire un grand parti
révolutionnaire en France. ° ° ° *Le
compte rendu des travaux du congrès et
la direction élue seront sur le site dans
la semaine . Lire,
enregistrer et/ou imprimer ce document au format PDF (13 pages) .
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